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Ces quadras rouleurs de joints
Par grolapin,

Sous le porche d'une tour, dans une petite cité de Saint-Ouen, les clients commencent à s'impatienter. Déjà une heure d'attente... Selon un habitué, c'est un car de CRS stationné dans une rue voisine qui rend les dealers plus frileux qu'à l'ordinaire. Malgré tout, personne ne veut repartir les poches vides. Certains ont visiblement profité de leur pause déjeuner pour venir se ravitailler dans le 9-3. Les lieux ne se prêtant guère à une enquête d'opinion, difficile d'établir un profil sociologique précis de l'aimable clientèle faisant le pied de grue pour une barrette de haschisch ou un sachet d'herbe.
 
 
Dans ce groupe d'une quinzaine de personnes (une seule femme), une bonne partie a dit adieu à l'adolescence depuis un bon nombre d'années. Le plus âgé de la cohorte semble même tutoyer la cinquantaine. Si la consommation de cannabis n'est qu'une affaire de jeunes (comme on pourrait le croire en suivant le débat sur la question), cet échantillon-là s'avère sacrément non représentatif de lapopulation nationale des fumeurs de joints. Aucun signe extérieur de marginalité ou d'appartenance revendiquée à la contre-culture... Ces clients ressemblent furieusement à M. Tout-le-Monde.
 
"Qui veut de la beuh ?", "Qui veut du shit ?" Les jeunes dealers sont (enfin) sortis de l'ombre. Les billets de dix et vingt euros changent furtivement de mains. Alourdi de quelques grammes, chacun repart aussitôt vers la station de métro Mairie-de-Saint-Ouen. Ni vus ni connus, le quadra distingué à la sacoche en cuir comme l'ouvrier mal rasé en bleu de chauffe se noient dans la masse des voyageurs. Prochain train dans deux minutes. Métro-boulot-chichon... "Je fume un joint le soir quand je suis seul, en regardant un film par exemple. C'est une façon de faireretomber la pression. C'est un peu un prélude au sommeil", témoigne Hervé Martin*, père de quatre enfants. Durant une fête, cet instituteur de Normandie d'une quarantaine d'années peut certes se laisser aller à "une légère surconsommation".
 
QUALITÉ DU PRODUIT
 
Mais les abus et la recherche de la défonce à tout prix sont à ranger au rayon des souvenirs de jeunesse : "On ne fume pas à 40 ans comme on fume à 18. A un certain âge, on sait mieux se contrôler. On ne cède pas à la pression du groupe. Quand j'étais jeune, je touchais à un interdit. Il y avait ce côté dangereux qui me faisait vibrer. Maintenant, je fume uniquement pour le plaisir." Un plaisir qu'Hervé apprécie d'autant plus qu'il consomme sa propre production de cannabis, trois à quatre plants qu'il fait pousser sous une petite serre. "C'est comme manger les fruits ou les légumes de son jardin."
 
Désormais très regardants sur la qualité du produit, les consommateurs adultes ne veulent plus inhaler les mille et une cochonneries avec lesquelles la résine de cannabis est souvent coupée. Certains quadras et quinquas optent pour le confort d'une livraison à domicile. Le cannabis circulant assez librement, il n'est pas trop difficile de trouver un ami prêt à jouer les intermédiaires. "Je n'irai jamais couriraprès un dealer. Ce ne sont pas des gens que j'ai envie de rencontrer. Je préfère encore ne pas fumer", affirme Françoise Messager, chef de projet dans l'événementiel en région Rhône-Alpes.

 
Malgré sa consommation quotidienne d'une "herbe très légère", cette mère de deux enfants en bas âge nie toute "dépendance physique", elle reconnaît seulement "une dépendance au plaisir". Sur son balcon face au mont Blanc, son"joint du soir" l'aide à évacuer le stress du quotidien et à relativiser les contrariétés de l'existence. Histoire de stimuler sa créativité, Françoise Messager s'autorise parfois une petite fumette au travail (en l'occurrence chez elle) devant son ordinateur : "Je me sens plus inventive et impose moins de barrières à mes idées. Ça m'ouvre de nouveaux horizons. Ce n'est jamais délirant." Elle trouve également quelques vertus au cannabis dans le difficile exercice du "métier" de mère : "J'adore fumer avant de jouer avec mon fils de 4 ans. Ça me permet deretrouver ce côté décalé des enfants et d'entrer dans la poésie de leur univers."
 
Cette quadragénaire volubile se considère pourtant comme une femme"extrêmement responsable". Jamais, assure-t-elle, elle ne prendrait le volant sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants. Quant au risque de basculement dans lesdrogues dures, la fameuse théorie de "l'escalade", Françoise s'en croit totalement prémunie : "L'esprit cannabis n'est pas du tout le même que l'esprit cocaïne. Avec la coke, les gens sont plus dans la dépendance et la destruction. Il y a, en plus, un côté fêtard extrême, avec des dérapages qui me dérangent. On est très loin de ce type de comportements avec le cannabis."
 
"UNE DÉVIANCE QUI DEVIENT LA NORME."
 
Si la consommation de drogues douces chez les jeunes préoccupe beaucoup les hommes politiques, les médias et les universitaires, la pratique chez l'adulte dans la force de l'âge intéresse peu. Dans les études, il s'évapore même dans un trou noir statistique : "Si on veut isoler la population de plus de 35 ans, il n'y a rien", constate Michel Kokoreff, professeur de sociologie à l'université Paris-VIII et auteur du livre La drogue est-elle un problème ? (Payot, 2010). Ainsi, dans ses rapports, l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies découpe les populations par tranches d'âge de 15-24 ans, de 15-35 ans ou de 15-64 ans ! Loin d'être un épiphénomène, la fumette des 35-50 ans mériterait pourtant que les statisticiens lui accordent une place à part entière.
 
Il est vrai que cette génération ne fait rien pour être remarquée. Fumer du cannabis n'est plus un acte de distinction : "La dimension politique a complètement disparu, analyse le sociologue Michel Kokoreff. C'est devenu un phénomène de masse qui ne permet plus de se différencier. L'usage social qui en est fait oscille entre le dopage et le confort : on se délasse, on déstresse. C'est presque une déviance qui devient la norme." Même un commandant de police de l'ouest de la France reconnaît, en off, qu'il "n'emmerderait pas le monde" s'il reniflait des odeurs exotiques lors d'une soirée privée.
 
Très clairement, ces fumeurs de salon ne passionnent guère cet officier de la brigade des stups : "En France, il n'y a aucun consommateur en prison pour simple usage de cannabis." En revanche, il s'inquiète plus de l'exemple donné à la jeunesse : "En se cachant de moins en moins, ces quadras et quinquas banalisent la consommation pour la génération suivante. Or pour les jeunes adultes, c'est beaucoup plus fréquent de se taper, comme ils disent, de dix à quinze pétards par jour. L'autre problème, c'est que les dealers de cocaïne et de cannabis sont souvent les mêmes. Et leur intérêt est de les faire passer à l'étape suivante."C'est précisément cette responsabilité morale – "le mauvais exemple" – qui fait réfléchir les parents consommateurs, bien plus que la peur du gendarme et la peine très théorique d'un an de prison ferme et de 3 750 euros pour simple usage de stupéfiant.
 
"Je suis blanc, j'ai la quarantaine et la tenue du cadre correctement habillé, s'il y a un contrôle, je sais que ça ne tombera pas sur moi", estime Christophe Bartoli, qui confesse "aimer assez ce côté légèrement illégal". Pas question pour autant detenter le diable sur la route des vacances : "Je ne vais pas passer les frontières avec une barrette alors que j'ai ma femme et mes gamins dans la voiture." Etre pris la main dans le pot de cornichons devant ses enfants, c'est la pire crainte de ces papas fumeurs constamment obligés, à la maison, de mettre "le matos" hors de portée des petites mains farfouilleuses.
 
"DANGEREUX D'OUVRIR LES VANNES"

 
"Il y a très peu de chose dans ma vie que je fais et que je n'aimerais pas voir mes enfants faire. Le cannabis en fait partie. Je ne veux pas leur mentir mais je ne peux pas leur dire la vérité. Je ne sais pas du tout quelle sera mon attitude quand ils seront ados. C'est pour moi une cause de stress." Et de tension conjugale..."Ma femme ne comprend pas. Elle me dit : "Mais, bon sang, on a quarante balais, il est temps de passer à autre chose !" Mais, cette page-là, je n'arrive pas à latourner. J'ai 42 ans, deux enfants, un crédit, une vie d'adulte bien installé. C'est le dernier lien qui me rattache à ma jeunesse." A l'inverse de la plupart des consommateurs du même âge, ce cadre d'une maison d'édition parisienne ne cherche pas à présenter son joint journalier comme un plaisir inoffensif (l'inusable "c'est comme boire un bon verre de vin"). Il avoue "un besoin psychologique" defumer et donc "une forme d'addiction" au tétrahydrocannabinol (le THC, le principe actif du cannabis). La preuve, il lui arrive d'en rêver la nuit !
 
Auguste Blanchard, lui, n'a guère eu de difficultés à tourner la page. C'est à l'approche de la cinquantaine que ce journaliste a décidé de prendre sa retraite de consommateur (et d'auto-producteur) de cannabis. Le cap psychologique du demi-siècle ? Peut-être. L'arrivée de la progéniture à l'âge ingrat ? Plus sûrement."Quand ton fils a 12-13 ans, tu te donnes bonne conscience en lui sortant ton petit discours sur le thème "le cannabis, c'est la même chose que l'alcool, sauf que ce n'est pas autorisé". Jusqu'au jour où il a 16 ans et que tu sens une drôle d'odeur dans sa chambre, tu vois qu'il a les yeux rouges. Même si tu sais que tes enfants n'ont pas eu besoin de toi pour se mettre à fumer, tu es un peu gêné aux entournures. Tu ne peux pas vraiment leur dire : "Ne faites pas ce que moi je fais !" Une fois ou deux, j'ai dû dire à mon aîné de fumer un peu moins. Mais, au final, tout est rentré dans l'ordre."
 
