Arrivée à Kathmandou, accueilli par le directeur de l'orphelinat (à gauche), sa femme (à droite) et le représentant de l'orphelinat en Suisse (le grand blanc). Le directeur est vraiment un homme extraordinaire, il est l'un des rares népalais un peu aisés (c'était un gourka), il a déjà élevé ses trois enfants et en a maintenant adopté 54 (pas de répit pour lui).
Deuxième jour, on se tape tout le traffic entre Kathmandou et Bhaktapur le matin, pour enfin visiter la deuxième ville. Matinée de visite assez sympa, c'est vraiment une ville magnifique, entièrement restaurée et qui a gardé tout son patrimoine historique.
Au hasard d'une rue, je découvre des carcasses d'animaux en train de brûler. Je me renseigne : un baptême hindouïste, la famille devait être assez aisée pour se permettre de sacrifier un buffle.
Dans l'après-midi, les enfants de l'orphelinat ont fini leurs examens de fin d'année (pour la journée) et viennent nous rejoindre à Bhaktapur. On monte en bus à la limite de la vallée de Kathmandou, à 2400 m d'altitude, à Nagarkot. On s'arrête un moment pour admirer le point de vue (malheuruesement bien brumeux).
En fait, je suis en train de me rendre compte que ça prendrait des heures de raconter le voyage en entier, donc je vais me contenter de raconter les moments forts et de les illustrer.
Bon, ça c'est pas un moment fort, mais ça m'a bien fait plaisir d'en avoir pour le voyage, et c'est plus en rapport avec le site, alors je vous montre à quoi ressemble le shit népalais :
C'est de l'excellent black obtenu de manière manuelle (têtes frottées entre les mains). Le vendeur n'avait plus de crème du Népal, j'aurais aimé en goûter mais celui-là était vraiment top aussi (le meilleur shit que j'ai goûté jusqu'à présent). Il est assez mou et a tendance à bien brûler (quand j'allume le pet il y a souvent une petite flamme qui se crée). Toutefois il se consumme assez lentement. Je défie quiconque de fumer 0,5 g de ce shit sans avoir une claque monumentale

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Là c'est juste un trip sur un terrain vague de la vallée de Kathmandou, et oui la beuh ça pousse vraiment n'importe ou au népal

. Pour ce qui est de la fumette j'ai pu seulement chopper pendant la deuxième semaine du voyage, je fumais seulement le soir (je pouvais pas me permettre d'être défoncé devant les enfants) et avec les autres participants au voyage. Meilleur souvenir : sur le toit d'un hôtel de Pokhara, entouré par le magnifique lac, les Anapurnas, la forêt népalaise. D'ailleurs on fumait avec un travailleur de l'hôtel qui passait par là

. J'ai eu une sorte de vision, c'est à ce moment là que j'ai réalisé à quel point le Népal était un autre monde. A ce moment-là j'avais l'impression d'être en Palestine à l'époque des premiers chrétiens, et j'en étais pas si loin...Un jour où on marchait vers Nagarkot je suis allé me réfugier pendant une grosse pluie dans une maison campagnarde sans eau ni électricité et sérieux c'est vraiment la misère la plus noire. 30 m² pour une famille et plusieurs chèvres, pas de fenetres, ils font la cuisine au feu de bois sans cheminée (bonjour les poumons). Et pourtant les Népalais sont des gens heureux et excessivement gentils. Il pleut, pas de souci, ils t'accueillent chez eux. Tu peux te balader partout au Népal avec ton appareil photo, ta carte de crédit, tes roupies et tes papiers dans une petite sacoche sans faire trop gaffe, tu te feras jamais agresser. J'ai l'impression d'être plus en sécurité dans les bidonvilles de Kathmandou que dans le centre-ville de Paris...
Sinon, voilà l'orphelinat :
Une maison de 4 étages avec 5 dortoirs pour les 54 enfants (de 11 lits chacun), de nouvelles salles de bain en construction (il y a quelques douches dans l'autre batiment), les appartements privés du directeur et de la directrice et les cuisines.
Ca c'est la cour de l'orphelinat, j'y ai passé des moments inoubliables à jouer pendant des heures au foot, au badminton, au volley ou au ping-pong avec les enfants... Il faut de l'énergie pour suivre.
Quelques enfants et le deuxième batiment (batiment d'étude pour leurs devoirs, douches et laverie).
L'orphelinat... C'est un peu la maison du bonheur. Les enfants sont vraiment adorables, ils ont une joie de vivre incroyable. Des le premier jour ils m'ont considéré comme un grand frère et m'ont appellé "brother"... J'ai passé 4 après-midi là-bas et à chaque fois c'était la même chose... J'arrivais pas à partir. Non seulement les enfants son adorables mais en plus ils ont un comportement exemplaire et excellent à l'école (je me suis rendu à leur école apparemment c'est les plus forts). Les plus grands corrigent les plus petits quand ils font une connerie. La première semaine deux orphelines sont arrivées, au début elles étaient très sauvages (normal elles connaissent la rue...) et au bout d'une semaine elles étaient déjà bien intégrées, beaucoup plus calines, sociales... Ca fait quelque chose de se dire que ces deux filles vont pouvoir aller à l'école et avoir un avenir.
Pour ce qui est de l'action humanitaire, en fait j'avoue ne pas avoir fait grand chose sur place. En Suisse, j'ai parlé du projet afin de récolter des fonds, j'ai aidé à organiser des soirées pout avoir des fonds, j'ai donne de mon temps... Au Népal, je profite simplement du temps que je passe avec les orphelins, qui sont vraiment des enfants formidables. Les fonds qu'on a récoltés ont servi à changer la plomberie (déjà fait), et à construire de nouvelles salles de bain (en cours), à placer un chauffe-eau solaire sur le toit et une éolienne en cas de coupure de courant (plusieurs par jour, rationnement en pétrole). Et il faut aussi payer la scolarité des enfants (100 $/enfant/an, les écoles publiques ont presque toutes fermé au népal, les profs ne sont pas payés) et leur nourriture (30 kg de riz par jour pour l'orphelinat). Avec l'argent récolté, on a aussi pu partir en vacances avec les enfants, une fois à Nagarkot, et une fois à Pokhara. Le voyage vers Pokhara en bus était assez folklo, j'ai vu 8 carcasses de camions en route. Les routes népalaises sont étroites et pleines de lacets, et ils conduisent vraiment comme des fous. A deux reprises (le chauffeur doublait dans un virage) j'ai cru y passer. Mais c'était pendant le "hali", une fête hindouïste, ou les deux premiers jours les gens t'arrosent (bataille de bombe à eau assez mémorable à l'orphelinat), et le troisième ils t'arrosent avec de l'eau colorée. C'est chiant mais qu'est-ce que c'est drôle. Ca rapproche beaucoup des Népalais, ça crée une ambiance bon enfant, tout le monde se mouille et tout le monde rigole bien...
J'étais bouleversé lors de ma dernière visite à l'orphelinat. Ce lieu est magique, je me sentais tellement bien, je m'étais tellement attaché aux enfants que j'arrivais pas à leur dire au revoir. Ils m'ont tous demandé si j'allais revenir. Je n'y avais jamais pensé, mais à vrai dire, maintenant c'est une certitude, je reviendrai les voir.