Ce que nous avons retenu...

Marche Mondiale du Cannabis : Horaires & Lieux de RDV
Par Invité,

Le CAHO de la MMC2007 Paris-Bastille appelle à fêter la légalisation imminente du cannabis en France, à Paris comme dans un maximum de villes de France et du monde entier, dans la sérénité et la bonne humeur le samedi 5 mai 2007 à :
 
Paris : 17h, à la Bastille
Lyon : 15h, esp. Grande Côte (Croix-Rousse)
Chalon sur Saône : 15h, parc Georges Nouelle (théatre de Vert)
Nancy : 14h, Place Maginot
Strasbourg : 14h, place Kleber
 
https://www.mmcparis.info/ - https://worldwidemarijuanamarch.org/

Par la volonté souveraine des citoyens, consommateurs récréatifs ou thérapeutiques, proches de consommateurs, auto-producteurs, professionnels de la santé, justice, éducation etc., cultivateurs, transformateurs, simples démocrates respectueux des libertés individuelles, soucieux de la santé publique, et de lutter contre le crime organisé, la prolifération des trafics et la corruption, nous décréterons à la Bastille : la dépénalisation du cannabis lors de la MMC de Paris 2007, où l'usage de cette plante et le débat sur sa légalisation ne seront plus injustement persécutés !
 
Dans le cadre de cette célébration, le CAHO-MMC2007 Paris-Bastille prépare
des actions complémentaires de sensibilisation des politiques et des électeurs, notamment grâce au film (version longue) de Christine Carrière produit par Arte, "Drogues et cerveau : Cannabis, un défi pour la science".
 
Les actions de la MMC2007Paris-Bastille se feront avec les moyens du bord, les copains d'abord, dans un esprit de décroissance des emmerdements inutiles. Nous ne sommes que de simples citoyens mobilisés pour le bon sens.
 
Et rappelez-vous, comme d'habitude, le mot d'ordre de la MMC-Paris sera : "Pépère-Mémère !"
 
https://www.globalmarijuanamarch.org
 

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Pannagh : restitution de la marijuana saisie
Par Invité,
Mercredi matin (25 avril) - L'Association Pannagh a tenu hier une conférence de presse pour évaluer la décision historique de restituer la marijuana saisie en 2005, ratifiée dans un décret par le Tribunal Provincial de Bizkaia, montrer le matériel récupéré et informer sur la convocation de la Marche Mondiale de la Marijuana à Bilbao ainsi que sur la campagne pour réformer la Loi de Sécurité des citoyens.
Décision sans précédent :
 
La marijuana saisie le 3 octobre 2005 a été finalement récupérée le lundi 23 avril, quand des membres de Pannagh l'ont reprise dans les locaux de la Cour d'Instruction nº 3 de Durango.
 
La décision de la cour a été remise en cause dans deux occasions par le ministère public et a été finalement ratifiée par un décret en date du 6 février 2007 par la Section 6ª de l'Audition Provinciale de Bizkaia, cette dernière qui a décidé l'année passée de classer le dossier et le non-lieu pour les membres de Pannagh.
 
Deux arguments sont posés pour rejeter le recours du Ministère de la Justice.
D'une part, la contradiction selon laquelle le ministère public lui-même a répondu qu' "il ne voyait pas d'empêchement" à la restitution des objets saisis pendant la détention, y compris les plantes, pour changer d'avis ensuite et demander un recours quand l'ordre a été donné de procéder au remboursement effectif.
 
Et, d'autre part, la non-application d'une résolution administrative qui ordonne la destruction de la plante, prévue en principe dans la Loi 17/1967 sur les Stupéfiants, une norme peu claire et qui n'a presque pas été appliquée durant 40 années. De sorte que l'indétermination légale existante dans ce domaine, atteint dans beaucoup d'occasions les intérêts des consommateurs, ait servi dans ce cas à la récupération de la marijuana saisie.
 
La marijuana récupérée se trouve en grande partie en très mauvais état de conservation, avec des moisissures et un mauvais parfum étant donné son mauvais séchage et stockage dans des conditions inadéquates.
En outre, est présente une grande proportion de feuilles et de petites branches, matériel contenant à peine des principes actifs et qui, par conséquent, ne peut pas être à proprement appelé marijuana.
De sorte que le chiffre de 17.4 kilos qui figure dans le rapport d'expert mené à bien par l'Unité de Santé Extérieure de la Sous-délégation du Gouvernement en Bizkaia doit être mise en toile de fond du jugement.
 
Ainsi, Pannagh veut montrer sa satisfaction pour cette décision de justice, dont nous ne connaissons aucun précédent, puisqu'il ouvre une nouvelle porte au moment où l'on parle de limiter les dommages que les interventions policières provoquent en privant ceux et celles qui souffrent de leur propre récolte, et ainsi les obliger à recourir au marché noir, ce qui entraîne généralement une mauvaise qualité du produit et un prix important.
 
D'autre part, nous comprenons que, en restituant les plantes, les tribunaux reconnaissent implicitement qu'après avoir été cultivées dans le cadre de la loi et à des fins légitimes, il s'agit d'une propriété aussi légitime et les membres de Pannagh ne peuvent pas être privés de cette dernière.
 
Depuis Pannagh nous considérons cette décision historique comme une acceptation de notre modèle de "Club Social du Cannabis", basé sur le rapport juridique élaboré par Juan Muñoz et Susana Bosquet, de la faculté de droit de l'Université de Malaga, sur la base de la jurisprudence du Tribunal Suprême :
Production dans un lieu privé pour un circuit fermé, seulement destinée à des personnes majeures et utilisatrices habituelles de cannabis ou avec des nécessités médicinales, sans esprit de profit, et dans la protection dans des secteurs plus vulnérables (mineurs et handicapés).
 
Par ailleurs, dans notre défense , on a signalé d'autres caractéristiques importantes :
Être inscrit comme association sans but lucratif, démontrer de l'activité et avoir la quantité annuelle limitée que peut acquérir chaque partenaire, de sorte que la production ne puisse alimenter le marché noir n L'association Pannagh, avec d'autres associations semblables apparues durant les dernières années, continueront cet été avec ses cultures collectives.
 
En ce sens il convient de souligner que, seulement dans la CAPV, il existe à l'heure actuelle non moins de neuf associations semblables en fonctionnement ou en constitution, concrètement à Bilbao, Portugalete, Ortuella, Bergara, Donostia (3) et Gasteiz (2).
 
Merci à bob., membre d'ENCOD, pour m'avoir transmis l'article, ainsi que pour s'être chargé de la traduction
 
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Les Hyènes françaises : un débat sur le cannabis totalement surréaliste
Par Invité,
Dans cette vidéo diffusée sur France 2 en 2005, un faux animateur pose enfin les vrais questions sur le cannabis à trois débatteurs ignorant participer à une émission satirique. Le plateau est composé du sénateur UMP Bernard Plasait, auteur du rapport parlementaire « Drogue, l’autre cancer », Serge Lebigot, président de l’association France sans drogue et le psychanalyste Mario Sanchez, directeur adjoint de la clinique spécialisée en toxicomanie Montevideo.
 
Source : Chanvre-Info
Les deux croisés de la prohibition sont habilement poussés à bout par le faux journaliste. Leurs exagérations flagrantes sont régulièrement contrées par le spécialiste de la toxicomanie. Le sénateur Plasait reconnaît en fin de compte que la dépénalisation pourrait être une solution. Il aura fallu un acteur motivé contre la langue de bois pour en arriver à cette évidence. Que font les vrais journalistes ?
 

 
 
Quelques observations :
 
Bernard Plasait reconnaît que l’usage régulier de cannabis a triplé en dix ans mais il prétend que sa dépénalisation entraînerait encore une explosion de la consommation. L’exemple des pays voisins abolitionnistes prouve pourtant le contraire. Les Pays-Bas comptent moins de consommateurs de cannabis ou d’autres drogues que la France.
 
Pour éluder cette évidence statistique, Serge Lebigot prétend que le cannabis serait responsable d’une explosion de violence urbaine en Hollande, pays soi-disant le plus touché en Europe. Les Pays-Bas connaissent effectivement un accroissement de la violence mais la situation n’est absolument pas comparable avec la France. Je pense que l’émission a été enregistrée avant les émeutes. Il n’y a pas de voitures ou de poubelles incendiées dans la banlieue d’Amsterdam. Les violences et les incivilités n’ont pas décuplé depuis 1990 comme en France. A noter que les amis du sénateur UMP Plasait ont occupé le pouvoir pendant 10 ans sur 17.
 
Malgré une approche sociale bien plus libérale que la notre, les Pays-Bas sont classés 9ème au classement WEF de la compétitivité des puissances mondiales quand la France patauge à la 18ème place. La Hollande connaît bien une montée du hooliganisme et des émeutes raciales comme la France. Mais on ne peut pas comparer les relations sociales hollandaises, certes plus tendues qu’à une époque mais encore assez cordiales, avec la haine de la police et du système chez les jeunes français. Chercher la paille dans l’œil du voisin pour ne pas voir la poutre dans le sien, Serge Lebigot excelle dans cet exercice nauséabond.
 
La disponibilité du cannabis n’entraîne donc pas la décadence d’une société comme le pense Serge Lebigot, des témoins de son obédience devant la commission Plasait ou Nicolas Sarkozy qui ne manque jamais une occasion de calomnier la politique du cannabis en Hollande sur le mode catastrophiste. Par contre, une bonne partie des nuisances du tourisme « sociétal » est provoquée par des français en quête d’une réglementation plus pragmatique sur les drogues, la prostitution, le jeu, l’avortement, l’euthanasie...
 
Comme Mario Sanchez, je dénonce l’amalgame qu’il tente de faire entre l’usage du cannabis et la violence. Plus d’un tiers des jeunes sont des usagers réguliers ou non de cannabis, il y a donc forcément des usagers dans les auteurs de violences. Pourtant, malgré des accusations répétées depuis plus de 70 ans, aucune enquête sérieuse n’a pu établir un lien entre le cannabis et la violence. L’observation empirique de la grande majorité des usagers amène le faux journaliste des Hyènes à douter d’un lien de causalité.
 
C’est pourtant un épouvantail toujours agité violemment par la nébuleuse d’associations prohibitionnistes comme Parents contre la drogue, une autre casquette de Serge Lebigot, qui bombardent les élus comme Bernard Plasait de rapport et de notes hyper alarmistes. Ce dernier n’hésite pas dans le débat à comparer la consommation de cannabis avec le viol ou le crime pour justifier la prohibition. Toujours l’amalgame entre cannabis et déviance, ce thème est aussi régulièrement exploité par la presse populaire pour vendre du papier. Cette calomnie systématique pourrie le débat partout dans le monde. Elle est généralement tolérée par les journalistes et les animateurs, l’acteur lui ne s’en laisse pas compter. Il exaspère ainsi les deux prohibitionnistes, visiblement peu habitués à un journaliste aussi pugnace.
 
Ne pouvant plus se cacher derrière des arguments bidons, le sénateur admet que le cannabis est totalement disponible malgré l’interdit, ce n’est donc pas logique de penser comme lui qu’un changement de statut légal influera durablement sur la consommation. Il admet aussi que le dispositif de stage de prévention et d’amendes de la dernière loi Sarkozy n’est pas adapté aux ados et encore moins aux adultes intégrés. Il se sauve un peu avec la sensibilisation des petits enfants, dernier rempart du prohibitionniste harcelé pour finir par admettre la dépénalisation comme une solution. Une vraie révolution, je regrette que le sujet ne montre pas la tête de Lebigot à ce moment.
 
Le sénateur Plasait veut une politique unique, applicable pour toutes les substances, c’est une dissidence par rapport à Sarkoiznogood pour qui le vin et les antidépresseurs ne sont pas des drogues. C’est un appui à la ligne politique de la MIDLT période Maestraci pourtant honnie par Lebigot et ses amis. Ce sujet prouve qu’on peut facilement coincer les prohibitionnistes dans leur propre logique, sur leurs arguments. Il est très inquiétant pour la liberté de la presse et l’indépendance des médias que ce travail soit uniquement réalisé par les Hyènes de France ou d’Italie, par Djamel ou les Guignols, par Bruno Solo ou Ivan Le Bolloch. Les bouffons sont une interface indispensable entre le peuple et le pouvoir. L’élite doit en tenir compte.
 
Laurent Appel
 
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Les drogues les plus dangereuses sont-elles les moins légales (et inversement) ?
Par Invité,
Et si l'alcool était plus dangereux que les amphétamines ? Le tabac que le cannabis ? Lorsque Lionel Jospin déclare, lors de la campagne de 2002, qu'un pétard chez soi est moins dangereux que de l'alcool avant de prendre sa voiture, il enfonce une portière ouverte pour l'immense majorités des fumeurs.
 
Source : Drogues newsPourtant, l'affirmation fait alors débat et semble choquer l'opinion. C'est l'un des paradoxes de l'image que la plupart des gens se font des drogues : le statut légal ou non influe largement sur la perception de la dangerosité du produit.
 
