Le célèbre Hemp Museum Gallery arrive en Espagne
Ben Dronkers, directeur et fondateur de la Sensi Seeds Bank et du Hemp Museum Gallery d’Amsterdam en 1985, inaugurera le 11 Mai la version espagnole de ce concept, au 35 de la Calle Ample à Barcelone, dans les prestigieux locaux du Palau Mornau, un lieu chargé d’histoire et de mystères au coeur du quartier Gothique.
Ce musée, plus grand que la première version, a pour vocation de retrouver le passé, préserver le présent et préparer le futur du Cannabis sous toutes ses formes à travers une collection riche et variée de peintures, cordages et tissus des siècles passés, cotoyant des objets plus récents et contemporains, comme la première paire de chaussures Nike faites en fibre de chanvre.
Le Hemp Museum Gallery Barcelona n’est pas un musée banal, le cannabis, notre plante préférée, y est mise à l’honneur à travers différents espaces retraçant son histoire, où l’on apprendra par exemple qu’il existait des thérapies curatives à base de chanvre indien il y a déjà plusieurs siècles, ou encore suivre un atelier interactif pour mieux connaitre le monde de la vaporisation.
Palau Mornau
Un nouveau temple du Cannabis en Europe
C’est aux côtés de Bernat Pellisa, maire de Rasquera, et d’Esther Gimeno, humoriste, que Ben Dronkers remettra les prix aux vainqueurs d’un concours de culture organisé pour l’occasion.
A l’heure où une page se tourne avec la fermeture des Coffee Shops du Sud des Pays Bas pour les touristes, une autre s’écrit avec cette initiative célèbrant la culture cannabique qui unit les cultivateurs du monde entier.
Pour lutter contre le narcotourisme, les Pays-Bas ont mis en place un "passe cannabis" qui autorise l'entrée dans les coffee shops. En principe, il est facile à obtenir : il suffit de prouver qu'on habite le pays. Un journaliste néerlandais a tenté l'expérience : pas si simple...
Photo: Des officiers de police vérifient les "passes cannabis" de clients dans un coffee shop de Maastricht, 2 mai 2012.
Le videur est débordé. La plupart des clients du coffee shop The Grass Company rentrent chez eux bredouilles. "Tu as pensé à apporter un extrait du registre de l'état civil ?" me demande aussi le videur. J'y ai pensé. Je suis une des rares personnes à pouvoir entrer.
Depuis le 1er mai 2012, pour se rendre dans un coffee shop du sud des Pays-Bas, il faut être inscrit. Et on ne peut s'inscrire que si l'on habite aux Pays-Bas. Ivo Opstelten, ministre de la Sécurité et de la Justice, entend ainsi chasser les narcotouristes. Voilà pourquoi je me suis mis en quête d'un passe cannabis dans la ville où j'habite, Tilburg. Cela n'a pas été une mince affaire, car les coffee shops ne sont pas tous prêts à se plier au système.
Fermeture temporaire
La première étape a consisté à me procurer un extrait du registre de l'état civil pour prouver que je réside bien aux Pays-Bas. "Vous en avez besoin pour quel usage ?" m'a demandé la personne au guichet de la mairie. Je n'ai pas souhaité le lui dire, car je tiens à ma vie privée. Le fonctionnaire a tapoté de mauvaise grâce sur les touches de son clavier. "Il y a plusieurs types d'extrait", a-t-il poursuivi d'un air renfrogné. "Je dois savoir de quel type d'extrait vous avez besoin." Quand j'ai fini par le lui expliquer, son visage s'est illuminé d'un sourire. "Il y a pire, vous savez", a-t-il dit.
Sur le trottoir devant le coffee shop Toermalijn est rassemblé un groupe d'employés et de clients. La police vient d'effectuer un contrôle. Le coffee shop n'a pas dressé de liste de ses membres et a accueilli des étrangers. Willem Vugs a fermé temporairement son établissement. "Les gens sont des dégonflés. Il faut qu'ils se révoltent."
Il pense rouvrir dans le courant de la semaine. En attendant le procès, face aux protestations, il va tout de même inscrire les clients. Il ne sait pas vraiment comment il va s'y prendre : les lecteurs de passeport qu'il a commandés il y a deux semaines ne sont pas encore arrivés.
Stockage des données
A Tilburg, beaucoup de coffee shops sont restés fermés le 1er mai pour témoigner leur solidarité à Willem Vugs. A défaut d'un autre choix, je me rabats sur The Grass Company pour obtenir mon passe. Jasper Rutten, le gérant de l'établissement, est installé dans le hall d'entrée avec un ordinateur portable. Il inscrit mon nom, ma date de naissance et mon adresse dans une base de données. Il n'accepte pas la photocopie de mon extrait du registre de l'état civil. Il veut l'original, qu'il n'a pas l'intention de me restituer. "Nous allons le conserver dans un coffre", dit-il. Est-ce bien nécessaire ? Rien n'est moins sûr. Mais Jasper Rutten préfère ne pas prendre de risques.
Les informations me concernant sont stockées uniquement dans l'ordinateur portable, me dit-il. Celui-ci n'est pas connecté à un réseau. "Mais deux personnes y ont accès, précise-t-il. Et, si la police vient, nous lui montrerons une sortie papier." On lui a posé aujourd'hui beaucoup de questions relevant de la vie privée. "Nous ne sommes pas d'accord, souligne-t-il, mais nous avons le couteau sous la gorge." Dommage : on ne me donne pas de vrai passe cannabis. Dans presque toutes les municipalités, le passeport sert de carte d'accès.
Bienvenue au club
Les clients se contentent pour la plupart de venir chercher leur joint au guichet, mais il y en a toujours quelques-uns assis dans la salle. Pas aujourd'hui. Pour consommer une boisson ou un encas, il faut aussi être membre. Rick Verwiel, le barman, et Amée, son collègue, s'ennuient. "Aujourd'hui, tout ce que nous avons fait, c'est le ménage de fond en comble", soupire Amée, qui frotte une pile de menus. "D'habitude, je n'arrête pas de servir des cocas", dit Rick.
Environ 70 % des clients viennent aujourd'hui pour rien, selon l'estimation du gérant Jasper Rutten. "Je n'ai encore jamais vu autant de têtes déçues. Il y a aussi des réactions de colère et d'incompréhension : 'Tu plaisantes ! C'est ridicule !' Il a inscrit aujourd'hui une trentaine de membres, et ces derniers jours une trentaine également. Cela ne représente rien par rapport au nombre habituel de visiteurs. Les heures qu'assurent les employés qui travaillent à temps partiel ont déjà été réduites.
Rick me sert un thé et fait un large geste des deux bras dans le coffee shop par ailleurs désert. "Bienvenue au club !"
La légalisation du cannabis en Hollande a augmenté le tourisme, ses revenus et ses nuisances, oui, c'est un fait. Il est certain aussi que la légalisation vise à lutter contre le trafic souterrain et ses nuisances. Un autre exemple avec la prostitution. Le quartier rouge d'Amsterdam est aussi une curiosité réputée. Mais la Hollande est une exception européenne qui suscite les convoitises des narco-touristes outre-frontière.
En fait, les touristes sont avant tout avides de ces différences qu'ils ne trouvent pas chez eux. C'est pourquoi ils font le déplacement. S'il existait des coffee en France, pourquoi aller en Hollande si c'est la seule motivation ?
La Hollande n'est plus seulement "l'autre pays du fromage", de Rembrandt au Rijkmuseum pour n'en citer qu'un, ou même des tulipes (attention ce mot renvoie aussi à un joint roulé d'une certaine façon). C'est aussi et surtout la solution pour les limitrophes qui souhaitent consommer légalement de l'herbe ou du haschisch de qualité, avec un large choix, en toute sécurité. Les autres gouvernements prônent la prohibition à la Al Capone et ne se montrent pas responsables à traiter la situation, préférant l'évincer.
Étant l'un des seuls pays Européens a avoir franchi le pas (la Suisse, bien qu'hors de L'UE a fait quelques tentatives), les Pays-Bas, en ce sens, ne s'intègrent pas dans le processus d'harmonisation des législations au niveau européen. Ceci pose des problèmes avec la libre circulation des biens et des personnes dans l'espace Schengen. La quantité vendue est donc réglementée, afin de minimiser le trafic transfrontalier. Encore une fois, les états membres font sans doute pression, car ils n'envisagent pas de traiter la question d'une mise en place dans leur pays. D'autres restrictions en Hollande sont en place pour minimiser les débordements, notamment avec l'interdiction de consommer de l'alcool dans les coffee shops.
Pour terminer, je souhaite attirer l'attention sur le comportement des touristes à l'étranger en général. On fait ici un amalgame avec les jeunes touristes qui "foutent le bronx", mais en quoi ce comportement débordant est directement lié à la consommation du cannabis lorsqu'il s'agit d'irrespect de gens mal élevés qui ne savent pas se tenir ?
C'est une Hollande responsable, tolérante et respectueuse des goûts de ses habitants, qui paie les pots cassés. La mise en place de cette réglementation va causer du tort à l'économie tout entière du pays, pas seulement les coffee shops. Les touristes, fauteurs de troubles, facilitent la tâche aux opposants européens du cannabis. Le risque du développement d'un trafic parallèle est vraisemblable. Les touristes vont demander aux hollandais d'acheter pour eux.
De notre correspondant à New York Au sommet des Amériques qui s’est tenu la semaine dernière en Colombie, Barack Obama avait été sans équivoque. «Pour les Etats-Unis, la légalisation de la drogue n’est pas une option», avait-il lancé. Mais le président américain s’était néanmoins dit «prêt à étudier certaines alternatives» pour mieux lutter contre le fléau mondial. Cette semaine, la Maison Blanche a donc fait un premier pas, en dévoilant une nouvelle approche, basée sur la prévention et le traitement, plutôt que sur l’incarcération systématique des toxicomanes. «C’est réellement une révolution», a souligné le directeur du Centre national du contrôle de la drogue, Gil Kerlikowske, précisant que la stratégie dévoilée visait notamment à mettre en place des fonds et des programmes destinés à prévenir «toutes les addictions».
Ce virage à 180 degrés de la politique américaine en matière de lutte antidrogue marque aussi clairement l’échec de la politique répressive mise en place par les Etats-Unis depuis plus de vingt ans. Au sommet des Amériques, la grande majorité des chefs d’Etat d’Amérique du Sud ont une nouvelle fois souligné que la «guerre contre la drogue» ne marchait pas et qu’il était nécessaire de considérer «d’autres scénarios».