Depuis, l'aîné d'Auguste Blanchard est resté un fumeur récréatif (et épisodique) menant "une vie équilibrée". A l'occasion, le père tire quelques taffes sur le joint du fils, aujourd'hui âgé de 28 ans. Pour les deux, la scène aurait été inconcevable il y a une dizaine d'années : "Nous aurions été très gênés. Il y aurait eu un petit côté incestueux. La transgression ne peut pas être intergénérationnelle." En tant que citoyen, le journaliste se dit "mollement" favorable à la dépénalisation du cannabis, tout comme Hervé, l'instituteur pour qui la course aux "faux criminels" est du temps perdu. Ils avancent des arguments bien connus : arc-boutée sur la loi du 31 décembre 1970, la France serait prisonnière d'une logique aussi répressive qu'inefficace. Plus de treize millions de nos compatriotes ont consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie, selon le baromètre santé 2010 de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Quant aux jeunes Français, ils sont présentés comme les champions européens de la fumette.
 
Les consommateurs aux tempes grisonnantes se montrent toutefois plus circonspects concernant une légalisation (encore bien hypothétique) du cannabis. Auguste Blanchard se demande s'il ne serait pas "dangereux d'ouvrir les vannes". Se fondant sur sa propre expérience, Christophe Bartoli se dit "totalement opposé"à la vente libre : "Je suis assez faible avec les drogues. Le fait que ça ne soit pas si facile d'en trouver est une très bonne chose dans mon cas." A l'inverse,"persuadée de ne rien faire de mal" ni d'affecter sa santé, Françoise Messager verrait d'un bon oeil une légalisation des drogues douces sur le modèle néerlandais, avec ses coffee-shops et sa vente soigneusement encadrée. A ses yeux, la grande absence des fumeurs matures du débat public français ne serait d'ailleurs pas un oubli innocent mais plutôt une conspiration du silence : "Si on commence à parler de tous ces quadras qui consomment du cannabis sans être en marge de la société, avec de chouettes familles et des boulots sympas, alors il ne sera plus possible de présenter le cannabis comme un danger."
 
Par Christian Roudaut / Illustrations Carla Fuentes
 
Source : LeMonde
 
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Par ashrek,
Un "basculement". C'est ce qu'a connu ces dernières années le trafic de cannabis en Europe, selon Europol et l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT). Dans leur rapport sur le marché de la drogue (document PDF en anglais), publié jeudi 31 janvier, les deux organismes reviennent sur dix années d'évolution des pratiques en ce domaine.
 
Repli de la résine de cannabis au profit de l'herbe, trafiquants qui redoublent d'imagination pour dominer le marché... Francetv info vous dit tout ce qu'il faut savoir du visage du cannabis en Europe en 2013.

Consommation : les "grands" pays en tête
 
80,5 millions d'Européens âgés entre 15 et 64 ans ont reconnu avoir déjà fumé du cannabis. C'est à peu près l'équivalent de la population de l'Allemagne. Parmi eux, 16 millions reconnaissent en avoir fumé dans l'année. De quoi générer un important trafic : l'OEDT et Europol estiment à 2 500 tonnes la quantité de cannabis consommée chaque année dans l'Union européenne. Ramené au prix moyen de vente au détail, cela représente entre 18 et 30 milliards d'euros.
 
Fumer du cannabis semble également être une occupation d'Européen de l'Ouest et du Nord : c'est dans les pays les plus peuplés – et souvent les plus riches – que la proportion de fumeurs est la plus importante. "Les neuf pays dont plus de 20% des habitants ont déjà fumé – dont l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie et la Grande-Bretagne – représentent presque 70% de la population européenne", note le rapport.
 
En matière de consommation, chaque pays a sa spécificité. Plus des trois quarts du haschich (résine de cannabis, encore couramment appelée "shit") consommé en Europe l'est dans seulement trois pays : l'Italie, l'Espagne et la France. L'herbe, elle, a surtout les faveurs du Royaume-Uni et de l'Allemagne.

Production : poussée de la production locale de cannabis
 
L'un des grands phénomènes mis en lumière par ce rapport concerne la culture du cannabis sur le sol européen : aucun des 29 pays étudiés n'a indiqué être épargné par cette pratique. Celle-ci concerne aussi bien les groupes organisés que les simples consommateurs, "qui cultivent des plants pour leur consommation personnelle ou celle de leurs proches, veulent s'assurer de la qualité du produit, ou encore se détacher des éléments criminels du marché".
 
Pour mesurer la progression de ce phénomène, qui se pratique tant en intérieur qu'en extérieur, le rapport se base sur les saisies de plants de cannabis par la police. De 2,5 millions de plants saisis chaque année en moyenne entre 2005 et 2009, l'Europe est passée à 4,6 millions en 2011. Près de la moitié des plantes arrachées cette année-là l'ont été aux Pays-Bas, où la production et la commercialisation du cannabis sont encadrés.
 
Conséquence de cette production "made in Europe", "le trafic transfrontalier de l'herbe a baissé de manière plus brusque que celui du haschich", note le rapport, au point que désormais, "la majorité des pays étudiés semblent relativement autosuffisants". Ainsi, le rapport relève que le poids moyen de l'herbe saisie par la police a chuté en dix ans. De 1,4 kg en 2011, il est passé à 300 grammes en 2011.

Trafic : les organisations criminelles s'adaptent
 
Cet engouement pour la production locale a donné des idées aux organisations criminelles, qui cherchent à tirer des bénéfices de la drogue illégale la plus consommée en Europe. "Elles font fonctionner de grandes plantations, mais aussi – et c'est plus récent –, une multitude de petites installations dans plusieurs pays, dans le but d'atténuer les risques."
 
Pour cacher les installations, les trafiquants font parfois appel à des partenaires inattendus : "Les personnes vulnérables, comme les personnes âgées, sont parfois approchées avec la promesse d'importants revenus, indiquent Europol et l'OEDT. Mais elles finissent par se faire exploiter."

La police française investit une serre où pousse du cannabis, le 4 décembre 2012 à Saverne (Bas-Rhin). Elle était gérée par une organisation criminelle qui faisait également passer clandestinement des immigrants vietnamiens en Europe.(DCPAF / AFP)
 
D'où viennent ces filières de trafiquants-cultivateurs ?
Des Pays-Bas, en ce qui concerne la Belgique et l'Allemagne, mais aussi du Vietnam, détaille le rapport. Ces dernières "ont pris de l'importance dans de nombreux pays européens", comme l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. "Hermétiques et très hiérarchisés, ces groupes se sont organisés avec des spécialistes : on trouve des électriciens, des plombiers et des gérants. Les jardiniers sont souvent des clandestins qui travaillent pour rembourser leur voyage", continue le rapport.
 
En parallèle, le trafic "classique" de résine de cannabis perdure. Le haschich venu du Maroc continue d'inonder l'Espagne (356 tonnes saisies en 2011) et le Portugal. Mais là aussi, de nouvelles tendances émergent. Le rapport indique que les trafiquants n'hésitent désormais pas à jeter à l'eau leur marchandise, préalablement équipée de traqueurs GPS, pour la récupérer plus tard.
 
Autre phénomène, plus marginal : l'utilisation de petits avions privés pour transporter de la résine entre le Maroc et la péninsule ibérique. Pour mesurer cette tendance, le rapport a une méthode un peu particulière : comptabiliser les crashs de ces engins. La plupart d'entre eux volent en effet très bas, de nuit et tous phares éteints, pour ne pas se faire repérer. Trente avions légers se sont ainsi écrasés au Maroc, en Espagne et au Portugal lors des six dernières années.
Vincent Matalon
 
Source: Francetvinfo
 
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Par Hellvice,
1 2
Bonjour la Communauté,
 
Afin de partager cet info avec vous :

 
La marijuana diminue-t-elle le QI ? Pas sûr…
 
Une étude remet en question la supposée diminution du QI à l’âge adulte causée par la consommation de marijuana pendant l’adolescence.



Voir la pièce-jointe : enfumer-81ce1.jpg

 
 
 
En août dernier, Madeleine Meier et ses collègues de l’Université Duke ont publié une étude qui a fait grand bruit, notamment dans les rangs des partisans de la prohibition de la marijuana. Les résultats de celle-ci semblaient montrer qu’une consommation régulière (hebdomadaire) de cannabis durant l’adolescence causait une diminution moyenne de 8 points du QI à l’âge adulte. Ces résultats ont été publiés dans les Débats de la National Academy of Science.
 
Or, actuellement, une autre étude, publiée dans le même journal, remet en question ces résultats. La nouvelle étude suggère que la première, bien qu’ayant impliqué un nombre suffisant de participants, et ayant tenu compte de facteurs tels que l’alcoolisme et la schizophrénie qui pourraient modifier les résultats, n’a pas pris en compte les effets de la pauvreté.
 
En effet, la pauvreté peut modifier la manière dont le QI évolue au cours du temps.
Grâce à la modélisation par informatique, la nouvelle étude a révélé que, du fait des effets de l’environnement socio-économique sur l’évolution du QI, l’origine de ce développement intellectuel plus faible est à chercher du côté de l’environnement, et non de celui de la marijuana.
 