C'est à cette distorsion que s'est attaqué un panel de chercheurs britanniques, qui a proposé le 24 mars dans The Lancet, une nouvelle classification des drogues (y compris légales) en fonction de leur dangerosité globale (voir tableau ci-dessous, les classes A, B et C correspondant au degré d'interdit).
 
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
 
Bien évidemment, à l'arrivée le statut légal ne correspond pas du tout à la dangerosité. Si l'héroïne arrive "en tête", tabac et alcool sont dans la première moitié en termes de dangers, le cannabis onzième et l'ecstasy 18e. Des résultats d'autant plus crédibles qu'ils sont en tous points semblables à ceux de l'équipe française du Pr Bernard Roques.
 
Dans son rapport sur La dangerosité des drogues publié en 1998, elle classait déjà l'alcool parmi les psychotropes les plus dangereux. Tout cela devrait fort logiquement amener à s'interroger sur le régime légal des psychotropes des deux côtés de la Manche.
En ce qui concerne la France, presque dix ans après le rapport Roques, rien n'a bougé.
 
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Sarkozy vs Difool sur le cannabis
Par Invité,
Extraits de l’émission matinale de l’animateur Difool sur Skyrock le 23 mars 2007 en podcast sur le site du quotidien Le Monde. Sarkozy ne veut pas fumer un joint envoyé par un auditeur comme calumet de la paix avec les quartiers.
 
Source : Chanvre-Info
https://podcast.blog.lemonde.fr/2007/03/23/un-joint-pour-sarkozy/
 
Si Sarkoiznogood a une autre ambition pour les jeunes des quartiers que de s’en sortir grâce au cannabis, on se demande pourquoi il a attendu pendant toutes ces années au gouvernement que la situation devienne ingérable pour l’exprimer et l’appliquer ? Il admet aussi implicitement que le cannabis est une des clefs de la politique dans les quartiers.
 
Le système et affairiste/policier qu’il veut imposer ne peut se passer d’un cannabis illégal. Il génère trop d’argent sale et de prime au mérite sans risque pour changer de politique. C’est aussi une garantie de fermeté envers une jeunesse qui fait peur à son électorat du troisième âge. « Que les vieux se défoncent au rouge et aux cachetons, oui ! Mais que les jeunes s’enferment dans leur chambre pour fumer du hakik en écoutant de la musique de sauvage, non ! » On croirait du Coluche des seventies, C’est du Sarko le démago, version 2007.
 
Comme le suggère Difool, si par un incroyable renversement de tendance, 80% des plus de 60 ans était favorable à une réforme, il est certain que Sarko, Ségo et le Bayrou allumeraient bien volontiers le calumet de la paix des quartiers, en précisant d’un air entendu qu’il faut apprécier avec modération ce produit culturel de notre terroir. Difool a raison de parler de discrimination entre les usagers de cannabis et de vin. Sarkozysnogood ose affirmer que le vin n’est pas une drogue pour flatter les piliers de bar et les syndicats viticoles. Le journal scientifique Lancet vient pourtant de publier une étude de 40 chercheurs qui confirment que l’alcool et le tabac sont des drogues plus dangereuses que le « nouveau cannabis », la Skunk qui soi-disant tue et rend maboul.
 
Deux poids, deux mesures. C’est toujours la même histoire pour les jeunes de banlieues, les premières victimes de la prohibition du cannabis. Ce n’est pas en citant Jaurès, Blum ou Luther King (qui doivent tous se retourner dans leurs tombes) que Napoléon IV va combler la fracture géographique et générationnelle. C’est en supprimant le maximum de discriminations, en donnant enfin de vrais droits, utiles dans la vie quotidienne, que l’on peut espérer faire respecter les devoirs. Le cannabis fait indiscutablement partie de ces discriminations insupportables. A ce jour, seul Olivier Besancenot paraît conscient de ce problème et prêt à y apporter des solutions pragmatiques. J’en prends note et je l’en félicite. Mais, avec tout le respect qu’il sait que je lui porte, la LCR comme unique supporter de la réforme du cannabis, c’est à désespérer de la politique. Si au moins il était le candidat unique de la gauche antilibérale...
 
J’espère que les Verts, Bové et pourquoi pas Buffet ou LO vont enfin saisir l’enjeu. Il faut leur diffuser le modèle du Cannabis Social Club par tous les canaux possibles. Il faut aussi relancer le PS et l’UDF sur ce terrain et ne pas se satisfaire du statu quo avec grand débat qu’ils nous concèdent. Une mesure comme le CSC proposée par un candidat ou une candidate (ou plusieurs)de partis de gouvernement aurait un impact déterminant pour motiver les jeunes et des moins jeunes à aller voter. Mesdames, Messieurs les candidats, proposez du concret à la France d’en bas ou elle ira bientôt danser la Carmagnole avec la LCR en fumant des gros oinjs.
 
Laurent Appel
 
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Nouvelle méthode d’évaluation pour la dangerosité des drogues
Par Invité,
Une nouvelle étude publiée aujourd’hui 23 mars dans « Le Lancet » propose que les drogues soient classées selon leur potentiel de nocivité plutôt que selon la classification pointue A, B et C du U.K Misuse of Drugs Act. (mesure britannique de l’abus de drogue).
 
Source : Chanvre-Info
Avec cette nouvelle mesure, l’alcool et le tabac se retrouvent dans la moitié supérieure de la classification. Ces drogues socialement admises ont été jugées plus nocives que le cannabis et substantiellement plus dangereuses que le 4-méthylthioamphétamine, le LSD et l’ecstasy faisant actuellement partie de la Class A du tableau de mesure des drogues.
 
Les drogues jugées dangereuses sont actuellement classées par produit, selon un système qui prétend se référer à la nocivité et aux risques engendrés. Cependant, ces indications ne sont ni précisées ni transparentes, ce qui réduit la confiance en leur légitimité, leur exactitude et mine les efforts de prévention.
 
Les Professeurs David Nutt de l’université de Bristol, Colin Blakemore, Chef du Medical Research Council and leurs collègues ont identifiés trois facteurs principaux qui déterminent ensemble la nocivité consécutif à l’abus potentiel de drogues.
 
1. la nocivité sur le corps de l’usager 2. la tendance du produit à induire une dépendance 3. les effets de l’usage du produit sur la famille, la communauté et la société
 
Dans chacune de ces catégories, ils ont identifiés trois composants menant à un schéma complet de 9 catégories de nocivité. Les équipes d’experts ont donnés des notes de 0 à 3 pour chaque catégorie de nocivité et pour 20 drogues différents. Tous les points de chaque drogues ont été ont été combinées pour produire une évaluation globale de la nocivité.
 
Afin de fournir des repères familiers pour la comparaison des drogues illicites, 5 drogues légales liées à de potentiels abus (alcool, khat, dissolvants, nitrites alkyliques et tabac,) auquel on a ajouté kétamine, ont été prises pour l’évaluation.
 
La méthode a démontré que les deux groupes séparés d’experts arrivaient à des résultats semblables quant au degré de nocivité des drogues.
 
Le professeur David Nutt, auteur principal de l’article a dit : « Les abus de drogues sont des problèmes de santé publique majeurs. Notre méthodologie offre un cadre et un processus systématique qui pourraient être employés par les organismes de normalisation nationaux et internationaux pour évaluer la nocivité de l’abus des drogues actuelles et futures. »
 
Le professeur Colin Blakemore ajoute : « la politique des drogues actuelle vise à réduire la nocivité pour les usagers individuel, leur famille et la société. Mais actuellement, il n’existe pas de méthode évidente, rationnelle et probante pour évaluer la nocivité des drogues. Nous avons essayé de développer une telle méthode. Nous espérons que les politiciens décideurs noteront le fait que le résultat du classement des drogues tel que nous l’avons établi, diffère substantiellement de la classification actuellement admise du « Misuse of Drugs Act » et que l’alcool et le tabac sont jugés plus dangereux que beaucoup de substances illégales.
 
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Weed au verre : Communiqué de Presse du Ministère de la Santé
Par Invité,
Après plusieurs mois de déni, de minimisation et de "c'est fumer du cannabis tout court qui est dangereux" (sic), les autorités Françaises se réveillent, et prennent enfin au sérieux les risques sanitaires qu'engendre une consommation d'herbe de cannabis coupée au microbilles de verre.
 
Cliquez ci pour visualiser le communiqué
 
On en parle sur le forum...
Dans la série il n’est jamais trop tard pour bien faire, les autorités sanitaires reconnaissent enfin que la consommation d'herbe coupée peut nuire gravement à la santé. Alors que le Circ tire, dans le désert, la sonnette d’alarme depuis maintenant des mois (lire le dossier du Circ Nord-Est), les autorités françaises prennent enfin le problème au sérieux après avoir été «informées de deux cas de pathologies respiratoires sérieuses possiblement liées à la consommation d’herbe de cannabis coupée avec des microbilles de verre». Un communiqué de presse conjoint du ministère de la Santé, de l’InVS et de l’Afssaps (rien que ça) recommande «aux personnes ayant consommé de l’herbe de cannabis et ressentant des symptômes inhabituels (sensation de brûlure de la bouche ou de la gorge, gêne respiratoire, voire crachats de sang) de consulter rapidement leur médecin traitant». Un numéro indigo permet même désormais de répondre aux questions du public: 0 820 03 33 33
 
En effet, apprend-on dans ce communiqué, «interrogée par la Direction générale de la santé, la Société de pneumologie de langue française indique qu’une consommation du produit pourrait provoquer des complications respiratoires sévères à court et probablement à long terme». Précision d’autant plus intéressante lorsqu’on a en mémoire un précédent communiqué de l’OFDT en date du 21 novembre 2006 qui signalait pour sa part que : «D'après les pneumologues interrogés par le réseau SINTES, ces particules, microbilles et quartz alpha, du fait de leur forme, de leur taille, de leur adhérence et de leur nature ne devraient probablement pas entraîner de risque immédiat lors de l’inhalation.» Pas de risque immédiat peut-être, mais un changement de ton assez frappant tout de même.
 
Détail intéressant d’ailleurs: ni la Mildt ni l’OFDT, qui géraient jusqu’à présent ce dossier, ne figurent plus sur le communiqué de presse. Peut-être la conséquence d’un certain retard à l’allumage: toutes les mesures annoncées ici la semaine dernière ont été prises en Grande-Bretagne il y a… deux mois. Comme le nuage de Tchernobyl s’était arrêté sur le Rhin, les microbilles se seraient-elles arrêtées sur la Manche?
 
Source : Drogues news
 
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Appel à témoins suite à l'accident mortel sur l'A50
Par Invité,
La news de ce dimanche est en aucun rapport liée avec le Cannabis…Juste pour diffuser l’appel à témoins pour retrouver le coupable, qui à couté la vie d’une personne chère à notre modératrice préféré en deuil…Suite à l’accident survenu dans la nuit de vendredi à samedi sur l’autoroute A50 dans la sens Marseille-Aubagne, les CRS lancent un appel à toute personne pouvant donner des renseignements sur la voiture qui a pris la fuite.
 
Elles sont invitées à les contacter au 04 31 96 37 00.
 
 
Le conducteur recherché serait à l’origine de l'accident qui a fait un mort et deux blessés grave et des deux suraccidents survenus après sa fuite.
 
L'histoire...
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Bulletin d'encod n°27, mars 2007
Par Invité,
Chers membres et souscripteurs d'ENCOD,
Par ce courrier je vous envoie le bulletin d'ENCOD de mars.
Le mois prochain, ENCOD sera présent dans la réunion annuelle de la Commission de Stupéfiants de l'ONU à Vienne (du 12 au 16 mars) et dans la foire Spannabis, du 23 au 25 mars à Barcelone (https://www.spannabis.com/).
Les partenaires d'ENCOD peuvent demander du matériel pour la campagne Liberté pour Cultiver, pour davantage d'information voir : www.encod.org/agens.htm
Nous avons aussi besoin de d'avantage de partenaires. Si vous connaissez quelqu'un susceptible d'être intéressé je vous remercie de bien vouloir lui envoyer ce bulletin.
Amitiés, Joep Oomen.
BULLETIN D'ENCOD SUR LA POLITIQUE DE DROGUES EN EUROPE NR. 27. MARS 2007
UNE ANNÉE DE PLUS
 
En mars de l'année prochaine, la Commission de Stupéfiants des Nations Unies (CND) doit présenter les résultats d'une stratégie qui veut éliminer ou réduire significativement l'offre et la demande de drogues illicites décidée pendant la Session Spéciale de l'Assemblée Générale de l'ONU (UNGASS) de 1998.
 
