Mes vacances dans une narco-destination

Indi-Punky

Indi-panda à la recherche du stone perdu!
Admin
Messages
5 770
Réactions
10 653
Points
113
Mes vacances dans une narco-destination 1/2

Certains spots touristiques ont bâti leur réputation sur une drogue, d'autres mêlent tourisme culturel et découvertes spirituelles. Des Andes aux clubs de Warschauer Strasse, 10 récits d'expériences narcotiques pendant les vacances.

A Gili Trawangan, les backpackers peuvent laver leur linge en mangeant des champignons

Estelle à Gili Trawangan : Sea, sex and… champignons hallucinogènes

C’est où : Gili Trawangan, une petite île au large de Lombok en Indonésie, connue pour ses plages de sable blanc, ses petits bungalows et ses full moon party. Partie dans l’archipel un mois avec son copain, Estelle, 26 ans à l’époque, y passe 7 jours sur « les conseils d’un pote surfeur qui a parcouru le monde ».

La drogue : Des « magic mushrooms » de couleur bleue.

Comment ça se passe : A peine arrivée dans un premier troquet de Gili Trawangan qu’Estelle se voit proposer de la bière… mais aussi de la coke, de la ice et des « magic mushrooms » ! Pas très branchée cristal-meth, la meuf se rabat sur les champignons qui font la réputation de la petite île. Le barman se charge du reste : un coup de mixer pour mélanger les psylos à un jus de fruits et le tour est joué. « Ça reste quand même dégueulasse. » Estelle en reprendra tout de même 5 fois pendant son séjour.

Le trip d’Estelle : « C’est un vrai trip dans le sens où c’est un vrai voyage avec un début et une fin. Quant aux hallus, par exemple j’étais sous la douche de mon hôtel et les motifs floraux du papier peint ont commencé à s’animer. Ou par exemple, je regardais mon pied et j’étais sûre de voir mon squelette ! J’ai dû prendre mon pied en photo 50 fois car j’étais vraiment sûre de moi ! »

Attention bad trip ! Estelle a aussi essayé les champignons à Bali, où ils ont une moins bonne réputation qu’à Gili Trawangan. Effectivement, ça n’a pas raté. Au menu : crise de larmes et l’envie de se jeter dans une piscine. « Et quand tu as un bad trip, c’est vraiment très très long ! »

- Gili Trawangan, à côté de Bali, mais en moins bondé…

J’étais sous la douche de mon hôtel et les motifs floraux du papier peint ont commencé à s’animer

Bon, c’était peut-être pas des hallus, tous ces motifs…

Le voyage astral de Charlotte sous Ayahuasca dans les environs de São Paulo

C’est où : Dans une forêt au fin fond de nulle part, à 1h30 de voiture de São Paulo. Charlotte, qui s’intéresse à l’éveil et à la méditation, profite de ses deux mois de vacances au Brésil pour faire une expérience psychotrope millénaire.

La drogue : L’Ayahuasca, une liane amazonienne dont l’écorce réduite en poudre ou en breuvage, est consommée par les tribus locales pour entrer en transe lors de rituels sacrés.

Comment ça se passe : « Le chaman a une page Facebook », s’amuse Charlotte. C’est donc grâce au réseau social de Mark Zuckerberg qu’un ami brésilien la prévient qu’une cérémonie chamanique doit avoir lieu dans les environs de São Paulo. Charlotte se met en route et découvre au point de rendez-vous une « géode en bois de 40 mètres de diamètre ». Dedans : un immense feu et une quarantaine de personne venues avec matelas et flûtes. Contre 40 euros, le chaman distribue de l’Ayahuasca, briefe ses ouailles et officie en psalmodiant des chants indigènes. C’est parti pour 10 heures de trip !

