(...Sous réserve d'erreurs ou d'omissions..)
Traduction/ Synthèse, des propos de Trichy Bastard sur le forum de Rollitup :
Aéroponie Haute Pression : Définition – Rappels.
Genèse du projet.
Origines de l'aéroponie Haute pression.
les éléments d'une installation.
« bonjour à tous il y a beaucoup de bonnes infos ici ( forum de roll it up) au sujet de la vraie aéroponie haute pression. Il y a aussi beaucoup d'informations erronées. Après quelques mois de recherche je pense avoir collecté suffisamment de renseignements pour faire mon système et l’expérimenter ici.
Pourquoi m’être engagé dans cette voie ?
D'une part, j'aime être à la pointe de la technologie et avoir ce qu'il y a de meilleur, ce que la dernière évolution scientifique peut offrir. J'aime tout particulièrement construire et bricoler lorsque le résultat se révèle au dessus de la moyenne ou que cela apporte d'autres avantages.
Aero HP définition - Rappels.
La vraie culture aéroponique Haute pression offre l'avantage d'un développement plus rapide que n'importe quelle autre méthode avec, selon tout vraisemblance, des inter-noeuds plus courts.
Il devient possible de se pencher sur une grande variété de problématiques liées aux nutriments.
Cette technique de culture est si performante, elle utilise si peu de nutriments qu'en jetant la solution (eau + nutriments) après pulvérisation, on économise encore de l'argent sur la quantité totale d'engrais qu'on utilise d'habitude. Oui, pas de recyclage et de bricolage avec les niveaux de PH et d'EC. Faites le mélange, brumisez-le, et refaites du mélange lorsqu'il n'y en a plus. Habituellement, il n'y a pas non plus besoin de refroidir étant donné que le processus d’évaporation maintient une température stable ( je suppose qu'il fait ici allusion à la température idéale de la chambre racinaire 20°C).
La plupart des gens pensent qu'avoir des racines suspendues dans l'air en les aspergeant de nutriments à l'aide d'arroseurs et d'une pompe submersible c'est : « faire de l’aéroponie » . Je pense que c'est juste une façon originale d'employer la technique démodée de culture hydroponique de type NFT et que ça n'a rien à voir du tout avec la signification de vraie « HPA » (High Pressure Aeroponics).
Ce terme d' aéroponie est continuellement utilisé et vendu par des entreprises qui appellent leur faux système aero de la culture aéroponique cependant, c'est parce que ça sonne bien et que ça les aide à vendre leur camelotte. Assurément, ces systèmes donnent de bons résultats, mais ils n'ont aucun des avantages de l’aéroponie haute pression sur les techniques de culture hydroponique traditionnelles. L’aéroponie haute pression impose une organisation légèrement différente, sera légèrement plus chère mais pas autant qu'on pourrait le penser . Une fois le système correctement réglé, les économies commenceront à compenser le surcoût des dépenses initiales - sans parler d'une croissance qui sera meilleure et d' un rendement qui sera plus grand.
Je pense qu'au travers de l'aventure que je m’apprête à vivre, je serai en mesure de démontrer que l'aero n'est pas beaucoup plus compliquée et que ce sera un choix gagnant en tous points.
Tout d'abord, il faut que je raconte comment j'en suis arrivé là :
Genèse du projet.
J'ai commencé par prêter attention à la mode du « brouillard ultrasonic » (…) Le système Dominaero de fogponics.com est sans nul doute une bonne solution pour le bouturage mais ça s’arrête là.
En aéroponie et selon les études de la NASA d'il y a quelques années, la taille moyenne des gouttelettes doit se situer à 50 microns. L'ultraponie créée des gouttelettes entre 1 et 5 microns.
Je me suis dit si 50 c'est bien alors 5 doit être mieux ! En fait non (pourquoi ? point largement abordé dans la partie aéroponie du forum de cannaweed).
