V
Vyking
Guest
Aménagements de la photopériode
Comme vous le savez, la photopériode est un élément clé dans le processus de vie de la plante, la floraison elle-même est induite par un changement du cycle nycthéméral (alternance du jour et de la nuit). Ainsi, en manipulant la photopériode de différentes façons, il est possible d'influer significativement sur le métabolisme de la plante.
Les 36 heures de nuit lors du passage en flo
Ils accélèrent la déclaration des sexes, mais le stretch s'en trouve affaiblit.
Nombreux sont les débutants qui y attachent une grande importance, néanmoins c'est vraiment loin d'être capital...
De plus, cette méthode est totalement inutile lorsque :
1) les plants ont atteint la maturité sexuelle qui intervient en croissance (photopériode 18/6) au bout d'un temps variable selon la variété (de 3 à 8semaines).
2) on part de boutures dont le pied-mère d'origine a atteint la maturité sexuelle, et dont on connaît alors le sexe.
Un compromis intéressant est le "forçage" (si bien entendu là aussi les deux conditions cités précédemment ne sont pas remplies). Le forçage permet d'accélérer la déclaration des sexes, mais contrairement aux 36h d'obscurité, il n'affaiblit pas le stretch. Bref, ce que l'on appelle forçage ce sont des cycles d' 11/13, que l'on fera ici durant la première semaine de flo, à la place du 12/12 habituel.
Le flashing
Il s'agit d'effectuer une reprise de croissance à la plante, aux alentours du 22ème jour de flo jusqu'au 30ème environ, en lui donnant 36 heures de lumière non-stop au lieu des 12h initialement prévues. Le moment opportun se situant vers la fin de la période de stretch, et est donc variable selon les variétés.
Exemple : cycle 12/12 >> on l'interrompt le jour J avec 36h de lumière non-stop >> puis retour au cycle 12/12.
Le but étant de modifier la balance hormonale. Par conséquent, le stretch se verra accéléré, les buds s'en trouvent allongés. Bref, une production accrue, mais une durée de flo également plus importante...
Par ailleurs, il est aussi possible en fonction de l'état de la plante de la préparer au flashing en lui administrant quelques jours auparavant de l'engrais de croissance (ou augmenter les doses), et/ou faire un apport spécifique en azote.
Du fait d'une plus longue période de floraison, le flashing ne doit pas se pratiquer si :
1) on n'a pas le matériel nécessaire pour bien exploiter cette technique. La réelle pénétration lumineuse des lampes, et la taille du placos, sont des facteurs limitant.
2) on dispose de plantes de type sativas, réputée pour leur hauteur naturelle, avec une flo suffisamment longue. Car, une fois encore, nous sommes limités par le matériel.
3) l'espace utilisé est en perpetual harvest. Car si l'on fait des sessions en permanence, le flashing allongeant la flo, on en fais donc moins. Ainsi, le gain de productivité gagné à chaque fois est inférieur à une voire deux récoltes supplémentaires que l'on peut effectuer durant une année si l'on ne pratique pas le flashing.
Enfin, nous pouvons noter que le flashing est également déconseillé avec les variétés dites féminisées, étant alors atteintes de monoecie, et susceptibles de se déclarer herma lors de traumatisme tel des changements de photopériode...
Pour conclure, dans toutes les autres situations, et plus particulièrement si vous possédez des variétés à tendance indica (donc relativement basses et trapues, et avec une flo courte), un éclairage adapté et que vous avez le temps de poursuivre la culture en cours, le flashing est tout à fait intéressant.
Et juste avant la récolte
Ici, la technique consiste à laisser la plante durant une semaine (minimum) à deux semaines (maximum), je préconise une dizaine de jours, dans le noir. Idéalement, cela doit être accompagnée d'une baisse de température. (Il est également possible de procéder au rinçage durant cette période.)
Ceci aura pour effet d'augmenter le nombre de trichomes, et d'accroître la production de résine.
Enfin, cela permet d'entamer la dégradation de la chlorophylle, et de la transformer en sucres. Cet effet est amplifié par une période de sécheresse (au niveau de l'air, voire également de l'eau), de quelques jours, en toute fin de flo.
A noter : durant ce laps temps, la plante continue tout de même de mûrir.
Voici un exemple concret :
la flo est à J +60, et vous estimez que les buds seront prêtes dans une à deux semaines. Vous avez donc ce laps de temps pour effectuer le rinçage (qui devrait même avoir débuté depuis au moins 72 heures pour une meilleure efficacité), ainsi que mettre en application cette technique de période de noir en fin de flo.
Cette période de noir commencera quand les trichomes seront tous laiteux et 20% ambrés, ce qui donnera approximativement 50/50 en fin de cycle.
1) à J +55 vous avez commencé la phase de rinçage,
2) à partir J +60, et jusqu'à la récolte, vous laissez les plantes dans l'obscurité (*)
3) A partir de J +68 vous cessez d'arroser,
4) A J +70 vous récoltez !
(*) Vous devez sans doute vous demander si durant cette période de noir l'obscurité doit être totale...
Alors en bref, une fois que le processus est amorcé : priver la plante de photosynthèse afin qu'elle modifie son métabolisme, et que la plante induise la translocation des sucres ainsi que la néosynthétisation des ressources ré-allouées (dans le cadre de son instinct de survie), ce qui prend environ six jours, ce ne sont pas les cinq minutes de lumières quotidienne qui vont faire quoi que ce soit.
Pour conclure, par précaution durant la première moitié de cette période de nuit l'obscurité sera totale ; puis une fois ce stade passé le travail de translocation s'effectuera, et ne sera nullement perturbé par quelques minutes de lumières journalières.
