Alors que de plus en plus de français demandent au gouvernement de légaliser la marijuana à usage médical, l'Etat Juif permet déjà à des milliers d’israéliens malades de s'inscrire dans un programme pour obtenir de la marijuana à usage médical. Selon les medecins du monde entier, Israël est l'un des pays les plus progressistes du monde dans ce domaine, dans cette lutte contre la souffrance des malades.
Israël a, il y a presque 20 ans, et de manière discrète, autorise la production et la vente de marijuana pour soulager la douleur et permettre à certain malade en phase terminale de partir plus simplement.
Professeur Raphael Mechoulam de l’Université hébraïque de Jérusalem dans le Centre de recherche sur la douleur.
En 1964, travaillant A partir de sacs de drogue saisis par la police de Jerusalem, le professeur Raphael Mechoulam a isole le le compose actif du cannabis, le THC. Avec cette découverte, Mechoulam a inspire des générations d’équipes de recherche partout dans le monde. Tous se tournent aujourd'hui vers la marijuana pour soulager les chimiothérapies et douleurs chroniques de nombreux patient atteint du cancer ou de la sclérose en plaque.
Mechoulam a récemment reA'u le Prix Rothschild en sciences physiques et chimiques en reconnaissance de ses contributions. Avec l'aide de ses efforts, Israël a commence A élaborer des politiques afin que la marijuana médicale puisse être fumée par ceux qui ont le plus besoin.
Mechoulam reconnait que l'approche d’Israël est probablement la plus avance au monde, compte tenu du nombre de patients prenant de la marijuana médicale d'une manière supervisée. à l'heure actuelle, environ six ou sept mille personnes peuvent l'obtenir pour des raisons diverses -- douleur [chronique], cancer, autres maladies graves. Ce nombre devrait augmenter A environ 40.000 en 2016.
Les gens qui sont dans une grande douleur et qui prennent des anti-doulours se plaignent tous, petit à petit, de la non-fonctionnalité de leurs médicament. En prenant le THC de marijuana médicale, ou dans sa forme pure, on peut faire baisser la douleur et offrir une meilleure qualité de vie A un malade ; explique le docteur.
Le ministère de la Sante a commence le programme en 1994, mais il a vraiment décolle en 2002 sous la direction du Dr Yehuda Baruch, de l’hôpital psychiatrique Abarbanel de Bat Yam.
Les patients de tous Ages peuvent demander l'approbation de leur propre medecin et doivent passer un processus de selection rigoureux. Les personnes admissibles comprennent les patients cancéreux sous chimiotherapie, les patients cancéreux en phase finale, les patients inscrits dans un centre israelien VIH, et les gens sous traitement pour la douleur chronique, la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse, sclérose en plaques et le syndrome de stress post-traumatique.
Aujourd'hui, au moins 3 sociétés israéliennes produisent de la marijuana dans des centres secrets. La police israelienne visite les installations régulièrement et applique un comptage des plans de manière mensuelle.
Six centres sur la culture de la marijuana à des fins médicales vont fonctionner dans la capitale des États-Unis. Six entreprises ont été autorisées à fabriquer le cannabis . Le médicament sera vendu dans des centres spécialisés, qui doivent être situés à une distance d'au moins 90 m des écoles, des centres de santé, des espaces de loisirs et des parcs urbains.
La marijuana est destinée à soulager la douleur chronique chez les patients souffrant de maladies comme le cancer, le sida, la sclérose en plaques et le glaucome. Ils pourront recevoir d’après la prescription une dose qui ne depasse pas 56 grammes.
Ce programme pourait rencontrer une opposition de la part des forces de l’ordre, mais les autorités municipales sont convaincues qu'elles pourront surmonter les obstacles juridiques possibles.
Source:VoixDeLaRussie via Cannactus
La ville de Maastricht conjointement avec la police du Sud Limbourg, le ministère publique et d'autres partenaires viennent de mettre en place
le projet "Frontière" . Ce projet inclus également les habitants de la ville de Maastricht puisqu'il s'agit pour eux désormais de relever eux mêmes les nuisances et de les rapporter aux autorités.
C'est là tout le but de "Frontière" pour combattre les nuisances qui pourraient être vécu par les habitants. Ce projet est innovant puisqu'il s'agit là pour les habitants ainsi que les partenaires coopératifs de devenir les yeux et les oreilles de la police pour arriver à une meilleur gestion du renseignement sur les nuisances et les actes criminels lié à la drogue.
Chaque relevé rapporté à "Frontière" sera sujet à investigation et il y aura un retour vers la personne. Cette nouvelle approche efficace et ciblée instaurera également un nouveau climat de sécurité pour les habitants de Maastricht.
Ce projet fait suite à la prochaine mise en place, de préférence national en matière de coffeshops pour montrer aux habitants de Maastricht que toutes les nuisances qu'ils pourraient subir seront attentivement suivi par les autorités indépendamment de la politique national et pour montrer que les autorités sont prêtes pour l'implantation du 1 mai.
La "Drug Hotline"
Une ligne téléphonique mise en place par la ville de Maastricht, à partir d'aujourd'hui (21 mars 2012) permet aux habitants de rapporter anonymement toutes nuisances qu'ils auraient pu observer, elle est ouverte 7 jours sur 7 24h/24,(043) 350 51 11.) .Egalement sur internet sur le site de la ville www.maastricht.nl / drug hotline.
"Deviens dès aujourd'hui actionnaire de Christiania": sur sa page Facebook, un squat géant créé par des hippies dans le centre de Copenhague et devenu une attraction touristique phare de la capitale danoise appelle aux dons pour assurer son avenir.
Sous le coup d'une décision judiciaire, la communauté hippie autogérée doit réunir 76 millions de couronnes (10,2 millions d'euros) pour racheter une partie de ce bastion désaffecté qu'elle occupe illégalement.
Christiania a été fondée le 26 septembre 1971 par un groupe de hippies qui ont élu domicile dans des casernes militaires désaffectées du centre de Copenhague. Ils ont hissé leur "drapeau de la liberté" et baptisé cette enclave de non-droit d'une trentaine d'hectares "Christiania, Ville libre".
Un million de touristes visitent chaque année ce squat qui compte un millier de résidents, artistes, militants, marginaux...
Mais aujourd'hui, les baraquements bariolés de graffitis et abritant logements, cafés, restaurants ou commerces, ainsi que les coquettes maisons en bois aux décorations personnelles plus ou moins psychédéliques, sont menacés d'une reprise en main par l'Etat.
Finies, alors, les promenades sur l'emblématique Pusher Street où marginaux et touristes dévergondés déambulent devant des étals garnis de haschisch et de têtes de cannabis.
Sans l'interdiction d'y prendre des photos pour ne pas gêner les trafiquants de drogue, cette allée évoquerait la rue commerçante d'un village, un jour de marché..
Christiania doit trouver 50 millions de couronnes (6,7 millions d'euros) d'ici au 1er juillet, sous peine d'être fermé.
Alors une Fondation Christiania a été créée en juillet dernier pour racheter le terrain. L'Etat garantissant 100% du prêt, elle peut sans problème négocier un emprunt auprès des banques, affirme l'avocate de la Ville libre, Line Barfod.
Mais les squatteurs rechignent à restreindre le budget consacré aux activités culturelles pour rembourser de lourdes mensualités, explique Risenga Manghezi, un porte-parole de la communauté.
Christiania peut compter sur un revenu annuel de 20 millions de couronnes (2,6 M euros) constitué des loyers volontairement versés par son millier d'occupants dont bon nombre mènent une vie professionnelle ordinaire à l'extérieur de l'enclave, explique M. Manghezi, employé à mi-temps dans une école de Copenhague.
En septembre, ils ont lancé une collecte. Ils ont mis en vente, sur internet ou sur place, des "actions populaires", qui sont en réalité des affichettes affirmant en plusieurs langues "Action de Christiania - vaut davantage que l'argent".
Acupunctrice de 47 ans, Nulle verse 100 couronnes (13 euros) à un guichet aménagé dans l'une des nombreuses maisonnettes.
"C'est super d'avoir un lieu qui ne soit pas nécessairement réglementé et où cohabitent des gens de toutes sortes!", lance cette fidèle des concerts organisés dans la Ville libre.
