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Les Algues dans la culture organique
Parmi les ingrédients de base pour une culture organique réussie
Les algues sont utilisées comme amendement et fertilisant depuis toujours dans l’agriculture, elles contribuent à l’équilibre nutritif dont ont besoin le sol et les plantes.
Elles stimulent les réactions de défenses naturelles (SDN, Stimulateur de Défense Naturel, inducteur naturel des plantes),
des plantes plus fortes résistant mieux aux ravageurs et aux maladies.
L’apport d’algues est bénéfique pour les cultures, les plantes puisent plus de nutriments dans le sol pour produire davantage.
Elles peuvent être ajoutées aux composts, substrats, arrosages, pulvérisations, Thés de Composts Aérés Activés (TCAA), Extraits fermentés (EF, purin ), Extrait Aérés Activés (EAA), Bokashi Activateur Enrichi (BAE),… pour amender, fertiliser les sols, nourrir les Micro-organismes, protéger les sols et les plantes en activant leurs Système de Défenses Naturelles (SDN).
Elles contiennent une multitude de nutriments et micro-nutriments essentiels et assimilables mis à disposition pour une bonne croissance des plantes.
La plupart des produits (naturels et synthétiques, fertilisation et protection) vendus dans le commerces destinés à la culture contiennent des algues.
Pour les plus motivés en spoiler un travail très bien documenté sur les algues en agriculture
Que contiennent les Algues
Tout ce dont vous avez besoin pour une culture organique se trouve en partie dans les algues
Elles contiennent des éléments à ne pas négliger, une multitude de nutriments et micronutriments essentiels à une bonne croissance des plantes.
Acides aminés essentiels et non essentiels
Alanine, proline, leucine, arginine, Valine, Tryptophan, méthionine, Phenylalanine,…
Un dérivé des acides aminés, la Bétaïne, interviendrait dans les réactions de protection au froid, au stress hydrique, elle améliore aussi la production de chlorophylle.
Acides gras
Acide stearic, palmitic, arachidic, linolenic, oleic,…
Enzymes
Acide Phospotase, ß-glucosidase, ß-galactosidase,…
Minéraux et Oligo-éléments
Azote (N)
Phosphore (P)
Potassium (K)
Bore, calcium, cuivre, germanium, fer, iode, magnésium, manganèse, molybdène, nickel, sélénium, souffre, zinc,…
Lipides
Chlorophylle,…
Vitamines
A, B, C, D, E, H, K
Acide folique,
Cyanocobalamin,
Riboflavine,…
Polymères
Laminarine, (Éliciteurs)
Acides alginique (propriétés chélatantes)
Les Polysaccharides sont des polymères (macromolécule)
De nombreux exopolysaccharides (métabolites excrétés par des microbes, champignons, vers, mucus du ver de terre) jouent un rôle majeur - à échelle moléculaire - dans la formation, qualité et conservation des sols, de l'humus, des agrégats formant les sols et de divers composés « argile-exopolysaccharide » et composites « organo-minéraux.
L'Aloé vera contient aussi des polysaccharides.
Phytohormones (hormones végétales)
Elles agiraient au niveau du développement des organes, et seraient impliquées dans la stimulation des réactions de défenses naturelles des plantes (éliciteurs, SDN stimulateurs des défenses naturels).
Les éliciteurs (stimulants naturels) sont des molécules qui protègent les plantes des pathogènes, ces éliciteurs agissent en créant une barrière naturelle contre les pathogènes et produisent une substance toxique pour ceux-ci, ces molécules peuvent aussi s’activer lorsque les parasites relâchent leurs enzymes. Lors du contact avec les plantes les éliciteurs vont produire de l’oxygène on nomme cette étape ”choc respiratoire”
Hormones de croissance
Cytokinines, gibbérelline,...
Comme dans l'eau de coco, les algues contiennent des Cytokinines Stimule la division cellulaire. Stimule la morphogenèse (initiation des pousses / formation des bourgeons) dans la culture tissulaire. Stimule la croissance des bourgeons latéraux - libération de dominance apicale. Stimule l'expansion des feuilles résultant de l'agrandissement cellulaire. Peut favoriser l'ouverture stomatique chez certaines espèces. Favorise la conversion des etioplastes en chloroplastes via la stimulation de la synthèse de la chlorophylle.
Elles contiennent même des lipides, des levures et des hydrates de carbone.
Les bienfaits des Algues
Activateurs biologiques, fournissent de l’énergie aux Bactéries Bénéfiques et Champignons (sucre, nourriture appréciée au même titre que la mélasse)
Riches en NPK
Fixent le carbone et l'azote biologiquement (cyanobactérie)
Boostent la croissance et la floraison
Renforcent et stimulent les défenses naturelles des plantes (éliciteurs, SDN)
Soutiennent l’apport en chlorophylle
Améliorent le gout et les rendements
Augmentent le débourrement des bourgeons
...
Vous pouvez les ajouter à vos substrats en amendement, en pulvérisation, arrosage, TCAA, EF, BAE,... Elles amélioreront aussi la qualité de vos eaux.
Quelques algues qui peuvent être utilisées en culture organique
Les valeurs NPK ne sont présentes qu’à titre indicatif.