Cordialement
Vyking
Comme vous le savez, la photopériode est un élément clé dans le processus de vie de la plante, la floraison elle-même est induite par un changement du cycle nycthéméral (alternance du jour et de la nuit). Ainsi, en manipulant la photopériode de différentes façons, il est possible d'influer significativement sur le métabolisme de la plante.
Les 36 heures de nuit lors du passage en flo
Ils accélèrent la déclaration des sexes, mais le stretch s'en trouve affaiblit.
Nombreux sont les débutants qui y attachent une grande importance, néanmoins c'est vraiment loin d'être capital...
De plus, cette méthode est totalement inutile lorsque :
1) les plants ont atteint la maturité sexuelle qui intervient en croissance (photopériode 18/6) au bout d'un temps variable selon la variété (de 3 à 8semaines).
2) on part de boutures dont le pied-mère d'origine a atteint la maturité sexuelle, et dont on connaît alors le sexe.
Un compromis intéressant est le "forçage" (si bien entendu là aussi les deux conditions cités précédemment ne sont pas remplies). Le forçage permet d'accélérer la déclaration des sexes, mais contrairement aux 36h d'obscurité, il n'affaiblit pas le stretch. Bref, ce que l'on appelle forçage ce sont des cycles d' 11/13, que l'on fera ici durant la première semaine de flo, à la place du 12/12 habituel.
Le flashing
Il s'agit d'effectuer une reprise de croissance à la plante, aux alentours du 22ème jour de flo jusqu'au 30ème environ, en lui donnant 36 heures de lumière non-stop au lieu des 12h initialement prévues. Le moment opportun se situant vers la fin de la période de stretch, et est donc variable selon les variétés.
Exemple : cycle 12/12 >> on l'interrompt le jour J avec 36h de lumière non-stop >> puis retour au cycle 12/12.
Le but étant de modifier la balance hormonale. Par conséquent, le stretch se verra accéléré, les buds s'en trouvent allongés. Bref, une production accrue, mais une durée de flo également plus importante...
Par ailleurs, il est aussi possible en fonction de l'état de la plante de la préparer au flashing en lui administrant quelques jours auparavant de l'engrais de croissance (ou augmenter les doses), et/ou faire un apport spécifique en azote.
Du fait d'une plus longue période de floraison, le flashing ne doit pas se pratiquer si :
1) on n'a pas le matériel nécessaire pour bien exploiter cette technique. La réelle pénétration lumineuse des lampes, et la taille du placos, sont des facteurs limitant.
2) on dispose de plantes de type sativas, réputée pour leur hauteur naturelle, avec une flo suffisamment longue. Car, une fois encore, nous sommes limités par le matériel.
3) l'espace utilisé est en perpetual harvest. Car si l'on fait des sessions en permanence, le flashing allongeant la flo, on en fais donc moins. Ainsi, le gain de productivité gagné à chaque fois est inférieur à une voire deux récoltes supplémentaires que l'on peut effectuer durant une année si l'on ne pratique pas le flashing.
Enfin, nous pouvons noter que le flashing est également déconseillé avec les variétés dites féminisées, étant alors atteintes de monoecie, et susceptibles de se déclarer herma lors de traumatisme tel des changements de photopériode...
Pour conclure, dans toutes les autres situations, et plus particulièrement si vous possédez des variétés à tendance indica (donc relativement basses et trapues, et avec une flo courte), un éclairage adapté et que vous avez le temps de poursuivre la culture en cours, le flashing est tout à fait intéressant.
Et juste avant la récolte
Ici, la technique consiste à laisser la plante durant une semaine (minimum) à deux semaines (maximum), je préconise une dizaine de jours, dans le noir. Idéalement, cela doit être accompagnée d'une baisse de température. (Il est également possible de procéder au rinçage durant cette période.)
Ceci aura pour effet d'augmenter le nombre de trichomes, et d'accroître la production de résine.
Enfin, cela permet d'entamer la dégradation de la chlorophylle, et de la transformer en sucres. Cet effet est amplifié par une période de sécheresse (au niveau de l'air, voire également de l'eau), de quelques jours, en toute fin de flo.
A noter : durant ce laps temps, la plante continue tout de même de mûrir.
Voici un exemple concret :
la flo est à J +60, et vous estimez que les buds seront prêtes dans une à deux semaines. Vous avez donc ce laps de temps pour effectuer le rinçage (qui devrait même avoir débuté depuis au moins 72 heures pour une meilleure efficacité), ainsi que mettre en application cette technique de période de noir en fin de flo.
Cette période de noir commencera quand les trichomes seront tous laiteux et 20% ambrés, ce qui donnera approximativement 50/50 en fin de cycle.
1) à J +55 vous avez commencé la phase de rinçage,
2) à partir J +60, et jusqu'à la récolte, vous laissez les plantes dans l'obscurité (*)
3) A partir de J +68 vous cessez d'arroser,
4) A J +70 vous récoltez !
(*) Vous devez sans doute vous demander si durant cette période de noir l'obscurité doit être totale...
Alors en bref, une fois que le processus est amorcé : priver la plante de photosynthèse afin qu'elle modifie son métabolisme, et que la plante induise la translocation des sucres ainsi que la néosynthétisation des ressources ré-allouées (dans le cadre de son instinct de survie), ce qui prend environ six jours, ce ne sont pas les cinq minutes de lumières quotidienne qui vont faire quoi que ce soit.
Pour conclure, par précaution durant la première moitié de cette période de nuit l'obscurité sera totale ; puis une fois ce stade passé le travail de translocation s'effectuera, et ne sera nullement perturbé par quelques minutes de lumières journalières.
Cordialement
Vyking