Birthe et Kurt pénètrent rarement à Christiania, où chiens et vélos circulent librement sur des chemins verdoyants interdits aux véhicules motorisés.
Mais, inquiet de lire dans les journaux que les dons ne décollent pas, ce couple d'une soixantaine d'années est venu verser son obole de 500 couronnes.
Environ 50.000 personnes ont pour l'instant donné de l'argent. Mais en mars, la collecte ne s'élevait qu'à près de 7 millions de couronnes (900.000 euros), loin de l'accompte de 50 millions dû le 1er juillet.
Pour Me Barfod, "il a toujours été convenu que la Fondation devrait emprunter la plupart de cette somme", alors le montant récolté est déjà "fantastique".
Certains refusent de donner à cause du trafic de cannabis, tenu par la "criminalité organisée", reconnaît Risenga Manghezi.
"Tant qu'ils n'auront pas mis les Hell's Angels dehors, je n'investirai pas!", martèle Torben Vemmelund, un conseiller en communication de 37 ans.
Pourtant, la communauté subit cette criminalité et ne touche aucun argent de la drogue, assure M. Manghezi.
Mais pour Kjeld Amundsen, un artiste de 72 ans, les habitants sont complices en laissant les trafiquants louer des habitations dans le squat.
La "Ville libre" "a perdu la sympathie des Danois" car elle est devenue "le plus grand foyer de criminalité du Danemark", pense-t-il.
Christianite de la première heure, Tanja Fox se veut optimiste: les dons s'envoleront "au printemps, avec le retour du soleil et des touristes."
L'employeur est-il autorisé à pratiquer un test de dépistage de cannabis dans l'entreprise ? Peut-il sanctionner un salarié parce qu'il fume de la marijuana ? Un problème pas facile à résoudre en raison des conséquences possibles. Réponses concrètes, extraites de la brochure Le cannabis et l'entreprise des Editions Docis.
11 % des entreprises ont été confrontées à des problèmes avec des usagers de cannabis", relève la brochure des Editions Docis sur le cannabis et l'entreprise. La consommation du cannabis et ses conséquences au travail n'est donc pas un problème négligeable, surtout qu'il peut avoir des conséquences très lourdes pour l'employeur. L'ouvrage apporte des réponses concrètes aux employeurs confrontés au problème du dépistage, que nous avons synthétisé sous forme de questions/réponses.
Existe-t-il un cadre légal permettant un dépistage de stupéfiants au travail ?
Non. Il n'y a aucune disposition dans le code du travail relative à l'usage de stupéfiants.
Le dépistage peut-il être prévu par le règlement intérieur ?
Oui, l'employeur peut, selon les mêmes dispositions que pour l'alcootest, ajouter dans son règlement intérieur la possibilité de soumettre à un dépistage les salariés dont les fonctions le justifie (manipulation de machines ou de produits dangereux, conduite de véhicules...). La liste de ces emplois doit être clairement définie dans le règlement intérieur.
Le dépistage peut-il être systématique pour tous les salariés ?
Non. Il n'est justifié que pour les emplois pour lesquels l'usage de la drogue présente un risque particulier.
Quelle est la procédure à suivre avant tout dépistage ?
Le dépistage ne sera possible que si : - il est prévu par le réglement intérieur ; - le salarié en est informé et il est d'accord pour l'effectuer ; - le salarié est averti des conséquences en matière d'aptitude en cas de dépistage positif.
L'employeur peut-il faire passer aux salariés des tests salivaires ou urinaires pour prouver l'usage de stupéfiant ?
L'employeur n'est pas habilité à effectuer des tests biologiques, seul le médecin du travail pourra donc faire passer un test urinaire au salarié ou le prescrire. Les résultats de ce test sont soumis au secret médical. En revanche, il demeure aujourd'hui une incertitude sur la nature biologique ou non des tests salivaires. Cependant, le ministère du travail autorise l'employeur à recourir au test salivaire.
Le salarié peut-il être sanctionné suite à un test salivaire ?
Non. La DGT considère que le test de dépistage salivaire ne peut jamais entraîner une sanction car la contre-expertise obligatoire est faite sous le sceau du secret médical. La finalité du test de dépistage salivaire doit donc être uniquement préventive.
Est-il possible de licencier un salarié qui a consommé de la drogue dans l'entreprise ?
Oui. La Cour de cassation a admis le licenciement pour faute grave de deux salariés qui fumaient du cannabis durant leur pause (arrêt du 1er juillet 2008).
Photo: Distribution de kits “Cannabis verdict” sur un chantier à Toulouse. @ P.Font/Metro
Source: l'Express
Des avocats représentants plusieurs propriétaires et travailleurs des coffeeshops de Maastricht ont annoncé avoir déposé un recours en justice pour arrêter les plans du gouvernement de les transformer en clubs avec carte de membre obligatoire.
L'avocat de Maastricht Me Andre Beckers a dit au Telegraaf qu'ils considèrent que ce plan viole la loi puisque les résidents non-Néerlandais seront interdits d'entrer dans leurs coffees et que cela relève de la discrimination.
De plus, l'introduction de cartes de membres viole la vie privée des gens, ont ajouté les avocats.
La date de l'audience n'est pas encore fixée.
Fermetures
Le gouvernement prévoit de fermer les coffeeshops du Sud du pays aux non-résidents à partir du 1er Mai. Le reste des Pays-Bas devrait suivant l'année prochaine.
Le ministre de la Justice Ivo Opstelten a répliqué qu'il n'avait pas peur d'une action juridique puisque la législation a déjà été vérifiée par la Court de Justice Européenne.
Le but de cette nouvelle loi est d'arrêter le narco-tourisme, mais ses opposants disent au contraire que cela ne fera qu'augmenter le trafic de rue.
Le Parlement Basque régulera l’activité des clubs sociaux du cannabis, ce qui fera d’Euskadi la première communauté autonome a entamer une démarche pour remplir un vide juridique qui touche les consommateurs des dérivés de cette plante (marijuana et haschich) et qui sont membres de ces associations.
La Chambre des Députés Basque a approuvé aujourd’hui, à l’unanimité, la création, avant l’été, d’une commission spécifique qui analysera cette régulation, qui concerne presqu’une cinquantaine d’associations en Euskadi, qui disposent de plantations collectives de cannabis et qui produisent de la marijuana et du haschich qui sont ensuite distribués aux membres aux travers de cotisations.
Les groupes du Parlement Basque ont abouti à un consensus sur la nécessité de réguler la façon dont ces associations peuvent produire, distribuer et consommer légalement les dérivés du cannabis pour générer une plus grande sécurité juridique et éviter les descentes de police et les arrestations.
Le président de la Fédération des Associations Cannabiques (FAC), Martin Barriuso, qui a assisté à la session parlementaire d’aujourd’hui, a expliqué aux journalistes que lui-même a été arrêté en plusieurs occasions à cause de marijuana récoltée dans des plantations collectives et qu’il a été accusé en trois occasions de délit présumé de trafic de drogues. Le manque de régulation fait que ces associations se trouvent dans un "flou juridique" et qu’elles supportent des risques d’interventions policières et judiciaires, a-t-il indiqué.
Une avancée historique
Barriuso a qualifié ce pas en avant du Parlement Basque "d’historique" bien que le Législatif de la communauté autonome devra respecter le Code Pénal en la matière et se limiter à réguler l’activité des clubs. Il a rappelé que le cannabis est une réalité implantée dans la société et il a proposé de travailler sur l’éducation et la prévention concernant sa consommation.
Au sujet des clubs du cannabis il a précisé qu’ils garantissent que la consommation ne concerne que des adultes, en circuit fermé et contrôlé depuis la production jusqu’à la distribution. "Il faut choisir, soit nous régulons pour un résultat positif, soit nous laissons tout ça entre les mains d’un marché illicite qui continuera de fonctionner et de générer des gains qui iront à des réseaux délictueux" a-t-il dit.
Il a affirmé que Euskadi est la première communauté de l’Etat à se lancer dans la régulation de l’activité de ces clubs et que la Catalogne se préparait à suivre le même chemin.
Il a aussi expliqué qu’au niveau international, le Parlement de l’Uruguay est en train d’étudier la possibilité d’autoriser la culture de 8 plantes par personne, la possession de 25 g de substances dérivées sur soi sans sanction dans le cas d’usage personnel et la distribution au travers de clubs sociaux du cannabis.