Plus de valeur NPK c'est par ICI.
Spiruline
NPK: 0.0 / 0.9 / 1.6
Micro-algue unicellulaire bleue-verte (cyanobactérie)
cultivée en eau douce
La plus connue et surement la plus utilisée par les growers dans la culture organique.
Kombu (Laminaria digitata)
NPK: 2.2 / 0.35 / 3.5
Algues Brune, vert-olivâtre ou beige-olivâtre.
Récoltés en mer.
Extrêmement riche en potassium.
Laminarine (éliciteur) 14%
Acide Alginique
Manitol 13% riche en sucre parfait pour nourrir la vie microbienne.
konbu royal (Laminaria saccharina)
NPK: 2.2 / 0.35 / 5
Algues Brune, vert-olivâtre ou beige-olivâtre.
Récoltés en mer.
Extrêmement riche en potassium.
Soufre: 5%
Sodium: 3%
Laminarine (éliciteur) 16%
Acide Alginique 18%
Manitol 14% riche en sucre parfait pour nourrir la vie microbienne.
kelp (ascophillum nodosum)
NPK: 1.5 / 0.15 / 2.0
Algues brunes
Récoltée en mer,
Elle fait partie des plus utilisées dans la confection des gammes d’engrais synthétiques ou organiques sur le marché.
Chlorelle (Chlorella)
NPK: 0.6 / 0.4 / 0.2
Micro-algues unicellulaire vertes (photosynthétique)
Cultivée en eau douce.
Très chargée en chlorophylle et capable de former des associations symbiotiques (photo-symbiose) avec les plantes.
Himanthalia Elongata
NPK: 0 / 0.15 / 9
Algue brune récoltée en mer
Acide Alginique: 16%
Contient une haute quantité de potassium (K)
Wakamé
NPK: 0 / 0.4 / 4
Algue récoltées en pleine mer
Nori
NPK: 0 / 0.4 / 3
Algue rouge récoltées en mer
Riche en protéines et Vitamines
Klamath (Aphanizomenon flos-aquae, AFA)
NPK: ?
Micro-algue bleue-verte du lac Klamath, (cyanobactérie)
La plus riche en micro-nutriments, reste un produit très chère.
Agar agar
NPK: 0 / 0.05 / 3.5
Algue rouge récoltée en mer,
connue pour son pouvoir gélifiant.
C'est une grande source de nutriments pour les Micro-organismes bénéfiques,
vous pouvez en ajouter à vos inoculants microbiens (LAB, BAE, EM,…)
ou à votre substrat pour une prolifération accrue des bactéries et champignons.
Elle est aussi utilisée pour fabriquer les milieux gélosés contenant les nutriments nécessaires au développement du mycélium (culture de mycélium en milieu gélosé).
Goémon (Varech)
NPK: 2 / 0.35 / 6.5
Acide Alginique: 20%
Manitol: 7.5%
Algue rouge, brune ou verte récoltée en mer.
Souvent utilisée en agriculture, riche en hormone de croissance et en potassium (K).
Lithothamne et Maërl
NPK: 0.0 / 0.5-3.5 / 0.4-2
Ce sont deux produits différents venants de la même source, une algue rouge calcaire.
Controversée pour sa méthode de récolte (le maërl, destruction des fonds marins) et son utilisation excessive (renouvellement dans la nature très faible contrairement à toutes les autres algues) dans toutes les chaines de notre industrie (alimentation, produit d’hygiène, agriculture,…) Elle nous a quand même sauvés lors d’épidémies de fièvre aphteuse dans les années 50 (bovins) (L. Daniel vétérinaire).
En agriculture, on l’utilise dans de multiples applications, mauvaise odeur, apport de calcium/magnésium extrêmement élevé, baisse de l’acidité des sols, contre certains ravageurs (Thrips). Vous pouvez le remplacer par du carbonate de calcium qui en aura à peu près les mêmes taux/propriétés.
Vous pouvez récolter des algues fraiches en hiver,
Les plus fines (vertes, rouges) peuvent être déposées sur la surface du sol (hiver) et mélangées à la terre en surface (décomposition rapide).
Les plus épaisses (brunes) auront un temps de décomposition très long (préférez des produits tout prêt déjà décomposé ou alors ajoutez-le à votre compost (6 mois min).
Une possibilité les transformer et les multiplier par vous meme (recette a venir)
Attention toutes les algues ne sont surement pas utilisables, avec des procédés de fabrication/préparation particuliers. Renseignez-vous bien avant transformation ou utilisation.
Déjà prêtes en poudre, la Spiruline, le Kelp, la Chlorelle sont les plus administrées en culture organique.
Attention le rapport qualité-prix et les taux NPK des différentes algues varient en fonction des récoltes, des revendeurs, du pays de provenance,…
Renseignez-vous bien avant d’acheter.
La plupart des algues (certifiées Ecocert) que vous trouverez sur les E-COMMERCES couteront en moyenne 25/35€ pour 500 gr.
Des mélanges tout prêt de différentes algues sont aussi disponibles. En général ces mélanges sont plutôt efficaces et peuvent contenir de 2 à 5 algues différentes, de quoi diversifier les différentes sources d'apports.
Astuce:
Faite vos propres mélanges avec différentes algues.