Ole Rogeburg, l’auteur de la nouvelle étude et économiste chargé de recherches au Centre Ragnar Frisch pour la Recherche Économique en Norvège, affirme :

"L’effet estimé de la consommation de cannabis chez les adolescents sur le QI est probablement biaisé et l’effet réel pourrait être nul. Il serait exagéré de dire que les résultats ont été discrédités, mais juste de dire que la méthodologie est imparfaite et l’inférence causale tirée de ces résultats est prématurée." Le débat scientifique et statistique reste donc ouvert sur ce point…
 
 
Source: https://www.mauvaise-...ijuana-diminue/
 
 
Hell'
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Par Hellvice,
Hell'O la Communauté,
 
Une news que j'aurais loupé sans la vigilance de l'un de nos membres, que je remercie.
 

Zurich envisage la vente contrôlée de cannabis



 
La ville des bords de la Limmat discute de la légalisation de la consommation d'herbe. Alain Berset est favorable à une étude nationale sur le sujet.
 
 
 
 
 

Voir la pièce-jointe : boJ.jpg 
 
La légalisation du cannabis est actuellement débattue à Zurich. Le conseil communal discutera mercredi si la ville souhaite vendre de l'herbe de manière contrôlée, dans le cadre d'un projet pilote. En 2006, les Verts Matthias Probst et Bastian Girod avaient déposé un postulat allant dans ce sens. Dans son rapport du mois de septembre, le conseil de la ville a affirmé qu'il aborderait le sujet à Berne.
 
La ministre de la santé zurichoise, Claudia Nielsen (PS), a désormais pris contact avec Alain Berset pour que ce dernier accepte de lancer une étude nationale sur la consommation et le commerce contrôlé du cannabis en Suisse. Il semblerait que le conseiller fédéral s'est montré favorable à une telle démarche, rapporte le «TagesAnzeiger». «Cela nous permettrait de décriminaliser la consommation d'herbe», s'est réjouie Claudia Nielsen.
 
Un groupe de travail interdisciplinaire des villes de Bâle et de Zurich a dores et déjà défini les grandes lignes du projet pilote sur la vente contrôlée du cannabis. Selon le groupe, une telle démarche est envisageable si elle se fait dans le cadre d'une recherche scientifique. Reste à savoir si l'Office de la santé publique (OFSP) est prêt à accorder les autorisations nécessaires. Contacté, l'OFSP n'a pas souhaité s'exprimer sur le projet pilote.


 
 

par Olivia Fuchs/rey


 
 
Source : 20 Minutesn Online
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Par Indi-Punky,
La légalisation du cannabis avance chez les Latinos
 
 
Le débat avait été lancé par d’anciens présidents : le Brésilien Fernando Henrique Cardoso, le Mexicain Ernesto Zedillo et le Colombien César Gaviria s’étaient rassemblé pour proclamer l’échec de la « guerre contre les drogues » et pour prôner un tournant. A leur avis, la légalisation ou la dépénalisation de certains stupéfiants était désormais à l’ordre du jour.




 
Maintenant, ce sont des présidents en exercice qui prennent position, malgré l’opposition de l’opinion publique.
Le président du Guatemala, le général du cadre de réserve Otto Pérez Molina, a relancé la discussion. Son homologue de l’Uruguay, José Mujica, est allé plus loin, puisqu’il a proposé que l’Etat prenne en charge la production et la distribution de cannabis.
Le 6 novembre, aux Etats-Unis, les électeurs du Colorado et de l’Etat de Washington ont approuvé, par référendum, la consommation « récréative » de la marijuana. Cette initiative va plus loin que les Pays-Bas, dont la tolérance équivaut à une dépénalisation. Six jours plus tard, le 12 novembre, les gouvernements du Mexique, du Costa Rica, du Honduras et de Belize, ont signé une déclaration qui prend acte du « changement de paradigme » à l’égard du cannabis « dans certaines régions de notre continent ».
 
En Uruguay, bientôt un Institut national du cannabis
 
Le changement le plus audacieux a lieu en Uruguay, où la Chambre des députés étudie la proposition du gouvernement de José Mujica. Le projet prévoit la création d’un Institut national du cannabis, chargé du contrôle et de la régulation des activités liées à l’importation, l’exportation, la plantation, la culture, la cueillette, la production, l’achat, la commercialisation et la distribution de la marijuana et de ses dérivés.
Le consommateur individuel uruguayen sera autorisé à cultiver six plants de cannabis et à produire 480 grammes par an. La consommation serait fixée à 40 grammes mensuels, soit environ 20 joints, dont le coût serait de 700 pesos (27,50 euros). Des clubs de quinze consommateurs maximum pourront cultiver 90 plants.
 
« Pepe » Mujica a accordé un entretien épatant à la BBC où il explique que la marihuana « mérite plus de respect et d’être davantage connue ». Le président uruguayen, toujours en verve à ses 77 ans, assure néanmoins qu’il n’a jamais fumé un joint. « Ce qui m’effraie c’est le narcotrafic, pas la drogue », a dit l'ancien guérillero Tupamaro, en guise de justification à son initiative contre la prohibition.
 
Source: Blog Le Monde Aerica latina
 
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Par BERTOGROSPIED,
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Dans un long article intitulé "la trève de la guerre contre la drogue", l'hebdomadaire de la grosse pomme affirme que "près de la moitié des électeurs américains sont aujourd’hui favorables à la légalisation du cannabis à des fins récréatives."
 
Selon le magazine, la politique répressive a échoué et les comportements des consommateurs et des autorités ont largement évolué. Des quartiers défavorisés de Baltimore jusqu’en Amérique Latine, ces changements pourraient marquer le début d'une nouvelle ère.
 
Source: courrier internationnal
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Par serie fatale,
Communiqué France Info : « 5 jours à la une » La France du cannabis. Reportages d’Hélène Lam Trong du lundi 19 au vendredi 23 novembre 2012



 
Plus de treize millions de Français affirment avoir déjà fumé du cannabis. Selon l'OFDT (Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies), l'Hexagone compte 1,2 millions d'usagers réguliers. La récente polémique provoquée par le ministre de l'Éducation a relancé le débat autour de la légalisation de cette drogue réputée « douce ». Vincent Peillon s'est en effet dit favorable à la dépénalisation du cannabis... mais qui cela concerne t-il ?
Qui sont les fumeurs de « joints » ? Dans quelle mesure ont-ils recours à l'économie parallèle ? Qui sont les fumeurs qui veulent lutter contre la gangsterisation du marché noir ? Qui sont ceux qui se soignent avec le cannabis... et ceux qui en sont malades ? Quels risques réels encourent-ils ? Rencontres, portraits et reportages signés Hélène Lam Trong.
 
Lundi 19 novembre
La culture à la maison. Éclairages, chambres de culture, engrais… La culture du cannabis est illégale et pourtant, tout le matériel pour faire pousser soi-même est disponible en magasins, les fameux grow-shops. Reportage chez des particuliers qui consomment leur production.
 

 
Lien de l'émission du Lundi 19 Novembre
https://www.franceinf...6441-2012-11-19
 
 
 
 
 
 
Mardi 20 novembre
La désintoxication. Considéré comme « drogue douce » par beaucoup, le cannabis peut pourtant rendre dépendant. Rencontre avec une quadragénaire qui fume depuis l’adolescence et lutte aujourd’hui pour se sevrer.
 

 
Lien de l'emission du Mardi 20 Novembre
https://www.franceinf...7401-2012-11-20
 
 
 
 
 
 
Mercredi 21 novembre
Les militants antiprohibitionnistes. Ils prônent une « autoproduction contrôlée » en créant des coopératives de consommateurs réguliers appelées « Cannabis Social Club ». Leur but, se fournir sans alimenter le trafic. Comment ça marche ? Et que risquent-ils ?
 

 
Lien de l'emission du Mercredi 21Novembre
https://www.franceinf...8465-2012-11-21
 
 
 
 
 
 
Jeudi 22 novembre
L’usage médical de la marijuana. Ils sont souffrants et les médecins leur prescrivent du cannabis à usage thérapeutique. Portrait d’une femme qui calme ses migraines en fumant de l’herbe, sur conseil de son praticien.
 

 
Lien de l'emission du Jeudi 22 Novembre
https://www.franceinf...9529-2012-11-22
 
 
 
 
 
 
Vendredi 23 novembre
Des adolescents qui consomment, des parents qui s’inquiètent. Ils sont jeunes, lycéens, voire collégiens et fument des « joints ». Pourquoi consomment-ils et comment réagissent les parents, inquiets pour leur enfant ? Rencontre avec une famille et un médecin.
 

 
Lien de l’émission du Vendredi 23 Novembre:
 
https://www.franceinf...0433-2012-11-23
 
 
 
 
 
 
« 5 jours à la une »
Un fait d’actualité décliné du lundi au vendredi en 5 épisodes sous la forme d’une série de reportages.
 
Résultat : des portraits, des témoignages, des ambiances pour appréhender l’information dans sa complexité et sa subtilité.
 
Du lundi au vendredi à 5h20, 7h55, 11h40, 13h25 et 22h10. Et sur franceinfo.fr
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Par mrpolo,
LE COLORADO ET L'ETAT DE WASHINGTON LÉGALISENT LA VENTE ET LA CONSOMMATION DE CANNABIS
 
C'est une première pour les Etats-Unis. Une mesure similaire a été rejetée dans l'Oregon.
 
 
Les résidents du Colorado et de l'Etat de Washington ont voté en majorité pour Barack Obama, mais ils viennent aussi de valider la légalisation du cannabis par référendum. Une mesure similaire a été rejetée dans l'Oregon.
 
Dans ces deux Etats de l'Ouest, la production et la vente de marijuana seront supervisées par les autorités locales, alors que la consommation et la possession deviendront légales pour les plus de 21 ans.
 