Nous avons suivi la situation dans la décennie passée et la seule chose que les gouvernements aient réussi à obtenir c'est une baisse significative de l'intérêt public porté à l'échec énorme des politiques officielles sur les drogues.
Il n'a pas été difficile pour les autorités de se moquer de beaucoup de gens (entre autres les moyens de communication officiels) pendant longtemps. Mais il est impossible de se moquer de tout le monde tout le temps.
En accord avec les Conventions de l'ONU de 1961 et 1988, le monde devrait déjà avoir été libéré des drogues respectivement en 1986 et 2000.Comme c'était le cas alors, les efforts pour combattre les drogues au niveau international n'auront été capables de produire aucun progrès significatif.
En 2008, l'explication officielle va être que "on n'a pas fait assez pour obtenir ce progrès".
 
Les délégués gouvernementaux et les bureaucrates de l'ONU applaudiront le consensus international derrière la prohibition des drogues, ils poseront la nouvelle échéance pour 2020 et prendront un pot. ENCOD a toujours maintenu que Vienne 2008 pourrait être l'occasion parfaite pour que les citoyens opposés à la guerre aux drogues réunissent leurs forces dans un effort pour changer le cours de l'histoire. Mais quelle probabilité a cette collaboration et de quoi avons nous besoin, un an avant ?
 
Quelques organisations seront intégrées dans l'initiative de Vienne ONG Committee, un groupe qui a des relations étroites avec le Bureau sur les Drogues et le Crime de l'ONU (ONUDC), pour organiser une série de consultations régionales afin de préparer de "2008". Les consultations seront financées par la Commission Européenne et le gouvernement du Royaume-Uni. Les organisations doivent souscrire le Plan d'Action de l'UNGASS de 1998, et doivent seulement "être orientés vers l'abstinence" ou "non être orientés vers l'abstinence" ou représenter les "jeunes", ou simplement être invité en temps que personne.. Autrement dit, l'ONUDC maintiendra un contrôle ferme afin de ne rien laisser passer de ces réunions qui pourrait défier le consensus.
 
D'autres organisations, comme l'International Drug Policy Consortium, un réseau global de 25 ONGs et des centres de recherche, concentrent leur analyse sur les gouvernements individuels à la fin de promouvoir une révision académique indépendante et rigoureuse du système de contrôle de drogues de l'ONU. Si avait lieu une telle révision, il est bien possible que ses conclusions pourraient servir à interroger la logique sur laquelle se basent les politiques actuelles sur les drogues. Toutefois, les gouvernements nationaux en Europe ne paraissent pas disposés à montrer la volonté politique pour tirer cette conclusion. Les diplomates ne sont pas réellement intéressés à remettre en cause les conventions internationales, qu'importe le sujet. Quelques personnes concluent qu'il vaudrait mieux ne prêter aucune attention à l'échéance de 2008. L'ignorer serait plus sain que de faire des efforts inutiles pour agir sur le processus. Qu'il vaudrait mieux concentrer nos énergies dans des actions locales comme les efforts pour changer la classification des substances dans la législation locale ou à faire croître l'acceptation par la population de l'idée de régulation des drogues. Les propositions concrètes pour améliorer la situation (comme le concept des Cannabis Social Clubs) peuvent rapidement être niées par les autorités avec l'argument que les obligations nationales et internationales ne les permettent pas. Mais ils peuvent être acceptées par l'opinion publique, et ainsi l'appui pour la réforme de la politique de drogues augmentera, comme un élément décisif dans le processus de transformation culturelle envers une société plus ouverte et tolérante.
 
Durant les 14 années de son existence, ENCOD a toujours essayé de promouvoir tant les actions locales, par l'échange et la communication entre les partenaires, que les activités de lobby international, par notre présence aux niveaux plus hauts que l'élaboration des politiques de drogues. Dans notre message, nous défendons le droit de cultiver toutes les plantes naturelles pour l'utilisation personnelle a des fins non- commerciales, comme le début d'une politique de drogues de tolérance zéro point un, celle qui pourrait s'étendre par des gouvernements locaux et/ou nationaux au cas où ils décideraient de le faire. Nous insistons aussi sur le fait que les politiques sur les drogues doivent promouvoir la santé et la sécurité pour toute personne et son environnement, c'est à dire le contraire de ce qu'on obtient avec la prohibition.
 
Ce message n'est pas nouveau. En réalité c'est une question de bon-sens. Le groupe de bureaucrates qui est encore disposé à représenter le "consensus" derrière les actuelles politiques de drogues, est chaque fois plus petit. Et la frustration des autorités locales qui doivent subir les conséquences est chaque fois plus grande. Ils doivent être invités au débat, tout comme plusieurs membres de parlements nationaux et du Parlement Européen qui pensent de manière semblable. Vienne 2008 est une occasion de poser le début d'une nouvelle politique de drogues par le biais de l'organisation dans toute l'Europe d'événements culturels locaux dans la bonne humeur, des événements informatifs avec la participation de politiques et d'experts, et à Vienne avec une foire des produits légaux et bénéfiques à base de plantes interdites ainsi qu'une grande manifestation devant le siège de l'ONU. Il n'y a pas de limites à ce que nous pourrions collectivement imaginer.
 
Les prochains mois seront cruciaux pour définir si et comment ENCOD peut jouer un rôle dans la préparation de la campagne pour Vienne 2008. Le secrétariat d'ENCOD concentre ses efforts pour assurer le financement du budget pour 2007 pour que l'organisation pour Vienne 2008 puisse commencer en juin. Nous comptons sur tous les actuels partenaires pour remplir leurs obligations et invitons tous les citoyens, organisations, magasins ou compagnies européennes qui souhaitent nous soutenir en devenant adhérent. Avant le premier juillet on organisera une Assemblée Générale des membres où on prendra une décision finale par rapport au futur d'ENCOD et la campagne de Vienne.On aura besoin de propositions pratiques et réalistes. Faisons tout pour que l'on ne nous trompent pas une fois de plus.
 
Par : Joep Oomen www.encod.org
 
FOR A BETTER SYSTEM: https://www.cannabis-clubs.eu
 
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Proposition de Cannabis Social Club
Par Invité,
Aujourd’hui, la majorité des pays européens a dépénalisé la consommation de cannabis et la possession (très) limitée pour usage. Les Pays-Bas ont depuis longtemps organisé le commerce de petites quantités mais pas l’approvisionnement légal des points de ventes. En Suisse, certains cantons ont longtemps toléré la culture et la vente de chanvre pour des usages légaux mais sans contrôle de THC. Le marché réglementé à été refusé par les députés en juin 04, depuis les contrôles sont très stricts et la filière chanvrière a été décimée. Il n’existe donc pas de source officielle pour se fournir en cannabis. Chaque jour, les dizaines de millions d’usagers européens doivent acheter leur consommation à des organisations plus ou moins criminelles. Les conséquences sanitaires, sociales et économiques sont désastreuses.
 
Source : Chanvre-Info
La seule alternative est l’autoproduction mais peu de pays tolèrent la culture de quelques plantes. L’autoproduction est punie comme un crime dans la majorité des législations européennes mais souvent traitée comme un délit dans les faits. A cause du risque et des difficultés pratiques, elle ne couvre que 20 à 25 % des besoins. Les conventions n’obligent pas à réprimer la consommation et la culture personnelle, les gouvernements qui le souhaitent peuvent donc adopter ces mesures sans craintes de sanctions internationales. Même tolérée, l’autoproduction ne constitue pas un modèle suffisant pour fournir l’immense demande. De plus, elle ne présente pas toutes les garanties en matières de salubrité de la culture, de propagation au mineur, de travail au noir et de commerce illicite.
 
Pas de consensus sur la production et la distribution commerciale
 
Les parlements et les gouvernements européens sont toujours hostiles à la production en vue d’une vente réglementée de cannabis. Ils affirment qu’un système marchand serait contraire aux conventions internationales, favoriserait l’exportation et le narcotourisme, amènerait une trop grande disponibilité donc un accroissement de la consommation et serait incitatif pour la jeunesse. Ces craintes sont partagées par de nombreux responsables européens pourtant soucieux de mieux encadrer le phénomène, comme les députés qui ont approuvé le rapport Catania. Le mouvement réformiste doit s’adapter à ces objections. Une solution existe à condition de tolérer la consommation privée des majeurs ainsi que l’autoproduction individuelle et collective d’une quantité minime pour usage personnel.
 
ENCOD présente le Cannabis Social Club
 
Depuis quelques mois, ENCOD, un réseau européen de plus de 100 associations intervenant dans le domaine des drogues, travaille sur un modèle non marchand de production et de distribution de cannabis pour les majeurs, le Cannabis Social Club (CSC. Les CSC sont des associations à but non lucratif qui organisent la culture professionnelle collective d’une quantité très limitée de cannabis suffisant à satisfaire les besoins personnels des membres du club. La culture, le transport, la distribution, la consommation doivent être sous contrôle de sécurité et de qualité, sans publicité, ni enseigne, ni vitrine. Les membres assurent l’équilibre financier du système par le versement de cotisations en fonction de leurs besoins. Il ne doit pas y avoir de commerce de cannabis. Les membres doivent s’engager à ne pas vendre de cannabis, ni inciter à la consommation par des tiers, surtout mineurs.
 
Un projet d’Européens
 
Aujourd’hui, des CSC opèrent déjà en Espagne et en Belgique. L’association Trekt Uw Plant ("Élevez votre plante"), formée par des consommateurs de cannabis à Anvers, lance sa première plantation collective. En accord avec la politique fédérale de la Belgique, la plantation d’une plante femelle de cannabis par personne est tolérée, bien qu’elle ne soit pas légale. À travers l’installation d’une plantation collective, Trekt uw Plant essaye de résoudre le problème de beaucoup de gens qui ne peuvent pas cultiver eux-mêmes. L’action vise aussi à augmenter la sécurité légale autour de la culture du cannabis, à réduire le marché illégal des dérivés de cannabis et l’accès au cannabis pour les jeunes, à protéger la santé des consommateurs. Depuis le jugement favorable à une initiative semblable, celle de l’association Pannagh à Bilbao en avril 2006, plusieurs associations de consommateurs de cannabis agissent sous la surveillance des autorités en Espagne. Aux USA et au Canada, des dizaines de clubs, fonctionnant souvent avec moins de transparence que dans ce modèle, sont réservés aux usagers thérapeutiques.
 
Un modèle modulable
 
Dans d’autres pays, des initiatives sont prises sur un modèle similaire. Tout dépend de la législation et de la pratique politique, les CSC peuvent se créer sous différentes formes. Dans les pays ou les régions les plus progressistes, ces cercles privés d’usagers pourront aussi offrir à leurs adhérents un espace ouvert à la consommation de cannabis, en échange d’une séparation des marchés des stupéfiants et d’un haut niveau de prévention et d’assistance des usagers problématiques. Ces lieux favoriseront leur détection précoce. Le principe associatif sans but lucratif garanti mieux que dans les commerces que le responsable ou les employés ne pousseront pas à la consommation. La quantité limitée par personne y contribue aussi.
 
Une alternative crédible
 
Les avantages du Cannabis Social Club sont nombreux. D’abord, ce modèle permet la gestion de la production pour consommation personnelle et la distribution sans commerce ni import/export de cannabis. Il n’est donc pas contraire aux conventions internationales. En donnant la possibilité à des adultes de s’auto suffire en cannabis, ce marché va devenir plus transparent. De meilleures méthodes pour la santé publique et l’environnement seront utilisées pour cultiver le cannabis. Le marché noir va diminuer avec les problèmes qui y sont liés : augmentation du taux de THC, produits de coupage, prix élevés, violence, vente aux mineurs, nuisances des scènes ouvertes... Les autorités pourront établir un cadre raisonnable et contrôler les CSC pendant le processus entier de la culture à la consommation. Les CSC peuvent produire des emplois et des achats officiels des quantités considérables de marchandises et de services qui sont imposés et taxés. Ce système peut fournir rapidement aux consommateurs une alternative au marché noir.
 
Pour monter notre détermination, commençons partout où cela parait possible des expériences pilotes : Energies renouvelables, culture biologique, sélection génétique raisonnable, informations sur les produits, quantité individuelle réaliste, cotisation mensuelle, culture et distribution discrète et sécurisée, pas de publicité, recrutement des adhérents sur parrainage pour limiter le nombre de membres et l’infiltration d’éléments perturbateurs... voilà des bases concrètes pour entamer une action indispensable.
 
Pour en finir avec le cas cannabis
 
La production et la distribution coopérative du cannabis fourniraient directement près de 100.000 CDI et autant de CDD, temps partiels et emplois saisonniers. Les salaires, la taxation et les impôts de la filière réintégreraient des milliards d’euros dans l’économie officielle, constituant ainsi un indéniable facteur de croissance. Les jeunes et les moins jeunes usagers de cannabis n’auraient plus l’impression d’être des malades sous tutelle ou des criminels. Il faut changer le statut légal du cannabis. Comment passer d’une interdiction totale à une régulation du marché protégeant la santé et la sécurité publique tout en garantissant un impact socio-économique très positif ?
 