En Espagne, il nous a expliqué que consommer de la marijuana n’est pas un délit, mais il prévient que la quantité de plantes que l’on peut posséder par personne et la quantité de substance que l’on peut avoir sur soi sans que ce soit considéré comme un délit ne sont toujours pas définies.
Le parti VVD qui fait parti de la coalition des conservateurs propose de retirer les hashs d'importation des coffeshops hollandais.
VVD MP Ard van der Steur l'a proposé au ministre de la justice Ivo Opstelten ce jeudi (01/03) lors des débats aux parlements sur la régulation de la vente de cannabis.
Cette proposition est soutenu par les partenaires chrétiens démocrates (CDA) et l'extrème droite (PVV)
Le VVD affirme que le fait d'autoriser la vente de hashs d'importation ("illégale") de pays tel que l’Afghanistan ou le Maroc favorise le crime international.
Un village espagnol a décidé de favoriser la culture du cannabis sur ses terrains dans le but de lutter contre la crise économique et financière qui touche le pays.
Un petit village espagnol a décidé de favoriser la location de ses terres pour la culture de cannabis afin de renflouer les caisses de la commune mises à mal par la crise, a expliqué mercredi à l'AFP un conseiller municipal de la localité.
Le «Plan d'action municipal anti-crise 2012» de Rasquena, dans le nord-est du pays, prévoit de «créer une entreprise publique pour aider les propriétaires de terres agricoles à les louer» à une association légale de consommateurs de cannabis, a expliqué Josep Maria Insausti, conseiller municipal chargé des affaires économiques de la commune, gouvernée par les indépendantistes catalans d'Esquerra Republicana de Catalunya.
Lourde de dettes
La consommation privée de drogue n'est pas un délit en Espagne, contrairement à sa commercialisation. L'Association barcelonaise de consommation privée de cannabis (ABCDA), qui devrait faire affaire avec la commune, veut cultiver le chanvre indien pour ses quelque 5000 membres. Il leur faudrait environ huit hectares, selon le conseiller municipal.
Comme beaucoup de communes espagnoles, ce village de 900 habitants est lourdement endetté, avec une dette de 1,3 million d'euros.
La commune «a beaucoup de difficulté avec la crise, beaucoup de gens au chômage. Maintenant, on nous demande de rembourser les dettes à un rythme impossible pour un petit village», a fait valoir M. Insausti.
Le prix de location des terres destinées au cannabis devrait être multiplié par plus de dix par rapport aux baux normaux, selon lui.
Les terres qui seront louées ne sont pas cultivées actuellement, a précisé l'élu municipal selon qui une demi-douzaine de propriétaires sont intéressés. La surveillance des cultures de cannabis sera à la charge de la commune, a-t-il ajouté.
VARSOVIE, Pologne - Un politicien polonais bien en vue et plusieurs militants ont grillé ce qu'ils ont dit être des cigarettes de marijuana devant le parlement, vendredi, dans une tentative d'assouplir les lois sur la drogue en Pologne.
Sous le regard des policiers, Janusz Palikot et des partisans de la légalisation de la marijuana ont pris des bouffées des cigarettes ressemblant à des joints de pot qui circulaient alors que tombait une petite neige sur Varsovie.
Des dizaines de personnes se sont rassemblées autour d'une plate-forme en scandant «Faites-le pousser, Fumez-le, Légalisez-le» pendant la manifestation.
Selon un policier, Maciej Karczynski, trois personnes ont été arrêtées lors de ce rassemblement. Elles avaient en leur possession de l'herbe, qui devait faire l'objet d'analyses visant à déterminer s'il s'agissait d'une substance illicite.
M. Karczynski a affirmé que les policiers doutaient du fait que les manifestants fumaient effectivement du pot. L'un des organisateurs de l'événement, Mateusz Klinowski, a assuré qu'il s'agissait bel et bien de marijuana.
Janusz Palikot est le chef du Mouvement Palikot, un parti de gauche.
Les militants considèrent que la Pologne, un important producteur de vodka, fait preuve d'hypocrisie en punissant les utilisateurs occasionnels de drogues récréatives. Les sentences d'emprisonnement peuvent parfois atteindre trois ans pour ce type de délit.
«La vodka est plus dangereuse que la marijuana», a lancé Mateusz Klinowski, professeur de droit et président du Réseau polonais sur la politique des drogues. La législation actuelle est «désuète», a affirmé M. Klinowski.
La consommation de marijuana était tolérée pendant l'époque communiste mais après la chute du régime, l'Église catholique a commencé à jouer un rôle plus important dans la formulation des politiques publiques, et a influencé l'adoption d'une série de mesures conservatrices, dont des lois restrictives sur l'avortement, et la criminalisation de la consommation de drogues...
THE ASSOCIATED PRESS Publié: 17 février 2012
Source:Métro Montréal
En 2008, lors de sa campagne électorale, le candidat Barack Obama promettait une chose sur le cannabis médical :
"Je n'utiliserai pas les moyens du département de la Justice (l'équivalent d'un ministère à l'échelle fédérale) pour essayer de contourner les lois des Etats sur ce problème".
En somme, moins d'ingérence fédérale et fini les attaques opérées alors par l'administration Bush sur les fournisseurs de hasch médical, légalisé dans 16 Etats.
Hier, le site Internet RollingStone a dressé le bilan du premier mandat de l'actuel président des Etats-Unis d'Amérique en la matière. Avec, plus de 100 attaques en trois ans contre des pharmacies distribuant du cannabis médical, l'administration Obama serait en passe de devenir plus répressive que l'administration Bush.
Les 16 coffeeshops à cannabis "tolérés" de Haarlem, unis au sein du collectif associatif "T.H.C" (Team Haarlem Coffeeshopentrepreneurs) rejettent le projet de "Weedpass" du ministre de la justice Opstelten, ne voyant pas l'intérêt de ficher leur clients en tant que consommateurs de Cannabis.
La motivation sous-jacente derrière cette déclaration repose sur les résultats d'une enquête d'opinion effectuée par les 16 coffeeshops, et qui indique que seulement 12.4% des personnes interrogées s'enregistreraient le moment venu en tant que consommateur de cannabis sur la "liste de membre" d'un cofeeshop.
Ce qui montre que les coffeeshops de Haarlem finiraient par perdre 87.6% de leur clientèle et donc de leur chiffre d'affaires, ce qui provoquerait indubitablement de nombreuses banqueroutes.
Dans le cas d'une banqueroute, un coffeeshop cesse d'exister, donc participer au projet du Weedpass n'est tout simplement pas une option, selon les 16 membres du THC.
Cela signifierait aussi que tous les employés des coffeeshops (Budtenders/ Teuch'nanciers de bars ndT) seront virés, et ce sont 90 personnes qui finiront sans emploi, devront alors pointer au chômage et bénéficier des aides de l'état.
Cela n'est pas souhaitable, car cela n'affecterait pas seulement les coffeeshops de Haarlem, mais tous les coffeeshops des Pays Bas devront se séparer d'une grande majorité, sinon l'intégralité, de ses Budtenders.
Ce sont ainsi 4500 personnes qui finiraient par perdre leur emploi, car un C.V portant les stigmates du Cannabis inscrit partout en long et en large, pousserait les employeurs potentiels à écarter leur canditature professionnelle.
L'enquête montre aussi que parmi les antis-fichage, 62.9% se tourneraient vers des dealers d'appartement ou de rue pour acheter leur cannabis, si dans le cas d'un non enregistrement on leur refusait l'entrée des coffeeshops, et les 21.7% restants démarreraient leur propre plantation domestique.
Si le gouvernement force nos clients à acheter dans la rue à l'avenir, ils finiront par avoir affaire à des personnes vendant toutes sortes de drogues à côté du cannabis, et c'est inacceptable, déclare le collectif THC.
Le Principe de Tolérance Hollandaise en matière de commerce cannabique se base sur la "séparation des marchés", le marché du cannabis d'une part (drogues douces), et celui de l'héroïne, cocaïne, etc, d'autre part (drogues dures). Les coffeeshops ont maintenu avec succès ce principe, par l'excellence du travail effectué.