(…) Puis, est arrivé un mec appelé Cavadge avec son sujet : « oublier l'ultraponie, je passe à l'aero haute pression » (https://buymarijuanaseeds.com/community/threads/project-forget-the-fogger-im-going-hp-aero.133136/ )
Ce fut une lecture très enrichissante, un mec sympa avec d'excellentes qualités de concepteur et de bricoleur qui écrivait d'une manière captivante. Je ne pouvais pas décrocher ! Il triomphait des obstacles qu'il rencontrait, se faisait des potes et était épaulé par des mentors à mesure que son projet avançait. De plus on trouvait des infos utiles dans chacun de ses posts.
De mon point de vue, la plupart du contenu de ce sujet semblait exact à part certaines choses telle que le dimensionnement de la chambre racinaire. Cependant, je recommande chaudement la lecture de ce sujet. Certes un peu long donc préparez -vous un pot de café. On y trouve toutes les bases, et même des schémas et photos des éléments nécessaires et leur montage.(le lien est quelques lignes plus haut, 77 pages, quand même).
Ce sujet m'a ensuite amené au sujet de Tree Farmer appelé : « my true aero plug and play pods » (https://www.rollitup.org/hydroponics-aeroponics/254876-my-true-hp-aero-plug.html).
Par la justesse de son contenu sur la question de l'aero HP, je le considérerais comme la bible des adeptes du DIY ( faites le vous même). D'une longueur de milliers de posts ( 117 pages...) il s'est arrêté l'année dernière lorsque, après des débats et des drames, le sujet fut fermé.
Ça me désole qu'avec aussi peu de monde sur ce champ d'investigation on ne puisse s'entendre. Nous devrions tous former un noyau dur de motivés liés par des intérêts communs mais il semblerait que la nature humaine ait d'autres plans. (…) .
J’espère que ce sujet ( le sujet ouvert ici par Trichy bastard) contiendra tout ce que j'ai pu apprendre chez les autres, les renseignements, connaissances, composants nécessaires et les adresses où les acheter.
Je remercie sincèrement des gens comme Atomizer, Tree Farmer, Cavadge, et G-Love ainsi que quelques autres pour avoir posé les bases de cette « discipline » et attisé mon intérêt pour elle. Et, je veux juste pouvoir écrire mon chapitre de l'histoire. Bien sur, je pourrais construire mon système dans mon coin mais j'aime bien la manière dont les autres avant moi ont partagé leur expérience pour que des gens comme moi puissent suivre leurs pas. J'aimerais faire pareil (…) et je serais ravi que l'on n’hésite pas à me corriger lorsque que je me trompe. Je ne propose ici rien de révolutionnaire mon propos étant de partager et montrer au travers de mon expérience l'application de ces savoirs. Chacun est le bienvenu sur ce sujet, et j'ai une règle – le débat et la critique constructive sont utiles, mais je veux que ça reste un terrain neutre qui laisse à la porte les drames et posts négatifs. Exprime ton désaccord par obligation, toute autre raison irait à l'encontre de l'objectif premier de ce sujet.
Origines de l'aéroponie Haute Pression.
Il y a quelques temps, la NASA effectuait des recherches sur les techniques de culture les plus performantes.
Ils ont un intérêt certain à pouvoir cultiver dans l'espace et nourrir les astronautes lors de voyages spatiaux/ missions interplanétaires. Ils avaient besoin d'un système qui soit stérile, qui fonctionne en l'absence de gravité et qui nécessite le moins d'eau et de maintenance possible. L’aéroponie fut la meilleur solution trouvée. Le principe de base étant d'avoir des racines suspendues dans un environnement sans substrat ; Un environnement qui permet une absorption maximale d’oxygène et, grâce à des gouttelettes d'une taille appropriée, une assimilation optimale des nutriments.
Ils sont arrivés à la conclusion que l’idéal était de vaporiser par intermittence un brouillard de 30 - 80 microns pour permettre d'alterner, courtes période d'alimentation et courtes périodes où l'absorption d’oxygène est optimale.