L’année dernière, la Global Commission on Drug Policy, regroupant notamment d’anciens présidents sud-américains, avait présenté un plan à l’ONU qui recommandait en premier lieu d’adopter une approche «tournée vers la santé», où les usagers devraient être considérés comme des malades à traiter plutôt que comme des délinquants. La commission remarquait en particulier que, malgré les millions de dollars dépensés par l’Amérique, le trafic de drogue continuait à se développer et que c’est principalement en réduisant la demande que l’on pourrait avoir un «rôle constructif». Certains de ses membres évoquaient ensuite la nécessité d’avoir un débat sur la légalisation, notamment du cannabis.
Dans son communiqué, le chef de la lutte antidrogue aux Etats-Unis, Gil Kerlikowske, se garde bien d’aller aussi loin, mais confirme son objectif de dépénalisation. «Notre volonté est de briser le cycle de l’usage, de l’arrestation et de l’incarcération à travers l’offre de traitement pour les usagers non violents», précise le texte. «L’incarcération de masse est une politique du passé qui ignorait la nécessité d’avoir une approche plus équilibrée face à la drogue, entre santé et sécurité», poursuit Gil Kerlikowske.
Des centaines d’économistes estiment que la prohibition du cannabis est extrêmement coûteuse, tandis que sa légalisation rapporterait des milliards de dollars.
Plus de 300 économistes, dont trois lauréat du prix Nobel, ont récemment signé une pétition pour encourager le président, le congrès, les gouverneurs des Etats ainsi que leurs assemblées législatives à prendre sérieusement en considération la légalisation du cannabis aux USA. Cette pétition attire l’attention sur un article de Jeffrey Miron, un économiste d’Harvard, dont les conclusions mettent en lumière les économies conséquentes que pourrait réaliser le gouvernement si il se décidait à réguler et taxer le cannabis, au lieu de dépenser inutilement des milliards de dollars pour renforcer sa politique de prohibition.
Miron estime que la légalisation du cannabis économiserait 7,7 milliards de dollars par an consacrés par le gouvernement pour la répression, et générerait en plus 2,4 milliards de dollars annuellement pour le cas où la taxe serait équivalente aux produits de consommation courante, et près de 6 milliards de dollars si la cannabis était taxé comme le tabac ou l’alcool.
Les économistes signataires de cette pétition relèvent que les implications budgétaires de la prohibition du cannabis représentent un facteur parmi d’autres à prendre en considération, mais que l’essentiel de leurs recherches constituent désormais un pilier essentiel du débat national sur la décriminalisation.
Les avantages de la légalisation du cannabis (marijuana) s’étendent bien au-delà de l’opportunité de mordre dans le déficit des USA. La criminalisation du cannabis est un des nombreux aspects de la "guerre à la drogue" qui a lamentablement échouée. Même en tentant de l’associer aux plus dures, drogues "dangereuses" de cette croisade inepte, le fait est que le cannabis est en grande partie l’objet de cette bataille. Le gouvernement fédéral a même classé le cannabis au tableau 1 des substance (la catégorie des substances les plus sérieuses), en le plaçant dans une catégorie plus dangereuse que la cocaïne. Chaque année, plus de 800 000 personnes sont arrêtées pour possession et usage chaque année, et 46% de toutes les poursuites liées aux drogues le sont pour du cannabis. En dépit de son coût exorbitant et de la perte de temps pour les forces de l’ordre et la justice, toutes ces interpellations d’usagers du cannabis n’ont pas fait diminuer sa consommation.
La prohibition du cannabis n’a pas seulement entraîné une augmentation des arrestations, cela reflète aussi le fossé raciste grandissant de la guerre aux drogues. Même si les études indiquent que la consommation du cannabis est plus répandue chez les WASP, les blacks et les latinos constituent la plus grosse proportion des 800 000 personnes arrêtées chaque année. De ces constatations, on observe qu’il devient difficile pour eux de trouver ou conserver un emploi, de récupérer leurs droits de vote, voire tout simplement pour louer un appartement et se loger à bon prix. Ces faits dont les conséquences paraissent si difficiles à ébranler -aussi mauvaises soient-elles- et sont subies par une catégorie de la population usagère du cannabis qui rend cette politique anti-cannabis inéquitable, mal avisée et intolérable.
Notre politique à l’égard du cannabis a prouvé qu’elle était inefficace, discriminatoire et coûteuse. Nos tribunaux, nos cellules ainsi que nos prisons sont engorgés avec des simples délinquants n’ayant pas commis de violence. Mais malgré cela, le gouvernement persiste à maintenir la pénalisation du cannabis alors qu’elle est inutilement dépensière et raciste. Avons nous bien retenu la leçon de la prohibition de l’alcool en voyant aujourd’hui les mêmes conséquences se répéter pour le cannabis ? Face à ce rapport du Pr Miron, soutenu par des centaines d’économistes, espérons qu’il fera changer pas seulement la politique concernant le cannabis, mais changera nos politiques désastreuses.
Traduction express : FARId pour Cannabis Sans Frontières
Source: Hundreds of Economists : Marijuana Prohibition Costs Billions, Legalization Would Earn Billions. Posted by Ezekiel Edwards, Criminal Law Reform Project & Rebecca McCray, Criminal Law Reform Project at 4:29pm
Pour lire l’article original de l’American Civil Liberties Union
Le jugement était très attendu par les clients et les propriétaires des quelque six cent soixante-dix coffee-shops néerlandais. Le tribunal de La Haye a finalement rejeté, vendredi 27 avril, une demande en référé introduite par les propriétaires de dix-neuf coffee-shops contre l'introduction de la "carte cannabis". Cette carte vise à réserver l'accès des établissements aux seuls résidents des Pays-Bas.
Les propriétaires de dix-neuf coffee-shops avaient saisi la justice néerlandaise en référé le 18 avril pour que la "carte cannabis" ne soit pas introduite prochainement, estimant que celle-ci était "discriminatoire". La carte cannabis "ne viole pas les principes de base de la loi contre la discrimination", a toutefois soutenu le tribunal. Celui-ci a notamment estimé que les obligations internationales des Pays-Bas, dont la lutte contre le trafic de drogue, et les problèmes "internationaux" causés par le tourisme de la drogue étaient plus importants que les "objections locales".
Lire l'enquête
Pays-Bas : la bataille des coffee-shops
"UN JUGEMENT POLITIQUE"
"Il s'agit d'un jugement politique", a assuré l'un des avocats des propriétaires de coffee-shop, ajoutant que ce jugement donnait "le feu vert aux autorités pour discriminer les étrangers" et qu'il ferait appel de la décision.
La carte cannabis doit être appliquée au plus tard le 1er mai 2012 dans les provinces du sud des Pays-Bas, frontalières avec la Belgique et l'Allemagne, et en 2013 dans le reste du pays. Les six cent soixante-dix coffee-shops néerlandais deviendront des "clubs fermés" comptant au maximum deux mille membres, domiciliés aux Pays-Bas et âgés de plus de 18 ans. Les propriétaires de coffee-shop sont opposés à ces mesures, craignant un important manque à gagner.
La carte cannabis est destinée à lutter contre les nuisances - embouteillage, tapage nocturne et prolifération de vendeurs de drogue dans les rues - provoquées par l'afflux de millions d'étrangers venant s'approvisionner en cannabis aux Pays-Bas. La possession, la consommation et la vente au détail de moins de cinq grammes de cannabis, dans les coffee-shops, sont tolérées aux Pays-Bas depuis 1976. La culture et la vente en gros, contrôlées par des groupes criminels, sont, elles, interdites.
Sous la pression d’une partie de la population, les commerces de cannabis des provinces néerlandaises du sud seront fermés à tous les étrangers à partir du 1er mai. Les patrons de ces coffee-shops et des élus travaillistes protestent contre cette mesure
Maastricht (Pays-Bas) Envoyé spécial
Même quand on est prévenu, on ressent un petit choc en lisant l’affiche rouge placardée à l’entrée du coffee-shop Easy Going : " FRANCE : NON ". Depuis octobre 2011, seuls les résidents des Pays-Bas et des pays limitrophes - la Belgique et l’Allemagne - ont le droit d’entrer et d’acheter du cannabis dans les 14 coffee-shops de Maastricht. Pour appliquer cette nouvelle règle, la direction de l’Easy Going a installé à l’entrée un guichet de contrôle : un portier scanne les pièces d’identité, puis actionne un portique pour laisser entrer les clients, un par un.
La salle de ce coffee-shop est propre, bien décorée et, de l’avis général, la qualité du produit est impeccable. Mais les serveuses sont moroses, car elles risquent d’être bientôt au chômage. Dès le 1er mai, sur décision du ministère de la justice, tous les étrangers en seront bannis, sans exception. Par ailleurs, les clients néerlandais seront obligés de s’enregistrer : ils devront aller à la mairie se procurer un certificat de domicile, puis s’inscrire dans le coffee-shop de leur choix, qui leur délivrera un " wietpass " (carte-herbe).
Chaque établissement aura droit à 2 000 membres au maximum. Parmi les clients de l’Easy Going, le wietpass n’a pas la cote. Pedro, 31 ans, ouvrier manutentionnaire, est en colère : " Je refuse de me laisser ficher de cette façon. On ne me demande rien quand je bois de l’alcool, alors que c’est une drogue bien plus dangereuse. Je me débrouillerai autrement. "
Le wietpass sera d’abord introduit dans les provinces du sud, le long de la frontière belge : le Limbourg (où se situe Maastricht), leBrabant du Nord et la Zélande. Il sera étendu au reste du pays le 1er janvier 2013.
L’impact sera sans doute très fort à Maastricht, une ville-frontière : ses banlieues ouest et sud sont en territoire belge et, vers l’est, l’Allemagne est à 30 kilomètres. Or les étrangers représentent près des deux tiers de la clientèle des coffee-shops, selon une étude datant de 2008.