La présence des coffeeshops dans la société hollandaise fait vraiment une différence, une différence claire et positive sur la consommation de cannabis aux Pays-Bas (par les personnes de plus de 16 ans) qui est ici de 6.1%, et de 12.8% aux Etats-Unis et 10.8% au Royaume Uni par exemple, sans la présence de coffeeshops!
La Prohibition semble induire une plus grande consommation de cannabis que la régulation commerciale du cannabis. Ce système [de coffeeshops, ndt] ne peut tout simplement pas être éradiqué simplement parce que notre ministre de la justice estime que la consommation de cannabis est mauvaise, et que "nous" devrions juste nous plier à cela.
Les 16 propriétaires de coffeeshops de Haarlem ont donc décidé de ne pas se soumettre aux nouveaux critères de tolérance envers les coffeeshops, comme par exemple ficher les citoyens hollandais comme "consommateurs de cannabis", et discriminer les visiteurs non-hollandais des coffeeshops. Nous ne pouvons vaincre la banqueroute, donc nous, employés, clients et nous-mêmes, sommes prêts à entamer la lutte contre le ministre Opstelten, avant que nos villes civilisées ne soient découpées en territoires commerciaux par les dealers de rue et les drugrunners.
Article de THC-Ondernemers, paru sur le site Coffeeshops Nieuws.nl, le 17/02/12.
Traduction, relecture et correction par Caine pour Cannaweed
Source:Coffeeshopnieuws.nl
On en parle sur le forum....
Les locaux du Centre de Recherche sur l'Afrique et la Méditerranée (CERAM), rattaché à l’Ecole de Gouvernance et d’Economie de Rabat ont abrité mardi 14 février une conférence sur le thème de la sécurité dans la zone sahélienne. La principale intervenante Kenza Afsahi, chercheuse en économie et en criminologie comparée, s’est chargée de faire le point sur les « femmes et la drogue » mais aussi leur « rôle et invisibilité dans l’économie illégale » au Maroc. Ainsi, la culture du cannabis par exemple en zone rurale dans le Nord permet à de nombreuses femmes de subvenir à des besoins primaires.
En Turquie, les femmes étaient impliquées dans la culture quand le pays produisait du pavot à opium, pendant les années 1970. « Il s’agit d’une activité comme une autre. D’ailleurs, au Pérou ce sont surtout les femmes qui sont visibles dans la culture de la coca et non de la cocaine qui est la plante transformée», révèle Kenza Afsahi. Au Maroc, il est difficile d’évaluer le nombre de femmes cultivatrices de drogue. Elles ne mesurent pas pleinement la notion de « criminalité » en jeu. Car « c’est ce qu’on a bien voulu qu’elle fasse » : cultiver du cannabis.
Economiste de formation, Kenza Afsahi a souligné au cours de son intervention qu’elle a élargi son travail à la sociologie et à l’anthropologie. Auteur d’une thèse intitulée « les producteurs de cannabis dans le Rif-Maroc : étude d’une activité économique à risque », la jeune femme avait préalablement mené des enquêtes de terrain sur les usages à risque de la consommation de drogue ainsi que le processus de vente en France et en Belgique.
Une véritable économie informelle …
Au Maroc, la moitié de la population est rurale et les terrains agricoles souvent parcellisés. Les femmes sont peu rémunérées dans ce secteur et elles interviennent dans plusieurs aspects de l’activité agricole. La production, la commercialisation ou encore la consommation de drogue constitue véritablement une économie informelle puisque le cannabis rapporte 12 à 16 fois plus que l’orge quand il est irrigué.
Les chiffres officiels font état d’une baisse de la culture du cannabis néanmoins elle est encore pratiquée par certaines entreprises agricoles familiales. Il y a en outre une floraison de villages qui ont introduit la culture du cannabis. « Un homme va propager dans son village l’intérêt particulier de cultiver du cannabis et apprendre ensuite aux femmes les techniques ». Ainsi, « il est difficile de parler d’économie d’échelle dans le Rif. Les économies d'échelle sont liés à la parcellisation des terres, ainsi il ne peut pas y en avoir puisque les terres sont éloignées les unes des autres...ou les surfaces trop petites», explique la chercheuse marocaine.
En outre, dans les zones historiques de culture, consommer du kif, en fumer fait partie de la tradition, ajoute-t-elle.
… dans laquelle les femmes sont sous-représentées
Kenza Afsahi n’a pas manqué de noter une « sous-représentation des femmes » dans le secteur agricole. Les femmes ne participent pas toujours à toutes les étapes de la culture du cannabis notamment. Généralement, elles sont autorisées à participer au désherbage et à la récolte mais pas à l’irrigation par exemple.
Parmi les enquêteurs d’une recherche socio-économique commandée en 2003 par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Kenza Afsahi était la seule femme. « Je suis allée ainsi facilement à la rencontre de ces femmes du Nord. Et il n’est pas très évident de criminaliser cette culture du cannabis auquel ces femmes s’adonnent au Maroc ». « Ce n’est pas parce que l’on en cultive qu’on est un criminel », s’insurge Kenza Afsahi.
Quant à la commercialisation, elle reste exclusivement masculine. Dans les zones nouvelles de division du travail, la présence des femmes est néanmoins prégnante dans toutes les étapes.
Peu rentable mais satisfaisant
Ces « actrices invisibles … qui ne réalisent pas qu’elles peuvent être incarcérées » ne sont pas toujours rémunérées. Elles bénéficient néanmoins d’une plus vaste liberté de mouvement et d’un pouvoir de décision qui ne leur était pas toujours accordé. « La culture du cannabis a amélioré leur niveau de vie certes, mais leur statut n’a pas considérablement évolué ».
La majeure partie d’entre elles ont pu, grâce à la culture du cannabis, s’acheter des biens de consommation. « Elles ne cherchent pas à s’enrichir », explique Kenza Afsahi et cette culture illégale a amélioré l’accès aux soins dans certains villages. « Le cannabis a changé quelque chose dans certains villages on l’on se nourrit mieux ».
La culture du cannabis a baissé ces dernières années suite aux pressions gouvernementales. Les femmes rencontrées, sources du développement de leurs contrées se sont tournées vers d'autres types de cultures alternatives à présent. Elles se donnent à tout prix les moyens d’alphabétiser leurs enfants, entre autres.
Alors que les Pays-Bas se demandent s’ils vont interdire l’accès des coffee-shops aux touristes, l’Espagne ouvre des dizaines de clubs sociaux de cannabis. Un vrai rêve de militant.
Un vendredi soir à Madrid, à l'heure de l'apéro ou du dernier café de fin d'après-midi. Au comptoir du Private Cannabis Club, on peut choisir. Coincé entre une station-service et les premiers champs qui marquent les limites de la capitale, l'endroit respire le restaurant routier espagnol traditionnel : carrelage au sol, meubles en bois marron clair et jambon ibérique suspendu. Cependant, autour des trois serveurs, du client solitaire qui finit son petit noir et du jeune couple qui vient d'entrer en riant flotte une odeur de cannabis.
"Ici, la qualité de l'herbe est garantie. Tu n'as pas besoin d'aller dans des quartiers glauques et de traîner avec des gens louches pour t'approvisionner",
explique Richard de Prado, 43 ans, coordinateur de ce club qui vient de fêter sa première année d'existence.
La passion cannabis
Un seul petit coup de sonnette suffit à ouvrir aux trois cent soixante-treize membres les portes des neuf cents mètres carrés dédiés au cannabis. Chacun paie dix euros pour s'inscrire puis cent vingts euros par an. En échange, les clients peuvent acheter du cannabis de qualité entre six et sept euros le gramme. "Je suis tombé sur un article qui parlait du club il y a un an et le ciel s'est illuminé !", se souvient Javi, 52 ans, à qui ses joues creusées donnent plusieurs années de moins. Pendant que sa petite chienne, Lola, fouine entre les vaporisateurs de cannabis, il discute avec deux autres membres confortablement installés dans le petit salon attenant à la salle principale.
Plus loin, quatre jeunes jouent au billard. Parmi eux, Clément, 23 ans, a rejoint le club au printemps sur les conseils d'un ami. "Ce n'est pas seulement un endroit où tu peux fumer, assure ce graphiste français. Tu peux aussi y rencontrer d'autres amateurs de cannabis et t'informer à l'occasion d'ateliers ou de dégustations... C'est comme le vin : ce n'est pas seulement de l'alcool, il y a toute une culture sociale derrière."