Un peu plus chère au départ mais en fin de compte la préparation dure plus longtemps,
Et vous savez ce que vous y incorporez,
Résultat:
Un produit fini de qualité contrôlée.
Le formidable pouvoir de duplication de certaines algues.
En ajout à l’eau d’arrosage au préalable (12h), certaines algues (Spiruline, Klamath, …), se multiplieront (mitose) et augmenteront leurs capacités (BEV).
Quelles que soient leurs utilisations (amendements, arrosages, pulvérisations, Extraits Fermentés ou Aérés, TCAA…), les algues sont bénéfiques et peuvent être utilisées pour tous les cycles de culture.
Et vous, de quelle façon utilisez-vous les algues ?
Partagez vos connaissances, articles, photos, découvertes,... sur le sujet !
Parmi les ingrédients de base pour une culture organique réussie
Les algues sont utilisées comme amendement et fertilisant depuis toujours dans l’agriculture, elles contribuent à l’équilibre nutritif dont ont besoin le sol et les plantes.
Elles stimulent les réactions de défenses naturelles (SDN, Stimulateur de Défense Naturel, inducteur naturel des plantes),
des plantes plus fortes résistant mieux aux ravageurs et aux maladies.
L’apport d’algues est bénéfique pour les cultures, les plantes puisent plus de nutriments dans le sol pour produire davantage.
Elles peuvent être ajoutées aux composts, substrats, arrosages, pulvérisations, Thés de Composts Aérés Activés (TCAA), Extraits fermentés (EF, purin ), Extrait Aérés Activés (EAA), Bokashi Activateur Enrichi (BAE),… pour amender, fertiliser les sols, nourrir les Micro-organismes, protéger les sols et les plantes en activant leurs Système de Défenses Naturelles (SDN).
Elles contiennent une multitude de nutriments et micro-nutriments essentiels et assimilables mis à disposition pour une bonne croissance des plantes.
La plupart des produits (naturels et synthétiques, fertilisation et protection) vendus dans le commerces destinés à la culture contiennent des algues.
Pour les plus motivés en spoiler un travail très bien documenté sur les algues en agriculture
Les extraits d'algues marines en agriculture
Depuis longtemps, les algues sont utilisées dans les régions côtières comme fertilisants pour les sols. Leur utilisation est déjà mentionnée au XVI° siècle dans les fermes écossaises proches des côtes, et un peu plus tard en France (Bretagne) où cet amendement prendra le nom de goémon.
Initialement employées entières, sous forme d'amendement organique, les algues sont actuellement de plus en plus utilisées sous forme d'extraits liquides. Les premières pulvérisations foliaires d'extraits d'algues sur les plantes ont eu lieu en 1950, époque où le concept de nutrition des plantes était encore fondé sur le principe que les racines étaient les organes d'absorption des éléments minéraux du sol et les feuilles ceux de l'assimilation carbonée. Bien que la nutrition foliaire soit déjà utilisée à cette époque pour corriger les carences en oligoéléments, elle ne s'est développée dans le cadre de la fertilisation générale des plantes que vers les années 1960, favorisant la vente d'extraits d'algues. Depuis cette époque, de nombreux essais ont été entrepris pour montrer l'efficacité de ces produits. Toutefois, beaucoup d'articles ont été écrits dans un intérêt plus commercial que scientifique, et doivent donc être considérés avec prudence. Divers effets phytoactifs de ces extraits d'algues marines ont cependant pu être mis en évidence malgré des résultats parfois irréguliers. Une synthèse bibliographique des effets observés suite à l'application de ces extraits sur les plantes cultivées a été réalisée par Jolivet et al. (1991). De nombreux effets bénéfiques y sont rapportés, tel l'amélioration du taux de germination, l'augmentation des rendements, l'augmentation de la résistance au froid, à certaines maladies, l'intensification de l'absorption des éléments minéraux du sol ou encore la durée de conservation des fruits.
A l'heure actuelle, les mécanismes d'action de ces extraits ne sont pas connus de façon satisfaisante. Quels que soient leur origine, ou leur mode de préparation, ces extraits sont très complexes et renferment de nombreux éléments minéraux et constituants organiques. Aujourd'hui, on s'accorde à dire que les algues marines contiennent quatre types de composants particulièrement intéressants : (1) colloïdes, (2) acides aminés et éléments minéraux, (3) sucres et (4) phytohormones (New AG International, mars 2004).
Une des caractéristiques des algues (à de rares exceptions près) est d'avoir une matrice polysaccharidique enserrant les cellules des thalles ( Bruneton, 1993). Les algues renferment également des polysaccharides de réserve (e.g. laminarine). Ces colloïdes sont principalement destinés à l'industrie agro-alimentaire pour leurs propriétés épaississantes et gélifiantes (acide alginique, agar-agar, alginates, carraghénanes,...). L'acide alginique possède des propriétés chélatantes.