Pour expliquer à ses administrés cette nouvelle politique, le maire de Maastricht, Onno Hoes, membre du VVD (droite libérale, au pouvoir), avance des arguments très concrets : " Les coffee-shops accueillent plus de 2 millions d’étrangers par an, surtout belges, allemands et français. Or, ces "touristes de la drogue" créent des tas de nuisances : embouteillages, stationnement illicite, excès de vitesse, tapage nocturne, jets de détritus, bagarres. Les habitants en ont assez, c’est simple. "
Autre problème majeur, l’afflux d’amateurs de drogue a attiré des centaines de dealers de rue : " Des jeunes d’aspect marocain, je ne sais pas comment les définir autrement, viennent ici, enprovenance d’autres villes du pays, poursuit Onno Hoes. Ils suivent les voitures qui ont des plaques françaises, les arrêtent pour leur proposer de grosses quantités de cannabis et aussi des drogues dures. Le soir, ils rôdent dans le centre-ville à la recherche de clients. "
Onno Hoes affirme n’être " ni pour ni contre " les coffee-shops, mais selon lui, une chose est sûre : " Ces lieux ont été inventés pour permettre aux Néerlandais de fumer tranquillement dans leur quartier. Jamais ils n’ont été conçus comme des usines à touristes attirant des millions de gens du monde entier. "
Au-delà des aspects pratiques, le maire laisse entendre que les nouvelles restrictions ont aussi une dimension politique, et même morale : " Ce pays est plus conservateur qu’il y a vingt ans, c’est un mouvement de fond. Pour le cannabis, beaucoup de gens pensent que l’expérience est un échec, car la situation a échappé à tout contrôle. Nous voulons aussi être plus en phase avec nos voisins européens. "
Pour obliger les coffee-shops à appliquer le règlement, canaliser les étrangers refoulés et faire la chasse aux dealers de rue, le maire a obtenu des renforts de police. Il espère qu’après une période transitoire un peu difficile, les étrangers resteront chez eux : " Grâce à nous, les dealers français vont augmenter leur business ! "
Face à cette offensive, les patrons des coffee-shops de Maastricht - douze en centre-ville et deux installés dans des péniches sur la Meuse - tentent de contre-attaquer. Ils se sont regroupés dans une union professionnelle baptisée VOCM, dirigée par Marc Josemans, 53 ans, le propriétaire de l’Easy Going.
Puis ils se sont lancés dans une stratégie complexe, souvent mal comprise. Ainsi, l’interdiction des étrangers non frontaliers, en vigueur depuis octobre, est une initiative de VOCM : " Nous voulions prouver ce que tout le monde sait déjà, explique Marc Josemans, que les coffee-shops légaux et réglementés sont la meilleure protection contre le trafic illicite et les gangs. " Il estime que cette politique du pire a été efficace : " Depuis que nous excluons les non-frontaliers, le nombre de dealers de rue a déjà augmenté. Les associations de neuf quartiers l’ont déjà signalé à la mairie. Après le 1er mai, ce sera pire. "
Selon Marc Josemans, les coffee-shops sont un atout économique pour la ville : " Les étrangers qui viennent pour le cannabis dépensent plus de 115 millions d’euros par an dans les autres commerces de la ville. S’ils disparaissent, le manque à gagner sera rude pour tout le monde. " Les coffee-shops de Maastricht, qui emploient aujourd’hui 440 personnes, ont prévu d’en licencier 360, d’autant plus qu’il est aussi question de fermer les coffee-shops situés à moins de 350 mètres d’une école.
Marc Josemans veut aussi se battre pour ses principes : " L’interdiction des étrangers est une discrimination intolérable, contraire à la tradition des Pays-Bas. " Selon lui, les vraies motivations du ministère de la justice sont politiques : " Depuis 2010, le gouvernement est minoritaire au Parlement. Pour exister, il a besoin du soutien du parti d’extrême droite PVV, qui déteste tout, notamment les étrangers et les coffee-shops. Ils mènent contre nous une guerre culturelle, complètement irrationnelle. Nous serons les premières victimes. Ensuite, si on les laisse faire, ils s’attaqueront à l’avortement, à l’euthanasie... "
Les patrons de coffee-shops ne sont pas isolés dans leur combat. Sur les 39 membres du conseil municipal de Maastricht, 21 sont opposés au wietpass. Manon Fokke, responsable locale du parti travailliste (PVDA, principal parti d’opposition), se dit outrée par cette nouvelle politique : " Les Pays-Bas ont toujours été un moteur dans la construction de l’Europe unie. D’un seul coup, nous faisons marche arrière, en imposant cette discrimination bizarre et stupide à nos voisins. "
Elle est persuadée que ces mesures, inspirées par une idéologie d’extrême droite, vont créer de nouveaux problèmes : " Les étrangers viendront toujours s’approvisionner ici, car les Pays-Bas produisent un cannabis de bonne qualité, qui répond à une demande dans toute l’Europe. " Elle affirme que si les travaillistes reviennent au pouvoir, ils supprimeront le wietpass. En fait, ils souhaitent mettre fin au système actuel, très compliqué, de dépénalisation et de tolérance, et légaliser complètement le cannabis. Or, le 23 avril, à la suite d’un désaccord sur le budget entre la droite et l’extrême droite, le gouvernement a démissionné, et des élections anticipées auront lieu prochainement.
Les opposants au wietpass mènent aussi une offensive judiciaire. Trois associations de patrons de coffee-shops et de consommateurs ont porté plainte contre le gouvernement, arguant que les nouvelles règles violent la Constitution. Une première audience a eu lieu dans un tribunal de La Haye le 20 avril. Le jugement pourrait être rendu dès vendredi 27. Il est très attendu par les clients et propriétaires des quelque 650 coffee-shops néerlandais.
Si le tribunal confirme la légalité des nouvelles mesures, Marc Josemans entrera en résistance ouverte. Le 1er mai, il ouvrira son coffee-shop à tout le monde, sans vérifier les identités : " La police viendra constater le délit et fermera l’Easy Going, mais je suis prêt à ce sacrifice. Aussitôt, je lancerai des actions en justice contre la municipalité, pour contester la légalité du wietpass et obtenir des dommages et intérêts. "
Au milieu de la bataille, les clients sont un peu perdus. Pedro, le client de l’Easy Going, découvre qu’il est dans une situation ubuesque : " Je suis néerlandais, je travaille ici, mais j’ai déménagé en banlieue, à 5 km, du côté belge, parce que les loyers sont moins chers. Du coup, même si je voulais un wietpass, je n’y aurais pas droit. C’est dément. "
Au Mississippi, un grand coffee-shop-péniche amarré près de la mairie, Joseph, 30 ans, père de famille au chômage, est indécis : " Ça peut être dangereux d’être catalogué officiellement comme fumeur d’herbe, mais s’il n’y a pas d’autre solution... " Son épouse, Sandra, semble résignée : " S’ils n’en profitent pas pour augmenter les prix, je prendrai un wietpass. Sinon, il y a les dealers de rue. "
Un kilomètre plus loin, dans une ruelle du centre-ville, le Rastafari House Boni accueille encore tous les étrangers, qui représentent 80 % de sa clientèle. Si lewietpass est imposé, c’est la faillite assurée, mais la propriétaire, Edeltraud, et sa fille Sarina, qui tient le bar, semblent espérer un miracle. Dans la salle, cinq jeunes Belges sont venus d’Arlon, à 170 kilomètres, pour faire leurs provisions. Ils avaient entendu parler du wietpass, mais n’avaient pas compris qu’il entrerait en vigueur le 1er mai.
" Pas grave, assure l’un d’eux, un garçon espiègle, ouvrier dans une usine de beurre, nous irons plus au nord, où ce n’est pas encore appliqué. " A ces mots, Sarina ne peut s’empêcher de sourire : " Le problème avec les fumeurs d’herbe, c’est qu’ils sont trop relax, ils croient toujours que tout va s’arranger. Et parfois, ça marche. "
Yves Eudes, Le Monde daté du 27 avril 2012
A voir aussi: Le portfolio " Les coffee-shops en danger "
Il y a un mois, je vous parlais d’un distributeur automatique de marijuana installé à Auckland dans les locaux de l’association antiprohibitionniste Norml. L’appareil est en fait un simple distributeur de sucreries dans lequel des sachets d’herbe ont été disposés. Une idée originale, mais rien de bien sorcier.
Comme on n’arrête pas le progrès, des Américains viennent de mettre au point un distributeur automatique conçu cette fois spécifiquement pour la marijuana médicale (légale en Californie, comme dans quatorze autres Etats américains).
L’Autospense de Dispenselab est équipé d’un double système d’identification, via une carte et une empreinte, le tout surveillé par caméra. Une fois identifié, le patient n’a plus qu’à choisir l’herbe de son choix et régler en carte de crédit ou en cash. Toutes les transactions sont enregistrées pour éviter les trafics et le tout est disponible 24 heures sur 24, comme un distributeur de billets.
Une première machine a déjà été installée dans un dispensaire de Santa Ana, dans le comté d’Orange. Attention toutefois, l’Autospsense n’est pas donné: entre 1500 et 2000 dollars par mois à la location. A ce prix-là, mieux vaut avoir de nombreux clients.
L'influent homme politique péruvien prix nobel de littérature Mario Vargas Llosa, membre de l'académie royale espagnole et marquis d'Espagne vient d'accorder une interview fracassante à la RPP.
En effet, ses paroles sont sans équivoques il juge que la sortie progressive de la prohibition des drogues est le seul chemin à suivre pour lutter contre le narco trafic,la criminalité qu'il engendre et la consommation de drogue.
Il ajoute que cette décision ne peut être efficace que sil il se passe à un niveau international.
A partir du 1er mai 2012, les étrangers ne pourront plus consommer de cannabis aux Pays-Bas. La réforme néerlandaise aura-t-elle un impact sur les consommateurs de cannabis français?
Un "permis de se droguer" va être instauré aux Pays-Bas. Dès le 1er mai 2012, dans le sud-est du pays, les résidents néerlandais devront présenter leur "carte cannabis" pour entrer dans un coffee-shop. La mesure sera étendue à tous les magasins spécialisés du pays en 2013. Le but est de mettre fin aux nuisances du tourisme du cannabis.
Les embouteillages, le tapage nocturne et la prolifération des vendeurs clandestins dans les rues ont eu raison de l'indulgence néerlandaise. Les consommateurs français, remarqués parmi ces touristes selon Christian Ben Lakhdar, spécialiste de l'économie des drogues et des addictions à l'Université Catholique de Lille, ne pourront donc plus y acheter de la marijuana.
Eviter les herbes "coupées"
Près de 1,2 million de Français consommeraient du cannabis, selon l'économiste. Mais contrairement aux idées reçues, le voyage aux Pays-Bas pour la "fumette" n'est pas répandu. "Le coût du transport est un frein et il y a suffisamment de cannabis en France pour ne pas avoir besoin de se déplacer", explique l'enseignant-chercheur.
Cette pratique attire plutôt les connaisseurs. "Depuis 2006 on a vu apparaître en France des herbes 'coupées', enrichies par des agents chimiques. Cet épisode a marqué la fin du cannabis pur. Ceux qui se rendent aux Pays-Bas sont attirés par la garantie d'obtenir un cannabis de qualité", précise Laurent Plancke, sociologue chargé de recherche au Cédre Bleu, un centre de prévention en addictologie à Lille.
L'entrée en vigueur de cette mesure n'inquiète pas non plus les services de douanes. "Certes, le marché du cannabis est dépénalisé aux Pays-Bas mais le trafic a toujours existé vers les pays limitrophes", sans pour autant être toléré, explique Christian Ben Lakhdar.