Le trip de Charlotte : « Ce que je retiens, c’est que tu communiques avec un tout. Par exemple, je suis sortie au-dessus de mon corps et j’avais une vision à 360 degrés de la vallée. Tu as une impression d’unicité. Aussi, je suis partie dans les étoiles pour un voyage astral. Mais le plus intéressant, c’est que tu as des hallucinations super éclairantes sur toi. Tu vois des monstres ou des formes géométriques qui te révèlent des choses enfouies dans ton inconscient. »

Attention chéper ! L’Ayahuasca est formellement déconseillé aux personnes susceptibles d’avoir des antécédents psychiatriques. Charlotte d’ailleurs « ne se sent pas de recommander l’expérience. » « Le danger, c’est de prendre tes hallucinations au premier degré. En positif ou en négatif d’ailleurs. Des gens instables peuvent s’identifier à ce qu’ils ont vu et rester bloqués. »

-A 1h30 de route de Sao Paulo

Je suis sortie au-dessus de mon corps et j’avais une vision à 360 degrés de la vallée

Romain part 3 semaines en Californie pour travailler dans une ferme à cannabis

C’est où : A une centaine de kilomètres au nord de Sacramento dans la région de la « Grass Valley » où se concentrent les exploitations de marijuana en Californie.

La drogue : En Californie, cultiver, consommer et transporter de la marijuana est dépénalisé à partir du moment où vous bénéficiez d’une ordonnance de votre médecin. Et d’après Romain, 27 ans, venu visiter la région avec une copine, « il suffit de donner un bakchich à un médecin pour en obtenir une ».

Comment ça se passe : Si Romain est parti découvrir la Californie en septembre 2011, c’était avec « le but de trouver un taf dans la weed. » Alors le jeune homme passe du temps dans « la Grass Valley » et trouve rapidement le bistrot où viennent pointer les saisonniers. Il y fait choux-blanc mais une nuit, à 3 heures du matin, « un vieux hippie grec complètement bourré » lui propose de monter dans son pick-up et de démarrer le boulot dès le lendemain, à 8h du mat’. Banco ! Sur le coup, Romain et son amie se demandent quand même un peu où ils foutent les pieds.

Le trip de Romain : « Tu trimes – tu commences le taf à 8h du matin et tu termines à 20h. Le truc le plus chiant, c’est de couper à raz et au ciseau les têtes de beuh. Mais ce qui est génial, c’est que tu es assis, avec vue sur les montagnes et des enceintes pour mettre la musique que tu veux. Et comme tu passes 12h la tête dedans, tu as toujours des petits yeux ! Le Grec nous a payés en weed et en dollars. En plus, tu es nourri, logé, blanchi. Et l’exploitation était tranquille : on était 5 pour 50 pieds. »

Attention chômage ! Romain explique que ce n’est pas forcément facile de trouver du taf dans la weed quand on ne connaît personne en Californie. Une situation qui se serait aggravée à cause de la crise économique : « C’est comme pour nous avec les vendanges, c’est le plan pour les jeunes Américains qui sont en galère de taf. Il y a beaucoup de concurrence. » Romain de mettre aussi en garde contre les braquages : « Ça arrive dans plein de fermes ! »

-La Grass Valley porte bien son nom

T’es assis, avec vue sur les montagnes et des enceintes pour la musique

« Comme tu passes 12h la tête dedans, tu as toujours des petits yeux ! »

Nicolas en excursion à Real de 14 pour prendre du Peyotl

C’est où : Real de 14, une superbe ville coloniale abandonnée mais qui est restée en parfait état. L’attraction est « un passage presque obligé pour qui veut visiter le Nord du Mexique », explique Nicolas, 28 ans, parti 10 jours en road trip dans la région avec des potes.

La drogue : Le Peyotl, un bouton de cactus à haute teneur en mescaline connu pour ses effets hallucinogènes. Son usage est un rite sacré chez les Indiens Huicholes. La plante ne pousse que dans cette région du Mexique.