Dans le Colorado, le maximum autorisé est de 28 grammes de marijuana et six plantes à la maison; il est de 28 grammes aussi pour Washington, mais sans plantes. Il ne sera nulle part permis de fumer des joints en public. Dans l’Oregon, la loi n’indiquait aucune limite de quantité, et cette approche plus laxiste a probablement contribué à son échec.
 
Ces deux lois locales vont plus loin que la légalisation mise en place aux Pays-Bas, où les ventes sont limitées en quantité. Mais ne sautez pas tout de suite dans un avion pour ouvrir un coffee shop à Seattle: il faudra attendre près d'un an avant que ces mesures ne soient mises en place.
 
 
Taxer la marijuana pour construire des écoles
A Denver, la capitale du Colorado, il y a déjà plus de dispensaires de cannabis thérapeutique que de Starbucks, et plus de 120.000 résidents de l’Etat ont leur carte d'utilisateur de marijuana médicale. Un magazine local a même embauché un critique «cannabique» spécialisé, qui décrit les saveurs de ses joints comme des grands vins.
 
Au-delà du folklore, l'argument principal mis en avant par les défenseurs de la légalisation est très pragmatique et raisonnable. Il s’agit de taxer les ventes d’herbe et de réinvestir cet argent dans des projets publics, comme la construction d’écoles, la santé et même la prévention de la toxicomanie.
 
Dans le Colorado, une publicité pour le oui expliquait les choses clairement:
 

«Utilisons l’argent généré par les ventes de marijuana pour améliorer nos écoles, pas pour enrichir des criminels mexicains.»
  En effet, selon le ministère de la Justice mexicain, la moitié des revenus des cartels mexicains vient du trafic de cannabis. La grande majorité de leurs clients sont aux Etats-Unis, et ces ventes de drogue douce leur rapportent chaque année des milliards de dollars aux cartels.
 
 
Ne dites pas «légalisation» mais «régulation»
Bien rodés à la communication politique, les pro-légalisation ont fait très attention à ne pas prononcer le mot «légalisation», trop effrayant pour l’électeur moyen. Dans le Colorado, le mot d’ordre était de «réguler la marijuana comme l’alcool», la campagne de l'Oregon parlait «d’impôt sur le cannabis» et celle de Washington était pudiquement intitulée«nouvelle approche».
 
Dans ce dernier Etat, les défenseurs du oui avaient choisi un porte-parole à mille lieues de la caricature du fumeur de pétards: une mère de famille en gilet bleu et collier de perles.
 
«Personnellement je n'aime pas la marijuana», confessait-elle à la caméra, avant d’expliquer que c'est une industrie qui génère des millions de dollars, des sommes qui pourraient être taxées pour financer des projets publics.
 

 
 
Soutien de policiers et juges
Dans les trois Etats, ces propositions avaient obtenu le soutien de policiers, de juges, d’entrepreneurs et d’hommes politiques démocrates et républicains. Un autre grand thème de leur campagne était que la police serait plus efficace si elle ne perdait pas son temps avec des affaires de cannabis. La diminution des arrestations permettrait aussi de limiter la surpopulation carcérale.
 
«Nous savons très bien que des décennies d’arrestation liées au cannabis n’ont pas permis de réduire la consommation. Et ce sont les cartels qui continuent de s’enrichir», expliquait un ancien du FBI dans une publicité pro-légalisation.
 
Ces lois locales légalisent aussi la culture industrielle du chanvre, jusqu’ici illégale. Une plante qui peut être utilisée pour la production de papier, de textile, de bio-pétrole et de divers aliments.
 
 
Le joint = le verre de vin
Pour convaincre, les campagnes ont aussi placé le joint sur le même plan que le verre de vin, d’où une publicité dans laquelle un jeune homme écrivait à son père: «Cher papa… quand je rentre du travail, je préfère fumer un peu de cannabis plutôt que de prendre un verre d’alcool comme toi, en plus la marijuana est moins dangereuse pour ma santé… Parlons-en.» (Il y a aussi une version «Chère maman»).
 

 
Alors que ses défenseurs parlent d’un vrai coup de pouce pour l’économie locale, ses opposants avaient rétorqué que la légalisation ternirait la réputation de leur Etat. Les entreprises voudraient-elles encore s’implanter dans le Colorado, en sachant que leurs employés peuvent tranquillement cultiver du cannabis à la maison?
 
Pour le maire de Denver, la réponse est non, et selon lui, la légalisation repoussera aussi les touristes. Les opposants affirment de plus que la marijuana mène vers les drogues dures, et qu’il ne faut pas donner l’impression aux enfants que fumer des joints est inoffensif.
 
 
Au niveau fédéral, le cannabis toujours illégal
Au niveau des lois fédérales, le cannabis sera toujours considéré comme une drogue dangereuse et illégale malgré ces réformes locales. Ceci dit, le ministère de la Justice semble peu enclin à se lancer dans des procès contre les nouvelles politiques de ces Etats, même si elles sont en contradiction avec la loi nationale.
 
Récemment interviewé sur la chaîne NBC, James Cole, un des responsables du ministère, expliquait qu’il traiterait les problèmes au cas par cas:
 

«Notre préoccupation principale est que les enfants n’aient pas accès au cannabis, et que les ventes ne soient pas aux mains d’organisations criminelles.»
  La marijuana médicale est aussi théoriquement illégale au niveau fédéral, ce qui ne l’a pas empêchée de fleurir dans 18 Etats.
 
 
Les gros fumeurs pas contents
Au final, de manière un peu inattendue, les pro-cannabis de l'Etat de Washington ont du faire face à des opposants venus de l’intérieur: les gros fumeurs de marijuana. Ceux-ci sont très mécontents d’une loi qui prévoit de créer un nouveau délit en cas de conduite sous l’influence du cannabis —le seuil charnière est placé à 5 nano-grammes de THC (tétrahydrocannabinol) par millilitre de sang.
 
Certains jugeaient la mesure trop draconienne, car les fumeurs réguliers (plusieurs joints par jour) ont constamment des taux élevés. Mais pour mettre les choses en perspective, le seuil en France est d’1 nano-gramme de THC par millilitre de sang…
 
Claire Levenson
 
sources: Europe1 Slate.fr
 
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Par mrpolo,
En Uruguay, le Parlement étudie une loi sur la régulation du marché de la drogue. Le gouvernement promet que le cannabis vendu par le gouvernement sera de meilleure qualité et au même prix que celle vendue illégalement aujourd’hui.
 
Du cannabis plus pur
 
La marijuana vendue sous contrôle du gouvernement en Uruguay sera meilleure et moins chère promet, selon le directeur du Conseil national des drogues.
 
« Aujourd’hui, la marijuana qui est consommée en provenance du marché noir […] arrive mélangée avec des substances qui ne sont pas nécessairement de la marijuana » ou contient « des parties de la plante qui ne sont pas destinées à la consommation, comme les feuilles, les tiges ou autre. Ce que l’Etat va fournir est une substance de qualité supérieure à celle-ci », a affirmé lundi devant la presse Julio Calzada.
 
Au prix du marché
 
« Au marché noir, aujourd’hui, 25 grammes de marijuana valent 500 pesos (25 dollars) », a également affirmé le responsable. À l’issue de séances de travail avec des « experts internationaux et d’autres acteurs » locaux, il a été déterminé que le prix de « la substance dont pourra disposer l’Etat pour la distribuer de manière légale ne sera pas éloigné de cette moyenne ».
 
Un projet de loi visant notamment à faire réguler par l’Etat la production et la vente de marijuana a été déposé début août devant le Parlement. L’unique article de ce projet de loi ne précise pas quelles seraient les modalités d’application du texte.
 
Avec une carte de consommateur
 
Le législateur envisage également d’autoriser la culture de cannabis destiné à la consommation personnelle. Selon la presse locale, chaque consommateur disposerait d’une carte personnelle anonyme à code-barres qui lui donnerait droit à 40 grammes de cannabis chaque mois. De cette façon, le gouvernement éviterait d’enregistrer les consommateurs, comme cela avait été initialement évoqué.
 
Objectif : lutter contre la violence de la drogue
 
« Ce serait un document anonyme, sans photo et sans le nom du détenteur, qui servira pour contrôler la consommation », a expliqué M. Calzada au quotidien La Republica.
 
Le projet du gouvernement a pour but de lutter contre la violence générée par la consommation et le trafic croissant de « pasta base », un dérivé bon marché de la cocaïne aux effets dévastateurs sur les consommateurs.
 
20 000 consommateurs réguliers
 
Aujourd’hui, la consommation et la détention pour l’usage personnel de cannabis ne sont pas pénalisées en Uruguay, mais la commercialisation et la culture sont interdites. On estime qu’environ 20 000 personnes consomment régulièrement de la marijuana dans ce petit pays de 3,2 millions d’habitants.
 
 
 
Source: Ouest-France
 
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Par mrpolo,
Le maire d’Amsterdam, Eberhard van der Laan, renonce à fermer les portes des célèbres coffee-shops aux touristes. Les coffee-shops, ce sont ces cafés dans lesquels il est possible d’acheter et de consommer du cannabis.
 
Une 'carte cannabis' prévoyait que seuls les résidants des villes dans lesquelles les coffee-shops sont installés y aient accès. Cette limitation était censée lutter contre les nuisances liées au 'tourisme de la drogue' déjà entrée en vigueur dans le sud du pays depuis le 1er mai, et qui devait être étendue à l'ensemble des Pays-Bas à compter du 1er janvier 2013. La mesure était très critiquée.
 