Une interdiction ferme en France
Mais pour Laurent Plancke, cela risque tout même d'accélérer le développement des cultures personnelles en France. "Elles présentent l'avantage de ne pas avoir à faire à un milieu criminogène et minimisent les risques pour la santé. Du coup, elles pourraient prendre un caractère commercial" explique-t-il. Et d'ajouter que "le marché clandestin exclut le contrôle de qualité". Il présente donc un risque sanitaire plus élevé.
En tout cas, la "carte cannabis" mettra fin à une contradiction européenne. Jusqu'ici, les Français pouvaient partir fumer librement de la marijuana aux Pays-Bas sans être inquiétés à leur retour en France. En revanche, sur le territoire, les peines pour usage ont doublé en nombre et en sévérité entre 2002 et 2008. Et cette fermeté semble persister. Le candidat François Hollande a déclaré ce vendredi sur RTL qu'il ne souhaitait pas que la loi change en France.
Par Cécile Grégoriades/LEXPRESS.fr
Source: L'Express
A Amsterdam, des centaines de personnes manifestent contre la "carte cannabis"
Plusieurs centaines de Néerlandais, Français, Belges et Allemands se sont réunis vendredi à Amsterdam pour protester contre la "carte cannabis" qui vise à réserver l'accès des coffee shops aux seuls résidents des Pays-Bas.
"Nous sommes ici pour protester contre la carte cannabis", a déclaré à l'AFP Peter Lunk, un Néerlandais de 40 ans à l'initiative du rassemblement, selon lequel environ 500 personnes étaient présentes. A 16h20, les manifestants, rassemblés sur une esplanade devant un théâtre du centre d'Amsterdam, ont tous allumé un "joint" qu'ils ont ensuite brandi vers le ciel. Ils ont ensuite écouté de la musique reggae, tenant à la main des pancartes exprimant leur opposition à la "carte cannabis".
Nous sommes le 20 avril. Pour nombre d'habitants de la planète, un jour comme les autres, si ce n'est qu'il tombe cette année un vendredi et que c'est bientôt le week-end. Mais pour la vaste communauté des fumeurs de ganja, il y a une autre raison de se réjouir. Four-twenty, ou 4/20, est la journée internationale du cannabis, ou "Cannabis day".
Ironie du calendrier électoral, c'est le jour qu'ont choisi les deux principaux candidats à la présidentielle pour s'affronter sur la question de la pénalisation de la consommation du chanvre indien.
Que peut bien faire un fumeur de joints le jour du cannabis si ce n'est... fumer des joints avec encore plus d'enthousiasme ? Vous n'y êtes pas. Depuis sa première édition en 1995 à Vancouver, au Canada, le 4/20 est un jour de célébration et de contestation militante. Au menu : des rassemblements où chacun est invité à s'allumer en public un cône, un cierge, un câble, un faya, un bédo, un blaze, un stick (ou keussti), un joko, une cigarette magique, une mèche, un pétard, bref, un spliff, ou encore l'un des innombrables synonymes inventés par cette contreculture particulièrement inspirée (petite liste non exhausive ici).
Une façon pour les quelque"250 millions de membres" annoncés de la communauté des embrumés de protester contre la prohibition, explique le site cannabisculture.com.
Des manifestations sont organisées chaque année aux Etats-Unis, au Canada et dans de nombreux pays de la planète (voir la carte interactive des événements prévus). Une soixantaine de villes ont prévu de célébrer cette date ce vendredi. Voici un petit reportage sur l'édition 2010 à Vancouver :
https://www.youtube.com/watch?v=bpSXCPABQlc
Le "Cannabis day" gagne de l'ampleur chaque année, et les marchands commencent à sentir qu'il y a là un marché porteur. A Wasilla, en Alaska, une entreprise locale a ainsi lancé sur le marché la première vodka distillée avec des graines de chanvre, la "Purgatory", rapporte le Washington Post .
De la contre-culture au marketing
Des studios de cinéma capitalisent aussi sur l'événement en sortant des films sur le sujet, tout comme certains programmes de télévision et tout un lot d'initiatives commerciales spécialement marketées.
Magnolia Pictures sort pour l'occasion un documentaire sur la vie de Bob Marley, sobrement intitulé Marley, dont les affiches portent les chiffres "4.20.12" sur le drapeau jamaïcain. Anchor Bay Entertainment surfe également sur la vague avec le film High School, dans lequel Adrien Brody incarne un dealer de beuh, nommé Psycho Ed. Le film ne sortira en salles que le 1er juin, mais la bande annonce (ci-dessous) est visible sur Internet depuis aujourd'hui, et une projection de presse était organisée à New York ce matin.
"Les brownies servis à la projection ne contiendront pas de vraie marijuana", est-il précisé sur le carton d'invitation...
Pour les défenseurs de la légalisation de la marijuana, la marchandisation de cette contre-culture est la preuve que la cigarette magique est en voie d'être aspirée par la culture majoritaire, explique le Wall Street Journal.
De 14,4 millions en 2007, le nombre de consommateurs est passé à 17,4 millions aux Etats-Unis en 2010, selon les chiffres gouvernementaux, et seize Etats, plus le District de Columbia, ont dores et déjà adopté des lois légalisant l'usage médical du cannabis.
Mais la ganja demeure parfaitement illégale sur la plus grande partie du territoire, et la cohabitation entre "Cannabis day" et Etat de droit donne parfois lieu à quelques tensions. Des activistes de la fumette ont ainsi porté plainte contre l'Université du Colorado, qui a prévu de fermer son campus vendredi pour tenter de mettre un terme à cette tradition annuelle un tantinet illégale, rapporte le Denver Post.
Aux origines du 4/20
Le choix de la date du 4/20 est l'objet d’innombrables légendes. Leur origine remonterait au début des années 70, où un groupe d'adolescents de San Rafael, en Californie, se faisant appeler les "Waldos", se donnaient rendez-vous chaque jour au pied d'une statue de Louis Pasteur à 16 h 20 (ou 4.20 PM) pour fumer des joints, raconte Cannabisculture.
Ces étudiants auraient été inspirés par une nouvelle de H.P. Lovecraft, In the Walls of Eryx, dans laquelle un homme explorant Venus découvre une plante hallucinogène qui le plonge temporairement dans un monde spectral. Lorsqu'il revient à lui, il réalise qu'il est 16 h 20.Une autre légende renvoie à une chanson écrite en 1965 par Bob Dylan, Rainy Day Woman #12 & #35, dont le refrain est "Everybody must get stoned".
Ajoutons à cela que 12 x 35 = 420, et nous tenons un des mythes fondateurs possibles de la symbolique du 4/20.
Allez, un dernier pour la route, voici Rainy Day Woman chanté par les Black Crowes :
https://www.youtube.com/watch?v=Je2tnlOlW_Q
Source: Blog Le Monde merci indy pour la source... via Cannactus
Le ministère des Habous et des Affaires islamiques doit faire face à une accusation grave, portée hier, mardi 17 avril, par un député du Parti de l'Authenticité et de Modernité (PAM). Lors d’une séance-débat à la Chambre des conseillers, Larbi Lamharchi a assuré que le ministère avait loué, dans le passé, plus de 550 hectares de terrains appartenant à des agriculteurs spécialisés dans la culture du cannabis, rapporte le quotidien les Echos, ce mercredi 18 avril. Ces champs de cannabis sont situés, selon le député du PAM, à Ouezzane, dans le nord-ouest du Maroc.
Mais ce n’est pas tout. Larbi Lamharchi est convaincu que les salaires des Oulémas marocains proviennent directement des recettes de la vente de ce cannabis. « L’ancien ministre de l’Intérieur avait ordonné une enquête et la gendarmerie avait saisi le procureur du roi sur ces faits avérés, preuve à l’appui, alors que les agriculteurs concernés continuaient leur activité illicite, sans être inquiétés », a ajouté Larbi Lamharchi. Le minsitre Ahmed Taoufik n’a pas encore réagi.
Les propriétaires de 19 coffee shops ont saisi la justice néerlandaise pour que la "carte cannabis", visant à réserver l'accès de ces établissements aux seuls résidents des Pays-Bas, ne soit pas introduite, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
"Il s'agit d'une procédure en référé et les plaidoiries ont eu lieu ce matin à 11H00" (09H00 GMT), a déclaré à l'AFP Saskia Panchoe, une porte-parole du tribunal de La Haye, précisant que les juges rendront leur décision par écrit le 27 avril.
La nouvelle législation doit être appliquée au plus tard le 1er mai 2012 dans les provinces du sud des Pays-Bas (Zélande, Brabant-Nord et Limbourg), frontalières avec la Belgique et l'Allemagne, et en 2013 dans le reste du pays.
Les 670 coffee shops néerlandais deviendront des "clubs fermés" comptant au maximum 2.000 membres, domiciliés aux Pays-Bas et âgés de plus de 18 ans. Les propriétaires des coffee shops sont opposés à ces mesures, craignant un important manque à gagner.
Cette mesure est destinée à lutter contre les nuisances --embouteillages, tapage nocturne et prolifération de vendeurs de drogue dans les rues-- provoquées par l'afflux de millions d'étrangers venant s'approvisionner en cannabis aux Pays-Bas.
"C'est une mesure discriminatoire", a assuré à l'AFP André Beckers, un des quatre avocats représentant les 19 coffee shops, situés dans chacun des 19 arrondissements judiciaires des Pays-Bas, et deux associations militant contre le critère de résidence.
"Il s'agit de 19 coffee shops qui ont été choisis pour représenter l'ensemble du pays mais il est clair que de nombreux autres coffee shops soutiennent cette action", a ajouté l'avocat.
La possession, la consommation et la vente au détail de moins de cinq grammes de cannabis, dans les coffee shops, sont tolérées aux Pays-Bas depuis 1976. La culture et la vente en gros, contrôlées par des groupes criminels, sont, elles, interdites.
Source:LePoint Via Cannactus
A lire aussi : 2012, la fin des coffee shops
Vers la légalisation ? "Non, je n’y crois pas personnellement, ni mon administration"
AFP Publié le 14/04/2012
Le président des États-Unis, Barack Obama a répété être ouvert à l’idée d’un "débat" sur la façon de mieux lutter contre le trafic de drogue en provenance d’Amérique du sud, mais a écarté la dépénalisation que certains dirigeants de la région défendent. "A titre personnel, et c’est (aussi) la position de mon administration, la dépénalisation n’est pas la solution", a insisté M. Obama à Carthagène (Colombie) peu avant de participer aux premiers travaux du sixième sommet des Amériques.