Il n'y a pas de manière connue pour diffuser une seule et même taille de gouttelettes, nous parlons donc d'une taille moyenne de gouttelette. Par souci de simplicité, je parlerai de gouttelettes de 50 microns telles que le font la plupart des écrits sur le sujet.
L’idée de reproduire les résultats de la NASA paraît quelque peu intimidante et, est, d'une certaine manière à ranger avec toute la désinformation qu'on peu trouver ça et là.
Cependant, une fois qu'on a compris les principes de base, je ne pense pas qu'il soit plus compliqué de construire un système aéroponique qu'hydroponique et je le trouve plus simple à gérer une fois qu'il est en place.
J'ai trouvé que les réponses à mes questions était facilement disponibles sous réserve de pouvoir trier le vrai du faux. Depuis ces dernières années, les éléments nécessaires ( à un tel projet) sont devenus moins chers et beaucoup plus facile à trouver.
Les éléments d'une installation.
Je fais la liste de tous les éléments nécessaires pour tous ceux qui souhaitent s'en inspirer.
CHAMBRE RACINAIRE
C'est l'endroit à partir duquel la plante pousse. Ce peut être n'importe quel type de contenant permettant de ne pas exposer les racines à la lumière et de laisser le brouillard nutritif circuler librement. Il n'est pas nécessaire qu'il soit rigide, certaines personnes ont utilisé un rideau de douche , du contreplaqué collé avec de la résine epoxy, des congelos avec ouverture sur le haut, des tuyaux d’évacuation de grand diamètre etc...la limite est votre imagination.
Vous pouvez choisir d'avoir un pot par plan ou une chambre racinaire de plus grande taille avec plusieurs plans. Vous pourrez faire le choix d'un chambre racinaire avec isolant thermique ou non en fonction de la température de votre espace de culture.
Les besoins primordiaux sont : pas de lumière, pas de fuite du brouillard nutritif, conserver une température correcte et laisser aux racines assez de place pour se déployer.
Les seules choses que vous aurez à ajouter seront : quelques trous de drainage au fond pour permettre l’évacuation de la condensation ( les nutriments utilisés qui peuvent être jetés) et un pot panier avec un disque de néoprène pour tenir la plante.
Pour ma première construction, j'ai choisi d'utiliser une boite de rangement d ' 1,5 mètre carré. Je l'ai choisi parce qu'au regard de sa taille ce n'était pas cher et que ce modèle ci avait une double paroi qui me permettrait d'y percer des trous et d'y injecter de la mousse polyuréthane afin d'en renforcer l'isolation thermique. En effet, là où j'habite la température peut monter.
Le volume nécessaire aux racines dont vous aurez besoin dépendra du temps de croissance que vous leur donnerez. Mais j'ai vu l'utilisation de seaux de 20 litres et j'en ai conclu que plus grand eut été mieux. Une plus grande chambre racinaire permet aussi au brouillard nutritif de se répartir uniformément – un aspect positif.
Un des aspects les plus attractifs de l’aéroponie haute pression c'est de pouvoir jeter les résidus de solution nutritive. Et, je pense qu'un des aspects les plus difficiles à gérer en hydroponie classique ou aero basse pression, c'est l'utilisation en boucle de la solution nutritive.
En tant que cultivateurs amateurs, nous n'avons pas la capacité qu'ont les professionnels d'analyser la concentration de chaque élément de la solution nutritive, d'apporter les corrections en fonction des besoins de la plante et de régler automatiquement le PH ; donc nous ne pouvons mesurer les nutriments de la solution qu'en terme de « concentration globale », ce qui n'est absolument pas précis.
Une fois que des spores ou autres pathogènes se retrouvent dans le mélange, ils sont libres de s'y multiplier et de « s'emparer » du système. Tout ça n'arrive pas en aéroponie Haute Pression.
Les racines développent une structure différente - ressemblant en fait à des arrêtes de poisson - « crépues » et gonflées en opposition aux habituelles racines « spaghetti » qui résultent d'un arrosage abondant.
