Hello everybody hello
Désolé, c’est trop long, mais c’est la faute à la drogue.
Introduction qu’il n’est pas nécessaire de lire :
Une récolte s’achève - hélas ? tant mieux ? enfin ? Des sentiments contradictoires s’affrontent dans le cerveau fatigué du cannabiculteur. Bien sûr, les réserves sont faites, et il y a même de quoi partager. Bien sûr , il lui suffira bientôt de plonger sa main dans un bocal pour trouver la paix - ou quelque chose qui y ressemble... Mais déjà l’attente lui paraît longue avant le prochain printemps et la germination de nouvelles graines. Il est comme un enfant : il ne veut que ce qu’il n’a pas.
Il n’y a pas si longtemps, lorsque j’ai découvert qu’une variété portait le nom de Hindu Kush, je revis en mémoire Sean Connery et Michael Caine affrontant ces montagnes afghanes, emportés par cette passion folle qui depuis toujours pousse certains hommes à aller voir ailleurs s’ils y sont.
Je fais bien sûr référence à The Man Who Would Be King, qui aura marqué mon adolescence et mon imagination, inoubliable adaptation cinématographique par John Huston de la nouvelle éponyme de Rudyard Kipling dont, comme moi, vous espérez tous de l’œuvre enfin une traduction digne de ce nom.
(En réalité le film fut tourné dans les montagnes marocaines de l’Atlas, mais la magie du 35mm nous transporte vers les murailles afghanes comme Peter Pan entraînant les enfants sages après lui...)
Je ne serai pas déçu par l’Hindu Kush. Sinon elle, qui pourrait m’offrir l’improbable souvenir d’avoir vécu berger sur les hauts alpages d’Afghanistan, chasseur de bouquetin par ses vallées perdues, dans un autre temps, un temps immobile, un temps d’avant l’invention du moteur à explosion et de la télévision... ?
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Hindu Kush by
Sensi, on y est :
Plante d’aspect un peu décharné, 180cm, qui endura sans faillir la pauvreté d’un sol sablonneux, canicules et sécheresse, vents et pluies. Très ramifiée, les branches s’écartaient rapidement du tronc, certaines poussant presque à l’horizontal. A l’arrivée, plusieurs branches fabriquèrent des buds de taille similaire à celui de l’apex. Un genre de plante auto-palissante, c’est commode.
Aucun palissage de ma part. Juste l’élagage habituel de ses branches condamnées à végéter dans l’ombre, au moment du stretch qui fut de 30% à la louche. Sénescence très prononcée, qui démarra en même temps que la floraison, avant le 15 août.
Il a fallu du temps avant que les bourgeons s’épaississent enfin, passée la seconde semaine d’octobre. Les pluies concomitantes ayant réveillé l’autre relou de botrytis, elle fut récoltée du 17 au 19. Un peu juste, pas trop grave. Peu de pertes au final.
Odeur douce. Fleurs gentiment résineuses. Goût avant séchage légèrement poivré. Stone léger.
Petite récolte, si j’arrive à 100 grammes après le séchage, je serais amplement satisfait. Mais ce n’est pas de sa faute. Dans une autre terre et sous d’autres cieux, elle eut mieux prospéré.
La photo prise de nuit est du 6 octobre, l’autre où on voit pas grand chose, du 14.
salute