En revanche "discuter des lois en place pour déterminer si elles ne font pas davantage de mal que de bien dans certains endroits, c’est un programme valable", a ajouté M. Obama, qui intervenait lors d’une réunion de PDG américains et latino-américains en présence de ses homologues colombien Juan Manuel Santos et brésilienne Dilma Rousseff. Le président guatémaltèque Otto Perez avait estimé en début d’année que la dépénalisation de la consommation des drogues pourrait être un moyen de lutte contre les trafics.
Dans la foulée, M. Santos avait suggéré que les 33 dirigeants attendus à Carthagène réfléchissent à une nouvelle approche de la lutte anti-drogue, distincte du combat frontal prôné par les Etats-Unis ces dernières décennies. "Nous ne pouvons pas prendre en considération la question de l’arrivée de drogue sans considérer celle de la demande venant des Etats-Unis", a remarqué M. Obama, en notant que son pays avait travaillé "avec des pays comme le Mexique, pas seulement sur la drogue allant vers le nord, mais les armes et l’argent qui vont vers le sud". "Toutefois, je crois vraiment à l’idée de peser le pour et le contre, d’avoir un débat", a assuré le dirigeant américain.
Comment l'employeur pourrait pister la consommation de drogue de ses salariés
Un plan gouvernemental, des groupes de travaux, des assises régionales, des états généraux, un baromètre largement médiatisé avant une conférence internationale prévue au mois de mai : impossible d'ignorer le récent intérêt des autorités sanitaires pour la drogue au travail. "C'est un tabou qui va être levé", motive Etienne Apaire, de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). Cela reflète "une problématique qui est de plus en plus importante dans le débat publique", estime de son côté François Beck de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), institut auteur du baromètre. Mais derrière cette thématique émerge un enjeu crucial : le rôle que peut jouer l'entreprise dans la prévention et le contrôle des pratiques addictives.
Lire : "La drogue au travail : les dopés du quotidien"
Pour les autorités sanitaires, l'argument central est la sécurité : selon la Mildt, "près de 15 % à 20 % des accidents professionnels, d'absentéisme et de conflits interpersonnels au travail seraient liés à l'usage d'alcool, de psychotropes ou de stupéfiants". D'après le baromètre de l'Inpes, la plus forte consommation d'alcool quotidienne correspond aux secteurs de l'agriculture, de la pêche et de la construction. Or, note François Beck, "ce sont des métiers où la prise de risque est plus fréquente, pour quelqu'un qui manipule une grue ou fait des travaux en équilibre par exemple". Et la Mildt de noter la responsabilité juridique de l'employeur en cas d'accident. Enfin, l'usage de substances illicites, comme la cocaïne, "pose un problème de vigilance et de légalité pour un employeur qui est face à un comportement interdit", souligne François Beck. Certaines entreprises comme la SNCF pratiquent ainsi des dépistages pour les postes de sécurité.
"APTE" OU "INAPTE" : LE DÉPISTAGE
"La mise en place de dépistages est un outil comme un autre pour savoir si quelqu'un est apte à occuper un emploi", considère Etienne Apaire. Dépistage à l'embauche, dépistage aléatoire : l'entreprise peut ainsi déterminer, sans connaître le détail des résultats, si un employé est "apte" ou "inapte". En mai 2011, le Comité consultatif national d'éthique avait rendu son avis sur le dépistage de substances illicites sur le lieu de travail : il l'avait étendu mais autorisé uniquement pour des "postes et fonctions de sûreté et de sécurité", établis au cas par cas par les entreprises. En des termes sibyllins, Etienne Apaire encourage "les partenaires sociaux" de toutes les entreprises à "débattre de ce sujet" et mettre en place des "politiques de prévention", ce que font déjà certaines entreprises avec des affichages et des campagnes de sensibilisation. D'autres pays vont bien au-delà, "aux Etats-Unis, un salarié sur deux est dépisté", révèle ainsi Astrid Fontaine, sociologue et auteure de Double vie: les drogues et le travail.
Le dépistage généralisé en entreprise "pose des questions éthiques pas simples", évoque François Beck, dubitatif. Un médecin du travail rattaché à une entreprise pratiquant des test de dépistages sur des postes dits de sécurité partage également son scepticisme : "cela n'est pas d'une grande utilité si ce n'est de faire peur et faire perdre confiance : il vaut mieux en parler". Pour Astrid Fontaine, c'est l'enjeu économique qui motive une telle volonté, "le lobby pharmaceutique produit et cherche à vendre des tests de dépistage en entreprise, c'est un marché énorme". Face à "un marché américain saturé", l'industrie pharmaceutique s'intéresserait à l'Europe. "D'autant plus qu'en parallèle, les laboratoires produisent aussi les produits qui permettent de falsifier les tests, ce qui représente un marché", dénonce la sociologue. Alors que tests et campagnes de prévention sont financés par les entreprises les pratiquant, la Mildt se défend de tout transfert de responsabilité.
LIMITER LES POTS EN ENTREPRISE, DONNER L'ALERTE
Sans aller jusqu'à pratiquer des tests pour cibler les substances illicites, Philippe Hache, de l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, questionne la consommation d'alcool sur le lieu de travail. Le code du travail l'autorise mais l'entreprise peut l'interdire. "Il faut éviter les pots avec alcool lorsqu'on a identifié des personnels ayant des problèmes avec cette substance." Qu'en est-il de la convivialité, du libre-arbitre de l'employé ? "Il s'agit d'aider, de soutenir, il faut que la convivialité reste sans montrer du doigt", tente Philippe Hache. Le pilote de la thématique drogue au travail à l'institut préconise également la signalisation de collègues alcooliques auprès du médecin du travail. "Ce n'est pas de la délation, c'est une alerte face à quelqu'un en danger pour lui-même et l'équipe," justifie Philippe Hache.
"Je crois beaucoup à la médecine du travail", avance de son côté François Beck. "ll faut faire passer des questionnaires de façon systématique" pour cerner ce que le salarié "ne dévoile pas car cela peut être considéré comme une faiblesse", estime le spécialiste. Astrid Fontaine doute quant à elle de l'efficacité de l'action des médecins du travail, déjà "en sous effectif énorme" et en déficit de formation sur la question des drogues. A l'appui du cas pratique d'un salarié licencié de son entreprise peu après un test positif au cannabis, la sociologue s'inquiète de l'ingérence de l'entreprise dans l'addiction des individus : "le risque est que, sous le prétexte d'aider, on fragilise".
Le projet de culture de cannabis de Rasquera est toujours en vie, a déclaré hier le maire du petit village Catalan, Bernat Pellisa. Mais avant de se concrétiser, cette initiative aura déjà fait une première victime politique: son propre organisateur. Pellisa a confirmé hier qu’après avoir pris connaissance des résultats du référendum sur son plan anti-crise incluant des cultures de cannabis pour éponger une dette colossale, il n’a pas atteint l’objectif de 75% de votes positifs qu’il s’était fixé, et quittera donc sa fonction sous peu.
"En tant que Maire, ma décision est prise. Nous verrons si mon départ se fera dans les jours ou les semaines qui viennent, mais nous le ferons avec élégance, dignité et responsabilité", déclare t il a la presse avant d’entrer en salle de réunion avec trois membres de son équipe pour analyser le résultat des urnes, qui ont approuvé à 56% son projet économique basé en grand partie sur la Marihuana. "Le mensonge est le pire délit que puisse commettre un homme politique, et jamais je n’ai menti", assure d’un ton solennel le maire, qui reconnaît être «esclave» de ses propres mots.
Le village approuve l’initiative d’une association cannabique pour combattre la crise
En principe, Pellisa, qui abandonne également sa fonction de conseiller départemental et son action militante à l’ERC pour ne pas politiser le projet, assure que cette décision ne s’applique en aucun cas aux autres membres de son équipe. Selon lui, le numéro deux du gouvernement de la municipalité pourrait tout à fait prendre sa succession.
Pellisa considère que si son ambition d’une écrasante majorité a échoué, le plan anticirse en reste toutefois entièrement légitime puisqu’il a été approuvé par plus de 50% de la population, et qu’il serait impensable que l’opposition s’empare de la gestion de la municipalité: « Nous ne leur laisserons pas la possibilité de prendre la place de l’équipe actuelle, il est impensable que l’on puisse gouverner avec 43% de soutient un village qui ne vous a pas reconnu dans les urnes ».
Le maire attribue une partie du vote négatif à une persécution personnelle qu’il subit depuis qu’il s’était enchaîné devant le siège du conseil départemental pour protester contre le cimetière nucléaire de sa région. L’actuel président du conseil départemental, Jordi jardi, lui a demandé hier de «tenir sa parole», en référence à la démission promise, et qualifie de victoire écrasante du Non au référendum et ce malgré les menaces et la pression exercée par le conseil municipal.
ERC, de son côté, s’est positionné à l’opposé. Le président de la fédération de l’Ebre, Gervasi Aspa, demande à Pellisa «qu’il continue», parce que «Les intérêts de la municipalité et de ses citoyens dans ce projet sont au dessus de n’importe quelle déclaration politicienne de campagne électorale, surtout lorsque plus de la majorité de la population le soutient».
Dans le voisinage, les positions divergent de la même façon: «Bernat s’est fixé un objectif bien trop élevé, 75%, même le FC Barça n’y arriverait pas», plaisantait hier un passant. Dans un bar du village, le débat hier animé par le cannabis, s’intéresse aujourd’hui au maire: «Je le soutiens car c’est un bon maire, mais il tiendra sa parole et nous ne pouvons pas le retenir, même si cela nous coûte de le voir partir», affirme un client. «Je suis d’avis qu’il a gagné le référendum avec une large avance, il serait légitime qu’il reste», lui répondra son interlocuteur.
Le conseiller général de l’intérieur de Catalogne, Felipe Puig, met en garde et a tout de suite tenu à rappeler qu’aux yeux de la loi, un référendum ne modifie pas les règles prévues par le code pénal» et que ses brigades de Mossos d’Esquadra interviendront immédiatement sur la culture: Je respecte le choix des habitants de Rasquera, mais n’importe où en Catalogne, chaque plantation de cannabis découverte fait l’objet d’un Procès Verbal qui est transmis au Parquet pour qu’il soit décidé s’il s’agit ou non d’un délit.
L’ABCDA, association cannabique Barcelonnaise, de son côté, assure que son projet de culture et de redistribution du cannabis à ses plus de 5000 membres est légal, s’agissant d’adultes consommant dans des lieux privés, et la vente n’étant pas à but lucratif.
Une affaire qui ne risque pas de manquer de rebondissements.