Service minimum : la dépénalisation
 
Sans rompre ses engagements internationaux ni bouleverser l’équilibre européen en matière de drogue, la France peut immédiatement dépénaliser la consommation privée de cannabis et tolérer la possession publique de 10g, la possession privée et la production de quantités raisonnables pour la consommation des adultes du foyer, par exemple 500g de stock et la culture de 5 plants par adulte. Comme pour le tabac, la consommation dans les lieux publics accessibles aux mineurs et ne disposant pas d’espace non-fumeurs doit être proscrite. Il faudrait aussi tolérer la vente de semences et de boutures pour faciliter l’autoproduction et ainsi minimiser la part du marché noir surtout d’importation. Le cannabis et ses dérivés devront aussi réintégrer le tableau des médicaments avec une filière légale de cannabis thérapeutique.
 
Motivations : rétablir les droits de millions de consommateurs s’estimant injustement criminalisés, restaurer la confiance dans la loi et les institutions, favoriser l’accès au dispositif de soins, donner de la cohérence à la politique globale de lutte contre les addictions, établir un dispositif efficace de réduction des risques, offrir une alternative au marché noir sans détruire l’économie parallèle (qui comportent des avantages inavoués), ne pas s’exposer à des sanctions internationales.
 
Pourquoi réglementer ?
 
La dépénalisation de la consommation (avec tolérance de l’autoproduction) n’est qu’une mesure d’accompagnement de ce phénomène social de masse. Elle replace le cannabis dans la sphère privée, baisse la pression policière et sociale surtout sur la jeunesse, elle favorise un dialogue constructif sur la santé publique. Elle diminue mais ne fait pas disparaître l’économie parallèle, l’évasion d’argent sale, le contrôle de la production et de la distribution de masse par des gangs et des organisations criminelles. En effet, la majorité des consommateurs n’a pas la possibilité de cultiver son cannabis.
 
Ces mesures seraient très bien perçues par la jeunesse bourgeoise et les néo-ruraux. Les jeunes de banlieues échapperaient à la chasse à la boulette, c’est déjà beaucoup, mais seraient toujours sous la tentation du deal. La prévention ne serait pas financée par les taxes, l’impôt toujours pas prélevé. Il est préférable de réglementer la production de masse, la distribution et la consommation.
 
Quel statut pour le cannabis ?
 
Ce dispositif doit traduire l’idée que la consommation de cannabis, même si elle constitue un danger relatif pour l’usager, doit être tolérée aussi longtemps qu’elle relève de la vie privée et ne trouble pas l’ordre public.
 
C’est pourquoi des commerces comme les tabacs, les bars et même les magasins du chanvre du modèle suisse ou les coffee shops hollandais sont trop visibles, trop incitatifs. Ils favorisent la critique de laxisme, de mauvais signal pour la jeunesse, de cannabis en vente libre au supermarché et autres images négatives associées à un statut trop permissif.
 
Le dispositif général ne doit pas non plus se confondre avec la distribution de cannabis thérapeutique, on ne peut pas médicaliser les millions d’usagers raisonnables, c’est une hypocrisie. De toute façon, les pharmaciens ne sont pas enthousiastes à l’idée de gérer quotidiennement cette population et les laboratoires préfèrent travailler avec de coûteuses versions pseudo-synthétiques brevetées plutôt qu’avec des plantes.
 
Certains Etats américains et canadiens ont choisi une large diffusion du cannabis pour raisons médicales, parfois très vague. C’est une mesure compassionnelle indispensable pour certaines pathologies mais cela ne doit pas devenir un système parallèle de distribution. Il en va de la crédibilité thérapeutique du cannabis.
 
On peut appliquer le modèle de substitution des opiacés aux consommateurs abusifs qui désireraient arrêter de fumer du cannabis en leur donnant une teinture à boire à taux de THC dégressif ou non. C’est un dispositif de réduction des risques et éventuellement de sevrage pas une filière de masse. La majorité des usagers percevraient très mal de passer du statut de criminel à celui de malade.
 
La solution la plus raisonnable serait la collectivisation de la tolérance de production personnelle. Des associations à but non lucratif pourraient regrouper les usagers qui ne peuvent pas cultiver eux-même et donnent mandat pour assurer cette production. Ce système non marchand permettrait toutefois la création de nombreux emplois. Il contourne l’obstacle des conventions internationales
 
Coopérative de production
 
Les associations pourront produire directement pour leurs membres ou acheter à des producteurs agréés. Les dérogations pour la production de chanvre riche en THC seront prioritairement accordées à l’agriculture biologique puis strictement raisonnée. Une commission composée de scientifiques, de représentants des ministères, de producteurs et d’usagers devra établir des normes sanitaires et des processus de fabrication acceptables pour la consommation humaine. Pour ne pas tomber sous les conventions interdisant le commerce international du cannabis, la production se fera sur le territoire français.
 
Un organisme de contrôle effectuera les analyses et les enquêtes garantissant l’intégrité de la filière. La police, la gendarmerie et l’administration fiscale conserveront un rôle répressif du marché de contrebande et du non-respect des règles de tolérance. Les autorités ministérielles, préfectorales et communales pourront limiter le nombre de dérogation de culture.
 
Cercle de consommateurs
 
Ces associations pourront ouvrir des clubs de consommateurs dans des lieux non exposés aux passants sans publicité extérieure. Ces lieux ouverts de 18h à minuit en semaine et 2h le W.E, réservés aux membres, pourront distribuer le cannabis réservé par les cotisations. Chaque adhérent reçoit une carte à unités correspondant à son crédit avec des maxima annuel ou mensuel. Ce quota pourrait être modulable en fonction de l’age de l’adhérant. Pour couper la propagation de la consommation par imitation vers les plus jeunes et apaiser les rues, il convient d’autoriser l’inscription à partir de 16 ans. C’est cohérent par rapport au bar et à la bière, par rapport à l’age moyen des usagers. Par contre, on pourrait limiter la quantité à 30 grammes par mois jusqu’à 18 ans, 60 g jusqu’à 21 ans et 100 g au delà. Ceci afin de limiter les excès et le marché noir vers les enfants ou des narcotouristes. Les adhésions comprendront une cotisation exceptionnelle pour la prévention et la sécurité sociale.
 
Ces cercles privés d’usagers pourront aussi offrir à leurs adhérents un espace ouvert à la consommation de cannabis en échange d’une mission de stricte séparation des marchés des stupéfiants, d’une politique active de lutte contre la violence routière, d’un dépistage des usagers problématiques pour les orienter vers les structures de prévention et d’assistance. Les associations devront respecter un cahier des charges : la vente et la consommation d’alcool seront interdite, obligation de mise à disposition de vaporisateurs et campagnes de prévention contre la fumée et les autres thèmes sanitaires, consommation gratuite pour les chauffeurs abstinents, adhésion des clubs à une ou des associations organisant un système de mis à disposition d’un chauffeur calqué sur les opérations nez-rouge, prévention de la violence. Les autorités pourront limiter le nombre de cercles et les zones d’implantation en fonction d’impératifs d’ordre public.
 
Bénéfice socio-économique
 
Ce dispositif permettrait de créer sur tout le territoire des dizaines de milliers d’emplois non qualifiés dans la production, le conditionnement, la sécurité et la distribution de cannabis pour les majeurs. Les minorités ethniques connaissent souvent mieux ce marché et ces produits, elles devraient fournir d’excellents employés sans critères de discrimination. Des cercles pourraient s’installer dans des zones privées de lieux pour la vie sociale par la politique hygiéniste du PCF des sixties. Pour sauver les ouvriers de l’assommoir, ils ont freiné l’implantation des bistrots en banlieue, surtout dans les nouveaux quartiers.
 
Les bénéfices d’un système associatif seraient suffisant pour alimenter une politique d’éducation sanitaire incluant une prévention objective et la réduction des risques liés à l’usage de toutes les drogues. Ce dispositif inclurait la détection et l’assistance socio-médicale des usagers abusifs et de leurs familles. Il resterait sans doute assez de fonds pour financer l’animation socioculturelle locale.
 
Laurent Appel
 
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Moins d'herbe et plus de médocs aux Etats-Unis
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«Les dealers, c'est nous.» Qui a dit ça? Pablo Escobar? Kunh Sa? Pete Doherty? Il s'agit en fait de l'inénarrable John Walters, de son état tzar antidrogues américain, pris d'un accès furtif de lucidité.
 
Source : Drogues news
Car si les têtes blondes font honneur à leurs parents en fumant de moins en moins d'herbe, ils se rattrapent allègrement sur les amphétamines coupe-faim, antidépresseurs et autres antidouleur dont la consommation augmente. 2,1 millions d'ados auraient ainsi détourné des médicaments en 2005. Le médicament est la drogue la plus utilisée par les 12-13 ans. La seconde chez leurs grands frères, après la marijuana et avant les solvants à inhaler.
 
OxyContin, Xanax, Vicondin... tout est bon. A force d'être alertés sur les dangers de «la drogue», les adolescents finissent par croire que les médicaments, eux, sont bien moins dangereux. Accros au Xanax plutôt que fumeurs de marijuana: un autre des succès de la guerre à la drogue américaine. D'ailleurs, tout à son habitude de traiter les problèmes en profondeur, Walters invite les parents à jeter les médicaments qu'ils n'utilisent plus et à fermer l'armoire à clef.
 
Ce même mercredi, à quelques milliers de kilomètres de là, une autre affaire est venue rappeler que fermer l'armoire risque d'être un peu court pour inverser la tendance. Selon l'Asia Times de vendredi, à Calcutta un golden boy indien de 31 ans, passé par les meilleures universités, président de Xponse groupe spécialisé dans l'informatique et les call centers, a été arrêté par les stups locaux pour trafic de médicaments sur le Net. Son associé américain a également été interpelé.
 
Le système était ingénieux. Vingt-neufs sites et des spams massifs rabataient des clients essentiellement américains, canadiens ou suédois, vers le call center. Lequel, contre un montant assez élevé, expédiait depuis l'Inde une fausse ordonnance et de l'argent à la pharmacie la plus proche de chez vous. Vous n'aviez plus qu'à venir retirer la commande. Maillon faible: les pharmaciens, qui ont fini par dénoncer le système, certains clients revenant peut-être un peu trop souvent. Résultat, la police est remontée jusqu'à Calcutta, où l'avocat de Xponse affirme que son client n'a fait que livrer des softwares à des clients américains peut-être mal intentionnés. Une chose est sure, nous vivons la mondialisation de l'amphétamine.
 
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Abus de cannabis : Mythes et réalités
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Dans ce texte remarquable, le Docteur Michel Hautefeuille, éminent spécialiste français de l’abus de drogues, participe au débat sur l’augmentation du taux de THC, les notions de risques liés à l’usage, d’usage non-problématique et d’abus. En terme scientifiques et diplomatiques, c’est un appel pour une politique de soins et de prévention axée sur l’information objective de l’usager et la régulation socio-sanitaire de l’usage. A lire et à faire tourner. Laurent Appel.
 
Source : Chanvre-Info
Il est indubitable que les études révèlent une augmentation de la teneur en THC. Elle n’est peut-être pas aussi importante que le dit la rumeur, et nous n’avons pas retrouvé les taux de 30, voire de 35 %, de delta 9 THC parfois annoncés. Néanmoins, une étude de 2001, L’augmentation de la teneur en delta-9 tétrahydrocannabinol dans les produits à base de cannabis en France : mythe ou réalité, Mura P et al, portant sur 5 252 résultats d’analyses effectuées entre 1993 et 2000, montre cette évolution. Même si ces résultats doivent être relativisés car les méthodes de dosage ne sont pas identiques, il apparaît qu’en 1995 la teneur la plus élevée en THC observée dans une saisie était de 8,7 %. En 2000, 3% des échantillons d’herbe et 18% des échantillons de résine analysés contenaient plus de 15 % de THC.
 
Il est évident qu’en fonction de ses concentrations en THC, le cannabis produit des sensations et des manifestations cliniques différentes. C’est une des raisons pour lesquelles il serait utile que tout consommateur connaisse la composition et le dosage exact de ce qu’il consomme. Être confronté à une symptomatologie hallucinatoire quand seule une discrète ivresse cannabique est recherchée peut créer chez l’usager un traumatisme dont on mesure souvent mal l’importance. Mais cela est vrai pour tout produit, et tout consommateur devrait savoir ce à quoi il s’expose véritablement.
 