Le deuxième type de composants, les éléments minéraux et acides aminés, revêt une importance pour la nutrition humaine et la nutrition des plantes (dans le cas d'amendements organiques). En effet, la richesse de ces organismes en oligo-éléments et en vitamines suscite un intérêt grandissant dans les pays occidentaux ( Bruneton, 1993). Les bétaïnes, dérivées d'acides aminés, sont des molécules osmo-compatibles dont on a montré les effets bénéfiques lors de leur application sur les plantes pour l'adaptation au stress thermique, hydrique et salin ( McNeil et al., 1999 ; Mäkelä et al., 1999 ; Xing et Rajashekar, 2001).
Les sucres simples dominants sont fréquemment des polyols : D-mannitol et le D-sorbitol. Il s'agit souvent de composés osmo-compatibles pour les cellules, résultant d'une adaptation au milieu salin. Le mannitol a également des propriétés chélatantes exploitables pour la nutrition minérale des plantes.
Plusieurs phytohormones ont été identifiées dans des produits obtenus au départ d'algues marines. Ainsi, on trouve la présence d'auxines et cytokynines dans la plupart des extraits. La présence de gibbérellines a aussi été constatée dans les produits frais, mais leur activité chute drastiquement jusqu'à des niveaux négligeables suite au conditionnement. L'acide abscissique a également été identifié dans ces produits.
Bien que le mode d'action des extraits d'algues ne soit pas entièrement élucidé, les effets observés suite à l'application de ces produits proviendraient essentiellement des phytohormones et des polysaccharides. Les phytohormones présentes en faibles quantités (principalement cytokinines) agiraient au niveau du développement des organes, tandis que les polysaccharides seraient impliqués dans la stimulation des réactions de défenses naturelles des plantes (éliciteurs). La présence de mannitol et d'acide alginique contribuerait également à l'absorption et la translocation des éléments minéraux grâce à leur propriété chélatante. Quant aux éléments minéraux présents dans les extraits d'algues, ils ne contribueraient que pour une portion insignifiante aux besoins de la plante traitée, vu la faible quantité de produit appliquée ( Jolivet et al., 1991).
Mercier et al. (2001) ont ainsi pu montrer que les carraghénanes (polysaccharides constitutifs des parois cellulaires de diverses algues rouges) avaient un effet identique à celui de l'éliciteur connu de Phytophtora parasitica var. nicotianae sur des plants de tabacs. La laminarine (-1,3- glucane) s'est avérée être un éliciteur chez le tabac et augmenter la protection des feuilles de tabac envers la bactérie pathogène E. carotovora ( Klarzynski et al., 2000). Aziz et al. (2003) ont également pu mettre en évidence la fonction élicitrice de ce polysaccharide de réserve chez la vigne et ont pu montrer l'induction de la protection envers des pathogènes (en particulier Botrytis cinerea et Plasmopara viticola). De par cette fonction élicitrice, les extraits d'algues pourraient devenir un allié important dans la protection des cultures, dans un contexte grandissant de préoccupation de l'environnement.
Les méthodes utilisées pour la préparation de ces extraits d'algues marines sont variées et font souvent l'objet de brevets. Elles ne sont donc décrites dans les publications que de manière sommaire et incomplète. Selon le procédé de fabrication (action de différentes températures, d'un milieu alcalin, de pressions variées) et l'espèce d'algue utilisée, le produit obtenu favorisera l'un ou l'autre des 4 composants principaux, tant en quantité qu'en qualité. En plus de cela, les extraits d'algues peuvent être commercialisés sous forme de mixtures avec des éléments minéraux, acides aminés et acides humiques. Mais ce n'est pas tout : un même produit pourra engendrer un effet différent selon la plante sur laquelle on effectue l'application et selon le stade de développement de la plante au moment de l'application.
Définition
Les éliciteurs sont des molécules responsables de l'induction de mécanismes de résistance de la plante vis-à-vis d'un pathogène. La recherche a mis en évidence de nombreuses molécules inductrices non spécifiques. Il s'agit d'éliciteurs abiotiques (UV, détergents, métaux lourds,...) et de molécules d'origine parasitaire (oligomères de chitine, chitosane, glucanes, glycoprotéines, protéines,...). Les éliciteurs peuvent également être libérés de la paroi des cellules végétales sous l'effet d'enzymes du parasite.
Mécanismes de défense
Les différents mécanismes de résistance mis en place peuvent être classés en deux catégories : (1) caractéristiques structurales agissant comme barrière physique à la progression du pathogène et (2) production de substances toxiques pour celui-ci.
Modification des parois par des appositions de callose, de polyphénols, de protéines, de matières pectiques, de suber, de silice, de calcium et/ou de lignine.
Production de phytoalexines. Le terme phytoalexine a été défini pour désigner des « molécules dont la synthèse est induite chez les végétaux en réponse à différents facteurs de stress et qui possèdent un pouvoir inhibiteur à l'égard d'un large éventail de microorganismes ». Leur structure chimique est variable (selon la position taxonomique de la plante) et la relation d'incompatibilité entre l'hôte et le pathogène est généralement associée à une synthèse rapide de ces phytoalexines.
Protéines associées à la résistance. Suite à l'infection par différents pathogènes, on observe une accumulation de nouvelles protéines solubles, très résistantes, appelées protéines PR (Pathogenesis-Related). Ces protéines sont supposées interagir directement avec des composés structuraux ou des enzymes intervenant dans le pouvoir pathogène de l'agresseur. Les deux principales familles étudiées sont la -1,3-glucanase et la chitinase, ayant comme substrat les constituants majeurs des parois fongiques. On peut aussi trouver des inhibiteurs d'endo-polygalacturonases et des protéines antivirales.