Le fait de pouvoir fumer des produits de qualité sans se cacher semble attirer les Français. A Cadix, en Andalousie, Jean-Michel Rodriguez, professeur de collège en France et membre d'Encod, la "Coalition européenne pour des politiques justes et efficaces en matière de drogues", a monté cette année son club dans un petit village. Les sept membres paient trente euros de cotisation annuelle et cinquante centimes par gramme d'herbe provenant de leur récolte, explique-t-il en savourant "l'esprit de liberté et d'autogestion" qui marque le projet. Mais son moment de "plaisir extraordinaire", Jean-Michel Rodriguez l'a vécu en allant déclarer l'association à la police.
"Ça les a surpris et le sergent a un peu tiqué au début,
témoigne-t-il.
Mais je me suis présenté avec tous mes dossiers et je l'ai assuré que je l'informerai sur nos activités : une fois que l'on sort de la clandestinité, dans les limites de la tolérance espagnole bien sûr, on a la clé."
Dans un même souci de transparence, le numéro d'identification officielle de l'association Pannagh de Bilbao, l'une des pionnières, apparaît clairement sur les sacs de têtes de cannabis séchées fournies par des agriculteurs de la région, tous membres. Au siège de Pannagh, dans une atmosphère chargée de l'odeur des plantes, des volontaires répartissent les têtes dans des petits sachets qui portent eux aussi le nom de l'association. A l'oeuvre, des jeunes fumeurs, des militants aguerris, mais aussi des femmes et des hommes que la maladie a poussés vers le cannabis.
Une petite moitié des trois cent vingt-trois membres de Pannagh sont en effet des consommateurs de cannabis dits "thérapeutiques". Ils viennent ici soulager leurs douleurs, parfois sur les conseils discrets de médecins qui n'ont pas le droit de leur indiquer officiellement pareil traitement et moins encore de leur dire où s'approvisionner. Aujourd'hui, la Fédération des associations cannabiques (FAC) estime qu'il existe plus de cinquante clubs sociaux de cannabis en Espagne et qu'environ cent cinquante sont en cours de création. La plupart accueillent des membres malades en plus des consommateurs "ludiques".
L’Espagne va-t-elle devenir un rêve pour le fumeur paisible et les usagers thérapeutiques de cannabis ? Pas si vite. Pendant la visite des Inrocks, Richard de Prado écoute nerveusement les témoignages des membres :
"Il faut être très précis dans ce que l'on dit, on risque la prison",
prévient-il.
"Bien sûr qu'il existe un degré d'insécurité juridique", reconnaît Juan Muñoz, professeur de droit pénal à l'université de Málaga. Avec la juriste Susana Soto, il a écrit un rapport aussi précieux qu'un texte sacré pour les fondateurs de clubs de cannabis puisqu'il a permis leur éclosion après sa publication en 2001.
"Ils tentent de nous présenter comme des trafiquants"
Sur requête du gouvernement régional d'Andalousie, les deux experts avaient alors épluché toute la jurisprudence dictée en Espagne depuis 1992, date de l'introduction d'une loi qui classait pour la première fois la consommation de drogue dans les lieux publics comme une infraction grave contre la sécurité citoyenne. Leurs recherches les ont menés à la conclusion que "la création d'un établissement où l'on pourrait acheter et consommer du cannabis était possible mais à condition de respecter des critères très précis", explique Juan Muñoz.
Depuis, ceux-ci sont repris comme un mantra par tous les clubs : ne pas tirer de bénéfices économiques de cette activité ; se déclarer en tant qu'association à but non lucratif et organiser ses propres cultures en circuit fermé ; ne distribuer le cannabis qu'à des usagers majeurs déjà consommateurs de cannabis ou atteints d'une maladie (le Private Cannabis Club utilise la liste reconnue par l'Association internationale pour le cannabis médical). "Mais il s'agit d'une interprétation et un juge peut toujours estimer que cela constitue un délit", complète Juan Muñoz.
Preuve en est l'arrestation en novembre de Martin Barriuso, président de la FAC et de Pannagh, l'une des figures les plus célèbres des clubs sociaux de cannabis. A la télévision, devant les journalistes, face aux responsables politiques, il n'a jamais caché l'existence de son association, interpellant au contraire les autorités sur le problème des vols de récoltes par des trafiquants, de plus en plus violents, ou alertant sur l'apparition d'associations moins scrupuleuses qui s'approvisionnent sur le marché noir. Après quatre-vingts heures passées au commissariat avant d'être libéré sous caution, il enrage : "Tout ça est incroyable ! Nous menons une activité publique et payons des impôts mais ils tentent de nous présenter comme des trafiquants", lance-t-il.
Déjà, en 2005, la même police municipale l'avait arrêté. Mais le tribunal avait classé le dossier et le juge avait même ordonné que l'on rende à Pannagh les kilos de cannabis saisis. "Nous allons profiter de cette nouvelle arrestation pour continuer la lutte", assure Martin Barriuso, qui milite depuis des années pour la légalisation du cannabis. Sauf que dans une Espagne enfoncée dans la crise, l'attention des responsables politiques et de la société se centre sur l'économie. Et la majorité absolue obtenue par la droite (Parti populaire) en novembre dernier ne devrait pas contribuer à l'assouplissement des normes.
Le gouvernement régional basque, dirigé par les socialistes, a, lui, donné un début de victoire à Martin Barriuso et à son association en annonçant qu'il présentera en 2012 un projet de loi visant à réguler "la culture, la vente et la consommation" de cannabis. "Il vaut mieux organiser qu'interdire", s'est justifié un responsable du gouvernement basque.
En attendant, à l'heure où les Pays-Bas se demandent s'ils vont interdire l'accès des coffee-shops aux touristes étrangers, le modèle espagnol des cannabis social clubs essaime déjà en Europe. La législation européenne les aide : en 2004, une décision-cadre de l'UE reconnaissait que la culture du cannabis, "lorsque les auteurs s'y livrent exclusivement à des fins de consommation personnelle telle que définie par la législation nationale", n'entrait pas dans le cadre des infractions liées au trafic de drogue.
"On le voit en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas : ce système se développe,
conclut Jean-Michel Rodriguez.
On réalise peu à peu que les personnes les mieux placées pour gérer tout ça sont les consommateurs eux-mêmes."
Elodie Cuzin
Ils s’appellent Raphaël, André, Pierre. Ils fument du cannabis depuis plusieurs années et ont décidé, un jour, de cultiver leur propre herbe. Portraits de ces cannabiculteurs.
Lien audio: https://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=528073
Raphaël, 19 ans, cultive deux plants. Il en avait marre d’acheter dans les banlieues : "J’ai souvent eu des problèmes avec ça au niveau de la police ou du racket, et je me suis dit que c’était le meilleur moyen pour moi d’être le moins en danger".
André, 52 ans, lui est passé à l’auto-culture. Parce qu'il "en avait assez de trouver des produits pas très bons, et un peu trop cher". En outre, cette culture du cannabis lui permet d’assouvir sa passion pour le jardinage. Comme il le dit : "Je n’ai malheureusement pas de jardin, donc j’ai mon placard".
Pierre, 30 ans, a recours à l’auto-culture avant tout pour la qualité du produit, mais cela lui permet de ne plus avoir recours au marché noir où l’on achète des produits à des prix prohibitifs. Il loue enfin "le plaisir de cultiver cette plante".
Il est très difficile d’avoir une idée de l’ampleur de ce phénomène par nature clandestin. Soit à l’extérieur, ce que l’on appelle la culture outdoor. Soit à l’intérieur, la culture indoor.
Malgré tout, plusieurs enquêtes tentent de quantifier le phénomène. Sur une population de 3,8 millions usagers du cannabis en France, on estime de 150.000 à 200.000 le nombre de personnes qui a eu recours à l'autoculture en 2010 et à environ 50.000 celui ayant eu recours uniquement à ce mode d'approvisionnement selon la dernière enquête de l'OFDT, l'Observatoire français des drogues et toxicoamnie.