Le débat sur le cannabis est toujours houleux dans la mesure où l’esprit scientifique se trouve bien trop souvent submergé par les a priori, les considérations morales ou les intérêts particuliers. C’est en tout cas l’ambiance qui préside lorsque l’on parle de la place que le cannabis a, aurait, ou pourrait avoir dans notre société. La dramatisation atteint son comble lorsque l’on sait qu’un jeune de 17 ans sur deux a expérimenté le cannabis ou que la consommation des 18-44 ans a doublé en 10 ans. Le débat fait rage - pour autant que l’on puisse parler de débat - entre les tenants du cannabis comme objet du diable porteur de toutes les déchéances et de tous les vices et ceux qui revendiquent la totale innocuité de ce produit. Il existe aujourd’hui un consensus pour dire que le cannabis n’entraîne pas obligatoirement un usage irrépressible, catastrophique et incontrôlable. Comme le montrent les études de l’OFDT, parmi les 14-75 ans, les 6 400 000 expérimentateurs (± 300 000), auxquels s’ajoutent les 3 200 000 usagers occasionnels (± 200 000) et très probablement certains usagers réguliers ou quotidiens, sont là pour nous le rappeler. Ces personnes ont un usage du cannabis qui ne pose cliniquement aucun problème, pas plus qu’il n’en poserait un socialement si ce n’était le statut particulier du produit. La prohibition qui le frappe nous interdit de définir ce que pourrait être un usage non-problématique - un usage normal, pourrions-nous dire - de cannabis.
 
Dans un tel contexte, il n’est pas facile de définir ce que pourrait être un usage problématique de cannabis et de définir des paliers d’usage permettant de déterminer au-dessus de quel niveau un comportement devient pathologique. Dans un premier temps, nous pourrions penser que l’usage problématique sous-entend une dimension d’abus. Mais, comme le fait remarquer Nahoum-Grappe, Dictionnaire des drogues, des toxicomanies et des dépendances, Paris, (1999), le terme d’abus ne relève pas du registre du médical ou du scientifique. Cette notion porte en elle une part de condamnation morale. Elle sanctionne, pour chaque conduite d’usage, ce moment particulier où le plus devient trop, c’est-à-dire le moment de ce raccourci fulgurant où le quantitatif se transforme en qualitatif, où le trop ne renvoie plus à une notion comptable mais à une notion morale de l’ordre de la faute. Le trop, c’est la transgression de la norme, norme définie par ces points de vue présentés comme fondateurs du consensus social et que notre société s’auto-administre en permanence, consensus dont Jean Dugarin rappelle qu’il est la forme moderne de l’autocensure.
 
Dans un deuxième temps, nous pourrions penser que les termes d’usage problématique renverraient plutôt à la notion de nocivité. Michel Reynaud considère l’usage nocif comme la résultante de l’interaction de trois facteurs rappelant l’équation à trois inconnues formulée par Claude Olievenstein : un produit, une personnalité, un moment socioculturel. Le premier facteur de risques est celui lié au produit, qui est double : risque de dépendance et risque d’apparition de complications sanitaires, psychologiques ou sociales. Le second est représenté par les facteurs individuels de vulnérabilité qu’elle soit d’ordre psychologique, psychiatrique, biologique ou génétique. Et enfin le troisième regroupe les facteurs de risques environnementaux tels les facteurs sociaux, familiaux et socioculturels.
 
Quoi qu’il en soit et quel que soit le statut des produits, il n’en demeure pas moins qu’en matière de drogue, plus que le produit lui même, c’est l’usage qui prévaut. Il y aura donc toujours des usages problématiques qui nécessitent des aides et des prises en charge et d’autres pour lesquels aucune intervention spécifique ne sera nécessaire.
 
Dr Michel Hautefeuille
 
Patricien hospitalier au centre médical Marmottan, Paris.
 
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Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy
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PREAMBULE
 
Suite à l'espace de discussion et d'échanges d'idées debat-sarkozy.fr, et à l'ouverture, ce vendredi 9 février 2007, d'une question à Nicolas Sarkozy concernant la législation sur le cannabis, j'ai voulu en profiter pour faire quelque chose qui me tient particulièrement à coeur depuis ces-dernières années : donner mon point de vue sur la question du cannabis au monarque de la guerre à la drogue en France. Et pourquoi pas également engager avec ce-dernier un débat cordial, et envisager ensemble les modalités de la sortie de la prohibition du cannabis.
Cependant, cette question a attiré tellement de monde, et de votes, que je n'ai pas eu le temps d'intervenir et de publier ma lettre avant que la réponse ne soit donnée, et que le débat ne soit clos.
 
Qu'à cela ne tienne, je souhaite me faire entendre, je publie donc cette lettre car la cause que je défend me parait juste. D'autant plus que la réponse donnée par Sarkozy est incohérente, par conséquent elle ne nous satisfait pas, et j'englobe dans le “nous” tous les consommateurs de cannabis révoltés par cette politique Sarkoziste incohérente.
 
Tout d'abord pourquoi la réponse est elle incohérente :
« Et le réalisme, ce n'est pas de dépénaliser et de se résigner à accompagner la toxicomanie faute d'être parvenu à la sanctionner ou à la prévenir. » Ainsi, on a accepté la toxicomanie de l'alcool, mais pas celle des usagers de cannabis, que l'on pourchasse encore aggravant le problème.
« Le réalisme, du moins celui qui s'inscrit dans une démarche de responsabilité, c'est d'adapter la loi pénale pour la rendre à nouveau effective et dissuasive, donc pédagogique. » Des amendes et des peines de prison n'ont rien de pédagogique, la preuve en est qu'après des dizaines d'années de vive répression, le nombre de consommateurs n'a fait qu'augmenter.
« Il y va de la protection de notre jeunesse. » Jeunesse que l'on laisse se défoncer à l'alcool, et que l'on éduque à coup de bâton, décidément la pédagogie ce n'est plus ce que c'était... Mais au fait, et les autres, les moins jeunes, ceux qui ont une situation, qui sont parfaitement intégrés dans la société, pourquoi les pourchasse-t-on encore ?...
De plus, il élude la majorité des problèmes, les questions qui ont été posées ont pour la plupart été ignorées, comme le problème du coût phénoménal de la guerre à la drogue, du cannabis thérapeutique, celui des mauvaises relations police/jeunes, des lois au niveau européen, et de l'échec de sa répression affirmant qu'il faut juste continuer aveuglement à l'appliquer, en se fichant du manque de résultats positifs.
Bilan : Sarkozy résume le cannabis à la toxicomanie chez les jeunes, sans envisager une seule seconde qu'il y aussi des consommateurs occasionnels socialement bien intégrés, et qui représentent pourtant la majorité des consommateurs de cannabis.
 
Voyez-vous Mr. Sarkozy, sincèrement, je ne vois que deux hypothèses pouvant justifier votre acharnement envers le cannabis, ou plutôt pouvant l'expliquer car il n'est en rien justifiable.
Hypothèse N°1 : Vous ne savez pas réellement ce qu'est le cannabis, et vous êtes en fait victime de la propagande anti-cannabis qui fait des ravages, qui s'imprègne dans la conscience collective, et qui sévit depuis environ un demi-siècle. Rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul, la majorité de la population Française souffre elle aussi de cette terrible maladie : la désinformation.
Hypothèse N°2 : Ou alors, vous savez pertinemment que vous êtes dans l'erreur, mais vous souhaitez précisément tirer parti, électoralement parlant, de la méconnaissance du cannabis de l'opinion Française. Quitte à détruire des vies, et à stigmatiser une partie, sans cesse croissante, de vos concitoyens...
 
Dans le cas où c'est l'hypothèse N°1, et qu'il n'y a derrière aucune technique sournoise à caractère manipulateur, je vous propose, Mr. le Ministre-Candidat, de vous pencher réellement sur le cannabis, afin d'adopter la politique la plus efficace qui soit pour protéger la population Française, et pour réduire autant que possible les risques liés à la consommation de cannabis.
 
Car oui, je le clame haut et fort, consommer du cannabis n'est pas anodin, toutefois ce n'est pas non plus aussi dangereux que ce que l'on cherche, pour des raisons politico-économiques, à nous faire croire. Allez, SVP, soyez pragmatique !
 
Et si c'est l'hypothèse N°2, alors ouvrons un large débat pour faire entendre la vérité aux Français. Leur faire comprendre qu'il est plus judicieux de réglementer, par un cadre légal clair et strict, la production, la vente, et la consommation de cannabis ; plutôt que de laisser tout cela aux mafias, avec le cortège de nuisances et de dangers, qui sont alors multipliés, qui en découlent. Ainsi vous n'aurez pas à souffrir d'une perte de soutient de l'opinion Française, car celle-ci sera ralliée à votre cause et à celle des usagers de cannabis. Et les millions de Français cannabinophiles, et parfois même autoproducteurs, n'auront plus eux-aussi à souffrir !... des ravages de la prohibition.
 
A présent que la graine a germé, euh pardon, que le décor est planté, je me lance :
 
 
LETTRE OUVERTE à N. SARKOZY, à propos du cannabis (législation & politique).
 
Comme son nom l'indique, cette lettre s'adresse à Mr. Sarkozy, mais aussi à tous ceux intéressés par la question du cannabis, hommes et femmes politiques, citoyens consommateurs ou non. Elle sera donc très largement diffusée, préambule inclus.
 
Bonjour,
 
le statut juridique du cannabis n'influe pas sur la consommation, toutes les études le démontrent. Les politiques prohibitionnistes ultra-répressives sont absolument inefficaces, extrêmement coûteuses, et ne font qu'aggraver le problème en marginalisant les usagers (qui après tout sont des citoyens normaux, pas des criminels toxicomanes).
 
De plus, de nos jours le cannabis est de plus en plus "coupé" avec des produits parfois toxiques, et s'avère bien plus dangereux que sous sa forme naturelle, merci à la prohibition. Merci à elle aussi d'entraîner de plus en plus de consommateurs dans les méandres du marché noir (rencontres pas toujours cordiales, produits de mauvaises qualités, risque d'être tenté par la consommation d'autres substances autrement plus toxiques et addictives, etc.).
 
Comme on le répète souvent, le cannabis est socialement acceptable, moins nocif que l'alcool, et surtout il n'entraîne pas de dépendance physique ! D'où l'emploi du terme "drogue douce". Sa nocivité est risible comparée objectivement avec toutes les autres drogues, notamment l'alcool, le tabac, et les opiacés, sans oublier les psychotropes légaux nommés couramment “anti-dépresseurs”. Dans ces conditions, pourquoi se buter à persévérer dans une politique répressive qui ne fait qu'engendrer d'avantage de dégâts ?
 
Ce n'est pas le cannabis qui est un fléau, c'est la prohibition. C'est la prohibition qui tue, pas le cannabis. En effet le cannabis, contrairement à l'alcool, n'a pas de dose létale. Concernant ses dangers au niveau du système respiratoire, une prévention vantant les mérites des vaporisateurs, et de la consommation par ingestion, serait plus efficace qu'une prohibition qui fait aujourd'hui fumer du shit paraffiné et de l'herbe coupée à la laque et au verre.
 
Une société sans drogue cela relève du fantasme et de l'utopie, pour reprendre la citation de Sir Keith Morris, ancien ambassadeur du Royaume-Unis en Colombie : « La guerre à la drogue ne peut pas être gagnée parce que c’est une guerre contre la nature humaine. »
Une société sans drogue cela n'existe pas, n'a jamais existé, et n'existera jamais ; alors autant prendre ses responsabilités, et faire en sorte que cela se passe au mieux : cela s'appelle faire de la “réduction des risques”, dont le contraire est la prohibition qui nie l'évidence, et qui ne fait elle qu'aggraver les risques en rajoutant des dangers et des pressions supplémentaires.
Aux Etats-Unis la prohibition de l'alcool des années 20 aux années 30 fut un cuisant échec : expansion du crime organisé, développement des alcools très forts (plus rentables) et des alcools frelatés (c'est à dire “coupés” donc plus rentables aussi), coût financier très lourd pour l'Amérique (disparition des taxes et lutte policière), de nombreux problèmes sociaux furent attribués à l'ère de la prohibition, etc.
 
Une dépénalisation de l'usage et de l'autoproduction du cannabis est primordiale, il faut que cesse cette politique répressive inutile, coûteuse, dangereuse, stigmatisante, et par là source d'exclusion sociale. Puis qu'une véritable prévention, ainsi qu'une politique de réduction des risques, puissent être mises en place. Face à l'échec de la prohibition, et à la consommation de cannabis qui ne cesse de s'accroître, surtout chez les jeunes, une réglementation encadrée ne serait-elle pas une approche plus rationnelle et plus responsable en matière de santé publique ?
 
Non la dépénalisation de la consommation de cannabis, et le droit à l'autoproduction pour un usage strictement privé, n'est pas un hymne à la consommation, il s'agit seulement d'une mesure simple qui permettrait de nous mettre en conformité avec nos voisins Européens, et d'enrayer les dégâts déjà trop nombreux causés par la prohibition.
Par exemple : les Pays-Bas qui ont dépénalisé l'usage, reconnu le droit à l'autoproduction et encadré la vente, enregistrent une consommation plus faible qu'en France (en terme de consommateurs, mais surtout proportionnellement aux populations respectives de la France et des Pays-Bas). Par contre, une critique à leur formuler : ils n'ont pas éradiqué le marché noir. Pour la bonne est simple raison qu'ils ont encadré la vente (via les Coffes Shops), mais pas la production qui reste elle encore du domaine du marché noir, et c'est en ce sens que ce n'est pas une véritable légalisation ! De plus, il n'y a pas non plus un contrôle sanitaire des produits finis, c'est autant de carences qui les pénalisent, mais cela ne les empêche pas d'afficher de bien meilleurs bilans qu'en France !
Ceci pour dire, qu'une dépénalisation est importante pour cesser de criminaliser injustement les consommateurs, mais qu'au final pour éradiquer le marché noir une légalisation contrôlée est nécessaire.
 