Mais le gouvernement a décidé de laisser à chaque commune le choix d’appliquer ou non le principe de cette carte. Les motivations du maire de la capitale néerlandaise : épargner les petits commerçants. Mais surtout, à l’exemple de ce qu’il s’est passé à Maastricht, éviter que la fermeture des échoppes aux touristes ne profite aux dealers de rue. 'Plus de vols dans les rues, plus de disputes à propos de la drogue, aucun contrôle sur la qualité, tout les problèmes que nous avions reviendraient.'
 
Les 220 coffee-shops d'Amsterdam resteront ainsi ouverts aux 1,5 million de visiteurs qui profitent, chaque année, de leur voyage aux Pays-Bas pour une escale dans un coffee-shop.
 
Source: M6 / msn actus
 
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Par mrpolo,
Israël dit oui au cannabis-médicament, mais pas à celui qui fait planer
 
Par AFP, publié le 03/11/2012 à 15:07, mis à jour à 15:07
 
KFAR BIRYA (Israël) - Au bout d'une rue non pavée, dans la banlieue tranquille d'un village du nord d'Israël, des horticulteurs font pousser une sorte de cannabis qui, selon eux, soulage les symptômes de certaines maladies chroniques mais sans produire d'effets psychotiques.
Israël dit oui au cannabis-médicament, mais pas à celui qui fait planer
 
Une horticultrice israélienne cultive du cannabis médicinal, le 1er novembre 2012 dans la serre de Tikkun Olam près de Safed
 
Derrière la clôture portant l'inscription "Tikkun Olam" (réparer le monde, en Hébreu), l'équipe affirme avoir créé le premier cannabis israélien ne contenant pratiquement aucune trace de THC (tetrahydrocannabinol), la substance qui fait planer mais peut avoir de sérieux inconvénients pour les consommateurs.
 
Ce nouveau cannabis pourrait permettre de lever les obstacles psychologiques pour ceux qui pourraient bénéficier de ses bienfaits mais qui répugnent à utiliser de la marijuana, même avec le feu vert du ministère de la Santé.
 
"Nous avons réussi à isoler les molécules de TFC et CBD", assure Mor Cohen, le responsable de la plantation située à la limite de Safed, en Galilée. Il fait référence au cannabidiol, un autre composant du cannabis qui peut aider à soulager les symptômes liés aux diabètes et à des troubles psychiatriques.
 
La ferme est parvenue à développer une variété qui contient 99% de CBD, puis à la croiser avec d'autres variétés, ce qui donne des plants avec diverses composantes capables d'aider différents types de patients.
 
En parvenant au juste équilibre, affirment les concepteurs, on peut réduire la douleur et stimuler l'appétit tout en réduisant ou en éliminant des effets secondaires négatifs.
 
"Nous avons acquis une expérience grâce aux traitements de 2.000 malades avec différents symptômes; certains accompagnés de douleurs, d'autres de constipation, de vertiges, de nausées", précise Mor Cohen.
 
"Nous savons trouver les formules pour la maladie de Parkinson, pour le cancer, pour stimuler l'appétit, ou les problèmes d'insomnie liés à des stress post-traumatiques notamment", ajoute-t-il.
 
"Nous disposons d'une gamme de variétés de plants allant de ceux qui sont très concentrés en THC à ceux qui contiennent une très forte proportion de CBD ce qui nous permet d'effectuer des dosages adaptés aux patients", explique Tzahi Klein, le responsable du développement.
 
Pour décourager d'éventuels intrus, le site est protégé par une haute clôture surveillée par des gardes armés.
 
A l'intérieur, dans une petite salle qui fait penser aux chambres de dealers dans les films, de gros sacs plastique de marijuana séchée sont empilés pour être pesés avant d'être emballés dans de petits sacs contenant des doses de 10 grammes que les malades pourront se procurer sur simple ordonnance médicale.
 
Toute comme la drogue, ce médicament se fume, et pour ceux qui auraient du mal à rouler une cigarette, deux femmes confectionnent des "joints" qui seront mis dans d'autres sachets.
 
Toutes les substances utilisées pour les plants sont d'origine bio tandis que la lumière est fournie par le soleil, affirme Tzahi Klein qui voit dans le cannabis une alternative "verte" à des médicaments synthétiques.
 
Le ministre de l'Information Yuli Edelstein, tout en soutenant la marijuana médicale en général et le travail de "Tikkun Olam" en particulier, affirme que le gouvernement n'envisage pas une légalisation générale de la marijuana.
 
"Ce qui a toujours été considéré comme une simple drogue, comme quelque chose de négatif, est devenu, grâce au travail des cultivateurs, un médicament qui n'est en fait plus un narcotique", a-t-il affirmé lors d'une visite sur le site.
 
"Mais nous ne nous occupons pas pour le moment de la légalisation de la marijuana", a-t-il toutefois souligné.
 
Selon les statistiques publiées cette année par le centre médical Sheba et l'Association israélienne de lutte contre le cancer, l'usage médical de la marijuana a été autorisé pour 6.000 patients souffrant de différentes maladies.
 
 
 
Source AFP / L'Express
 
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Par mrpolo,
150 associations de cannabiculteurs projettent de se déclarer en janvier en préfecture pour “engager le bras de fer avec les autorités”. Leur objectif : déclencher un séisme médiatique et juridique. Qui sont-ils ? Comment fonctionnent leurs “cannabis social clubs” ? Lyon Capitale a enquêté. Extraits du dossier à lire dans le mensuel de novembre.
 
 
Dans le débat politique, la question de sa légalisation/dépénalisation revient régulièrement, et ce fut encore le cas mi-octobre après l’intervention de Vincent Peillon sur France Inter. Le cannabis joue l’Arlésienne, mettant chaque fois tout le monde en pétard. Lyon Capitale a enquêté sur la filière, de la production au blanchiment d’argent, révélant notamment l’action de cannabiculteurs décidés à en découdre avec la justice.
 
 
“Nous ne voulons plus continuer à alimenter la pompe de l’insécurité et le financement des réseaux de l’économie souterraine”
Depuis quelques mois, des consommateurs réguliers de marijuana montent des coopératives pour planter et partager leur récolte, et ne plus dépendre ni alimenter l’économie souterraine. Leur production représente 3 à 5 tonnes d’herbe par an. Il y a aujourd’hui en France plus de 150 de ces associations, parfaitement illégales (le Code pénal punit de 30 ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende la production et la fabrication de stupéfiants en bande organisée). (…)
 
 
Bientôt des cannabis social clubs déclarés en préfecture ?
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces cannabiculteurs associés ne souhaitent pas rester cachés. Prêts à en découdre avec la justice, ils projettent, probablement pour janvier, de déclarer en préfecture des associations qui de fait relèvent aujourd’hui de la cour d’assises.
 
Comment fonctionne un “cannabis social club” ? Dans quel but ont-ils été créés ? Que représente leur production en chiffres (l’exemple de Saint-Étienne) ? Réponses des fondateurs du mouvement dans Lyon Capitale-le mensuel de novembre.
 
Également au sommaire :
 
• L’explosion de la culture indoor d’herbe en France, chiffres à l’appui
 
• Sinsemilla, ou Comment en est-on arrivé à cultiver de l’herbe “récréative”
en France : l’éclairage de Michel Gandilhon, de l’OFDT
 
• Les “métiers” de la drogue et leurs revenus respectifs (exemple d’un trafic Maroc-Lyon)
 
• Blanchiment : les techniques se sophistiquent
 
• Faut-il légaliser ? L’avis de Christian Ben Lakhdar, économiste, et Michel Kokoreff, sociologue
 

 
 
 
 
Source: LyonCapitale
 
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Par mrpolo,
Un gène impliqué dans le risque de schizophrénie, également associé au risque d’addiction au cannabis, soulève la possibilité de certaines contributions génétiques communes à ces deux troubles, selon cette étude de l’Université du Texas, publiée dans la revue Biological Psychiatry.
 
Alors que l’association entre psychose et dépendance au cannabis est déjà suggérée, deux hypothèses sont défendues, la relation de cause à effet et, dans cette étude, le lien génétique.
 
Si de nombreuses recherches sont déjà en cours sur les gènes de susceptibilité de la dépendance au cannabis, cette recherche de Han Shizhong et ses collègues implique un nouveau gène dans le risque de dépendance au cannabis, NRG1, codant pour le récepteur ErbB4, une protéine impliquée dans le développement et la fonction synaptique.
 
Les auteurs ont analysé des données génétiques de familles afro-américaines et européennes et ont identifié un signal fort sur le chromosome 8p21 sur des participants Afro-Américains. Ensuite, en analysant tout un ensemble de données d'études d’association génomique, c’est-à-dire les des variations dans le génome humain associées à la susceptibilité à la dépendance, les chercheurs ont identifié une variante génétique de NRG1 qui montre des preuves cohérentes d’association pour les deux communautés, Afro-Américaine et Américaine d'origine européenne. Puis ils ont validé cette même variante sur un échantillon indépendant de participants Afro-Américains. Leurs résultats confirment que NRG1 peut être un gène de susceptibilité pour la dépendance au cannabis.
 
L’étude suggère donc un lien entre la génétique de la schizophrénie et la génétique de la dépendance au cannabis. Car NRG1 est bien impliqué et par toute une série d'études génétiques dans le risque héréditaire de schizophrénie. Des études sur tissu cérébral post-mortem ont également suggéré que la régulation de NRG1 est modifiée dans le cerveau des personnes atteintes de schizophrénie.
 
Ainsi, ces résultats actuels pourraient contribuer à expliquer le lien déjà établi entre la consommation de cannabis et le risque de schizophrénie, alors qu’un certain nombre d'études épidémiologiques ont attribué l'association cannabis-schizophrénie aux effets du cannabis sur le cerveau plutôt qu’au lien génétique. « Les données actuelles soutiennent l’hypothèse de contributions génétiques communes à ces deux troubles», commente le Dr John Krystal, rédacteur en chef de la revue.
 