Comment ça se passe : Des jeeps attendent les touristes en contrebas de la ville. Contre une petite somme, elles déposent les gringos dans une grande plaine où il suffit de se baisser pour trouver les précieux cactus. Un petit coup d’opinel, et clac, on découpe le bouton sacré ! Les jeeps et leurs conducteurs mexicains reviennent vous chercher au même endroit 5 heures après. Un système bien huilé.

Le trip de Nicolas : « Déjà, le Peyotl est très amer donc extrêmement dur à bouffer. Ils recommandent du miel ou des yaourts pour le faire passer. Après le trip était très léger. Franchement, c’était loin des livres de Castaneda ou de ce que j’ai connu sous LSD. En fait, tu fermes les yeux et tu vois des couleurs. Je n’ai pas dû en prendre assez… Par contre mes amis ont vomi et étaient euphoriques. »

Attention bad trip ! Nicolas ne recommande pas l’expérience du Peyotl et dénonce un business « cynique » « Je me suis senti sale après. Le Peyotl, c’est une espèce menacée et en même temps importante pour la culture des Huicholes. Et tous ces touristes à la cool qui viennent essayer, c’est en fait aussi destructeur que le tourisme de masse à Cancun. » A éviter donc, si vous voulez préserver votre bonne conscience écologique.

- Real de 14, AKA ciudad Peyotl

Je n’ai pas dû en prendre assez… Par contre mes amis ont vomi et étaient euphoriques

David profite de son voyage de noces en Nouvelle-Calédonie pour tester le kawa

C’est où : Quelque part dans les faubourgs de Nouméa, dans un « makamal » en tôle avec plein de loupiotes électriques. « Ça ressemblait un peu à un bidonville », se souvient David, jeune papa de 29 ans.

La drogue : Le kawa, une plante originaire des Îles du Pacifique Sud – Vanuatu principalement – connue pour ses vertus relaxantes et euphorisantes. Elle est principalement consommée en boisson et est utilisée pour installer un climat apaisé pendant les rencontres entre chefs de tribus.

Comment ça se passe : Le kawa, David en avait entendu parler par un ami avec qui il avait déjà pris des « champotes ». Alors une fois arrivé à Nouméa pour son voyage de noces, il se débrouille pour être mis en relation avec une Vanuataise qui l’emmène dans « un makamal », un bar spécialisé dans la consommation de kawa. Dedans, on lui sert dans un « shol » – une demi-noix de coco qui te sert de bol – un liquide blanchâtre au goût poivré… Enjoy your meal !

Le trip de David : « Les effets ne sont pas extra, et puis c’est vraiment dégueu. En fait, ça m’a fait l’effet d’un bon Lexomil. Je me sentais détaché et détendu. Et puis ma langue était complètement anesthésiée. Mais le rituel est sympa. Il faut cracher par terre pour les Dieux. Surtout c’est convivial : il y a de la musique relaxante et dans certains “makamal”, on s’assoit autour du feu. »

Attention ! Les « Makamal » ne sont pas faciles à trouver. De l’extérieur, il n’y a aucun signe pour les repérer, si ce n’est une petite ampoule rouge sur la porte. De l’avis de David, cela peut être intimidant d’entrer si on ne connaît pas.

Nouméa, c’est loin

En fait, ça m’a fait l’effet d’un bon Lexomil

Ça fait voir double, le kawa ?!

La semaine prochaine, retrouvez les aventures de :

> Marie sous Iboga

> Mylène à Nimbin

> Alex et le San Pedro

> Vincent en narco-trip à Berlin

> Oriane goûte l’opium

Source: Street-Press
 
Dernière édition par un modérateur:
Génial ! j'en veux plus encore ( étrange le manque de succès de ce post...)

 
Mes vacances dans une narco-destination (2/2)

Après les aventures de Charlotte sous Ayahuasca et de Romain dans les champs de cannabis en Californie, suite et fin de nos 10 récits d'expériences narcotiques pendant les vacances.