Depuis les temps immémoriaux jusqu'à nos sociétés contemporaines l'Homme a cultivé du cannabis, soit à des fins récréatives, spirituelles ou thérapeutiques (dont l'efficacité est avérée !), pourquoi ces dernières dizaines d'années on cherche à l'interdire ? Interrogez-vous sur l'origine de la prohibition, et vous saisirez ainsi que cette lutte n'a véritablement aucun sens.
 
Petit aparté au sujet du cannabis thérapeutique, qui est lui aussi sévèrement réprimandé. Et le droit aux malades de se soigner alors ?... C'est une barbarie que de priver de leur "médicament" des personnes souffrantes de terribles maux. Les vertus thérapeutiques du cannabis sont parfaitement reconnues. Il suscite frénésie et passions dans le monde médical, il présente de réels intérêts dans le traitement d'une multitude de pathologies, les scientifiques ne cessent de s'y intéresser, et il est, aux yeux des malades, une plante salutaire, la panacée... Il est légalisé dans de nombreux pays Européens, et même dans différents Etats Américains, alors qu'en France les malades le cultivant risquent des sanctions astronomiques ! Comme le souligne Arnaud Debouté, président de la fédération des CIRC, « c'est la partie la plus lamentable de la prohibition, parce qu'elle fait souffrir nombres de malades qui n'ont pas accès au Cannabis pour se soigner, ou oblige les autres à la clandestinité. Cette cruauté est absurde. »
 
Il ne faut pas non plus négliger l'aspect économique d'une légalisation du cannabis, peut être que cet argument mercantile, en symbiose avec notre société actuelle animée par le profit, peut achever de vous convaincre. Le cannabis (qui n'est autre que le nom latin du chanvre), par le nombre incommensurable de ses applications et de ses produits dérivés (via les fibres et les graines, je ne m'étends pas d'avantage car ce n'est pas le sujet, et que j'en aurai des heures pour tout retranscrire), en corrélation avec les revenus que peuvent générer la vente encadrée des fleurs séchées, présente un bilan économique stupéfiant !
Un nouveau secteur extrêmement diversifié (industrie, alimentaire, textile, cosmétique, usage thérapeutique et récréatif, etc.) ferait son apparition, relancerait phénoménalement l'économie, et générerait des milliers d'emplois. Alors oui, vive la légalisation encadrée du cannabis !
 
Je vous remercierai de respecter nos libertés individuelles, et les droits de l'Homme, notamment :
la notion de liberté définie comme suit : « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui », en m'interdisant de consommer du cannabis vous violez et bafouez ce principe,
ainsi que : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. » si vous me censurez, ou pire m'inquiétez, alors même que je cherche à avoir un débat constructif, initialement sur une plate-forme dont l'unique fonction est l'échange d'idée et qui à pour vocation de servir de support de débat, vous vous abaisserez au simple statut de “dictateur”, enfreindrez ces lois morales et sombrerez, au sens large et non religieux, dans l'apostasie – c'est à dire que vous renonceriez à défendre ces grands principes humanistes à portée universelle, chose inacceptable pour un homme aspirant à la présidence Française, pays fondateur de ces principes.
 
Messieurs, Mesdames, les dirigeants, merci de faire preuve d'un peu plus de pragmatisme, merci d'écouter ce qu'on à dire les consommateurs ; à quand l'abrogation de l'article L.630 du code de la santé publique, qui sanctionne la "présentation sous un jour favorable" du cannabis, empêchant tout bonnement l'ouverture d'un débat équitable, et objectif. Merci enfin de respecter nos libertés individuelles, et de nous laisser choisir ce qui est bon pour nous. Je ne peux pas, et ne pourrai jamais, me sentir coupable car je consomme du cannabis ; et quand bien même me ferai-je du mal, qui ça dérange, et qui mieux que moi peut juger de ce qui est bon ou mauvais pour moi ?
 
Je conclurai en signalant, une fois encore, que la France, qui fait partie des pays les plus répressifs d'Europe en matière de cannabis, se situe également en tête des pays consommateurs (proportionnellement), et ce loin devant les Pays-Bas...
 
 
Bien cordialement,
 
au plaisir de vous lire, en espérant avancer, et légaliser... le débat !
 
Vyking.
 
 
Ps : Quelques sources principales :
 
Résumé du rapport du Professeur Bernard ROQUES (juin 1998)
https://perso.orange.fr/felina/doc/drogues/roques.htm
Voir notamment le tableau récapitulatif en fin de page.
 
Rapport du comité spécial du sénat canadien sur les drogues illicites
https://www.parl.gc.ca/common/Committee_SenRep.asp?Language=F&Parl=37&Ses=1&comm_id=85
 
Emission Drogues & Cerveau, volet sur le Cannabis, parue l'an dernier sur Arte
https://www.dailymotion.com/video/xjwi1_arte-tvdrogues-et-cerveaucannabis
 
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La ville de Tilburg (Hollande) souhaite lancer la production légale de cannabis
Par Invité,
Le conseil de la Ville de Tilburg considère que le moment est venu de lancer une expérience visant la culture contrôlée du cannabis.
 
Source: ANP, 24 Janvier 2007Les partis PVDA (social démocrate), VVD (libéral), Groenlinks (écologiste), AB(parti local) D66 (liberal) soutiennent la proposition du socialiste Johan Van den Hout (SP). Cette fraction représente une large majorité des 25 sièges sur les 39 occupé au conseil de la ville.
 
L’année dernière une proposition similaire introduite par la ville de Maëstricht avait échoué de peu. Elle n’avait pu obtenir le soutien du parlement fédéral hollandais suite au retrait soudain du soutien en faveur de la proposition par le VVD, ce faisant elle n’avait pu obtenir la majorité. PVDA, Groenlinks et D66 était déjà en faveur de cette proposition tandis que le ministre de la justice (Donner) menaçait de démissionner si la proposition aboutissait.
 
A Tilburg aujourd’hui le socialiste Johan Van den Hout pense que le moment est propice à faire approuvé l’expérience controversée de la production légale de chanvre. Il fait référence au résultat des élections du 22 novembre dernier et aux négociations entreprises pour former un nouveau gouvernement.
 
“La ville de Tilburg doit se préparer à une approbation par le parlement fédéral du nouveau projet », déclare J. Van den Hout. La plupart des partis considèrent que la production clandestine de cannabis est génératrice de problèmes de voisinage, de criminalité et d’insécurité. Le conseil de la ville demande au maire de Tilburg Ruud Vreeman de promouvoir le projet auprès de ses collègues du parlement à Den Haag.
 
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En France, les jours de l'iboga sont comptés
Par Invité,
L’iboga va-t-il être victime de son succès? Pour la deuxième année consécutive, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) s’inquiète dans son rapport annuel, publié aujourd’hui, de l’engouement grandissant en France pour le chamanisme et les plantes enthéogènes...
 
Source : Drogues news
«Au cours de l’année écoulée, cette mouvance s’est indéniablement développée, et, de façon très rapide. En effet, une transposition/adaptation du chamanisme sud-américain dans un premier temps, puis du chamanisme africain dans un second temps, s’est établie en France. Toutes sortes de stages et de cures de désintoxications (alcool, tabac, drogues,...) sont proposés, le plus souvent, sans aucun contrôle médical, scientifique ou psychologique.»Principaux visés: l’ayahuasca (classé comme stupéfiant depuis le 20 avril 2005) et surtout l’iboga (qui n’est pas classé). La Tabernanthe Iboga est un petit arbuste qui pousse dans la forêt équatoriale, principalement au Gabon, en Guinée Equatoriale, dans les deux Congo et au Cameroun. Sa racine, psychotrope, est utilisée dans le culte Bwiti, très ancienne religion africaine. Elle a des vertus psychothérapeutiques, particulièrement pour le traitement des toxicomanes. Plusieurs recherches sont en cours dans divers pays occidentaux, dont la France. «Mais aucune expérimentation validée scientifiquement ne vient, pour l’heure, confirmer ces propos un peu trop péremptoires», tranche la Miviludes.
 
Les autorités s’inquiètent en fait du développement, dans la mouvance new-age, de stages de «mieux-être» menés par des «apprenti-sorciers» et dans lesquels est utilisé l’iboga, parfois hors de tout cadre traditionnel ou médical. Un décès suspect est également survenu le 18 juillet dans un centre en Ardèche. La mission dénonce enfin des cas de «coupure avec le milieu familial, abandon de ses projets initiaux, abandon, dans certains cas, de son travail et demande d’argent aux familles pour participer à d’autre stages, etc. Tous ces critères figurant au nombre de ceux généralement retenus pour qualifier les dérives sectaires.»
Une dérive que ne nient pas les associations traditionnelles qui défendent l’iboga, comme le collectif Meyaya : «Notre association n'est pas comptable des agissements d'un certain nombre de personnes qui surfent actuellement sur la mode iboga et proposent leurs services alors qu'elles ne possèdent pas les qualifications requises. […] On ne fait le "voyage d'Eboka" qu'une fois dans sa vie, s'il est réussi, il est totalement inutile de recommencer. Méfiez-vous des dérives sectaires (ou financières) toujours possibles ... Soyez prudents, on ne joue pas impunément avec des traditions chamaniques vieilles de plusieurs millénaires.» Mais pas question pour elles, à propos d’une plante sacrée et médicinale, de parler «d’hallucinogène» ou de «stupéfiant».
 
Car c’est bien de cela qu’il s’agit pour la Miviludes: obtenir le classement comme stupéfiant de l’iboga, qui ne fait aujourd’hui l’objet d’aucune interdiction en France (à la différence des Etats-Unis, de la Suisse et de la Belgique). De ce point de vue, les choses pourraient très vite changer. A la suite du décès en Ardèche, l’Afssaps (l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) enquête sur l’iboga, tandis qu’un rapport parlementaire sur les sectes en date du 12 décembre dernier demandait déjà son classement. Le ministère de la Santé a enfin annoncé qu’une vaste enquête serait menée sur les «plantes hallucinogènes» (terme que rejettent leurs contempteurs, qui préfèrent parler «d’enthéogènes», «qui donnent le sentiment du divin»). Les autorités semblent en fait attendre les résultats du recours intenté par le Santo Daime français contre le classement de l’ayahuasca (enthéogène sud-américain) pour s’attaquer au cas de l’iboga.
Une chose est sûre: les ventes d’iboga sur Internet vont exploser avant que le couperet ne tombe. Soit exactement ce que voulaient éviter les défenseurs traditionnels de l’iboga… et les autorités.
 
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Bilan CIRC 2002-2007
Par Invité,
Forme et motifs d'action ?
 
Je ne gloserai pas sur le coté post moderne des formes de luttes adopté par le mouvement antiprohibitionniste lié au Cannabis. Le CIRC a certainement muté ces dernières années. Techniquement et sous les coups de boutoirs.
L'émergence des Grow shop, le basculement d'une partie militante importante vers ces lieux, a été un pas important effectué vers la professionnalisation d'acteurs cannabiques. A noter qu'un comptoir de commerce est un lieu d'échange d'information ouvert qui contribue à modifier les rumeurs et pratiquer la réduction des risques.
Le CIRC est un des acteurs de la réduction des risques au niveau national; Même moins médiatisé, nous entretenons des relations particulières autant avec des acteurs des AFC, Association Française de Réduction des Risques, présidée par Anne Coppel, autant qu'avec la MILDT ou l'OFDT, Syntes. Nous ne travaillons certainement plus au même niveau avec les instances gouvernementales qu'auparavant sous Jospin. Préférer la méthode Maesttracci à la méthode Jayle, pour les intimes n'est pas un crime., c'est de la lucidité. Nous avons appris la rébellion de Médecins du Monde sur l'interdiction du testing produit. Notre dernière alerte sur la weed au verre et autres produits de coupe a été relayée et prise au sérieux jusqu'en Suisse et en Belgique.
 
La stratégie frontale
Vendre des graines pour l'autoproduction tout en restant dans le cadre des Lois. Ne pas renoncer à renseigner et organiser la lutte contre la répression et ses conséquences sur les personnes. Tout ça sous l'oeil du Big Brother à talonnettes actuel ! La stratégie frontale, c'est aussi d'interpeller l'opinion publique avant que ne démarre réellement la séance des débats pour les présidentielles où la question reviendra sous des formes nouvelles. La question de l'autoproduction, des graines, la dépénalisation totale de la consommation, l'Europe et le rapport Catania, ces sujets seront de la campagne et nous osons croire que même réduit à la seule hypothèse improbable d'un duel Royal Sarkozy, comment imaginer qu'ils puissent avoir la même position sur le fond de ce qu'il faut faire ? Notre tâche est de motiver le débat et les solutions que nous proposons. Le bilan presse en atteste, le CIRC émerge dans ce domaine, aussi pour le sérieux et le caractère informé de ses positions sur le Cannabis, une longue histoire en crédibilité.
Nos sympathisants ne s'y trompent pas. Si le CIRC a peu de militants à deux pieds colleurs d'affiches et porteur de banderoles, créateurs et animateurs de sites internet ou lobbyiste politique et médiatique sont dans les blocks et les sites et blogs qui y sont consacrés sont très développés. Les techniques d'informations aussi. Et nous sommes à la page recevant par le Net un certain nombre de témoignages autrefois recueillies de bouche à oreille.
 