Réaction d'hypersensibilité. Il s'agit d'une réaction nécrotique se manifestant précocement lors de l'infection par des agents pathogènes. Très souvent, cette résistance n'est pas confinée au voisinage immédiat de la nécrose et s'étend aux autres parties de la plante (suggérant la production d'un signal), on parle alors de résistance systémique acquise (SAR).
Signalisation
Lors du contact entre le récepteur de la plante-hôte et l'éliciteur, on observe le déclenchement de la production d'oxygène actif (H2O2, O2-, OH-), cette étape est appelée « choc respiratoire ». Cette synthèse provoque une peroxydation des lipides membranaires entraînant des flux transitoires d'électrolytes (influx de Ca2+ et K+) aboutissant à la mise en place des mécanismes de défense. Des messagers secondaires (H2O2, acide salicilique, méthyljasmonate, éthylène,...) interviennent dans la mise en place des réactions de défense aboutissant à la réaction hypersensible et/ou la synthèse de molécules de défense dans les cellules voisines.
Source: https://www.memoireonline.com/02/08/908/m_mesure-efficacite-extraits-algues-vigne-activite-photosynthetique-analyses-chimiques2.html
Depuis longtemps, les algues sont utilisées dans les régions côtières comme fertilisants pour les sols. Leur utilisation est déjà mentionnée au XVI° siècle dans les fermes écossaises proches des côtes, et un peu plus tard en France (Bretagne) où cet amendement prendra le nom de goémon.
Initialement employées entières, sous forme d'amendement organique, les algues sont actuellement de plus en plus utilisées sous forme d'extraits liquides. Les premières pulvérisations foliaires d'extraits d'algues sur les plantes ont eu lieu en 1950, époque où le concept de nutrition des plantes était encore fondé sur le principe que les racines étaient les organes d'absorption des éléments minéraux du sol et les feuilles ceux de l'assimilation carbonée. Bien que la nutrition foliaire soit déjà utilisée à cette époque pour corriger les carences en oligoéléments, elle ne s'est développée dans le cadre de la fertilisation générale des plantes que vers les années 1960, favorisant la vente d'extraits d'algues. Depuis cette époque, de nombreux essais ont été entrepris pour montrer l'efficacité de ces produits. Toutefois, beaucoup d'articles ont été écrits dans un intérêt plus commercial que scientifique, et doivent donc être considérés avec prudence. Divers effets phytoactifs de ces extraits d'algues marines ont cependant pu être mis en évidence malgré des résultats parfois irréguliers. Une synthèse bibliographique des effets observés suite à l'application de ces extraits sur les plantes cultivées a été réalisée par Jolivet et al. (1991). De nombreux effets bénéfiques y sont rapportés, tel l'amélioration du taux de germination, l'augmentation des rendements, l'augmentation de la résistance au froid, à certaines maladies, l'intensification de l'absorption des éléments minéraux du sol ou encore la durée de conservation des fruits.
A l'heure actuelle, les mécanismes d'action de ces extraits ne sont pas connus de façon satisfaisante. Quels que soient leur origine, ou leur mode de préparation, ces extraits sont très complexes et renferment de nombreux éléments minéraux et constituants organiques. Aujourd'hui, on s'accorde à dire que les algues marines contiennent quatre types de composants particulièrement intéressants : (1) colloïdes, (2) acides aminés et éléments minéraux, (3) sucres et (4) phytohormones (New AG International, mars 2004).
Une des caractéristiques des algues (à de rares exceptions près) est d'avoir une matrice polysaccharidique enserrant les cellules des thalles ( Bruneton, 1993). Les algues renferment également des polysaccharides de réserve (e.g. laminarine). Ces colloïdes sont principalement destinés à l'industrie agro-alimentaire pour leurs propriétés épaississantes et gélifiantes (acide alginique, agar-agar, alginates, carraghénanes,...). L'acide alginique possède des propriétés chélatantes.
Le deuxième type de composants, les éléments minéraux et acides aminés, revêt une importance pour la nutrition humaine et la nutrition des plantes (dans le cas d'amendements organiques). En effet, la richesse de ces organismes en oligo-éléments et en vitamines suscite un intérêt grandissant dans les pays occidentaux ( Bruneton, 1993). Les bétaïnes, dérivées d'acides aminés, sont des molécules osmo-compatibles dont on a montré les effets bénéfiques lors de leur application sur les plantes pour l'adaptation au stress thermique, hydrique et salin ( McNeil et al., 1999 ; Mäkelä et al., 1999 ; Xing et Rajashekar, 2001).
Les sucres simples dominants sont fréquemment des polyols : D-mannitol et le D-sorbitol. Il s'agit souvent de composés osmo-compatibles pour les cellules, résultant d'une adaptation au milieu salin. Le mannitol a également des propriétés chélatantes exploitables pour la nutrition minérale des plantes.