Ariane « flotte » dans les bazars de Peshawar après avoir essayé l’opium

« Je n’ai jamais rien mangé d’aussi horrible que ça : c’est tellement acre et amer… » / Crédits : Flick'r CC

C’est où : Peshawar au Pakistan, une bourgade plus connue pour ses attentats-suicides que sa vie nocturne. C’est dans le cadre d’un voyage de 5 mois en Asie qu’Ariane fait escale dans la ville en 2010.

La drogue: L’opium

Comment ça se passe : Première nouvelle : il y a des hôtels pour backpackers à Peshawar. Deuxième nouvelle : leurs propriétaires proposent de l’opium aux touristes de passage. C’est ainsi qu’un matin, Ariane se fait réveiller par le boss de l’auberge, « un type complètement héroïnomane », qui lui propose du haschisch ou… de l’opium. Ariane n’aimant pas les effets du cannabis, elle se rabat sur la deuxième option. Le morceau, un peu plus petit que la taille d’un ongle, coûte dans les 3 euros. Elle le croque, au moment de partir en excursion dans la ville, après son petit-déj’. Et le tigre est en toi !

Le trip d’Ariane : « Je n’ai jamais rien mangé d’aussi horrible que ça : c’est tellement acre et amer… Quant aux effets, tu as tous tes sens en éveil. C’est un peu comme si tu avais le corps hyper détendu mais l’esprit qui fonctionne très vif. J’avais l’impression de flotter dans la ville. Rien à voir avec les gens HS que tu vois dans les opiumeries. »

Attention aux démangeaisons ! Ariane ne le savait pas mais quand on ingère de l’opium, un des effets secondaires, c’est qu’on se gratte tout le temps. « Bon après c’est supportable, et ça ne donne pas de rougeurs non plus. »

Par cette enquête, StreetPress a souhaité décrire des expériences vécues par certains vacanciers. Elle n’est en aucun cas une approbation de ces comportements ou une incitation à les reproduire. Nous insistons sur la dangerosité et la toxicité des produits décrits dans cet article et nous vous rappelons que leur usage ou leur consommation est interdit par la loi française.

Marie part une semaine dans « un centre de traitement » au Costa Rica pour prendre de l’iboga

C’est où : A Atenas, une petite ville du Costa Rica, où des « praticiens américains » ont installé dans une villa « un centre de traitement » à l’iboga. Marie, qui souffre d’anxiété, cherchait « un truc efficace » pour régler ses problèmes. Elle y effectue un séjour de 7 jours en all-inclusive.

La drogue : L’iboga, une plante originaire du Gabon classée comme stupéfiant en France. Elle suscite la controverse : des scientifiques vantent ses bienfaits pour guérir les toxicomanes de leur dépendance . D’autres pointent les dérives sectaires qui peuvent accompagner son mode de consommation.

Comment ça se passe : Marie, qui avait été initiée à l’iboga une première fois à Londres, veut à tout prix réitérer l’expérience, persuadée « qu’une prise équivaut à 30 ans de psychanalyse ». Elle prend contact avec plus d’une dizaine de centres à travers le monde qui proposent « des traitements » à l’iboga. Youpi ! Il y en a un qui lui correspond ! Mais avant de pouvoir aller au Costa Rica, 3 mois passent durant lesquels « les praticiens » lui passent régulièrement des coups de fil pour « la préparer »*. « Ils demandent aussi des électrocardiogramme pour ajuster le dosage d’ibogaïne. » A San José, Marie est accueillie à l’aéroport, direction la villa où elle attend 2 jours avant de pouvoir consommer l’iboga, ingérée dans une boisson. S’en suivent 5 jours de repos très méditatif.