Concernant les quantités produites, le seul chiffre disponible remonte à 2005. A l’époque, on estimait la quantité de cannabis produite en France à 32 tonnes, soit 12 % de la consommation totale dans l’hexagone.
"On troque un danger contre un autre" (sociologue)
Toujours selon l’OFDT, la pratique de ce phénomène en plein air ou à l’intérieur augmente depuis une dizaine d’années. La courbe ne devrait pas s’inverser, si l’on en croit le sociologue Julien Lefour. Il s’est intéressé aux cannabiculteurs lors de son passage à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales : "Je suis à peu près sûr que cela va continuer à augmenter. Tant que le marché continuera à être clandestin, on aura forcément ça. Je ne suis pas là pour dire qu’il faut légaliser ou pas, ça c’est autre chose, mais je suis sûr qu’il y a un lien entre l’un et l’autre. Je sais à travers les gens que j’ai pu rencontrer que c’est quelque chose qui est accepté par beaucoup, à la fois les jeunes, les parents aussi, car cela évite que leurs enfants soient confrontés aux dangers du trafic. Alors, ils troquent un danger pour un autre, c’est cela le risque. Après, il faut être capable de modérer sa consommation tout en ayant à sa disposition une grosse quantité d’herbe".
L’autre risque, c’est de se faire prendre. Toutes ces plantations sont illégales et exposent leur propriétaire à des sanctions judiciaires. Les services répressifs ont d'ailleurs dû s'adapter pour lutter contre le phénomène. Le commissaire Patrick Laberche, chef-adjoint de l’OCRTIS, l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants, précise qu'en la matière, les services de police sont confrontés à une recherche difficile, une détection peu évidente en raison de la dissémination des petites surfaces, à la fois en zone urbaine et en zone rurale. Sans oublier les techniques de dissimulation sophistiquées de la part des cannabiculteurs. Aujourd'hui, la police a mis en place une méthodologie de détection puis d'investigation pour lutter contre ce phénomène.
"Peut-être qu'un jour, on pourra légaliser l'usage récréatif du cannabis" (CIRC)La pratique de l’auto-culture est donc illégale, ses auteurs s’exposent à des poursuites pénales. Mais de récentes décisions de justice à Bourges, Strasbourg et Colmar ont pris en compte l’état de santé des prévenus. Ils utilisaient le cannabis à des fins thérapeutiques, ce qui leur a valu la clémence de la justice. Une décision dont se félicite Jean Pierre Galland du CIRC, le collectif d’information et de recherche cannabique : " Une personne a été relaxée, deux ont été dispensées de peines. Si un jour le dossier évolue, ce sera en passant par la justice, parce que devant un tribunal ce sont des hommes qui jugent, et ces hommes souvent se rendent compte que les personnes qui utilisent du cannabis pour ses vertus thérapeutiques ne sont pas des menteurs, que c’est pour être mieux, tout simplement.
Je pense qu’un jour ou l’autre, l’usage thérapeutique du cannabis sera légalisé, et après, on pourra peut-être légaliser l’usage récréatif du cannabis ".
12Un nouveau projet d'aménagement du code pénal hongrois sur l’usage des drogues vient de faire son apparition, stipulant que les consommateurs (légalement appelés "toxicomanes") seront mis en prison plutôt que dans des centres de désintoxication.
Un consommateur ayant une petite quantité pour son usage personnel peut désormais recevoir une peine de prison minimale de deux ans. Ainsi, sur le papier, un adepte de la fumette pourrait se retrouver derrière les barreaux entre 2 et 8 ans pour la possession d’un simple joint d'herbe dès l'âge de 15 ans.
Peter Sarosi, expert en politiques des drogues à l'ONG spécialisée en droits et libertés individuelles TASZ, a déclaré dans un communiqué que le projet vise à abolir toutes les règles permissives du code actuel pour les consommateurs de drogues. Les "toxicos" ne pourront choisir d’aller en centre de désintoxication seulement s’ils n’ont pas été arrêtés en possession de stupéfiants plus d’une fois sur une période de deux ans. TASZ note que cette nouvelle règle se révèle beaucoup plus stricte que partout ailleurs dans l’Union européenne. Ce nouveau projet sera examiné par le Parlement au printemps et devrait prendre effet au 1er juillet 2013.
Dans le passé, une procédure plus pointilleuse et plus tolérante
Jusqu’en 2009, les échantillons de drogues saisies par les agents de douanes aux frontières étaient envoyés à l’Institut Hongrois Judiciaire Scientifique (BZSKI). Pourtant, depuis un décret gouvernemental datant de 2009, un nouveau laboratoire affilié aux Douanes a été mandaté pour analyser ces mêmes échantillons. Pourtant, le BZSKI était et reste toujours considéré comme l’un des laboratoires les mieux équipés au monde par des études comparatives internationales menées par l’ONU.
Jusqu'à maintenant, le code pénal hongrois déterminait trois types de quantités de produits illicites : les petites quantités, les quantités dites "de base" et les quantités significatives. Dans le cas du cannabis, la limite supérieure de ce qui était considéré comme petite quantité avait été fixée au 1er gramme de THC pur (tetra-hydro-cannabinol). Si un consommateur était arrêté pour possession de cannabis, sa consommation était alors envoyée au BZSKI pour vérifier la quantité de THC pur : dans le cas d’une petite quantité, il pouvait éviter des sanctions pénales tandis qu’en cas de quantité importante (plus de 20 grammes de THC pur) il risquait d’être envoyé en prison.
Cependant, il existe différentes méthodes pour mesurer la teneur en THC. En effet, lorsque le cannabis est stocké, sa teneur est en mutation : l’acide THC se transforme en THC pur mais à différentes vitesses en fonctions des facteurs environnementaux. C’est ainsi qu’en Allemagne, les laboratoires mesurent la somme totale des THC dans les échantillons de cannabis permettant d’éviter toute erreur de mesure. En Hongrie cependant, le code pénal a définit la limite en THC pur seulement il y a une bonne dizaine d’années déjà de cela. Le BSZKI s’alignait donc avec la loi, ce qui n’a plus été le cas du laboratoire des Douanes. Ainsi un certain nombre d'usagers ont eu le malheur de voir leur consommation être analysée par ce dernier et ont été sanctionnés plus sévèrement, jusqu’à des condamnations à des peines de prison.
Il y a un an, le laboratoire des Douanes a toutefois perdu son autorité dans les affaires de stupéfiants, sans doute en partie à cause de ses erreurs de mesures. Au 1er janvier dernier, un premier amendement au code pénal concernant le cannabis est entré en vigueur, substituant la limite supérieure de 1 gramme de THC pur à 6 grammes de produit cannabique au total.
Il souhaite présenter un projet devant les leaders des pays voisins
GUATEMALA, Guatemala - Le président du Guatemala Otto Perez Molina compte profiter d'une prochaine réunion avec les leaders régionaux pour proposer de légaliser différentes drogues.
Lors d'une entrevue radiophonique, M. Perez Molina a mentionné que sa proposition comprendrait la décriminalisation du transport des drogues à travers la région.
Selon lui, ce genre de transport devrait toutefois être réglementé, et ce même si ce n'était plus criminel.
M. Perez Molina, un ancien général qui est entré en poste le mois dernier, n'a pas donné de détails supplémentaires au sujet de sa proposition. Il n'a par ailleurs mentionné aucune drogue spécifique ni précisé le moment de la prochaine réunion des leaders d'Amérique centrale.
Le président guatémaltèque a laissé entendre qu'il soulèverait la question auprès du président salvadorien Mauricio Funes lorsque celui-ci viendra en visite officielle, lundi.
Au dire de M. Perez Molina, la guerre contre la drogue et la technologie transférée des États-Unis n'a pas permis de réduire le trafic de drogue dans la région.
«Il a été question des succès du 'Plan Colombie', mais tout ce qu'il a permis, c'est de neutraliser les petits cartels», a fait remarquer M. Perez Molina, en parlant de l'initiative américaine soutenant la lutte de la Colombie contre les rebelles de gauche et les milices de droit impliquées dans le commerce de la drogue.
M. Perez Molina a également blâmé les cartels de drogue pour la violence endémique au Guatemala, dont le taux d'homicides se situe à 41 victimes pour 100 000 personnes.
Le président est entré en fonction en promettant de combattre le crime d'«une main de fer».