Plusieurs phytohormones ont été identifiées dans des produits obtenus au départ d'algues marines. Ainsi, on trouve la présence d'auxines et cytokynines dans la plupart des extraits. La présence de gibbérellines a aussi été constatée dans les produits frais, mais leur activité chute drastiquement jusqu'à des niveaux négligeables suite au conditionnement. L'acide abscissique a également été identifié dans ces produits.
Bien que le mode d'action des extraits d'algues ne soit pas entièrement élucidé, les effets observés suite à l'application de ces produits proviendraient essentiellement des phytohormones et des polysaccharides. Les phytohormones présentes en faibles quantités (principalement cytokinines) agiraient au niveau du développement des organes, tandis que les polysaccharides seraient impliqués dans la stimulation des réactions de défenses naturelles des plantes (éliciteurs). La présence de mannitol et d'acide alginique contribuerait également à l'absorption et la translocation des éléments minéraux grâce à leur propriété chélatante. Quant aux éléments minéraux présents dans les extraits d'algues, ils ne contribueraient que pour une portion insignifiante aux besoins de la plante traitée, vu la faible quantité de produit appliquée ( Jolivet et al., 1991).
Mercier et al. (2001) ont ainsi pu montrer que les carraghénanes (polysaccharides constitutifs des parois cellulaires de diverses algues rouges) avaient un effet identique à celui de l'éliciteur connu de Phytophtora parasitica var. nicotianae sur des plants de tabacs. La laminarine (-1,3- glucane) s'est avérée être un éliciteur chez le tabac et augmenter la protection des feuilles de tabac envers la bactérie pathogène E. carotovora ( Klarzynski et al., 2000). Aziz et al. (2003) ont également pu mettre en évidence la fonction élicitrice de ce polysaccharide de réserve chez la vigne et ont pu montrer l'induction de la protection envers des pathogènes (en particulier Botrytis cinerea et Plasmopara viticola). De par cette fonction élicitrice, les extraits d'algues pourraient devenir un allié important dans la protection des cultures, dans un contexte grandissant de préoccupation de l'environnement.
Les méthodes utilisées pour la préparation de ces extraits d'algues marines sont variées et font souvent l'objet de brevets. Elles ne sont donc décrites dans les publications que de manière sommaire et incomplète. Selon le procédé de fabrication (action de différentes températures, d'un milieu alcalin, de pressions variées) et l'espèce d'algue utilisée, le produit obtenu favorisera l'un ou l'autre des 4 composants principaux, tant en quantité qu'en qualité. En plus de cela, les extraits d'algues peuvent être commercialisés sous forme de mixtures avec des éléments minéraux, acides aminés et acides humiques. Mais ce n'est pas tout : un même produit pourra engendrer un effet différent selon la plante sur laquelle on effectue l'application et selon le stade de développement de la plante au moment de l'application.
Définition
Les éliciteurs sont des molécules responsables de l'induction de mécanismes de résistance de la plante vis-à-vis d'un pathogène. La recherche a mis en évidence de nombreuses molécules inductrices non spécifiques. Il s'agit d'éliciteurs abiotiques (UV, détergents, métaux lourds,...) et de molécules d'origine parasitaire (oligomères de chitine, chitosane, glucanes, glycoprotéines, protéines,...). Les éliciteurs peuvent également être libérés de la paroi des cellules végétales sous l'effet d'enzymes du parasite.
Mécanismes de défense
Les différents mécanismes de résistance mis en place peuvent être classés en deux catégories : (1) caractéristiques structurales agissant comme barrière physique à la progression du pathogène et (2) production de substances toxiques pour celui-ci.
Modification des parois par des appositions de callose, de polyphénols, de protéines, de matières pectiques, de suber, de silice, de calcium et/ou de lignine.
Production de phytoalexines. Le terme phytoalexine a été défini pour désigner des « molécules dont la synthèse est induite chez les végétaux en réponse à différents facteurs de stress et qui possèdent un pouvoir inhibiteur à l'égard d'un large éventail de microorganismes ». Leur structure chimique est variable (selon la position taxonomique de la plante) et la relation d'incompatibilité entre l'hôte et le pathogène est généralement associée à une synthèse rapide de ces phytoalexines.
Protéines associées à la résistance. Suite à l'infection par différents pathogènes, on observe une accumulation de nouvelles protéines solubles, très résistantes, appelées protéines PR (Pathogenesis-Related). Ces protéines sont supposées interagir directement avec des composés structuraux ou des enzymes intervenant dans le pouvoir pathogène de l'agresseur. Les deux principales familles étudiées sont la -1,3-glucanase et la chitinase, ayant comme substrat les constituants majeurs des parois fongiques. On peut aussi trouver des inhibiteurs d'endo-polygalacturonases et des protéines antivirales.
Réaction d'hypersensibilité. Il s'agit d'une réaction nécrotique se manifestant précocement lors de l'infection par des agents pathogènes. Très souvent, cette résistance n'est pas confinée au voisinage immédiat de la nécrose et s'étend aux autres parties de la plante (suggérant la production d'un signal), on parle alors de résistance systémique acquise (SAR).