Le trip de Marie : « Physiquement, tu ne peux plus coordonner la partie gauche, de la partie droite de ton corps. Tu as l’impression de pouvoir te lever mais tu ne tiens pas sur tes jambes. Si tu ouvres les deux yeux en même temps, tu as envie de vomir. Alors tu fermes les yeux et tu vois des choses se dessiner. Des formes géométriques, des souvenirs, des images. C’est très introspectif. C’est un peu comme si des circuits se formaient pour te relier à ton inconscient. »

Attention au budget ! Marie ne veut pas nous donner le prix exact de son séjour au Costa Rica mais évoque une somme à 4 chiffres. « Sur place, il y a un staff de 5 personnes avec une infirmière, des cuisiniers, des praticiens. » Une dose d’ibogaïne coûterait plusieurs centaines d’euros, ce qui justifierait aussi le prix élevé du traitement.

8 Vincent passe une semaine sous MD dans les clubs de Warschauer Strasse

Terminus, tout le monde décolle / Crédits : Flick'r CC

C’est où : Warschauer Strasse, un quartier de Berlin connu pour ses clubs electro, notamment le mythique Berghain. « Je savais que j’allais m’y droguer, mais je ne pensais pas que ce serait autant la teuf », se souvient Vincent, 24 ans, parti 8 jours pour « expérimenter » la ville.

La drogue : La MDMA, principe actif de l’ecstasy, qui se présente généralement sous la forme de cristaux. Les utilisateurs la disposent sur un bout de feuille à rouler qu’ils transforment en gélule artisanale. Ça s’appelle un « para ».

Comment ça se passe : Vincent loge chez une copine qui lui a assuré au préalable que « oui », il trouvera de la drogue. Mais sur place, c’est au-delà de ses espérances. « Il y a des places qui sont de véritables supermarchés à MDMA où tous les dealers sont rassemblés », raconte Vincent, un brin nostalgique. Des dealers qui, en plus, sont « sympas et pas racoleurs. » L’amateur de minimale et de dubstep passera 3 de ses 7 nuits sur place complètement défoncé.

Le trip de Vincent : « Je me souviens d’un constant brouillard d’énergie. La drogue est bien meilleure qu’à Paris, je dirais qu’elle est plus concentrée. La descente est plus douce. Surtout le gramme est moins cher : 30 euros. Après ça tient beaucoup à l’ambiance des soirées. Il y a plus de respect entre les gens, pas de drague lourde et les Berlinois ne se jugent pas. Et puis les clubs ferment à 11 heures du matin. »

Attention embrouille ! Si Vincent était « une pile » pendant tout son séjour berlinois, ce n’était pas le cas de ses amis qui avaient, eux, besoin d’un peu de repos. Du coup, quelques prises de tête : « J’énervais tout le monde. L’amie qui m’hébergeait m’a dit que je n’avais jamais été aussi chiant de toute ma vie. »

Mylène reste quelques heures à Nimbin, le DisneyLand de la marijuana

C’est où : Nimbin, une petit ville sur la côte Est de l’Australie. C’est en voyage pour visiter la plage toute proche de Byron Bay lors de ses 6 mois de « working holidays » que Mylène y fait escale.

Vous avez dit attrape-touriste ?

La drogue : Berceau de la contestation hippie en Australie dans les années 1970, Nimbin vit aujourd’hui sur son mythe de capitale de la marijuana du pays. Tous les ans, un grand festival y est consacré au chanvre, le « Mardi Grass Festival »

Comment ça se passe : Le bus impérial qui relie Byron Bay à Nimbin pour 1 heure de trajet annonce la couleur : il singe les vans hippies des années 1970 avec sa carrosserie rose et ses emblèmes « flower power. » En fait Nimbin n’est qu’un gros bourg avec une rue commerçante. Dedans : des commerces qui vendent presque exclusivement du merchandising lié au cannabis (bang, feuille de blunt, du poppers aussi). Mais des dealers arpentent la ville pour proposer de la marijuana.