Source: Biological Psychiatry doi: 10.1016/j.biopsych.2012.02.038 October 15, 2012
Linkage Analysis Followed by Association Show NRG1 Associated with Cannabis Dependence in African Americans (Visuel Fotolia)
 
santelog.com
 
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Par mrpolo,
(Oakland) Depuis des décennies, Oakland, en Californie, est à l'avant-garde du mouvement pour libéraliser l'usage du cannabis: on y trouve d'ailleurs le plus grand dispensaire de marijuana médicale aux États-Unis. Ici, les militants voyaient l'arrivée au pouvoir du président Obama comme un signe positif. Puis les raids ont commencé.
 
On ne perçoit pas d'effluves de marijuana sur les trottoirs d'Oakland, mais l'herbe fait sentir sa présence partout: dans les logos verts des dispensaires, à travers les vitrines des vendeurs de pipes à haschisch de Telegraph Avenue, sur la murale grande comme un pâté de maisons de l'Oaksterdam University, «l'université du cannabis», en plein centre-ville.
 
Rendez-vous dans l'une des cliniques d'Oakland et plaignez-vous de maux de dos ou d'insomnie, vous repartirez avec l'autorisation, délivrée par l'État, d'acheter et de faire pousser de la marijuana, un remède légalisé depuis 1996 en Californie.
 
«Depuis des années, Oakland est à l'avant-garde du mouvement pour libéraliser l'usage du cannabis, explique Jeff Jones, directeur général du Patient ID Center, qui milite pour la marijuana thérapeutique depuis des années. On peut dire qu'ici, on se battait pour ça avant que ce soit cool de se battre pour ça.»
 
Les résultats de cette bataille sont visibles dans un quartier industriel près du port d'Oakland, où se trouve le Harborside Health Center, le plus grand dispensaire de marijuana médicale des États-Unis, voire du monde. Dans un hangar anonyme protégé par ces caméras de surveillance et des gardiens, le centre emploie 125 personnes et sert des milliers de patients. En 2011, il a réalité un chiffre d'affaires de 30 millions, dont 3,5 millions ont été payés en taxes à la Ville et à l'État de la Californie.
 
À quelques semaines de l'élection présidentielle, les militants d'Oakland devraient être en train de travailler à la réélection du président Obama, ancien fumeur de cannabis qui s'était engagé à faire progresser la cause de la marijuana thérapeutique en laissant les États gérer eux-mêmes la question.
 
Or, ces jours-ci, les militants n'ont pas le coeur à la fête. Ils se battent pour leur survie.
 
Le raid
 
Le matin du 2 avril dernier, des dizaines d'agents armés et masqués de la Drug Enforcement Agency (DEA) et du département de la Justice ont débarqué au centre-ville d'Oakland.
 
Ils ont vite investi l'Oaksterdam University, ouverte en 2007 par le militant Richard Lee, qui enseigne comment cultiver la marijuana à des fins médicales et en faire le commerce.
 
Les autorités n'ont pas expliqué pourquoi elles menaient un raid dans l'école et le dispensaire autorisé qui s'y rattachait. L'école a dû remercier 45 employés, et 63 autres personnes qui travaillaient dans des commerces liés à l'école ont perdu leur emploi.
 
Cinq mois plus tard, Dale Sky Jones, directrice d'Oaksterdam University, ne sait toujours pas pourquoi le gouvernement a fait fermer l'établissement.
 
«Le DEA dit que l'attestation d'exécution est sous scellé, dit-elle en entrevue. Or, personne n'a été arrêté, et personne n'a été accusé de quoi que ce soit. Mais ils ont saisi notre matériel, nos ordinateurs, tout.»
 
Le geste est une gifle, dit-elle, car l'école avait d'excellents rapports avec la Ville et la police municipale. «Si les feds attaquaient des commerces qui sont mal gérés ou qui enfreignent la loi, nous serions pour. Mais ils s'attaquent aux gens sérieux et responsables qui ouvrent la voie, des gens rigoureux qui établissent les meilleures normes dans le milieu.»
 
L'Oaksterdam University donne actuellement ses cours dans d'autres édifices, et d'anciens employés agissent à titre bénévole.
 
Puis, le 12 juillet, les autorités fédérales ont placardé un avis dans la porte du Harborside Health Center: le gouvernement ordonne au commerce de fermer ses portes sous prétexte qu'il est devenu un «supermarché» du cannabis thérapeutique et qu'il contrevient à l'esprit de la loi californienne.
 
La Ville d'Oakland, qui compte sur les revenus du commerce pour boucler son budget, a vivement dénoncé l'affaire. «Nous n'avons pas les moyens de perdre cet argent, de gaspiller les ressources de police de la Ville et de perdre les emplois que le centre a créés», a déclaré la conseillère municipale Rebecca Kaplan dans un point de presse à l'hôtel de ville.
 
Mike, employé du Harborside Health Center qui joue le rôle d'«ombudsman» et qui a préféré taire son nom de famille, explique que l'annonce du gouvernement a fait peur tant aux employés qu'aux patients du centre. «Le département de la Justice fait fermer les petits dispensaires de la région, puis il nous accuse de connaître une croissance trop rapide. Cette approche ne tient pas la route», dit-il.
 
Bush devant Obama
 
Jeff Jones, directeur du Patient ID Center, estime que les positions économiques et sociales du président Obama sont louables. Il se dit toutefois déçu par l'ingérence de son administration dans le dossier de la marijuana thérapeutique en Californie, particulièrement depuis quelques mois.
 
«Nous avons eu plus de descentes en trois ans sous Obama qu'en huit ans sous George W. Bush, dit-il. Les républicains n'ont rien à gagner à nous attaquer. Les démocrates, en revanche, veulent montrer qu'ils ne sont pas faibles. Ils font des descentes pour montrer au reste du pays qu'ils ne s'en laissent pas imposer par les hippies de Californie. C'est lamentable.»
 
Les États, rappelle-t-il, ont le pouvoir de légiférer sur la construction des barrages hydroélectriques et la gestion des déchets nucléaires. «Mais ils ne sont pas assez responsables aux yeux de Washington pour s'occuper du pot? Ça montre à quel point le gouvernement fédéral erre lorsqu'il use de cet argument.»
 
Ces jours-ci, M. Jones donne à ses clients un prospectus où l'on voit le visage souriant du président et une phrase qu'il a prononcée le 23 mars 2008, durant sa campagne contre John McCain, au sujet de la marijuana médicale: «Je ne vais pas utiliser les ressources du département de la Justice pour essayer de contourner les lois des États dans ce dossier.»
 
Depuis, Barack Obama a modifié légèrement son discours. Dans une entrevue accordée au magazine Rolling Stone, en avril, il a affirmé: «Je me suis engagé à ne pas faire de l'arrestation des gens qui utilisent la marijuana thérapeutique une priorité. Mais je ne peux demander au département de la Justice de passer outre aux lois fédérales.»
 
M. Jones trouve ironique le fait qu'Obama, qui a lui-même admis avoir fumé du cannabis et consommé de la cocaïne, montre si peu d'empressement à faire évoluer le dossier de la marijuana thérapeutique.
 
«Obama a eu de la chance de n'avoir jamais été arrêté quand il fumait du pot, dit-il. S'il l'avait été, il n'aurait jamais pu devenir président.»
 
 
Barack Obama, «l'Intercepteur»
 
Barack Obama a plusieurs fois admis qu'il avait fumé de la marijuana durant sa jeunesse.
 
Or, il semble que le président américain ait eu une relation particulièrement intense avec l'herbe interdite.
 
Dans une nouvelle biographie intitulée Barack Obama: The Story, publiée en juin, l'auteur David Maraniss, lauréat du prix Pulitzer, explique que le jeune Obama, au temps où il fréquentait l'école secondaire Punahou, à Hawaii, et l'Occidental College, à Los Angeles, dans les années 70, était «connu pour être à l'origine de nouvelles modes dans la consommation de marijuana».
 
Une de ses idées consistait à fumer dans une voiture en prenant soin de fermer les fenêtres. «Quand le joint était fini, Obama et ses amis renversaient la tête et aspiraient les dernières traces de fumée au plafond, écrit l'auteur. Gaspiller de la bonne fumée de marijuana n'était pas toléré, selon un camarade de classe d'Obama.»
 
À cette époque, précise l'auteur, Obama était surnommé «l'Intercepteur» parce qu'il avait l'habitude d'intercepter les joints qui circulaient. «Il jouait du coude et, au lieu d'attendre son tour, criait "intercepté! " et inhalait une autre fois.»
 
David Maraniss prend soin d'ajouter que le fait qu'Obama et ses amis consommaient de la marijuana n'a pas fait d'eux de mauvais élèves pour autant. «En fait, plusieurs des amis de la bande étaient des élèves appliqués et des athlètes qui ont eu des carrières productives comme avocats, écrivains et hommes d'affaires», écrit-il.
 
 
 
Plus de 500 économistes contre la prohibition
 
Les finances américaines seraient en meilleur état si le pays décidait de légaliser et de taxer la marijuana.
 
C'est ce qu'affirme une lettre ouverte signée par plus de 500 économistes américains, dont l'un des plus influents du XXe siècle, feu Milton Friedman, ainsi que deux lauréats du prix Nobel d'économie.
 
«Cesser la prohibition de la marijuana ferait épargner 7,7 milliards par année au gouvernement américain. Si la marijuana était taxée comme un bien de consommation, on en tirerait des revenus de 2,4 milliards par année. Si elle était taxée comme l'alcool et le tabac, les revenus grimperaient à 6,2 milliards annuellement.»
 