Ces racines spécialisées sont très efficaces, elles ont la capacité de vraiment capter ce que vous leur brumisez. Il semblerait que les racines de la plante préfèreront trouver des zones d’accumulation d’eau et que si c’est le cas, les parties duveteuses des racines vont rapidement se résorber et revenir à une structure racinaire normale (je vais me documenter sur le sujet mais si d’aventure quelqu’un peu confirmer ou infirmer ce qui est avancé précédemment).
L’idée est donc de maintenir les racines en permanence dans un environnement adéquat, uniquement soumises à un brouillard de particules extrêmement fines et de ne jamais leur permettre de toucher les nutriments accumulés au fond (de la chambre racinaire).
Certains ont fixé un écran en soie, et ce suffisamment fermement pour empêcher les racines de le contourner. C’est une bonne solution pour les empêcher d’accéder à la condensation qui s’accumule au fond de la chambre racinaire.
Sur arroser de nutriments jusqu’à saturation ou toute autre forme de stress sur la plante peut faire disparaitre les parties duveteuses sur les racines. L’idée est d’avoir des racines duveteuses et de garder des racines duveteuses.
Il y a quelques méthodes de produire les gouttelettes nécessaires à l’aéroponie haute pression.
L'ATOMISATION.:
Lorsqu’on utilise de l’air à haute pression pour pulser la solution nutritive au travers d’une buse spéciale (solution couteuse).
LA CENTRIFUGEUSE. :
Lorsqu’un disque qui tourne à grande vitesse « pulvérise » de l’eau en minuscules gouttelettes.
LE POMPAGE.:
Lorsqu’une solution d’au moins 4.14 bar (60 PSI) est utilisée. J’ai étudié toutes les méthodes et la solution de la pompe haute pression est la plus simple et la moins chère. C’est celle que je vais utiliser ici. Il se peut qu’il y ait quelques petits avantages avec la méthode de l’Atomisation mais c’est un peu plus cher et compliqué que ce que je souhaitais faire cette fois (à l’heure de la rédaction de cette traduction, il expérimente le 6tem d’atomisation. (Le thread en question de 176 pages… : https://www.rollitup.org/aerogardeners/519014-testing-aerolife-true-hpa-aa.html)
LA POMPE
"Des besoins en pression supérieurs à ceux en volume" est une des différence entre l’aéroponie haute pression et les autres méthodes. En effet, la quantité de liquide que votre pompe débite (litre par heure) devient moins importante que la pression à laquelle il est pompé. Bien que le dimensionnement du volume de sortie joue un rôle sur votre installation, son impact se limitera à une durée plus ou moins grande pour remplir votre ballon sur presseur.
Plus grande sera la pression du liquide qui passe dans les buses de brumisation, plus petites seront les gouttelettes. Une taille de 50 microns pour les gouttelettes est la valeur cible et la plupart des buses de brumisation bas débit ont besoin d’au moins 5.5 bars (80 psi) pour atteindre cette taille.
Les pompes à diaphragme sont faciles à trouver, peu chères et sont un type de pompe qui permet d’atteindre ces valeurs de pression. Elles sont, entre autres choses, fréquemment employées dans les nettoyeurs vapeur pour tapis.
Il existe deux types de pompe haute pression à diaphragme (membrane).
Pompe à la demande:
Ce type de pompe intègre un interrupteur de pression qui se met automatiquement en route lorsqu'il capte un signal ou qu'il est déclenché, suite à l'ouverture d'un solénoïde ou d'une vanne, par un niveau de pression trop bas.
Il y aura un préréglage du niveau de pression bas qui amènera l'interrupteur à démarrer la pompe et un préréglage du niveau de pression haut qu'il l’arrêtera.
Il semblerait que la plupart des buses capables de faire des gouttelettes d'une taille de 50 microns le fassent avec des pressions comprises entre 5,5 et 6,9 bars (80-100psi)
Pompe « bypass » :
(je ne sais pas comment ça se traduit).