Signalisation
Lors du contact entre le récepteur de la plante-hôte et l'éliciteur, on observe le déclenchement de la production d'oxygène actif (H2O2, O2-, OH-), cette étape est appelée « choc respiratoire ». Cette synthèse provoque une peroxydation des lipides membranaires entraînant des flux transitoires d'électrolytes (influx de Ca2+ et K+) aboutissant à la mise en place des mécanismes de défense. Des messagers secondaires (H2O2, acide salicilique, méthyljasmonate, éthylène,...) interviennent dans la mise en place des réactions de défense aboutissant à la réaction hypersensible et/ou la synthèse de molécules de défense dans les cellules voisines.
Source: https://www.memoireonline.com/02/08/908/m_mesure-efficacite-extraits-algues-vigne-activite-photosynthetique-analyses-chimiques2.html
Que contiennent les Algues
Tout ce dont vous avez besoin pour une culture organique se trouve en partie dans les algues
Elles contiennent des éléments à ne pas négliger, une multitude de nutriments et micronutriments essentiels à une bonne croissance des plantes.
Acides aminés essentiels et non essentiels
Alanine, proline, leucine, arginine, Valine, Tryptophan, méthionine, Phenylalanine,…
Un dérivé des acides aminés, la Bétaïne, interviendrait dans les réactions de protection au froid, au stress hydrique, elle améliore aussi la production de chlorophylle.
Acides gras
Acide stearic, palmitic, arachidic, linolenic, oleic,…
Enzymes
Acide Phospotase, ß-glucosidase, ß-galactosidase,…
Minéraux et Oligo-éléments
Azote (N)
Phosphore (P)
Potassium (K)
Bore, calcium, cuivre, germanium, fer, iode, magnésium, manganèse, molybdène, nickel, sélénium, souffre, zinc,…
Lipides
Chlorophylle,…
Vitamines
A, B, C, D, E, H, K
Acide folique,
Cyanocobalamin,
Riboflavine,…
Polymères
Laminarine, (Éliciteurs)
Acides alginique (propriétés chélatantes)
Les Polysaccharides sont des polymères (macromolécule)
De nombreux exopolysaccharides (métabolites excrétés par des microbes, champignons, vers, mucus du ver de terre) jouent un rôle majeur - à échelle moléculaire - dans la formation, qualité et conservation des sols, de l'humus, des agrégats formant les sols et de divers composés « argile-exopolysaccharide » et composites « organo-minéraux.
L'Aloé vera contient aussi des polysaccharides.
Phytohormones (hormones végétales)
Elles agiraient au niveau du développement des organes, et seraient impliquées dans la stimulation des réactions de défenses naturelles des plantes (éliciteurs, SDN stimulateurs des défenses naturels).
Les éliciteurs (stimulants naturels) sont des molécules qui protègent les plantes des pathogènes, ces éliciteurs agissent en créant une barrière naturelle contre les pathogènes et produisent une substance toxique pour ceux-ci, ces molécules peuvent aussi s’activer lorsque les parasites relâchent leurs enzymes. Lors du contact avec les plantes les éliciteurs vont produire de l’oxygène on nomme cette étape ”choc respiratoire”
Hormones de croissance
Cytokinines, gibbérelline,...
Comme dans l'eau de coco, les algues contiennent des Cytokinines Stimule la division cellulaire. Stimule la morphogenèse (initiation des pousses / formation des bourgeons) dans la culture tissulaire. Stimule la croissance des bourgeons latéraux - libération de dominance apicale. Stimule l'expansion des feuilles résultant de l'agrandissement cellulaire. Peut favoriser l'ouverture stomatique chez certaines espèces. Favorise la conversion des etioplastes en chloroplastes via la stimulation de la synthèse de la chlorophylle.
Elles contiennent même des lipides, des levures et des hydrates de carbone.
Les bienfaits des Algues
Activateurs biologiques, fournissent de l’énergie aux Bactéries Bénéfiques et Champignons (sucre, nourriture appréciée au même titre que la mélasse)
Riches en NPK
Fixent le carbone et l'azote biologiquement (cyanobactérie)
Boostent la croissance et la floraison
Renforcent et stimulent les défenses naturelles des plantes (éliciteurs, SDN)
Soutiennent l’apport en chlorophylle
Améliorent le gout et les rendements
Augmentent le débourrement des bourgeons
...
Vous pouvez les ajouter à vos substrats en amendement, en pulvérisation, arrosage, TCAA, EF, BAE,... Elles amélioreront aussi la qualité de vos eaux.
Quelques algues qui peuvent être utilisées en culture organique
Les valeurs NPK ne sont présentes qu’à titre indicatif.
Plus de valeur NPK c'est par ICI.
Spiruline
NPK: 0.0 / 0.9 / 1.6
Micro-algue unicellulaire bleue-verte (cyanobactérie)
cultivée en eau douce
La plus connue et surement la plus utilisée par les growers dans la culture organique.
Kombu (Laminaria digitata)
NPK: 2.2 / 0.35 / 3.5
Algues Brune, vert-olivâtre ou beige-olivâtre.
Récoltés en mer.
Extrêmement riche en potassium.
Laminarine (éliciteur) 14%
Acide Alginique
Manitol 13% riche en sucre parfait pour nourrir la vie microbienne.
konbu royal (Laminaria saccharina)
NPK: 2.2 / 0.35 / 5
Algues Brune, vert-olivâtre ou beige-olivâtre.
Récoltés en mer.