Les signataires disent vouloir «lancer un débat ouvert et honnête» sur la prohibition de la marijuana, une politique qui «a donné des bénéfices minimaux mais qui a pu causer des torts substantiels».
 
Au moins, le débat «forcerait les gens qui défendent la politique actuelle à montrer que les bénéfices sont suffisants pour justifier les coûts payés par les contribuables, de même que le manque à gagner en taxes.»
 
La pétition a été lancée par Jeffrey A. Miron, professeur d'économie à l'Université Harvard et auteur du rapport intitulé L'impact budgétaire de la prohibition de la marijuana.
 
Sur le Net: Prohibitioncosts.org
 
Photo : Pénélope Fortier, collaboration spéciale La Presse - Un mur à l'intérieur du Patient ID Center, à Oakland, en Californie.
 
Par Nicolas Bérubé
 
Source: La Presse.ca
 
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Par mrpolo,
Scène hallucinante dans la nuit de lundi à mardi, en plein centre de Mazamet : trois jeunes avaient pris d'assaut un immeuble pour s'approprier une grosse production de cannabis. Le cultivateur a dû faire appel à la police.
 
C'est la puissante odeur de cannabis qui s'exhalait d'une habitation de la rue Prat qui a déclenché convoitise et hostilités. Les policiers mazamétains ont été prévenus par le voisinage, mardi vers 1 h 30 du matin, qu'une violente bagarre se déroulait devant l'immeuble. Une banale intervention de police-secours pour un différent, rien que de banal. Mais, sur place, les policiers se trouvaient en présence de 3 individus particulièrement excités qui tentaient de casser la porte d'entrée. Dans le même temps, les passagers d'une BMW arrivaient en renfort des assaillis, ajoutant à la confusion et la violence générale.
 
 
Une serre de production et de conditionnement
L'odeur caractéristique confirmait en outre la présence évidente, à l'intérieur, d'une grande quantité de cannabis. Un des protagonistes tentait d'ailleurs de s'enfuir par les toits, avec une partie du produit illicite, tout en dérobant au passage le sac à main d'une des voisines.
 
L'occupant des lieux reconnaissait devant les policiers qu'il cultivait du cannabis chez lui, ce qui explique l'expédition de ses assaillants. Ces derniers, deux mineurs et un majeur étaient placés en garde à vue. Le producteur de stups «victime» était lui aussi interpellé et son domicile faisait l'objet au matin d'une minutieuse perquisition.
 
Outre la somme de 500 €, les enquêteurs découvraient un grenier bien aménagé. Une partie en serre chauffée à 30°, éclairée, entourée de panneaux isolants servait au bouturage pour 11 plants de cannabis, l'autre partie contenaient 13 plants en culture enfin une vaste zone de séchage présentait 5 kg d'herbe de cannabis prêts à la vente.
 
Au matin, le fuyard se livrait au commissariat pour être placé en garde à vue pour trafic de drogue. L'enquête a déterminé que l'occupant des lieux avait investi 800 à 1 000 € pour l'achat des graines, du matériel spécifique acquis en Espagne et se livrait à cette culture depuis plusieurs mois. Une revente locale était effectuée dont l'ampleur sera établie par l'enquête. Deux convocations devant le tribunal correctionnel ont été délivrées pour trafic de stupéfiants. Les 5 personnes impliquées dans les violences et la tentative de vol avec effraction font l'objet d'une procédure parallèle qui tentera de déterminer le rôle et l'implication de chacun. Tous sont connus des archives de la police. Enfin, tout le cannabis saisi ainsi que le matériel de culture ont été détruits sur ordre du parquet, un échantillon permettra les analyses éventuelles.
 
Source: la depeche
 
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Par mrpolo,
PARIS - Malgré l'interdiction, des malades consomment déjà du cannabis à des fins thérapeutiques, soulignent des associations qui attendent beaucoup du gouvernement, au moment où une étude souligne ses effets bénéfiques sur la sclérose en plaques.
 
Un essai réalisé en Grande-Bretagne sur 279 patients tend à démontrer que la consommation d'extrait de cannabis en cachets permet aux personnes souffrant de sclérose en plaques, de diminuer leur raideur musculaire, de moins souffrir et de mieux dormir.
 
L'ancien ministre socialiste de l'Intérieur Daniel Vaillant a exhorté vendredi son parti à s'engager sur la légalisation du cannabis thérapeutique qui permet de soulager des hommes et des femmes souffrant de maladies neurodégénératives, de certains cancers ou du sida.
 
La loi française interdit d'acheter, consommer, détenir, donner, revendre ou cultiver du cannabis. Le produit est classé parmi les stupéfiants dénués d'intérêt médical et ne peut donc être prescrit, rappelle la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT).
 
Pourtant, à l'étranger, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, ou encore certains états américains admettent la prescription de médicaments issus du cannabis, souligne Jean-Pierre Galland, porte-parole du Collectif d'information et de recherches cannabiques (CIRC).
 
L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), qui estime que 1,2 million de personnes sont des usagers réguliers de cannabis, ne dénombre pas ceux qui le font à usage thérapeutique.
 
Pour Farid Ghéhiouche, porte-parole du collectif Cannabis sans frontière, peut-être un million de personnes utilisent le cannabis pour apaiser leurs douleurs, comme celles souffrant de maladies dégénératives, de sclérose en plaque, de lupus, de polyarthrites rhumatoïdes, celles sous chimiothérapie ou séropositives.
 
Parcours du combattant
 
Or seuls les patients disposant d'une autorisation temporaire d'utilisation (ATU), délivrée par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), peuvent consommer, sans être poursuivis, un médicament contenant du THC (substance active du cannabis), le Marinol.
 
Fin octobre 2011, un peu plus d'une centaine d'ATU avaient été accordées pour ce médicament, et moins d'une cinquantaine refusées, selon l'ANSM.
 
Mais la demande, qui doit être faite avec l'appui de son médecin, est un parcours du combattant, et la plupart des usagers préfèrent fumer la plante, car le Marinol n'est pas assez puissant, affirme Jean-Pierre Galland.
 
Lorsque les pathologies sont lourdes, les traitements sont aussi importants et le cannabis soulage les dommages collatéraux, explique Fabienne Lopez, présidente de l'association Principes actifs, qui regroupe des malades consommant du cannabis.
 
Elle-même sous chimiothérapie après un cancer, elle souffrait de démangeaisons qui la faisait se gratter jusqu'au sang, et de crampes en permanence: J'ai découvert que si je fumais du cannabis, je n'avais plus de crampes ni de démangeaisons.
 
Faute de pouvoir obtenir et consommer légalement, de nombreux malades sont dans l'illégalité, d'autant que beaucoup se lancent dans la plantation, note Fabrice Olivet, de l'association Asud (Autosupport des usagers de drogue).
 
C'est le cas de Fabienne Lopez, qui cultive uniquement pour sa consommation. Son médecin traitant la soutient et lui a écrit une lettre justifiant sa consommation de cannabis. Mais ce document n'a aucune portée légale.
 
On parle souvent des deux ou trois personnes qui ont été jugées et dispensées de peine ou relaxées, mais la majorité sont condamnées à du sursis avec mise à l'épreuve et à des amendes, dit-elle.
 
 
source: Romandie.ch
 
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Par mrpolo,
En trois mois, la France a vu naître 150 «Cannabis social clubs». Un adhérent commente l’essor de ces associations autogérées de consommateurs qui entendent peser dans le débat sur la dépénalisation.
 
Interview par WILLY LE DEVIN
 
Candidat aux dernières législatives sous la bannière «Cannabis, santé, libertés, justice», rédacteur en chef de La Gazette du chanvre et militant anti-prohibition, Farid Ghehiouèche, 41 ans, commente l’essor en France des «Cannabis social club» (CSC), sorte de coopérative régulant la production et la distribution du cannabis. Il est lui-même adhérent d’un tout nouveau CSC situé dans l’Essonne.
 
Qu’est-ce qu’un «Cannabis social club» ?
 
C’est une association autogérée par plusieurs consommateurs de cannabis qui ont décidé de se regrouper pour planter et partager une récolte. Ce modèle, qui s’inspire des systèmes d'échanges locaux et des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), vient de Belgique et d’Espagne. Dans ces pays, la culture du cannabis est dépénalisée en-dessous d’une certaine quantité [5 plants par personne en Espagne, ndlr]. En France, sur les trois derniers mois, 150 «Cannabis social clubs» se sont montés, ce qui représente entre 1200 et 1500 consommateurs.
 
Comment s’organise la culture et la distribution de l’herbe ?
 
Chaque «Cannabis social club» est différent. En France, le nombre de membres peut aller de trois à une cinquantaine. En fonction, on évalue les besoins en volume et on définit les variétés de produits à cultiver. Nous essayons de faire pousser le cannabis dans les règles de l’art, sans pesticides. Notre herbe est la plus bio possible. Nous voulons aussi à tout prix éviter certaines souches qui contiennent des métaux lourds et qui s'avèrent extrêmement nocives pour la santé. Ensuite, la distribution se fait au prorata de l’argent investi dans la structure. Pour l’instant, les «Cannabis social clubs» demeurent assez confidentiels car nous marchons sur des œufs vis-à-vis des autorités. C’est pourquoi chacun vient avec ses graines. Dans la mesure du possible, nous évitons encore les achats groupés de plantes. Même sur Internet. Toutefois, si le gouvernement devait dépénaliser à terme, nous pourrions transformer les CSC en vrais lieux de vie. On pourrait ainsi monter des «cannabistrots» ou des «cannabars», sur le modèle de ce qui se fait aux Pays-Bas
 
Comment faire pour encadrer la production et ne pas déraper vers le trafic de stupéfiants ?
 