Cette pompe fonctionne dés qu'on la branche. (…) Elle comporte un système de recirculation des fluides qui pourrait, sur la durée, réchauffer la solution nutritive.
Il semble que la pompe à la demande soit le meilleur choix, mais j'ai entendu dire que les interrupteurs de pression de la plupart de ces pompes n'étaient pas de très bonne qualité et que le contrôle qu'ils proposaient n’était pas terrible.
La meilleure solution est de se procurer une pompe à la demande mais aussi de faire l'acquisition d'un interrupteur de pression de bonne qualité qu'on utilise indépendamment de la pompe.
Peut être que vous réussirez à trouver une pompe qui ne soit pas « bypass » et qui n'ait pas d’interrupteur de pression, ce qui vous permettrait de gagner quelques euros, mais moi je ne l'ai pas encore trouvé. Une pompe à la demande acceptable avec interrupteur de pression calibré pour 6,9 bar (100psi) peut être trouvée pour 80-160 euros ( 100-200 usd).
BALLON SURPRESSEUR :
C'est un contenant sous pression dont le but est la conservation de l’énergie grâce à un fluide et de l'air sous pression ( très bonne explication du fonctionnement sur https://www.cannaweed.com/topic/51026-kirsh-aeroone-budmg-neons25-plants-jdc3-recolte-255-gr/)
. Il contient une poche d'air qui se comprimera et diminuera de volume au remplissage du ballon par la solution nutritive. La taille de la poche d'air se réduit et la pression augmente à mesure qu 'on remplit de liquide. L'idée est que la pompe mette sous pression le ballon en le remplissant de solution nutritive jusqu'à ce qu'elle s’arrête (lorsque la valeur de pression souhaitée est atteinte).
Un solénoïde ( électrovanne ? ), qui se trouve après le ballon sur presseur et avant les buses de brumisation, déclenche les cycles d’aspersion en s'ouvrant et se fermant.
Utiliser une pompe sans ballon suppresseur c'est s'avancer vers de médiocres résultats. J'ai perdu pas mal de temps à essayer de trouver comment s'en passer mais, si on veut obtenir le résultat souhaité, il n'existe aucune solution connue.
L'essence de la culture aéroponique haute pression c'est le contrôle.
Comme je l'ai dit précédemment la taille des gouttelettes va varier avec la pression. La pompe monte et descend en pression progressivement. Comme les cycles d’aspersion durent de une à deux secondes , la taille « cible » de 50 microns n'est que peu ou pas atteinte, faute d'une pression suffisante. La mauvaise qualité du spray de nutriments composé de « grosses gouttelettes » mouillera les racines et ne correspondra pas à ce que nous nous efforçons de faire en aéroponie haute pression.
Un bon ballon sur presseur comportera une vessie (…) qui doit être gonflée à 2psi de moins que la pression que vous souhaitez utiliser pour votre système. Les ballons suppresseurs sont généralement livrés avec une pression de 40 psi et il faudra les gonfler avant de les connecter au système. Il est recommandé d'utiliser un manomètre numérique précis.
Si vous utilisez un interrupteur de pression réglé sur 5.5 bars (80psi) alors le but est d'avoir 78 psi de pression dans le ballon. ( je m'interroge sur ce point...n'a ton pas un volume d'air X à une pression Y et, à mesure qu'on rempli le ballon, un volume d'air qui diminue et une pression qui augmente ? Dans le cas présent il me semble donc difficile de pouvoir gonfler une vessie de ballon à 78 psi sans avoir commencé à remplir le ballon. Bref , j'ai pas bien pigé là et ce sera clarifié + tard ).
l’intérieur du ballon sur presseur sera enduit d'un revêtement plastique qui l'empêchera de rouiller. La-plupart des ballons sont donnés pour du 5.5 - 6.9 bars (80-100 psi) max. J'en ai trouvé à 10.34 bars (150 psi), ce qui est mieux, en fait plus haut encore serait idéal, sous réserve que la pompe puisse suivre, mais ils ont tendance à devenir plus cher.
