Salut,
bon sujet, bien traité et concis : merci pour ça.
Cela permettra (peut-être) aux débutants de comprendre un peu mieux les différences entre ces types de variétés (encore faut-il qu'ils le lisent...

)
Je me permet juste une petite remarque concernant ce passage :
Mais le cannabis est ainsi fait, il possède un génome sexuel complexe, ce n'est pas une simple paire de chromosomes qui définissent le sexe de la plante.De plus, à la base, c'est un phénomène naturel qu'une plante puisse changer de sexe à volonté.
Autant je suis d'accord sur le fait que la sexualité du cannabis est complexe et que de nombreux paramètres entrent en jeu dans la détermination du sexe, autant le passage sur le "changement de sexe à volonté" me dérange un peu...
C'est vrai que selon que la plante est dioïque ou monoïque, diploïde ou tetraploïde, le caractère sexuel exprimé pourra évoluer -voire "changer" -pendant la vie de la plante.
Après, dire que cela dépend d'une "volonté" de la plante me semble plutôt ambigu...
Comme pour tout trait de caractère, le phénotype correspond à l'expression du génotype en fonction de l'influence de l'environnement.
Si une plante présente des traits "hermaphrodites" (que ce soit l'hermaphrodisme "vrai" = les 2 sexes dans une même fleur, ou au contraire la présence de fleurs des 2 sexes différenciés sur une même plante); c'est que ce trait de caractère est génétiquement codé depuis la fécondation.
Après, il y a différents "degrés" d'hermaphrodisme et une plante peut très bien posséder ce caractère dans ses gènes sans jamais l'exprimer ; tout comme un humain peut avoir une prédisposition génétique à une maladie sans jamais la déclarer.
Dans le cas de dioécie stricte (sexe "pur"), la plante ne "changera" pas de sexe et ce, quelles que soient les variables de culture (environnement, nutrition, climat, ...).
En clair : on pourra infliger les pires traitements à une femelle (ou un mâle) "pur", rien ne la fera changer de sexe ou exhiber des organes sexuels opposés.
C'est d'ailleurs la base de la sélection dans le cannabis : stresser les parents à outrance (excès de PK, changement de photopériode, stress hydrique, ...) pour savoir quels candidats expriment ces traits délétères et lesquels sont strictement dioïques, donc "sexuellement stables".
Les chose se compliquent effectivement si la plante est monoïque et/ou tetraploïde car il suffit qu'un petit "Y" se promène dans le génotype pour qu'il puisse s'exprimer à un moment ou à un autre.
Le caractère sexuel pourra évoluer au cours du développement de la plante mais ce n'est pas parce que la plante aura "muté", mais bien parce que ce trait de caractère était déjà présent quelque part dans le génotype et qu'un facteur environnemental aura permis à ce caractère de s'exprimer.
La seule façon de faire changer de sexe à une plante strictement dioïque sera de lui infliger un énorme stress hormonal, en utilisant par exemple du STS (thiosulfate d'argent) [Edit : qui va conduire à une mutation génétique], chose qui me semble pas reproductible à l'état naturel.
Qu'en penses-tu, Freeman ?
Encore merci pour le partage, en tout cas
cordialement.