Alors que les principaux candidats à la présidentielle française font de leur mieux pour éviter le sujet, la question du statut légal des drogues sera l’un des principaux points abordés au Sommet des Amériques, qui se déroule -tout un symbole- en Colombie ce weekend, en présence de chefs d’Etat de tout le continent. Et le Président Obama, attendu ce vendredi à Carthagène, pourrait ne pas être à la fête, alors que de nombreux dirigeants latino-américains mettent aujourd’hui ouvertement en cause la guerre à la drogue impulsée depuis quarante ans par les Etats-Unis.
Histoire de donner le ton des discussions à venir, le nouveau président du Guatemala, Otto Perez Molina, lançait le 7 avril dans les colonnes du Guardian, un appel à la « régulation » du marché des drogues, soit une légalisation contrôlée de toutes les drogues. Ancien général et responsable des services secrets, Perez n’est pas précisément un idéaliste hippie mal redescendu de son nuage de fumée.
Mais le Guatemala se trouve sur la route du trafic qui mène de Colombie aux Etats-Unis et paie de ce fait un lourd tribu à la guerre à la drogue: « Nous sommes juste un petit territoire qui se trouve être géographiquement situé entre les plus grands marchés de la drogue et les principaux producteurs », résume le chef d’Etat, qui constate qu’après vingt ans de guerre à la drogue dans son pays, consommation et production sont toujours à la hausse.
« Nous sommes tous d’accord pour dire que les drogues sont mauvaises pour la santé et que pour cette raison nous devons combattre leur consommation, comme nous combattons le tabagisme ou l’alcoolisme. Mais personne au monde n’a jamais suggéré d’éradiquer les plantations de cannes à sucre, de patates ou d’orge parce qu’ils entrent dans la composition du rhum, de la bière ou de la vodka. Or nous savons tous que l’alcoolisme et le tabagisme tuent des milliers de gens chaque année dans le monde. »
Il ne s’agit pas, précise Otto Perez Molina, de mettre les drogues en vente libre, ce qui serait « irresponsable ». Mais « la consommation et la production devraient être légalisées dans certaines limites et conditions. La légalisation ne veut pas dire libéralisation sans contrôles »:
« Nous ne pouvons pas éradiquer le marché de la drogue, mais nous pouvons certainement le réguler comme nous l’avons fait pour le tabac et l’alcool. L’abus de drogues, l’alcoolisme et le tabagisme devraient être traités comme des problèmes de santé publique, pas de justice pénale. »
Dans une région du Monde où les morts se comptent par milliers chaque année pour tenter, en vain, de protéger la jeunesse des Etats-Unis du fléau de la drogue, ce discours est loin d’être isolé. En octobre dernier, le président colombien, Juan Manuel Santos, ancien ministre de la Défense, appelait de son côté à la légalisation mondiale de la marijuana et serait aujourd’hui prêt à ouvrir le dialogue sur la base des propositions de son homologue guatémaltèque. Dans une récente interview au Washington Post, il déclarait ainsi:
« Personne au monde n’a combattu les cartels et le trafic de drogue tel que je l’ai fait. Mais il faut être honnête: après quarante années passées à ramer, et ramer très dur, parfois vous regardez à droite, vous regardez à gauche et vous réalisez que vous n’avez pas avancé. Alors vous devez vous demander: faisons-nous les choses de la bonne manière? »
Une position également défendue début mars par la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla et, à en croire le président colombien, par de nombreux autres leaders latino-américain qui hésitent encore à sortir du bois, inquiets des réactions de leur opinion publique et de Washington.
Plus étonnant encore, le président mexicain, Felipe Calderon, engagé dans une sanglante guerre contre les cartels de la drogue de son pays (une guerre qui a causé plus de 50 000 morts), a lui-même suggéré en septembre dernier qu’il serait peut-être temps d’envisager des « alternatives de marché » pour affaiblir les narcotrafiquants:
« Nous devons tout faire pour réduire la consommation de drogues. Mais si elle ne peut être limitée, alors les décideurs devront rechercher d’autres solutions – y compris des alternatives de marché – pour réduire les revenus astronomiques des organisations criminelles. »
Des prises de position qui ne sont pas du goût de Washington, accusé par ses voisins du Sud d’être la cause de tous leurs maux, en raison de l’appétit immodéré des Américains pour les substances illicites. Début mars, à l’occasion d’un voyage au Mexique, le vice-président Biden a ainsi, poliment, fermé la porte à toute discussion sur le sujet:
« Je pense que ça mérite une discussion. C’est totalement légitime. Et la raison pour laquelle cela mérite une discussion est qu’après examen, on réalisera que la légalisation pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. »
Avant de préciser sa pensée:
« Il n’y a aucun moyen que l’administration Obama-Biden ne change sa position sur la légalisation. »
Peu de chances, donc, de voir le rendez-vous de Carthagène accoucher de propositions concrètes sur la sortie de la guerre à la drogue. Mais le Sommet pourrait toutefois rester comme le premier de l’histoire au cours duquel plusieurs présidents en exercice, qui plus est en première ligne de ce conflit, auront officiellement appelé à la paix des drogues.
Arnaud Aubron
Source:Les inrocks
A lire aussi:
Chavez Absent du sommet des Amériques
Le florissant marché de la drogue en Amérique Latine
A la recherche de fonds pour renflouer les caisses du petit village catalan de Rasquera, ses habitants ont voté mardi, lors d'un référendum original, en faveur du "projet anti-crise" controversé du maire de plantations de cannabis sur leur territoire.
Au total, 308 habitants sur les 804 majeurs de ce village du nord-est de l'Espagne ont dit "oui", soit 56,3% des votants, contre 43,7% de non (239), un score très éloigné de la barre des 75% fixée par l'édile Bernat Pellisa.
Mais le maire qui avait menacé de démissionner avec toute son équipe s'il n'obtenait pas ce score a remis sa décision à plus tard, estimant que cela relèverait de l'"irresponsabilité" de se prononcer dans la précipitation.
"Ce 57/43 est un résultat magnifique même s'il a baissé dans les dernières semaines", a-t-il estimé devant les caméras de chaînes de télévision espagnoles et internationales.
"Demain matin, nous prendrons des décisions après avoir digérer les résultats", a-t-il ajouté, soulignant que "les gens avaient désormais une opportunité de sortir de la crise".
"Je ne vais pas démissionner ni ce soir, ni demain", a-t-il toutefois ajouté, estimant qu'il fallait "faire les choses dans l'ordre et le calme".
Les habitants étaient appelés à répondre à une question simple: "Etes-vous d'accord avec le plan anti-crise approuvé par la mairie de Rasquera le 29 février?".
Le "plan anti-crise", c'est un projet de la municipalité, dirigée par les indépendantistes catalans d'Esquerra Republicana de Catalunya, de louer sept hectares de terres à l'Association barcelonaise de consommation privée de cannabis (ABCDA), un groupement de fumeurs de haschisch, afin qu'elle puisse y cultiver du chanvre indien pour ses 5.000 membres.
Rasquera, une localité qui vit principalement de la culture de la vigne et des oliviers, lourdement endettée comme de nombreuses communes espagnoles, avait imaginé cette solution inattendue pour faire face à sa dette de 1,3 million d'euros.
La consommation privée de drogue n'est pas un délit en Espagne, alors que sa vente l'est.
Le projet de recouvrir les champs alentours de plans de cannabis, combattu par l'opposition municipale menée par la coalition nationaliste CiU, avait divisé le village, au point que le conseil municipal avait fini par organiser ce référendum et à mettre sa démission dans la balance.
Très sérieusement, la municipalité prévoit de créer 40 emplois, directs ou indirects, grâce à ces plantations de cannabis et a défendu son projet en expliquant que le prix de location des terres devrait être multiplié par plus de dix par rapport aux baux normaux.
La commune "a beaucoup de difficultés avec la crise. Maintenant, on nous demande de rembourser les dettes à un rythme impossible pour un petit village", avait plaidé Josep Maria Insausti, conseiller municipal de la commune, en présentant le projet.
Le président du Guatemala veut légaliser toutes les drogues
Le président du Guatemala, Otto Perez, a lancé samedi 7 avril dans le quotidien britannique The Guardian un appel à la dépénalisation des drogues comme "alternative" pour lutter contre la violence qui déferle sur l'Amérique centrale. Partant du constat que "la consommation et la production de drogue sont toujours plus importantes" malgré des années de lutte gouvernementale, Otto Perez en appelle à "abandonner toute position idéologique - que ce soit celle de la prohibition ou de la libéralisation - et lancer un vaste dialogue international basé sur une approche pragmatique : la régulation du marché de la drogue."
L'ancien général, élu au début de l'année, affirme en effet qu'il est aujourd'hui "impossible de mettre fin au marché de la drogue, mais qu'il est certainement possible de le réguler, comme nous avons pu le faire pour l'alcool ou le tabac".
Prolongeant la comparaison, Otto Perez souligne que "le fait que les drogues sont mauvaises pour la santé n'est pas une raison suffisante pour les interdire", dans la mesure où "tout le monde sait que l'alcoolisme ou le tabagisme font plusieurs milliers de morts chaque année dans le monde", et que "personne n'a jamais proposé d'interdire les plantations de sucre de canne, de pommes de terre ou d'orge, même si elles servent à la production de rhum, de vodka et de bière."
"LÉGALISATION NE SIGNIFIERAIT PAS LIBÉRALISATION"
La proposition du président guatémaltèque, dont le pays est particulièrement touché par la violence liée au trafic de drogue, propose donc que "la consommation, la production et le trafic de drogue fassent l'objet de mesures internationales de régulation, ce qui signifie que la consommation et la production devraient être légalisés mais dans un certain cadre et sous certaines conditions". "Dans ce cas, légalisation ne signifierait pas libéralisation sans aucun contrôle" résume Otto Perez.
Otto Perez avait déjà rouvert ce débat mi-février, relayant les conclusions d'un rapport rendu public à l'été 2011, dans lequel de nombreuses personnalités (intellectuels, anciens présidents latino-américains, diplomates, etc.) affirmaient que "la lutte mondiale contre les drogues a échoué" et suggéraient de "mettre fin à la criminalisation" des consommateurs.
LA VIOLENCE ATTEINT "DES NIVEAUX ALARMANTS"
Selon Washington, 90 % de la drogue (cocaïne et marijuana principalement) à destination des Etats-Unis transite par l'Amérique centrale, par voie terrestre ou maritime. Un constat partagé par l'Office international de contrôle des stupéfiants (OICS), une agence onusienne ayant présenté son rapport annuel fin février à Vienne.
D'après l'organisation internationale, la violence atteint "des niveaux alarmants et sans précédent, aggravant ainsi la sécurité et faisant de la sous-région une des zones les plus violentes au monde". Les chiffres sont particulièrement éloquents dans la zone dite du "Triangle du nord", comprenant le Honduras (82 homicides pour 100 000 habitants en 2011, record mondial), le Salvador (65) et le Guatemala (40), selon l'ONU.