Le trip de Mylène : « La beuh était bonne, ça allait. Mais par contre, il n’y a aucun intérêt à rester sur place, ça fait très faux. Ce ne sont que des boutiques et en fait ce n’est pas bien différent de la Belgique ou de la Hollande. Mais c’est bien pour s’approvisionner avant d’aller à la plage de Byron Bay. Là, le contexte est super ! »

Attention Lexomil ! Les commerces de Nimbin vendent aussi des « spaces cookies » avec un joli package. Mais d’après Mylène, il n’y a pas de marijuana dedans puisque la drogue est officiellement interdite dans le pays. « J’ai mangé un cookie et j’étais complètement défoncée ! Mais cassée, hein, ce que je ne ressens pas d’habitude ! Pour moi ce n’était pas de la weed dedans mais des somnifères pillés. J’en suis convaincue. » Qui a dit que les Australiens savaient cuisiner les cookies ?

Dans les Andes, Alix se réconcilie avec la « pacha mama » grâce au San Pedro

Un concombre radioactif

C’est où : Dans une petite ville paumée sur la côté péruvienne pendant un road trip, Alix tombe sur une annonce qui vante les bienfaits d’un refuge dans une montagne voisine : « Pour faire de l’escalade… ou pour tripper ». N’étant pas très doué pour la grimpe, il se rabat sur la drogue.

La drogue : Le San Pedro, un cactus étoilé dont est extrait une mélasse verte, dégueulasse et super amère, contenant de la mescaline. Il est utilisé dans la médecine traditionnelle et par les chamanes pour préparer leurs ouailles à des voyages mystiques.

Comment ça se passe : Le San Pedro se trouve assez facilement en Amérique du Sud. Normalement, le trip est encadré par un chaman : une cérémonie mystique précède la prise pour que les pouvoirs surnaturels de la plante puissent faire effet dans un corps pur. Pour Alix, le chaman était un moniteur d’escalade. Quand il arrive au refuge avec son pote, il leur donne à chacun une tasse d’un jus tout vert, puis les envoie tripper dans « la forêt de pierre » voisine.

Le trip d’Alix : Alix gerbe au bout d’un quart d’heure, signe que le San Pedro fait son effet. « Mon pote a eu un trip diffus toute la nuit mais pour moi c’était plus violent. » Au menu : flashs et hallucinations. « Les étoiles brillaient tellement fort ! Les arbres, les pierres… tout était vivant ». Mais aussi un voyage intérieur : « Ça te fait revenir sur toi, tu penses à ton passé. » Il entend même la Terre lui parler. « Elle essayait de me rassurer. » Et communique avec sa grand-mère : « Son esprit m’a traversé par le nombril et a dissipé mon mal de bide. »

Attention à l’encadrement ! Pour le côté mystique, Alix repassera. Car une fois le San Pedro ingéré, le moniteur d’escalade le fout dehors et fixe des règles strictes qui n’ont rien de chamaniques : « Tant que vous êtes drogués, vous n’entrez pas dans mon refuge ». C’est parti pour une nuit à la belle étoile, en short et sans tente à 4.000 mètres d’altitude.

Source: https://www.streetpress.com/sujet/98633-mes-vacances-dans-une-narco-destination-2-2
 
salutation cannabique et khateuse!

je trouvais qu'il manquais une plante majeur dans le topic, si je peu me permetre ....

source: https://www.wanderingearl.com/chewing-qat-with-locals-in-yemen/

"brouté le khat (alias "Getting High") au Yémen

Par Derek | 6 mai 2013 | Yémen | 114 commentaires

S'il y a bien un mot que j'ai entendu plus que tout autre lors de mon séjour au Yémen , c'est le mot 'qat'. Et la raison pour laquelle ce mot est si important est que, à environ 14 heures chaque jour, la nation entière arrête tout ce qu'elle fait et se concentre sur le qat et uniquement sur le qat.