Plus l'accumulateur est grand et moins la pompe fonctionne. Si vous dimensionnez correctement votre ballon sur presseur, votre pompe ne s'allumera qu'au bout de quelques jours voir une fois par semaine. Certains utilise un ballon sur presseur de grande capacité et une pompe hydraulique manuelle. Ils n'ont besoin de pomper qu'une fois par semaine pendant quelques minutes, le reste de l'installation ( Électrovanne (solénoïde) et temporisateur cyclique(timer) tournant sur batterie 12V... Un système autonome et fiable en cas de coupure électrique.
Un ballon sur presseur de 20 litres (5 Gallons) de 10.34 bars max (150 psi) peut être trouvé à 47euros (60 usd) un de 131 litres (34 Gallons) à 172 euros ( 220 usd) …
TEMPORISATEUR CYCLIQUE (TIMER)
Si le contrôle est l'aspect primordial alors c'est sur ce point qu'il faut être attentif. Heureusement qu'il y a des timers avec des cycles programmables d'une précision de l'ordre du 10ème de seconde.
Ils coûtent seulement 62,5 euros (80 usd) et existent en différents voltages. Je ne songe même pas essayer de dépenser moins. Certains modèles précis « à la seconde » ne conviennent pas pour effectuer des réglages « fins » sur des cycles d'arrosage d'environ deux secondes toutes les 2-4 minutes. La durée des cycles évolue en fonction du stade de développement de la plante, des conditions de culture ( température – hygrométrie – cycle) ; être capable de réglages au 1/10eme de seconde est une bonne chose.
ELECTROVANNE (SOLENOIDE)
C'est une vanne électrique dans laquelle passe la solution nutritive sous pression. Elle est commandée par le temporisateur et s'ouvre (et se ferme) instantanément pour alimenter les buses de brumisation. On les trouve en tous types de voltage et taille d'embouts. Elle(s) est(sont) à déterminer en fonction des besoins de votre installation.
J'aime bien l’idée de tout faire fonctionner, pompe et timer compris, avec du 12 volts courant continu. On peut donc tout brancher sur une batterie à décharge profonde et son « chargeur d'entretien » ( chargeur spécialement adapté à ce type de batterie)- . De cette façon, en cas de coupure de courant vos plantes ne mourront pas. Ce système peut fonctionner pendant plusieurs jours en complète autonomie.
En aéroponie, tout arrive très vite et les racines peuvent se dessécher rapidement si elle ne sont pas brumisées. J'ai lu que, dans la mesure du possible, il était mieux de monter une électrovanne par buse d’aspersion.
Une seule électrovanne pourrait contrôler tout le flux de solution nutritive du système mais là encore, tout est une question de contrôle.
Plus on a de longueur de tuyaux entre l’électrovanne et les buses d'aspersion et plus la contraction/dilatation de ces tuyaux peut amener des variations de pression (variation de pression = impossibilité de produire avec précision un jet de gouttelettes de 50 microns).
Avec de la chance, il semblerait qu'on puisse en trouver pour 12 euros (15 usd). Il en a de toutes les tailles et de tous types. Le modèle idéal que je cherche fonctionne sur du 12Volt courant continu, avec des embouts adaptables sur des raccords « John Guest ¼ » ( marque du raccord d'une dimension intérieure d'un quart de pouce + ou – 6.3 mm). Ce type d’électrovanne est idéale pour mon installation mais je ne les ait pas encore trouvé et il est probable qu'avec des embouts « John guest » elles soient un peu plus chères.
TUYAUX HAUTE PRESSION
Pour tout ce qui se trouve sous pression et après le ballon sur presseur , le meilleur choix semble d'utiliser les tuyaux ¼ de chez John Guest (PEX) et tous les raccords de la même marque. Les tubes PEX sont à base de polymère HDPE ( polyéthylène haute densité).