Si la proposition d'Otto Pérez a suscité un rejet immédiat des grandes puissances - Etats-Unis en tête, suivis par la Russie et la Grande-Bretagne - le Guatemala espère établir une proposition de dialogue commune avant le sommet de l'Organisation des Etats américains (OEA), les 14 et 15 avril à Carthagène, en Colombie. Otto Perez affirme que les présidents de la Colombie et du Costa Rica se sont montrés intéressés par la proposition.
Source: Le Monde
Une news déja publiée en janvier dernier sur notre site par Vegetaline
On en parle sur le forum....
GrowMed Valence - Compte à rebours de la plus grande foire en Espagne consacrée au cannabis.
GrowMed offre une nouvelle conception de la consommation et de l'usage du cannabis.
Les prochains 20, 21 et 22 Avril au Feria Valencia, à l'heure où le cannabis subit de nombreuses controverses, GrowMed tiendra sa foire dans le but de prouver que celui-ci ressemble plus à un petit animal de compagnie mignon tout plein, plutôt qu'une hydre à six têtes tout droit sortie de la mythologie grecque.
L'organisation s'attend à recevoir environ quinze mille personnes tout au long de ce week-end.Grâce à Soft Secrets, un leader international dans le monde de la presse cannabinoïdale, et aux promoteurs du GrowMed, vous aurez droit à un avis plus avant-gardiste et plus visionnaire quant à cette magnifique plante qui a plus d'un tour dans son pot..
Il y aura une «arène médicale », qui sera le centre de cette exposition, entourée d'un jardin dessiné pour l'optimisation de l'espace et des plantes thérapeutiques. Ce lieu consistera à regrouper les quatre principaux sujets liées au cannabis, appuyés par différentes personnalités : Javier Pedraza, un physicien spécialisé dans le cannabis qui s'occupera de la partie scientifique de ce débat, pendant que Martin Barriuso, représentant officiel de l'association Canna, parlera de la culture pour le cannabis médical.
Me Hector Brotons lui présentera tous les aspects légaux et illégaux dans le domaine du cannabis. Et bien sûr le Grand, le fameux Jorge Cervantes, un spécialiste de renommé internationale, un gourou, tout simplement, qui est aussi un contributeur régulier chez Soft Secrets et un fervent serviteur du cannabis médical.
Mais le GrowMed ne sera pas simplement une expo sur le cannabis, c'est aussi L' événement du mois d'Avril à Valence, avec des projets culturels comme, la présentation de la websérie « Malviviendo », puis un festival de poésie contemporaine et enfin, des performances musicales.GrowMed est une exposition sur quinze mille mètre carré, avec cent stand professionnels, en relation avec le cannabis et sa culture, et un hall spécialement dédié à la culture valencienne, la région la plus active d'Espagne.
Et GrowMed continu, avec son « Sort ta tête du pot », campagne à travers laquelle de nombreux débats sur la question du cannabis ont fait surface.
Ce dernier se fera tout au long du week-end, et également sur Twitter (# debatemaria, # cannabis, # saldeltiesto, # growmed).C'est très bientôt...du 20 au 22 Avril au Feria Valencia, achetez vos tickets maintenant sur le site officiel GrowMed Fair et obtenez 20% de remise, de plus économisez votre argent sur les offres de vols exclusives avec IBERIA (30-45 %) et RENEFE (30%)
Partez content, revenez content !!
Site du GrowMed Fair et, comment aller au Feria Valencia
12Coup dur pour les professionnels tant des fabricants d'engrais que des distributeurs français, l'état à retiré leur homologation a la plupart des engrais utilisés pour la culture entre autres du cannabis.
Une lettre que nous reproduisons ici à été envoyée aux professionnels du secteur:
Lettre d’information professionnels:
Chers clients, chers partenaires,
Suite à plusieurs contrôles effectués dans différentes boutiques ainsi que dans nos entrepôts
par la Direction Régionale de la Concurrence et de la Consommation, nous sommes au regret
de vous informé que plusieurs produits vendus dans notre secteur d’activité ne sont pas
conformes à la loi et aux normes françaises.
Vous trouverez en pièce jointe la liste des produits concernés
Ainsi, tous les produits listés ci-dessous nécessitent une Autorisation de Mise sur le Marché
(AMM) ou une Autorisation Provisoire de Vente (APV).
Cette liste ne concerne que les références mise en vente et importées par .......
Une grande majorité des marques du secteur sont concernées.
De manière générale, tous les produits stimulateurs, booster etc.… ne rentrant pas dans la
catégorie et normes fertilisants sont soumis à une AMM.
De plus, plusieurs problèmes d’étiquetage sérieux ont été mis en avant par la DRCC
(mentions manquantes, références à des réglementations caduques, référence aux normes
NFU manquantes etc.…). Vous remarquerez donc des changements d’étiquetage durant les
prochains mois sur une partie des fertilisants.
Concernant les produits phytosanitaires :
« Sont interdites la mise sur le marché, l’utilisation et la détention par l’utilisateur final des
produits phytopharmaceutiques s’ils ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le
marché… »
Concernant les fertilisants et supports de culture :
« Il est interdit d’importer, d’introduire, de détenir en vue de la vente, de mettre en vente, de
vendre, d’utiliser ou de distribuer à titre gratuit, sous quelque dénomination que ce soit, des
matières fertilisantes et des supports de culture lorsqu’ils n’ont pas fait l’objet d’une
homologation, ou à défaut, d’une autorisation provisoire de vente ou de mise sur le marché »
en pièce jointe tous les produits qui vont être retirer du marché pour l'instant :
Liste produits interdits France.pdf(101,87 Ko)
Cette liste est définitive aucun produit supplémentaire ni d'une autre marques sera retiré .
Bien évidemment ces groupes vont vites réagir pour pouvoir revenir en toute tranquillité sur le marché français .
Les professionnels dénoncent une tentative pour les mettre en difficulté voir couler les affaires des growshops un peu fragiles.
"En attendant les homologations , nous seront contraint de contourner la loi a nos risques et périls pour pouvoir satisfaire nos clients" nous confiait un gérant de growshop français.
Nous nous interrogeons quant à la motivation de cette action, y a t'il là un quelconque but commercial?
D'après certaines rumeurs persistantes l’instigateur de cette histoire serait un producteur d'engrais.
Cette interdiction vient de la DGCCRF du Val d'Oise (95),tous les distributeurs ne sont pas encore prévenus mais on peut déjà affirmer que cela va couter très cher à certaines entreprises comme Advanced Nutrients de revenir sur le marché.
Le Conseil d’État néerlandais vient de suspendre la décision de la commune de Maastricht de délocaliser 3 de ses 14 coffe-shops sur la Köbbesweg, à deux pas de la frontière belge, annonce mercredi "Le Soir" dans son édition liégeoise.
Les communes belges de Lanaken, Riemst, Fourons et Visé et la commune hollandaise de Eijsden avaient attaqué la décision de la commune de Maastricht, craignant que le "tourisme de la drogue" ne crée des problèmes.
Cette suspension de la décision constitue une victoire pour Marcel Neven, bourgmestre (MR) de Visé : "Cela fait des années que nous combattons ce projet et il faut bien dire que nous n'avons guère été soutenus par les pouvoirs publics belges", souligne-t-il. "Cela prouve qu'en matière de lutte contre la drogue, les communes sont souvent plus efficaces que l’État."
La commune de Maastricht pourrait revenir à la charge avec un projet légèrement modifié, ainsi que l'annonce son bourgmestre Onno Hoes dans "Le Soir". Marcel Neven n'est cependant pas trop inquiet "car entretemps est intervenue une autre décision, prise, elle, par le gouvernement néerlandais et qui vise à interdire purement et simplement la vente de drogue aux clients étrangers". Cette législation entrera en vigueur le 1er mai. Une "deuxième victoire" pour les maïeurs des communes limitrophes de Maastricht.
Rasquera est un joli village dans le sud de la Catalogne, avec des maisons blanches et du soleil ; la vie y est tranquille. Mais Rasquera est en crise. La commune est endettée : elle doit rembourser un million trois cents mille euros. L'économie tourne au ralenti. Le village a bien une spécialité : les pastissets, les petits gâteaux à l'anis vendus dans les pâtisseries. Mais cela ne suffit pas.
Rasquera a peut-être une solution : la culture du cannabis. Ce projet, vous le découvrirez dans le reportage de Cécile Thibaud, dans l'Express. Tout commence au mois d'août, l'année dernière, quand le maire reçoit la visite d'une association de Barcelone. Cette association, Abcda, se présente comme un club "ludico-thérapeutique". Son activité ?
La production de cannabis uniquement pour la consommation personnelle de ses membres. Le cadre est légal. Abcda ne revend pas la drogue et elle ne fait pas de trafic. En Espagne, elle a la droit de se développer au grand jour. Elle cherche de nouveaux terrains. Elle propose donc à la commune de louer des champs pour cultiver des plants de marijuana.
Très vite, le maire est intéressé, car l'association est prête à payer un loyer de 550 000 euros par an. En deux ans, la dette municipale serait effacée. Cinquante emplois pourraient être créés. Un pôle de recherche universitaire sur le cannabis pourrait même voir le jour à Rasquera. Ce projet est une manne.
Mais la population est divisée. Pour l'Express, Cécile Thibaud a rencontré les habitants. D'un côté, les défenseurs de ce programme. On les reconnaît : ils portent un tee-shirt "I kiffe Rasquera" orné d'une grande feuille de cannabis. De l'autre, les opposants au projet. A la boucherie, par exemple, une habitante est formelle : "je ne veux pas que le nom du village soit associé au monde de la drogue".
La solution, c'est un référendum. L'Express raconte que mardi prochain, les 960 habitants de Rasquera choisiront leur avenir. Si 75% d'entre eux acceptent le projet, le cannabis sera bientôt l'emblème de ce village catalan.
Source:France info
Lien audio
On en parle sur le forum....
A partir du 1er mai, les touristes risquent de ne plus pouvoir consommer ou acheter de drogues douces dans les Coffee-shops aux Pays-Bas. Voilà qui ne va pas ravir certains européens...
Si on aime les Pays-Bas et la ville d’ Amsterdam pour son architecture, ses canaux et ses marchés aux fleurs, il semblerait que beaucoup viennent y chercher d'autres douceurs. En effet, selon le New York Times, près de quatre millions de touristes franchiraient les portes des coffee-shops d’Amsterdam chaque année puisque la vente de cannabis y est tolérée. Un bilan monstrueux aux yeux du premier ministre néerlandais, Mark Rutte, qui soutient le parti politique de droite "People’s Party for Freedom and Democracy".