Oui, pourtant il serait plus facile de travailler avec une figure de proue médiatique. J'avais pensé à Kate Moss mais c'est un peu cher et elle est déjà prise. Doc Gynéco ? Déjà pris aussi. Sérieusement, ce n'est pas au CIRC de quémander ce genre de soutiens. Par ailleurs le soutien des artistes passent par leur Art. Celui des médiateurs ou Presse passent par le Nouvel Obs ou Ardisson. Notre effort sur les médias, notre réel contact avec les fumeurs de joints fait du CIRC un collectif qui affronte la réalité sociale et politique et judiciaire du Cannabis. Et de près. C'est notre but, je ne pense pas que ce qui reste des "fumeurs invétérés" du CIRC encore actifs et réactifs face à l'actualité n'aient à rougir de leur bilan de revue de presse TV, Radio, Presse écrite et internet. Même de Guingamp, C'est dire.
 
Peut être parler des autres formes de militantisme qui pourraient naître dans les prochaines années modifiera, Arnaud, ton point de vue sur les activités réelles des CIRCs encore en vigueur en ces temps de frimats répressifs. Et les Cannabis social Club ? Club privé fermé réservé à la mise en contact de malades avec des producteurs indépendants. Une mode occidentale que nous encourageons, ou enrageons de voir mettre en place prochainement. Avec quel rapport de force et quels risques ?
 
La crédibilité du CIRC vient de ce qu'il se comporte comme un acteur social sur un sujet unique et pointu le Cannabis et qu'il n'y a aucune autre structure à s'y impliquer. Or le CIRC est une structure connexe sur le sujet transversal des drogues, des psychotropes légaux ou pas. Le CIRC ne fait pas que de débattre à moitié entrain de s'étouffer sous les vagues répressives. Le CIRC surfe sur un mouvement sociologique gonflant depuis les années 70, 80 que des personnes de talent ont su entretenir malgré les heurts judiciaires. Pour être auditionné au Sénat, sur un plateau TV parisien, par un tribunal, pour un 18 juin, un nombre de compétences sont partagées entre les actifs du collectif actuel du CIRC, compétences nourries des dialogues avec les collectifs connexes aux autres problématiques liées à la consommations de drogues. Le CIRC en appelle à tous ceux qui trouvent scandaleux l'attitude gouvernementale, pénale, ainsi que la stigmatisation des « drogués » à nous rejoindre , et pourquoi pas un journaliste ?
De toutes façons, nous en saurons plus de tout cela dans les prochaines semaines présidentielles.
 
Collectif d'Information et de Recherche Cannabique
 
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Herbe coupée: principe de précaution en Grande-Bretagne
Par Invité,
«Dans les circonstances actuelles, nous recommandons une grande prudence aux fumeurs de cannabis de "type skunk".» Ce n’est pas le Circ qui le dit, mais le ministère britannique de la Santé, dans une note «urgente» adressée mardi à toutes les autorités sanitaires du Royaume.
 
Source : Drogues news
Comme dans beaucoup de pays d'Europe de l'ouest (au moins en France, en Suisse, en Belgique et aux Pays-Bas) depuis maintenant environ un an, l'herbe coupée aux microbilles de verre, au quartz ou à on ne sait quoi encore, inonde le marché noir. Rappelant que, malgré l'avalanche de témoignages concordants (ici ou ici ou encore, en anglais, ici), aucune preuve médicale tangible n'indique à ce jour la dangerosité réelle de cette herbe coupée, le département de la Santé va, par précaution, «rendre cette information directement disponible au public, au travers des réseaux d’usagers et de divers autres canaux d’information».
 
Une attitude qui tranche singulièrement avec celle des autorités sanitaires françaises, qui ne souhaitent toujours pas faire de publicité à ce sujet, par peur de créer une psychose, officiellement suite à des rumeurs toujours non-vérifiées concernant du verre pilé (rumeurs que j’ai moi-même prudemment relayées, selon le même principe de précaution, dans Libération).
 
Dans un communiqué de presse daté du 21 novembre et passé totalement inaperçu, l'OFDT (Office français des drogues et toxicomanies) reconnaît tout de même avoir analysé un échantillon contenant «une quantité importante de microbilles de verre de dimension variable allant de 0,02 à 0,3 mm de diamètre» (voir mon album photo).
 
L’analyse d’autres échantillons, poursuit le communiqué, «montre que ces produits contenaient, dans des proportions diverses, des microbilles de verre et du quartz alpha formant un composé proche mais différent du sable. Enfin, au mois de juillet 2006, le laboratoire de police scientifique de Lille a analysé une poudre présentée comme un produit destiné au coupage de l’herbe de cannabis. La poudre d’aspect verdâtre provenait des Pays-Bas selon la personne dépossédée. Les analyses effectuées ont permis de mettre en évidence des microbilles de verre.» Toutefois, d’après les experts médicaux contactés par l’OFDT, ces produits «ne devraient probablement pas entraîner de risque immédiat lors de l'inhalation».
Analyse confirmée par d’autres médecins interrogés cette semaine par le Guardian.
 
Selon le quotidien britannique, un porte-parole de la Société thoracique britannique estimerait que les microbilles de verre sont trop grosses pour passer dans les poumons. Ce que confirme le docteur Russel, de l’Imperial college de Londres, pour qui les microbilles se déposent «dans la bouche ou la gorge». «Vous avez plus de chances de vous faire du mal avec le cannabis qu’avec ces particules», conclue le médecin.
 
Sans être ni médecin ni britannique, on peut en douter à voir le nombre de personnes se plaignant (sur les forums européens) de malaises liés à l’herbe coupée. Qui a dit que la prohibition nuit gravement à la santé?
 
Pour accéder à tous les liens externes de l'article, merci de vous rendre sur la page source.
 
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Le cannabis au verre officielement pas dangereux, mais pourtant...
Par Invité,
Communiqué de Presse
 
Malgré les dénégations de la MILDT et de l'OFDT, des témoignages continuent de nous arriver à propos de l'effet toxique de l'herbe de Cannabis coupée au verre.
 
Forum - témoignages : [DANGER] herbe coupée !
Brut de coffrage, extrait du site Cannaweed :
 
"hello je vien aussi du 57 j ai un amis de mon bof qui c retrouver a l hosto elle etai couper avec du verre allor atention" 57 Moselle
Aux urgences pour avoir méfu... Inscrit le: 16/1/2007 Rang : Cannaweedeur
Salut, Deux potes ayant bien fumé toute le journée,
Le soir venu à l'entrainement de foot se sont rendus.
Après avoir bien couru, au milieu de la séance,
les deux compères sont pris de douleur thoracique violente.
Evacuation aux urgences, fibroscopie bronchique (tuyau par la bouche direction les poumons:examen trètrètrès désagréable, sans anesthésie). Diagnostic: érosion des parois bronchiques.
En clair leurs poumons étaient à la limite de la déchirure (le risque: saigner dans les poumons et mourir étouffé par son propre sang, sympathique, non?).
Rassurez vous, ils vont mieux.
Ceci a eu lieu en alsace en octobre...
 
aux urgences pour avoir méfu... Inscrit le: 28/12/2006 De : - France -
Rang : Cannaweedeur
bonsoir ,disont que mon travail m amène a voir des patiens en insuffisance respiratoire sévere,eb bien vous voyer une carpe hors de l eau?. bien !c'est la meme chose pour un humain qui doit respirer avec de l enrichissement en oxygène fourni a l aide de lunette(tuyau finissant par deux petit orifice dans chaques narines)et ce des fois a vie,je ne veux pas jouer au croque mitaine, mais LA c est du sérieux!!!! tout le monde connaient l amiante et c est effets? eh bien des micros morceaux de verre dans les alvéoles pulmonaires vous croyer qu elles vont fondrent ou qu elles vont rester a vie et ainsi peut etre aider des maladies respiratoires a vous pourrir???"
 
Donc comme nous le dit la MILDT, l'OFDT, ce n'est pas grave et tous ceux qui témoigne d'avoir été eux même à l'hôpital ou dont un proche a été victime, ne sont que des menteurs, affabulateurs, victime de l'amiante sans le savoir.
Par ailleurs nous attendons toujours les résultats qualitatifs sur les échantillons que nous avons gracieusement et en toute illégalité, fournie à l'OFDT. C'est vrai que comme ce n'est pas dangereux, le caractère urgent n'apparaît pas crucial. 6 mois pour constater la présence d'éléments dangereux dans de la drogue c'est quand même un peu long. 6 mois pour demander leur avis à des spécialistes, c'est court. 6 mois pendant lesquels combien de personnes se seront retrouvés à l'hôpital ?
 
Arnaud Debouté
Collectif d'Information et de Recherche Cannabique
 
 
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Sondage: les Européens contre la légalisation du cannabis
Par Invité,
L’information n’est pas toute neuve mais elle est passée largement inaperçue jusqu’à ce que le bureau du Tzar antidrogues américain n’en fasse état sur son blog : seuls 26% des Européens seraient favorables à la légalisation du cannabis.
 
Source : Drogues news
Des résultats qui font triompher les autorités à Washington: «L’idée, très souvent utilisée par les antiprohibitionnistes (américains, ndlr) selon laquelle les Européens sont plus ouverts et accepteraient la légalisation de la marijuana n’est tout simplement pas vraie.» Dans un sondage Gallup réalisé l’année dernière, 36% des Américains se déclaraient pour la légalisation.
 
On peut bien sûr, comme l’a immédiatement fait la blogosphère antiprohibitionniste américaine (lire sur Drug WarRant ou sur Stop the Drug War), rappeler que le thermomètre est incertain, que le résultat des sondages, surtout en ce domaine, dépend beaucoup de la question posée. Mais si l’on compare, en France, ce résultat aux précédents, les partisans de la légalisation oscillent toujours entre 20 et 30%. Ils étaient donc 28% en octobre dernier selon l’Eurobaromètre, 20% en novembre 2005 (Nouvel Obs/Sofres) 28% en août 2005 (Figaro Magazine/Sofres) et 30% en mai 2000 (Figaro Magazine/Ipsos). Un ensemble relativement cohérent, sauf à croire que certains aient pu loucher sur la copie du voisin.
 
Qu’en conclure alors ? Que la guerre à la drogue que livrent les Etats-Unis à leurs propres citoyens n’a rien à voir avec la prohibition à l’Européenne. Dans l’Union à vingt-cinq, seuls cinq pays (dont la France) considèrent encore la consommation de cannabis comme une infraction pénale. Pour les vingt autres, le passage d’une dépénalisation de facto à une légalisation de jure n’est certainement pas une priorité. Mais très certainement une limite à la signification de l’Eurobaromètre. Dans les autres pays européens, comme la France, peut-être faut-il y voir la faiblesse d'un mouvement antiprohibitionniste qui n'aura jamais su, ou pu, se faire prendre au sérieux et trouver des relais institutionnels suffisamment puissants pour peser sur le débat. Peut-être faut-il aussi y voir la frilosité d'une classe politique et médiatique qui n'a jamais envisagé ce qu'il pouvait y avoir à gagner à se singulariser sur un sujet peu porteur de retombées à court terme.
 
Quant à l’avenir ? Les jeunes Européens (15-24 ans) s'opposent à 57% à la légalisation… Peut-être, comme le concluent un peu rapidement les auteurs de l’enquête, faut-il finalement juste voir dans tout cela «une preuve supplémentaire que les Européens pensent qu'il y a trop de tolérance de nos jours». Au train où vont les choses, ce problème-là devrait être vite réglé.
 
Cliquez sur la carte pour l'agrandir
 
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Le Circ écrit à Ségolène Royal
Par Invité,
Pour les candidates ce sera non, vous disais-je. Dans une lettre ouverte publiée sur son site mercredi et intitulée Le monde a changé, la France a bougé, alors la politique doit changer, le Circ offre à Ségolène Royal l’occasion de prouver le contraire.
 
Source : Drogues News
«Madame. Un peu partout, on lit et l'on entend que vous incarnez le changement», démarre la lettre rédigée par Jean-Pierre Galland, avant de rappeler la position défendue dans le projet socialiste: «En ce qui concerne le cannabis, face aux risques liés à une consommation largement répandue, nous ouvrirons un débat pour proposer une régulation publique, et une révision de la loi de 1970».
 