Le qat est une plante cultivée dans tout le Yémen, sur ce qui semble être chaque centimètre carré de terre, que ce soit dans les vallées ou à flanc de montagne, qui pourrait être utilisé pour faire pousser une plante. Lorsque les feuilles de la plante sont fraîches, elles sont mâchées, une activité qui entraîne un état d'excitation accru avec en prime la possibilité d'une légère euphorie. Cet état est le résultat d'un stimulant similaire à l'amphétamine qui se trouve dans la plante et qui, selon la meilleure description que j'ai entendue, agit comme si vous buviez des tasses interminables de café très fort. Le qat, et la substance qu'il contient, est en fait illégal dans de nombreux pays et son utilisation est principalement limitée au Yémen, à la Somalie, à l'Éthiopie, à Djibouti et à une poignée d'autres pays de la même zone géographique.

Au Yémen, les gens mâchent du qat en marchant, assis, parlant, conduisant, travaillant et à peu près tout ce qu'ils pourraient faire. Et quand je dis « les gens », je fais référence à ce qui semble être l'ensemble de la population masculine de plus de 18 ans du pays ainsi que de nombreuses femmes, qui mâchent aussi les feuilles selon leurs maris au moins.

Il est assez traditionnel pour les hommes yéménites de porter tous les jours une jambiya, une lame de cérémonie incurvée qui s'affiche à l'avant en la calant dans une ceinture épaisse. Et quand l'heure du qat arrive, la plupart des mâles ont soudainement un énorme sac de feuilles suspendu au manche de leur couteau afin qu'ils aient facilement accès à leur qat.

Ce n'est pas juste un passe-temps. Tous les hommes que j'ai rencontrés ont admis qu'ils étaient accros au qat et que la seule façon d'arrêter de le mâcher était s'ils n'avaient pas d'argent du tout et ne pouvaient même pas se permettre la variété la moins chère, qui coûte environ 500 rials (2 USD) pour un énorme sac.

Est-ce que je l'ai essayé? Bien sûr que je l'ai fait. Pas un jour ne s'est passé sans qu'un habitant de la région ne me donne un cadeau de qat à mâcher et vous savez comment ça se passe… quand vous recevez un cadeau de qat, c'est certainement impoli de refuser.

COMMENT CHEWING QAT FONCTIONNE ?

Matin – Allez au marché du Qat pour acheter votre approvisionnement quotidien, en choisissant la meilleure qualité que vous pouvez vous permettre. Le qat reste généralement frais pendant une journée, de sorte que la plupart des gens achètent un nouveau lot chaque jour.

13h30 - Mangez un énorme déjeuner.

14h00 - Sortez votre sac de qat, trouvez un mufrage confortable (salon conçu spécifiquement pour la mastication du qat que l'on trouve dans chaque maison, restaurant et hôtel et peut parfois être situé à l'extérieur) et mettez-vous dans la bonne position de mastication du qat. Voir ci-dessous les photos pour un exemple…

14h01 - Commencez à mâcher du qat en retirant d'abord les feuilles du sac en plastique. Ensuite, placez quelques feuilles et tiges dans votre bouche et mâchez-les pendant une minute avant de fourrer ces feuilles et tiges, à l'aide de votre langue, dans la joue intérieure d'un côté de votre bouche. Continuez à mâcher les feuilles lentement, en pressant le jus, tout en enfonçant de plus en plus de feuilles dans votre bouche jusqu'à ce que vous ayez un renflement dans la joue de la taille d'une pastèque. Et puis vous répétez le processus, encore et encore et encore et encore et encore, sans jamais cracher la masse croissante de feuilles hors de votre bouche.

15h00 - Continuez à mâcher du qat, à croquer ces feuilles et à faire pousser ce renflement.

16h00 – Ne vous arrêtez pas maintenant ! Continuez à mâcher.

17h00 - Vous l'avez deviné… mâchez mes amis!

18h00 - Les mâcheurs de qat les plus faibles vont maintenant cracher leur boule molle de feuilles mâchées hors de leur bouche tandis que les plus forts continueront pendant de nombreuses heures de plus.