Il souhaiterait limiter les ventes de drogues douces dans les coffee-shops et interdire l’achat aux non-résidents et ce, à partir du 1er mai. "Je pense que d’ici la fin de l’année, ce tourisme malsain aux Pays-Bas réservé aux drogues aura disparu" a expliqué Mark Rutte. "Nous avons créé un commerce détestable dont nous devons nous débarrasser au plus vite" a ensuite répliqué Ard van der Steur, membre du parlement soutenant la campagne du premier ministre.
A l’origine, la vente de drogues douces telles que la marijuana, n’est pas officiellement autorisée. Seule la politique de tolérance est appliquée par le Ministère de la justice et par la police néerlandaise. Les coffee-shops sont donc acceptés dans la mesure où les ventes restent limitées et que les mineurs ne peuvent pas accéder aux établissements. Les habitants sont également autorisés à cultiver des plantes de marijuana à condition que l’usage reste strictement personnel. Dans un certain sens, cette tolérance a du bon et c’est pourquoi les néerlandais ne l’ont jamais réellement remise en cause.
En effet, une étude menée par le Bureau des Nations Unies des drogues et crimes, a démontré que malgré les autorisations concernant l’usage des drogues douces aux Pays Bas, les néerlandais ne seraient pas de grands consommateurs. 14 % des américains, pour qui c’est interdit, consommeraient de la marijuana contre seulement 5 % des néerlandais.
Selon Alex Stevens, expert à l’université du Kent, ces chiffres s’expliqueraient par le système de tolérance appliqué aux Pays-Bas car là-bas, consommer des drogues douces n’apparaît pas comme un crime ce qui sépare complètement le marché des drogues douces de celui des drogues dures telles que la cocaïne et l’héroïne. D’après lui, puisque des établissements sont tolérés (coffee-shops), il n’y aurait pas réellement de mauvais dealers dans les rues.
Alors, pourquoi changer ces règles ? Si au pays de la marijuana tout semble rose et que les droguesdouces apparaissent comme de pauvres petits marshmallows innocents, les Pays-Bas rencontreraient tout de même certains problèmes en raison de leur législation plutôt laxiste comparée aux autres pays européens. Maastricht est une ville hollandaise située près des frontières allemandes et belges. Chaque jour, des milliers de touristes s’y rendent afin de réapprovisionner leurs stocks personnels mais surtout pour ensuite faire de la revente et dealer dans leurs pays.
Des dealers clandestins ont même commencé un nouveau type de service dans la ville de Maastricht. Un système "Drive" comme chez Mc Donald : les touristes ne sortent même plus de leur voiture pour acheter leurs drogues douces. A la frontière, certains contrôles sont effectués puisque la possession de marijuana est un délit dans les pays frontaliers à la Hollande. Le gouvernement constate alors un retour des dealers dans les rues.
L’objectif politique du premier ministre néerlandais ? Mark Rutte souhaite que dès le 1er mai, les coffee-shops de trois grandes villes du pays ne reçoivent que des clients membres et abonnés. 2000 néerlandais abonnés seront donc autorisés à acheter de la marijuana dans leur coffee-shop et ce, avec modération. Seuls les habitants des Pays-Bas pourront bénéficier des services de ces cafés un peu spéciaux et ce, uniquement sur inscription. Une politique très stricte au vu de la situation actuelle. Mark Rutte aimerait également que cette restriction s’adapte à la totalité du pays dès le 1er janvier 2013.
Le premier ministre estime important de lutter contre le marché noir et le tourisme malsain qui se sont installés dans son pays. "Nous sommes maintenant considérés comme le fournisseur officiel de l'Europe et nous n’avons jamais souhaité une chose pareille !" a récemment expliqué Ard van der Steur, membre du parlement. Cette nouvelle loi risquerait bel et bien d’être appliquée au grand regret de nombreux consommateurs européens, puisque la droite néerlandaise aurait obtenu les voix nécessaires. Affaire à suivre…
L'IRS (le fisc) et des officiers de la DEA saisissent des dossiers à l'Université Oaksterdam, un lycée technique de marijuana et une policlinique dirigée par Richard Lee, militant actif pour le scrutin de la proposition 19 sur la légalisation de la marijuana médicale.
OAKLAND - des agents Fédéraux ont frappé au cœur du mouvement de marijuana médical de Californie, faisant un raid sur le premier lycée technique national du cannabis et une policlinique populaire dirigée par un des activistes les plus en vue et provocateurs de l'état, Richard Lee.
Les raids dans Oakland par le Fisc et la DEA ont donné le frisson au commerce de cannabis médical et ont irrité les partisans de cette plante, qui croient que le gouvernement fédéral foule aux pieds la loi de Californie et les vœux des électeurs qui ont approuvé l'utilisation de marijuana médicale presque il y a 16 ans.
Maintenant ils se demandent quel message le gouvernement fédéral essaye d'envoyer. Le président Obama promis pendant sa campagne de 2008 pour ne pas poursuivre les utilisateurs de marijuana médicaux qui respectent la loi d'état et le député David Ogden a réitéré cette position dans une note 2009.
"Pour eux, s'en prendre à quelqu'un comme Richard Lee signifie probablement qu'ils s'en prendront ensuite a n'importe qui n'importe où dans l'état sur la marijuana médicale et que les promesses d'Obama sont creuses," a dit Joe Elford, conseiller en chef du groupe de pression Américain pour le "Safe Acces".
Le Ministère de la Justice a sévi contre les policliniques de la Californie et des cultivateurs depuis octobre. Mais jusqu'à lundi, les agents n'avaient pas visé les leaders les plus visibles, ou le berceau du mouvement dans Oakland, où la ville délivre des permis et des taxes aux établissements de cannabis médical et où l'Université Oaksterdam de Mr Lee apparaît indistinctement au-dessus du Broadway avec un cachet d'université géant orné de feuilles de marijuana.
Les raids de lundi ont inclus l'appartement de Mr Lee, la maison d'un associé, l'université, la policlinique et un musée de marijuana contigu, aussi bien qu'une propriété où la policlinique a autrefois opéré. (Mr Lee avait été forcé de déplacer son activité en octobre après que le procureur général américain aie envoyé une lettre à son propriétaire menaçant de saisir la propriété.)
Les témoins ont vu des agents emmener des boîtes de documents des sacs de matériel et de plantes.
Mr Lee, 49ans, a été brièvement détenu, comme trois autres employés de sa policlinique.
Paraplégique en fauteuil roulant depuis une lésion sévère de la colonne vertébrale en 1990, Mr Lee, utilise de la marijuana pour traiter la spasticité des muscle .
Il a ouvert sa policlinique Coffeeshop le Ciel Bleu en 1999, travaillé avec des officiels(fonctionnaires) de la ville pour réguler le secteur et a fondé Oaksterdam en 2007 pour essayer de le légitimer. Mr Lee a utilisé ses revenus de marijuana pour pousser la mesure de légalisation propositions 19 au référendum de 2010
Bien que l'initiative ait échoué, il est largement crédité avec la levée de l'acceptation publique de l'idée de légalisation dans tout le pays. Le Colorado et Washington auront des mesures semblables au referendum de novembre.
"Je ne sais pas si le raid de ce matin représente une certaine forme "de revanche" pour la Proposition 19," a dit Ethan Nadelmann, le directeur exécutif de l'influente Drug Policy Alliance, qui cherche à reformer les lois nationales sur le cannabis. "Mais je soupçonne et espère que l'impact principal de telles actions de police maladroites par des autorités fédérales augmentera le mouvement pour une légalisation plus large de la marijuana."
Selon Nadelmann la grande question est de savoir si les mesures de répression, qui ont commencé l'automne dernier, ont été orchestrées par l'administration d'Obama ou par des officiels fédéraux locaux. Un porte-parole du Ministère de la Justice à Washington s'est refusé à faire le moindre commentaire, tout comme les officiels de la DEA et de l'IRS, arguant du secret de l’enquête
Des agents fédéraux ont conduit plus de 170 raids contre la marijuana médicales dans tout le pays depuis 2009, selon l'association Americans for Safe Access.
Depuis octobre, des procureurs américains ont envoyé à au moins 300 lettres aux propriétaires de policliniques en Californie et au Colorado, leur ordonnant d'expulser leurs locataires ou de faire face à la saisie de leur propriété et à des poursuite. Ils ont aussi menacé des officiels locaux permettant les policliniques. The Federal Deposit insurance Corp. met des banques sous pression pour fermer les comptes liés à la marijuana. Et l'IRS(le fisc) a contrôle des douzaines de policliniques en utilisant une disposition obscure du code fiscal fédéral qui interdit aux trafiquants de drogue de faire la moindre déduction.
Les opposants critiques à la prolifération de policliniques de marijuana médicales ont applaudi à l'intervention fédérale. "Pour eux pour poursuivre Oaksterdam, que l'on connaît internationalement pour mépriser la loi fédérale, envoie un signal extrêmement fort non seulement aux magasins de cannabis de Californie, mais aussi autour du reste du pays," a dit Paul Chabot, le président et le fondateur de la Coalition pour une Californie sans drogue. "Je pense que l'année dernière nous avons tourné la page de la marijuana. Maintenant nous constatons que ville après ville, comté après comté les policliniques sont fermées."
Mais quelques élus de la Baie ne sont pas satisfaits.
Rebecca Kaplan, un membre du Conseil municipal d'Oakland, a dit qu'il n'y a aucun sens pour le gouvernement de frapper "un membre communautaire exemplaire" opérant dans une ville avec les règlementations les plus serrées dans le pays. "Quel est le but ?" a demandé Mme Kaplan. "Est-ce un but politique ? Est-ce pour envoyer un message ? Cela révèle avec certitude que les gens peuvent être visés pour leur discours politique."
"Nous avons à Oakland un besoin de renforcer les ressources d'application de la loi sur les vrais crimes qui menacent les gens. S'il y a des ressources supplémentaires disponibles pour les forces de l'ordre, il serait bon de les consacrer au crimes armés et à l'arrêt des trafiquants d'arme à feu illégales."
Un groupe de deux cent personnes s'est réuni à l'extérieur Oaksterdam pour protester contre les raids tandis que la fumée de marijuana montait dans l'air.
L'école pour ses cours sur la culture, la production de denrées consommables et la gestion d'une clinique. Ironiquement le premier enseignement est un cours sur les lois encadrant la marijuana et comment fonctionner dans les limites des directives d'état.
Lee Romney, Joe Mozingo et John Hoeffel, Los Angeles Times le 3 avril 2012
Photo: Noah Berger, Associated Press
traduit par Mrpolo pour Cannaweed.com
Source: Los Angeles Times
On en parle sur le forum....