Les autorités ont indiqué que les cartels Zetas et Sinaloa transportent et transforment de la drogue au Guatemala et pourraient s'y affronter pour occuper le territoire, particulièrement dans la province de Peten, près de la frontière mexicaine.
Source: Metro Montréal
LeNuméro 5 de la gazette du chanvre est arriver , avec au sommaire:
les coulisses du livre Drogue Store d'Arnaud Aubron ,
Les leçons de la filière du chanvre ,
La situation du cannabis en Suisse ,
Jean Pierre Galland contre la prohibition
et d'autres articles aussi intéressant les uns que les autres ...
Deux tiers des patients atteints du cancer et qui se sont vus prescrire du cannabis médical contre la douleur, se disent satisfaits du traitement. C’est ce que révèle une étude menée en Israël par le centre hospitalier Tel Hashomer, près de Tel Aviv. Une étude menée sur 264 patients et qui révèle que 64% d’entre eux ont signalé une amélioration significative de leur qualité de vie. 56% des patients interrogés notent également une amélioration dans leur capacité à gérer la douleur.
Pour l’instant, le cannabis est surtout utilisé pour traiter les cancers du poumon, du sein et du pancréas. Mais dans certains cas en Israël, il est aussi utiliser pour apaiser les sensations de nausées et les douleurs neurologiques.Le cannabis médical (appelé aussi cannabis thérapeutique, marijuana médicale ou marijuana thérapeutique) désigne le Cannabis sativa (désignation botanique du Chanvre), et, par extension, l’ensemble des dizaines de phyto-cannabinoïdes destinés à un usage purement médical, généralement prescrits pour leurs vertus antiémétiques.
À ce jour, compte tenu de l’évolution des connaissances scientifiques dans le domaine des cannabinoïdes, l’usage médical du cannabis devient de plus en plus toléré, voire légal dans un nombre grandissant de pays; le Canada, l’Australie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, l’Espagne, et 14 États américains (Californie, Arizona, Alaska, Hawaii, Maine, Nevada, Oregon, Washington,Washington D.C., Michigan).Cet usage nécessite soit une ordonnance, soit une confirmation de diagnostic médical. La distribution se fait généralement dans un cadre défini par les lois locales; pharmacies aux Pays-bas, Clubs Compassion au Canada, Buyers Club aux États-Unis, Cannabis Social Clubs en Espagne.
Chaque année, c’est la même rengaine à quelques mots près.
Le débat sur le statut du cannabis a lieu dans la société civile, mais les politiques n’en veulent pas. Cela fait vingt ans que le Circ informe sur les vices et les vertus de cette plante ancestrale, vingt ans qu’il pointe les dégâts causés par la prohibition et encourage les amateurs de chanvre indien (ceux qui en consomment pour le plaisir et ceux qui en usent pour se soigner) de se lancer dans l’auto-production individuellement ou en groupe comme c’est déjà le cas en Espagne avec les fameux Cannabis Social Club.
L’année 2011 a démarré sous de bons auspices avec la parution d’un livre signé Stéphane Gatignon et Serge Supersac : Pour en finir avec les dealers. Cet ouvrage démontre que le trafic de cannabis est entre les mains de mafias qui prendront le pouvoir par l’argent et par les armes si nous nous ne réagissons pas.
Sans doute parce qu’il a été écrit par un maire de banlieue et un ancien flic de terrain, les médias ont largement commenté cet ouvrage…
Et le débat au point mort depuis l’arrivée d’Étienne Apaire à la tête de la Mildt, d’être relancé.
En 2011, la Marche mondiale du cannabis portait bien son nom.
Pour la première fois, à l’Appel de Cannabis Sans Frontières, du Circ et d’associations de la RDR, nous avons défilé sous le soleil et en musique de Bastille à la place Jean-Jaurès… Un beau succès !
Le 18 juin, le climat était capricieux, mais les militants se sont déplacés, les responsables politiques aussi (dont Stéphane Gatignon) et des représentants d’associations qui, entre deux averses, ont dénoncé la politique gouvernementale.
Quelques jours auparavant, Daniel Vaillant présentait devant les députés socialistes les conclusions de la Commission qu’il a initiée sans pour autant convaincre ses collègues du bien-fondé de la légalisation contrôlée du cannabis
Puis c’est au tour de la « Commission mondiale sur la politique des drogues » de condamner (dans un rapport remis à l’ONU) la « guerre à la drogue » et d’inviter les États à expérimenter des alternatives à la prohibition du cannabis. Cet appel solennel signé entre autres par Kofi Annan, trois anciens Présidents de la république et deux prix Nobel de littérature : Gabriel Garcia Marquez et Mario Vargas Llosa, a été largement commenté par les médias internationaux
Nous étions alors persuadés que la question des drogues serait de la campagne présidentielle, mais les jours passent et le débat, crise économique oblige, n’est déjà plus d’actualité.
En 2011, le dossier du cannabis thérapeutique a évolué. Le gouvernement n’a évidemment rien fait si ce n’est donner la parole à l’Académie nationale de médecine qui ne reconnaît, fallait s’y attendre, aucune vertu thérapeutique au cannabis.
C’est du côté des tribunaux que ça a bougé. Deux personnes, la première atteinte d’une sclérose en plaques et la seconde de la maladie de Crohn, ont été dispensées de peines après avoir expliqué au tribunal que le cannabis les aidait à supporter leur maladie.
Quant à Jako, séropo et activiste cannabique, arrêté avec 415 grammes d’herbe, il a été carrément relaxé par le tribunal de Bourges au nom de l’article 122-2 du Code pénal qui stipule que « n’est pas pénalement responsable la personne qui a agi sous l’empire d’une force ou d’une contrainte à laquelle il n’a pu résister. »
… 2012, UNE CHANCE À SAISIR
L’année 2012 sera décisive.
Il ne faut rien attendre de la droite, mais peut-on espérer de la gauche qu’elle modifie la sinistre loi de 1970 au cas où (c’est à souhaiter) elle revienne aux affaires ? Le passé nous a enseigné que pour être entendus les partisans de la légalisation doivent s’associer et forcer les partis politiques à se prononcer sur leurs intentions.
Comme les années précédentes, le Circ vous invite à descendre très nombreux dans la rue, que ce soit pour la « Marche mondiale du cannabis » ou pour « l’Appel du 18 joint. »
Le 20 avril, une manifestation festive est organisée à Amsterdam contre le « Weedpass. », une mesure censée interdire l’accès des Coffe-shops aux étrangers. Et si, à deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, nous allions en convoi à Amsterdam plaider pour une légalisation européenne du cannabis ? Cannabinophiles de tous les pays, unissez vous !
À toutes et à tous, je souhaite une excellente année 2012
J-P Galland
Président du Circ-Paris IDF
P S : Celles et ceux qui ont adhéré au CIRC après le premier septembre 2011 ne sont pas obligés de cotiser, ils recevront prochainement leur carte d’adhésion pour 2012
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Une commission spéciale du Bundestag (chambre basse du parlement allemand), chargée de la santé publique, évoquera mercredi la légalisation des drogues douces, et notamment du cannabis, rapporte la chaîne de télévision allemande N24.
La discussion, qui portera notamment sur la création de lieux spécifiques pour les fumeurs de cannabis, a été initiée par les députés du parti allemand La Gauche.
Le parti a proposé d'autoriser la détention de cannabis pour un usage personnel (30 grammes au maximum) et de permettre aux propriétaires de ces lieux de fumeurs de marijuana de cultiver les plantes et de vendre du cannabis aux personnes majeures.
Cependant, l'initiative de la Gauche a déjà été vivement critiquée, notamment par Beate Merk, ministre de la Justice et de la Protection des consommateurs de la Bavière.
"Les gens qui proposent quelque chose de ce genre jouent avec la santé du peuple et sous-estiment le danger des drogues", a déclaré la responsable, citée par les médias allemands.
"Le nombre de citoyens allemands ayant besoin d'un traitement lié à l'abus de cannabis a augmenté de 160% au cours des dix dernières années", a-t-elle fait remarquer.
Dans ce contexte, la légalisation du cannabis représente "une preuve de l'échec de la politique judiciaire", estime la ministre.