Extrêmement riche en potassium.
Soufre: 5%
Sodium: 3%
Laminarine (éliciteur) 16%
Acide Alginique 18%
Manitol 14% riche en sucre parfait pour nourrir la vie microbienne.
kelp (ascophillum nodosum)
NPK: 1.5 / 0.15 / 2.0
Algues brunes
Récoltée en mer,
Elle fait partie des plus utilisées dans la confection des gammes d’engrais synthétiques ou organiques sur le marché.
Chlorelle (Chlorella)
NPK: 0.6 / 0.4 / 0.2
Micro-algues unicellulaire vertes (photosynthétique)
Cultivée en eau douce.
Très chargée en chlorophylle et capable de former des associations symbiotiques (photo-symbiose) avec les plantes.
Himanthalia Elongata
NPK: 0 / 0.15 / 9
Algue brune récoltée en mer
Acide Alginique: 16%
Contient une haute quantité de potassium (K)
Wakamé
NPK: 0 / 0.4 / 4
Algue récoltées en pleine mer
Nori
NPK: 0 / 0.4 / 3
Algue rouge récoltées en mer
Riche en protéines et Vitamines
Klamath (Aphanizomenon flos-aquae, AFA)
NPK: ?
Micro-algue bleue-verte du lac Klamath, (cyanobactérie)
La plus riche en micro-nutriments, reste un produit très chère.
Agar agar
NPK: 0 / 0.05 / 3.5
Algue rouge récoltée en mer,
connue pour son pouvoir gélifiant.
C'est une grande source de nutriments pour les Micro-organismes bénéfiques,
vous pouvez en ajouter à vos inoculants microbiens (LAB, BAE, EM,…)
ou à votre substrat pour une prolifération accrue des bactéries et champignons.
Elle est aussi utilisée pour fabriquer les milieux gélosés contenant les nutriments nécessaires au développement du mycélium (culture de mycélium en milieu gélosé).
Goémon (Varech)
NPK: 2 / 0.35 / 6.5
Acide Alginique: 20%
Manitol: 7.5%
Algue rouge, brune ou verte récoltée en mer.
Souvent utilisée en agriculture, riche en hormone de croissance et en potassium (K).
Lithothamne et Maërl
NPK: 0.0 / 0.5-3.5 / 0.4-2
Ce sont deux produits différents venants de la même source, une algue rouge calcaire.
Controversée pour sa méthode de récolte (le maërl, destruction des fonds marins) et son utilisation excessive (renouvellement dans la nature très faible contrairement à toutes les autres algues) dans toutes les chaines de notre industrie (alimentation, produit d’hygiène, agriculture,…) Elle nous a quand même sauvés lors d’épidémies de fièvre aphteuse dans les années 50 (bovins) (L. Daniel vétérinaire).
En agriculture, on l’utilise dans de multiples applications, mauvaise odeur, apport de calcium/magnésium extrêmement élevé, baisse de l’acidité des sols, contre certains ravageurs (Thrips). Vous pouvez le remplacer par du carbonate de calcium qui en aura à peu près les mêmes taux/propriétés.
Vous pouvez récolter des algues fraiches en hiver,
Les plus fines (vertes, rouges) peuvent être déposées sur la surface du sol (hiver) et mélangées à la terre en surface (décomposition rapide).
Les plus épaisses (brunes) auront un temps de décomposition très long (préférez des produits tout prêt déjà décomposé ou alors ajoutez-le à votre compost (6 mois min).
Une possibilité les transformer et les multiplier par vous meme (recette a venir)
Attention toutes les algues ne sont surement pas utilisables, avec des procédés de fabrication/préparation particuliers. Renseignez-vous bien avant transformation ou utilisation.
Déjà prêtes en poudre, la Spiruline, le Kelp, la Chlorelle sont les plus administrées en culture organique.
Attention le rapport qualité-prix et les taux NPK des différentes algues varient en fonction des récoltes, des revendeurs, du pays de provenance,…
Renseignez-vous bien avant d’acheter.
La plupart des algues (certifiées Ecocert) que vous trouverez sur les E-COMMERCES couteront en moyenne 25/35€ pour 500 gr.
Des mélanges tout prêt de différentes algues sont aussi disponibles. En général ces mélanges sont plutôt efficaces et peuvent contenir de 2 à 5 algues différentes, de quoi diversifier les différentes sources d'apports.
Astuce:
Faite vos propres mélanges avec différentes algues.
Un peu plus chère au départ mais en fin de compte la préparation dure plus longtemps,
Et vous savez ce que vous y incorporez,
Résultat:
Un produit fini de qualité contrôlée.
Le formidable pouvoir de duplication de certaines algues.
En ajout à l’eau d’arrosage au préalable (12h), certaines algues (Spiruline, Klamath, …), se multiplieront (mitose) et augmenteront leurs capacités (BEV).
Quelles que soient leurs utilisations (amendements, arrosages, pulvérisations, Extraits Fermentés ou Aérés, TCAA…), les algues sont bénéfiques et peuvent être utilisées pour tous les cycles de culture.
Et vous, de quelle façon utilisez-vous les algues ?
Partagez vos connaissances, articles, photos, découvertes,... sur le sujet !
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