C'est simple à monter, démonter et clipser dans les raccords. J'ai vu des gens qui utilisaient du PVC mais ça me semble illogique étant donné que le PVC peut se dilater et occasionner ce qu'on essaye d’éviter : des variations de pression.
Les tuyaux PEX de John Guest ne sont pas cher mais les raccords peuvent coûter quelques euros et l'addition monte rapidement. Cependant, tout le monde ne jure que par eux et ils sont la solution la plus logique.
BUSES D'ASPERSION
Il a beaucoup de fabriquants de buses haute pression, faible débit et calibrées pour projeter un brouillard composé de particules de 50 microns. Beaucoup d'entre eux ne sont pas vraiment en mesure de produire des études qui le confirme mais sur les forums certaines marques sont reconnues.
Je vais choisir des buses plastiques « à aiguille » de chez Biocontrols (à la sortie du trou de la buse est placée une pointe , c'est la projection du liquide à haute pression sur cette pointe qui pulvérise l'eau en fines particules) ; elles coûtent 8 euros pièce (10 usd) et il semble qu'elle soient bonnes mais une sur 10 ne vaporise pas correctement...D'autres en vendent pour 1,5 euro (2-3usd) mais je ferais mieux de ne pas chipoter sur ce point après avoir fait tout ça.
Bon, voilà les principaux éléments. Comme vous pouvez le constater, ce n'est pas terriblement compliqué ou coûteux. Il a y d'autres éléments qui seraient intéressants mais pas obligatoires ( je pense que si, pour certains du moins):
- un manomètre pour vous indiquer la pression du système : 12 euros (15 usd)
- un interrupteur de pression de qualité (ouverture 80psi – Fermeture 100psi) 55 euros (70 usd)
- Un régulateur de pression pour maintenir une pression donnée quelque soit la pression du ballon sur presseur 24 euros (30 usd); souvenez-vous, tout est une question de contrôle. Si sur la durée (entre deux démarrages de la pompe) la pression varie, la taille des gouttelettes variera aussi.
- une soupape de surpression– Très importante si vous ne pompez pas manuellement – en cas de dysfonctionnement de l'interrupteur de pression, si la pompe ne s’arrête pas, le ballon sur presseur pourrait atteindre une pression d’éclatement et exploser comme une bombe ! 16 euros (20 usd).
ACHETEZ EN UNE, MONTEZ LA CORRECTEMENT ET AU BON ENDROIT !!!
Un filtre en lignede 60 microns ou plus fin 24 euros (30usd). En fait, j'utilise aussi un sac filtrant (micron bag) lorsque je remplit le réservoir avec la solution nutritive, il ne coûte que quelques euros, ne se bouche pas, ne fuit pas et est lavable en machine...
C'est à peu prêt tout...je projette de faire une installation 6 plants et il semblerait que ça va me coûter dans les 400-500 euros ( 500-600 usd). Avoir une chambre racinaire plus grande avec plus de plans ne serait pas tellement plus cher étant donné que le système est extensible par simple rajout de buses et électrovannes. Dans les jours et semaines à venir je vous montrerai comment monter ensemble les différents éléments et je prendrai des photos de l'installation...Tout ceci n'est qu'un condensé de ce que j'ai jugé le plus pertinent sur ce qui circule en ce moment ( début du sujet ecrit en mai 2011 )sur les forums parmi des milliers de posts.
J'aimerais aussi ajouter que tout ce qui peut contenir du cuivre est toxique pour les plantes ( le laiton en contient!). Bien que cela puisse sembler difficile de l’éviter, je m'efforcerai de trouver des pièces qui n'en contiennent pas. L'inox est parfait mais très cher. Heureusement la plupart des éléments dont nous avons besoin ici sont en plastique.
Fin du Chapitre
d'ici quelques semaines (longue lecture...) , je posterai une synthèse de mes recherches.
A+