La consommation et la culture du cannabis est interdite dans la plupart des pays du monde. Les Pays-Bas ont légalisé le cannabis et certaines autres drogues douces en 1976. Toutefois, ces derniers temps, les autorités néerlandaises essaient de réduire le nombre de "coffee-shops", ces endroits consacrés à la vente et à la consommation de cannabis.
12Signe des temps : c'est sur le réseau social Facebook que les gendarmes ont traqué quatre jeunes gens jugés hier en comparution immédiate.
À Provin et dans quelques communes environnantes d'une part et par ailleurs jusqu'à Lille, une série de jeunes avaient pris l'habitude de prendre leurs contacts, pour dealer du cannabis, via Facebook. Il y avait bien sûr les copains des copains.
Et puis ensuite, sur un mode exponentiel, les copains des copains des copains. L'un des prévenus, à la place de sa photo sur son compte Facebook, avait affiché une feuille de cannabis.
Un autre avait pris le pseudonyme de "Teuchiland". "Teuch" signifiant "shit" en verlan. Ce dernier terme évoquant lui-même le cannabis. Certes les enquêteurs, fort classiquement, ont espionné des rendez-vous, perquisitionné, saisi quelques centaines de grammes de "teuch" et quelques milliers d'euros à la provenance parfumée. Mais, une fois que le bout du fil a été saisi, le déroulement de la pelote des amis Facebook a été très efficace. Et, derrière l'adresse IP de l'ordinateur, il y a bien un prévenu en chair et en os.
Hier, devant la présidente Farjot, après le réquisitoire de la procureure Maud Marty, Mess Julien Bensoussan, Charles Lecointre et Nicolas Debavelaere ont insisté sur les possibilités de réinsertion de ces prévenus jamais condamnés sauf pour l'un d'entre eux, le plus âgé. Peines de prison avec de larges mises à l'épreuve pour les quatre prévenus. Pas de mandat de dépôt.
Si on en croit le site TMZ, son herbe a été découverte dans une bus de tournée par un chien policier lors d'une fouille de routine à la frontière, le week-end dernier. La police a trouvé plusieurs mégots de joints dans une bouteille dans la poubelle, et Snoop Dogg a immédiatement avoué que la marijuana lui appartenait.
Le rappeur, dont le vrai nom est Calvin Broadus, a une ordonnance de cannabis en Californie, mais pas pour le Texas.
Il a été emmené au commissariat avant d'être relâché.
Snoop Dogg et son agent n'ont pas encore commenté l'affaire.
Les célèbres petites boutiques vendant de l'herbe sont désormais interdites. Mais une période de tolérance de 5 mois a été intégrée.
Que les amateurs de drogue douce et autres fumeurs de cannabis se le disent : 2012 c'est sans doute la fin de l'accès aux 670 coffee shops néerlandais... pour tous les étrangers, précise L'Express.
La nouvelle législation entre en vigueur ce 1er janvier, mais une période de tolérance s'étendra jusqu'au 1er mai, afin de permettre aux coffee shops des provinces méridionales de Zélande, Limbourg et Brabant-Nord, frontalières avec la Belgique et l'Allemagne, de mettre en place un "nouveau système administratif".
Cette mesure a été prise pour s'attaquer aux nuisances et à la criminalité associées aux coffee shops et au trafic de drogues. C'est le gouvernement, par l'intermédiaire des ministères de la Santé et de la Justice, qui veut lutter contre le tourisme cannabique.
Ils précisent que seuls les résidents néerlandais pourront encore s'approvisionner auprès de ces établissements qui ont contribué à la renommée internationale de la ville.
Encore devront-ils pour ce faire acquérir auprès d'un "coffee shop" particulier une licence pour une durée minimale d'un an - aucun petit commerce de cannabis ne pourra compter plus de 1 500 membres. On estime qu'il existe 220 "coffee shops" à Amsterdam.
C'est vraiment la fin ?
En fait, il existe tout de même encore des points de vue contradictoires, et les étrangers pourraient continuer à acheter du cannabis, et même au-delà de 2012. Car plusieurs voies se sont élevées pour critiquer cette mesure, notamment la maire d'Amsterdam, qui craint du deal à grande échelle dans ses rues. Et en terme de loi néerlandaise, l'application de la réglementation sur le cannabis dépend... du maire, rappelle Les Inrocks. De quoi retarder ou même enterrer cette mesure redoutée par bon nombre d'étrangers ?
De circonstance : l’Elefant Rosa. Militant : Maria Grow Shop. Design : Nova Store.
Les enseignes des trois magasins spécialisés dans la culture du cannabis au Perthus résument un marché bien vivace. Clin d’œil, et pas hallucination, les trois boutiques se situent carrer Doctor-Subiros... Surfant sur une législation espagnole souple avec l’usage et la culture du cannabis, interdits en France, le village frontalier est devenu une adresse de choix pour les cannabiculteurs français. Deux autres établissements du même genre complètent l’offre à La Jonquera.
Aux côtés du merchandising rasta pas toujours de bon goût, tout l’arsenal de la culture de “l’herbe magique” s’épanouit en rayons. Chambres de culture, bacs, leds haute pression, tuyaux d’irrigation, thermomètres, engrais et surtout graines ou semences s’exposent en vente libre.
« Je n’alimente pas les trafics clandestins »
« J’ai juste acheté quelques graines. Je viens ici une ou deux fois par an », confie Michel, un Alsacien à la quarantaine juvénile. « Je cultive sous serre dans mon appartement, à peu près deux kilos par an pour ma consommation personnelle. C’est simple : à 10 ou 20 euros le gramme dans la rue, j’économise quelque 4 000 euros par an pour un investissement d’une centaine d’euros. Et surtout, je n’alimente pas les trafics clandestins », justifie-t-il.
Ipad à la main, Lionel démontre les atouts de la Skunk à un jeune couple perpignanais. « Elle est très efficace pour les floraisons rapides », garantit le propriétaire roussillonnais du Nova Store. Ouverte il y a un an, après une première expérience à Figueres, la boutique a des allures de jardinerie haut de gamme. A l’image de ses frigos spécialisés permettant de conserver les semences à 7° C et à l’abri de toute humidité. « Comme un caviste ses bonnes bouteilles ».
« Il n’existe pas de portrait-robot de nos clients. Cela va de 20 ans à 60 ans, basés au sud de la France et, surtout, il faut oublier l’image du cannabiculteur marginal, toutes les classes sociales viennent chez nous », précise ce « professionnel » depuis six ans.
A partir de 500 euros le kit complet, le “jardinage “peut débuter. « Les clients sont décomplexés et surtout, de plus en plus avertis. Ils se documentent beaucoup sur les sites et les forums Internet avant de franchir le pas », ajoute Lionel. « On va certainement s’offrir tout ça pour Noël », sourit le jeune couple.
L’alibi médicinal:
« Je ne pense pas que des revendeurs s’approvisionnent chez nous. La très grande majorité de nos clients se contente de leur consommation personnelle. De toute façon, la loi espagnole interdit la vente en grande quantité de graines dans nos établissements. Elle contrôle également notre registre d’achats et l’hygiène de nos installations », milite Lionel.
Ce marché prospère surfe sur une nouvelle tendance depuis quelques mois : le cannabis médicinal, vantant ses principes apaisants. « Les gens sont très demandeurs. D’ailleurs, certains producteurs de semences privilégient désormais les espèces fortes en CBD, une molécule apaisante, plutôt qu’en THC euphorisante ». Tout cela sans insister sur les effets secondaires nocifs ou les risques d’accoutumance.
Et si l’Etat français dépénalisait le cannabis en France, serait-il candidat à une implantation hexagonale ? « Faut voir. Mais la dépénalisation serait surtout une bonne affaire pour l’Etat ». Estimée à 1 milliard d’euros par an par Pierre Kopp, professeur à l’université Panthéon-Sorbonne, si le cannabis était taxé comme le tabac.
Ils cultivent en France
Difficile de préciser le nombre exact de cannabiculteurs en France. Et pour cause, l’activité, même à l’échelle de la consommation personnelle, est strictement interdite par la loi. Une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies l’évaluait à 200 000 en mars 2008, pour une production annuelle de 32 tonnes de cannabis domestique.
Selon l’OFDT, cela équivaudrait à 11,5 % de la consommation totale, soit un joint sur neuf fumés dans l’Hexagone.