Quelque temps dans la nuit - La séance de qat se termine enfin et vous crachez le qat restant de votre bouche. Vous buvez une tasse de thé noir, puis vous vous asseyez sur le sol rembourré du mufrage, essayant d'engager une conversation avec les autres autour de vous jusqu'à ce que le dîner soit servi ou qu'il soit l'heure de dormir.

QUELS SONT LES EFFETS DU QAT ?

Comme mentionné ci-dessus, les utilisateurs de qat sont un peu excités et, par conséquent, ils deviennent souvent extrêmement bavards et hyper, crachant des mots d'une manière si rapide et animée à tous ceux qui les écoutent. Cependant, il m'a également semblé que tout autant d'utilisateurs que j'ai rencontrés se contentaient parfaitement de s'asseoir en silence, de regarder le mur et de s'occuper de leurs propres affaires.

En coulisses, votre tension artérielle et votre rythme cardiaque augmentent, vous perdez l'appétit et pour couronner le tout, vous devenez constipé. Les effets à long terme peuvent inclure le cancer de la bouche, la dépression et la psychose, tous des trucs amusants.

MON EXPÉRIENCE DE MÂCHAGE DE QAT

C'était pas mal. Cela semblait être un sacré effort pour un si petit buzz. Le qat m'a rendu un peu planant et quelque peu hyperactif, et j'ai passé un bon moment en conséquence, mais il a fallu quatre heures de mastication de feuilles pour y arriver. Cependant, avec un taux de chômage de 65 % au Yémen, je peux comprendre l'appel. Un high rapide laisserait la plupart des gens avec très peu de choses à faire tout l'après-midi et le soir. Qat remplit la journée.

Mais pour moi, toute cette mastication était un processus laborieux car l'intérieur de ma bouche devenait douloureux et à vif, le truc m'empêchait de dormir la nuit et je suis presque sûr que cela dérangeait mon système digestif. Et c'est après seulement avoir mâché du qat pendant une semaine.

Le referais-je ? Bien sûr, tout simplement parce que c'est la chose à faire au Yémen et qu'au final, c'est une activité sociale. Si je n'avais pas mâché du qat, je n'aurais probablement pas eu les mêmes interactions et conversations avec les habitants que j'ai fini par avoir. Qat a honnêtement aidé à combler le fossé touristique, me permettant de faire quelques pas de plus vers la culture que je voulais en savoir plus.

J'aurais certainement pu me passer de la constipation."

pour en savoir + sur le khat: https://www.psychonaut.fr/Thread-Fiche-Info-Le-Khat-catha-edulis
 
Plop

Intéressant, merci du partage ça colle avec la période estivale 😁

Je prendrais le temps de le lire à tête reposée !

@+
 
perso, je l'ais macher une fois, 4.5gr, d'apex, c'était simpat!

par contre je l'ais vaporiser, plusieurs fois et la dernière fois une douille de volcano hybrid remplie j'ai commencer à devenir paranoiaque en decente.

je n'en conssomerais plus du tout je pensse.....

je vous rassure ça vas maintenant

je deconsseille de macher autant que dans le reportage si vous n'avez pas l'habitude.

le thé est un excitant, je deconsseille avec le khat, effet énnerver!

je conseille une bonne weed avec ça, et 4.5gr d'apex sa veux pas dire grand chose ça prend pas en compte la taille des feuilles nie la puissance potentiel du plant, par exemple les condition de culture et surtout le fait de toujours tailler la meme branche augmente le taux de produits.

attention le khat à de nombreuse interaction avec diverts medicament et la plupart des drogues, certainne sont potentielemnt mortel, le khat est potentielement mortel tout court, c'est la raison principal pourquoi on donne au touriste les groisse feuilles, pour pas qu'il claque vite d'une od, vue qu'il n'on aucune tolérance, mieux vaut en rester à la weed.....

 
Dernière édition par un modérateur:
Retour
Haut