Une position par rapport à laquelle Segolène Royal s’est trouvée plus qu’en retrait le mois dernier chez Serge Moati: «Je ne suis pas favorable à la dépénalisation de la consommation de drogues, mais en même temps je crois qu'il faut sortir de l'hypocrisie, et ce dont les jeunes souffrent c'est de polytoxicomanie, c'est-à-dire le mélange drogue, alcool, qui est quand même une drogue légale, et quand on voit aujourd'hui l'alcoolisme chez les jeunes, il est souvent aussi grave que la consommation de drogues dites douces. Et donc je crois que la question est globale, c'est une question éducative de lutte contre toutes les formes de toxicomanie, et aussi une interrogation sur les raisons pour lesquelles les jeunes transgressent.» Un subtile bottage en touche donc. Stratégie adoptée la même semaine de décembre par Dominique Voynet et Arlette Laguiller. Reste Marie-George Buffet, pour qui il devient franchement humiliant que personne n’ait encore jugé opportun de lui poser la question.
 
Or, rappelle le Circ, «toutes les enquêtes le démontrent : la répression n'influe pas sur l'usage». Et en France, «la répression n'est pas un mythe et le nombre annuel d'interpellations pour usage de stupéfiants n'a cessé d'augmenter. En 2005, tous les records ont été battus avec 146 424 interpellations, une politique qui coûte cher à l'Etat et mobilise de nombreux policiers dopés au rendement, une politique qui ne sert strictement à rien, si ce n'est attiser l'incendie qu'elle est censée éteindre». Rappelons à toutes fins utiles, que la France est l’un des pays européens les plus répressifs en la matière: dans l'Union à 25, seuls Chypre, la Grèce, la Finlande et la Suède font aujourd'hui de la consommation de cannabis une infraction pénale. Ce qui n’empêche pas notre jeunesse d’être l’une des plus grosses consommatrices de cannabis en Europe. Loin devant les Pays-Bas...
 
«D'autres femmes en d'autres temps, Simone Veil en se battant pour officialiser la réduction des risques ou Michèle Barzach en libéralisant la vente des seringues, ont osé s'attaquer au tabou de la "drogue" et à imposer des mesures réalistes qui ne sont plus contestées aujourd'hui, conclue la lettre. À votre tour d'impulser une politique novatrice dont l'axe ne soit pas la répression, mais la prévention et la " régulation publique… d'une consommation aujourd'hui largement répandue».
 
La «régulation publique du cannabis» trouvera-t-elle sa place dans l’«Ordre juste» ? C’est d’autant moins probable que les partisans de la dépénalisation restent minoritaires dans l’opinion.
 
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Par Invité,
Pour les fans, ou pour tous ceux (et ils doivent être nombreux) qui n'auraient eu ni le temps ni l'envie d'acheter le best-seller Halte au cannabis, je ne résiste pas au plaisir malsain de signaler deux morceaux de choix.
 
Source : Drogues News
L'inénarrable professeur Costentin en version vidéo (cliquer sur le lien ou écouter les extraits dans le player ci-dessus) ou audio (la tête au carré, sur France Inter).
 
Si vous avez raté les précédents épisodes, Jean Costentin dirige une unité de neuropsychopharmacologie au CNRS et, à ses heures perdues, joue le nouvel imprécateur français anticannabis. Vous trouverez donc au programme de ses deux interventions, le déjà culte "tsunami de THC dans le cerveau", l'incontournable appétence pour l'alcool née du cannabis, les "150000 héroïnomanes qui sont tous passés par le cannabis", l'impayable "cannabis qui tue autant que l'alcool" au volant, pour conclure sur l'anthologique: "Si tous ceux qui fument du cannabis ne sombreront pas dans l'heroïnomanie, c'est surtout parce que leur chemin n'aura pas croisé celle-ci."
 
Bref, à ne surtout par rater pour tous les amateurs de science-fiction. Pour les amateurs de science tout court, nous recommanderons plus sobrement pour en savoir plus sur les dangers du cannabis le rapport du Sénat canadien, le rapport Rocques ou encore le rapport de l'Inserm. Evidemment, c'est moins marrant.
 
edit 2018: la page source. n'existe plus
 
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Les fumeurs de joints interpellent Ségolène Royal
Par Invité,
Le Collectif d'information et de recherche cannabique demande à Ségolène Royal de préciser sa position sur la prohibition de l'usage des drogues, et plus particulièrement du cannabis.
 
Source : Nouvel ObsLe Collectif d'information et de recherche cannabique (Circ), association de consommateurs militant contre la prohibition, interpelle dans une lettre ouverte publiée mercredi 10 janvier en exclusivité sur nouvelobs.com, Ségolène Royal sur la question de la répression de l'usage de drogues.
"Un peu partout, on lit et l'on entend que vous incarnez le changement", écrit le Circ à la candidate socialiste à qui il demande d'expliciter sa position sur la question de la prohibition des drogues.
En effet, rappelle le Circ, le projet du Parti socialiste prévoit : "En ce qui concerne le cannabis, face aux risques liés à une consommation largement répandue, nous ouvrirons un débat pour proposer une régulation publique, et une révision de la loi de 1970", régissant en France l'usage des stupéfiants.
 
La position de Ségolène Royal
 
Or, Ségolène Royal a affirmé récemment ne pas être "favorable à la dépénalisation de la consommation de drogues" tout en estimant "qu'il faut sortir de l'hypocrisie". "Ce dont les jeunes souffrent", a déclaré la candidate socialiste, "c'est de la polytoxicomanie, c'est-à-dire le mélange drogue, alcool, qui est quand même une drogue légale, et quand on voit aujourd'hui l'alcoolisme chez les jeunes, il est souvent aussi grave que la consommation de drogues dites douces. Et je crois que la question est globale, c'est une question éducative de lutte contre toutes les formes de toxicomanie, et aussi une interrogation sur les raisons pour lesquelles les jeunes transgressent", concluait Ségolène Royal.
De son côté, le Circ estime que "le plus grand danger sanitaire du cannabis, c'est le tabac qu'on mélange avec" et que "socialement, sa plus grande dangerosité, c'est la prison". Le collectif rappelle qu'ainsi, en 2005, 146.424 personnes ont été interpellées pour usage de drogue. Le Circ, pour qui le cannabis, s'il n'est pas "anodin" et "socialement acceptable", rappelle également que "là où le cannabis est toléré, en Hollande, la consommation chez les jeunes a diminué alors que pour la même classe d'âge, elle augmentait en France. Toutes les enquêtes le démontre : la répression n'influe pas sur l'usage".
 
Cliquez ici pour accéder à la lettre du CIRC...
 
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Une graine de chanvre dans les rouages de la justice
Par Invité,
Depuis quelques années, on peut, en France, se procurer des graines de cannabis dans des magasins ayant pignon sur rue. Un commerce florissant qui n’est, on s’en doute, pas du goût des autorités. Mais ces graines sont-elles réellement interdites par la loi ? Ou est-il seulement interdit de les faire pousser ?
 
Source : Drogues news
De prime abord, le bon sens voudrait que la graine à l’origine d’une plante interdite le soit également. C’est ce même argument de bon sens qu’a retenu mercredi le tribunal de Lorient pour condamner quatre membres du growshop guingampais Jardin de Poche à des peines allant de quatre à huit mois de prison avec sursis pour trafic de stupéfiants, en l’occurrence des graines de cannabis. Seulement voilà, le bon sens et le droit ne font pas toujours bon ménage.
D’abord parce que les graines de cannabis ne figurent pas au tableau des stupéfiants. Ne contenant pas de THC, principale substance active, elles ne sauraient en effet en aucun cas être considérées comme des stupéfiants.
Certes, répondent les autorités, mais les variétés de graines de chanvre autorisées pour l’agriculture sont de toutes façons limitativement énumérées par un règlement et ne concernent que des variétés non-psychotrope. Enfin, leur importation est soumise à autorisation de l’Office national interprofessionnel du chanvre (Onic).
Certes, répondent à leur tour les propriétaires de growshops, mais ces graines ne sont pas destinées à germer (ce qui est explicitement rappelé sur les paquets) et ne sont donc pas concernées par ce règlement. En effet, elles sont officiellement vendues comme complément alimentaire pour oiseaux, très friands de graine de chanvre. «Comme nos graines ne sont dans aucune des cases, ni dans les stupéfiants, ni dans les graines à planter, elles sont parfaitement légales», se défend Arnaud Débouté, l’un des condamnés (lire son argumentaire en commentaire ci-dessous). Une interprétation que contestait sur son site, il y a deux ans, le professeur de droit Yann Bisiou, co-auteur du Droit de la Drogue et l’un des meilleurs spécialistes français de la question.
https://www.cannaweed.com/upload/server_8/2/3afb86.jpg[/img]Mais à la décharge des growshops, vérification faite auprès de l’Onic, aucune animalerie française n’a jamais demandé d’autorisation d’importation de graines à oiseaux. Pourtant, chaque dimanche matin, en face du Palais de justice de Paris, ces graines à oiseaux sont vendues au kilo en toute impunité. Ces marchands devraient-ils, comme les salariés du Jardin de Poche, être condamnés pour fraude à l’importation d’alimentation animale?
Le tribunal en a décidé autrement, assortissant sa condamnation pour trafic de stupéfiants d’une autre pour incitation à l’usage. Une incrimination qui présente l’avantage d’être suffisamment floue pour être difficile à contester en appel.
 
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2006 le best-of
Par Invité,
Et s’il fallait se résumer. Savoir ce qui a changé, ou pas, cette année. 2006 fut-elle, en France, une année stupéfiante ?
 
Source : Drogues news
L’événement le plus marquant n’a, étonnamment, pas inspiré un seul de mes collègues. Pas une ligne dans les journaux, pas une image à la télé. Il s’agit pourtant de l’une des principales révisions de la loi de 1970 votée par le Parlement, à l’initiative du ministre-candidat Sarkozy et du charismatique ministre de la Justice Pascal Clément. Noyée au milieu de la controversée loi sur la délinquance, la philosophie de cette révision «clandestine» est simple: frapper un tout petit peu moins fort pour frapper beaucoup plus souvent. Concrètement, la consommation reste un délit (passible d’un an de prison) mais les simples usagers devraient surtout se voir dirigés vers des structures médicales ou de «sensibilisation aux dangers de la drogue…». Reste à savoir ce qu’il adviendra du projet si Segolène Royal l’emportait à la présidentielle.
 
Le second événement de l’année est passé un tout petit peu moins inaperçu. Il s’agit des trente ans de l’appel du 18 joint. L’occasion, trente ans après, d’un bilan d’étape… en forme de gueule de bois. Non seulement la consommation de cannabis reste un délit, mais la plupart des signataires de l’époque refusent de s’engager à nouveau. Maigre consolation pour moi, dans Libé (où l’appel fût publié en son temps) mon ami Antoine de Gaudemar signe pour l’occasion un très bel édito.
 
A propos des consommateurs de cannabis toujours, après des années de hasch coupé au henné ou à la paraffine, l’année a été marquée par la diffusion à grande échelle d’herbe coupée aux microbilles de verre, à la farine ou encore au sable (photo Circ Nord-Est). Le petit commerce n’es plus ce qu’il était.
 
Dernière tendance de fond, la révélation au grand public de l’ampleur de la consommation de cocaïne en France, en hausse régulière de puis des années. Dans les quartiers, certains réseaux de revendeurs de hasch se mettent à la poudre, devenue plus indispensable que les Ferrero pour toute soirée de jeunes cadres dynamiques.
 
Pour 2007 ? Après Baffie et Karl Zéro, le président de la République Sarkozy invite tous les fumeurs de France à l’Elysée… Qui sait ?
 
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2012, les Jeux sur herbe de Londres...
Par Invité,
Probablement ému par le sort d'un champion national de fléchettes malchanceux condamné par sa fédération pour avoir fumé du cannabis (Drogues News du 1er décembre), le ministre britannique des Sports préconise que, pour les JO de Londres de 2012, les athlètes ne soient plus bannis pour consommation de drogues récréatives.
 
Source : Drogues news
Et propose donc de retirer le cannabis des substances dopantes. En effet, argumentait hier Richard Caborn devant une commission scientifique du Parlement, la vraie menace sur l'esprit olympique ne viendrait pas de quelques pétards fumés pour fêter une victoire mais des techniques de dopage plus efficaces et plus au goût du jour, comme l'hormone de croissance ou les manipulations génétiques. "Notre rôle n'est pas de policer la société. Notre rôle est d'éradiquer la tricherie du sport", a précisé le ministre (lire l'article du Evening Standard). Avant d'exclure également de poursuivre pénalement les athlètes convaincus de dopage aux jeux de Londres.
Si l'on se résume, la consommation de cannabis n'étant plus sanctionnée au Royaume -Uni, les athlètes cannabinophiles s'apprêtent à passer un agréable été 2012. Une chance pour eux que Paris n'ait pas hérité de l'organisation des jeux.
 
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