Un «Cannabis social club», c’est avant tout la rencontre d’une communauté, d’un groupe ayant des intérêts communs. Tout est basé sur la confiance. Chaque membre s’engage à respecter un code de conduite qui consiste à cantonner le cannabis à l'intérieur d'un circuit fermé. Toute revente à autrui est interdite. [L’article 222-35 du Code pénal stipule que la production ou la fabrication illicites sont punies de vingt ans de prison et de 750 000 € d’amende. Mais lorsque les faits sont commis en bande organisée, la peine grimpe à trente ans de réclusion criminelle et à 7,5 millions d’euros d’amende, ndlr.] On est dans l’autoconsommation pure. Maintenant, je ne me voile pas la face, je sais bien que certains CSC servent de base arrière à des dealers pour faire du trafic. L’avantage, néanmoins, c’est que tous les adhérents d’un CSC se connaissent. On peut donc s’apercevoir des dérives éventuelles d’un membre avant qu’il ne soit trop tard. L’idée, c’est de veiller collectivement à une bonne utilisation du cannabis. Cela demande une réelle maturité sociale et sociétale.
 
Les CSC peuvent-ils être perçus comme une arme politique pour peser dans le débat sur la dépénalisation ?
 
Nous comptons effectivement peser lors du Congrès du PS à Toulouse. Nous soutenons les motions qui prônent la dépénalisation pour que cesse l’hypocrite criminalisation des fumeurs de cannabis. Nous en avons marre de nous cacher et de vivre avec la peur de nous faire contrôler. L’Etat doit prendre ses responsabilités afin d’endiguer l'économie souterraine et encourager l’usage du cannabis thérapeutique. Le 1er décembre, nous organisons une Assemblée générale de tous les CSC de France. Ce jour-là, nous réfléchirons à un acte politique fort : nous pourrions tous nous déclarer comme consommateurs en préfecture et voir quelle sera la réponse des pouvoirs publics.
 
Source : Libération
 
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Par mrpolo,
Michael Knodt est rédacteur en chef du Hanfjournal (journal du chanvre) allemand et présentateur d’ Exzessiv, un magazine vidéo sur le web. Militant pour la légalisation, il déclare fonder sa pensée uniquement sur des arguments rationnels. Pour le Blogueur, il fait le point sur la stigmatisation des consommateurs, les avantages de la légalisation et la prévention insuffisante dans les écoles.
 
Hallo Herr Knodt ! A la différence de l’alcool, le cannabis a été diabolisé depuis toujours en Europe. Pour quelles raisons ?
 
 
Deux raisons principales expliquent ce phénomène. La première remonte à très loin : Depuis des millénaires, l’Église catholique a privilégié l’alcool au détriment des autres drogues. La deuxième raison est plus récente. À l’aube de la Convention internationale de l’opium signée en 1912 à La Haye, les États-Unis ont entamé une large campagne contre le chanvre qui a duré jusqu’aux années 1960. Le point culminant fut le film Reefer Madness dans lequel des étudiants sages s’entretuent après avoir fumé des pétards.
 
https://www.youtube.com/watch?v=sbjHOBJzhb0
 
En réalité, cette campagne était motivée par des intérêts privés. Les années 1920 et 1930 ont été marquées par de nombreuses créations de journaux. Le papier était fourni par l’industrie du bois et commençait, de plus en plus, à l’être par celle du chanvre. Or, le protagoniste de la diabolisation du cannabis, le politicien Harry Anslinger, avait des liens familiaux avec un producteur de bois. Il souhaitait donc que la production de chanvre soit complètement interdite…
 
La diabolisation du cannabis prit fin en 1968, lors de l’apogée du mouvement flower power. Depuis, le stéréotype des hippies est étroitement lié aux fumeurs de joints. Les consommateurs de cannabis sont-ils des fumistes ?
 
A mes yeux, près de 100 % des clichés sur les fumeurs de joints sont faux. Mais il faut dire que ce constat ne vaut pas que pour aujourd’hui. Il est vrai que les hippies ont rendu la consommation de cannabis à peu près acceptable. Mais ils n’ont pas développé une vraie culture du cannabis. Ce n’est que la deuxième et la troisième génération après 1968 qui s’en est occupée. Les hippies ont mélangé les différentes drogues sans en connaître les risques. Ils ont tout essayé mais ils connaissaient mal les effets de ce qu’ils prenaient. Ils ont contribué à l’amalgame entre le cannabis et les autres drogues par une consommation exagérée de celles-ci. Depuis ce temps, le cannabis et ses fumeurs ont une très mauvaise réputation.
 
Mais quand on s’entretient avec des consommateurs de cannabis, très peu de stéréotypes sont avérés, sauf lorsque l’on parle avec des gens ayant des problèmes de dépendance. C’est comme la différence entre quelqu’un qui aime boire un verre de temps en temps et un alcoolique. Seuls 2 % des gens qui ont essayé le cannabis auront de tels problèmes.
 
Ça veut dire que les médias parlent trop de ces 2 % ?
 
Oui. Car c’est plus simple. J’habite à Berlin, une capitale médiatique, et je connais beaucoup de journalistes qui fument eux-mêmes parfois des joints. Malgré tout, ils ne peuvent pas se permettre d’écrire différemment sur l’usage du cannabis car ils doivent suivre les lignes éditoriales de leurs journaux.
 
Est-ce que cette désinformation est due aussi à l’ignorance des journalistes sur la question ?
 
Oui. Malheureusement, l’information sur le cannabis dans les médias traditionnels est trop peu basée sur des faits réels. Les faits objectifs sont uniquement consultables sur Internet.
 
Vous êtes vous-même père de quatre enfants. Comment les éclairez-vous sur les drogues ?
 
Lorsque mes enfants sont en âge de comprendre ce genre de problématique, j’essaie de leur expliquer ce qu’est la consommation de drogue abusive – indépendamment du type de drogue. Le reste va de soi. Mes enfants posent plein de questions, car comme nous habitons dans une grande ville, ils voient beaucoup de junkies, des fumeurs de marijuana, des picoleurs… Je ne prône pas une éducation autoritaire.
 
Et qu’est-ce que vous pensez de la prévention de drogues à l’école ?
 
La prévention dans les écoles allemandes est très insatisfaisante car elle n’accepte aucune forme de consommation. Elle prône une abstinence totale – sauf pour l’alcool où la consommation modérée est tolérée. Mais en ce qui concerne le cannabis, il n’y a pas de vraie consultation, les jeunes sont juste sommés d’éviter. Or, les jeunes ne peuvent pas prendre le message au sérieux parce qu’il est trop loin de leur réalité.
 
Souvent, on leur transmet même des fausses informations. Dans la classe de ma fille aînée, le prof a affirmé que le cannabis causerait des trous dans le cerveau ! Afin de le prouver, il leur a montré une illustration d’un journal de caniveaux. Quand les jeunes sont exposés à de telles contrevérités, ils ne savent plus juger de la véritable dangerosité des drogues. Quand la prévention ne fait que diaboliser toutes les drogues au lieu d’alerter les jeunes sur les vrais risques, elle produit le contraire de son objectif. Pour changer cela, il devrait y avoir des travailleurs sociaux, des personnes proches des jeunes pour les instruire.
 
On a beaucoup parlé des jeunes. On imagine tout de suite un jeune homme de 15 à 30 ans quand on parle d’un fumeur de cannabis. Est-ce que c’est bien justifié ?
 
En aucun cas. En Allemagne, à la différence de la France d’ailleurs, il n’y a aucun sondage qui prend en compte les consommateurs de cannabis de plus de 30 ans. L’observatoire allemand des drogues et des toxicomanies a effectué une enquête dans le Land de Hesse l’année dernière. Sur 5 500 consommateurs de cannabis, 3 000 personnes ont déclaré avoir 40 ans ou plus. Cette tranche d’âge n’est pas incluse dans les statistiques officielles qui estiment à 4 millions (sur 80 millions d’Allemands) le nombre de fumeurs de joints. L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies a condamné cette mauvaise volonté de la part des Allemands.
 
Pourtant, on ne commande pas d’études qui incluent les vieux fumeurs car le résultat en serait qu’il y a un grand nombre de consommateurs de cannabis qui ne se font pas remarquer, qui ont un comportement très sain et qui aiment juste fumer un joint de temps en temps au lieu de boire une bière. Il n’est pas souhaité politiquement que cette réalité soit établie car ça apporterait de l’eau au moulin des gens en faveur la légalisation.
 
La légalisation est un sujet polémique. Mais est-ce que c’est aussi un bon sujet de campagne ? Qu’en disent les partis politiques en Allemagne ?
 
Les discussions politiques se sont multipliées ces dernières années grâce à une attention médiatique plus importante. Internet a redonné de l’élan à la communauté du chanvre. Les petits partis – les Verts, les Pirates et la Gauche – ont pris une position claire par rapport à ce sujet depuis trois ans (la dernière élection législative au niveau fédéral). Malheureusement, l’Allemagne et la France sont les deux derniers pays en Europe où les deux grands partis pratiquent la politique de l’autruche. La politique de drogue du SPD (parti social-démocrate) me fait penser à la période tardive de la RDA. Alors que dans tant d’autres pays – l’Autriche, la Suisse, l’Espagne, la République tchèque et les Pays-Bas – les partis de centre-gauche défendent une approche libérale face aux drogues, en Allemagne, le SPD se l’interdit encore. Mais il y a de légers espoirs.
 
La communauté du chanvre gagne constamment en nombre de supporteurs et en poids politique. Cette année, elle a obtenu deux interviews en live avec la chancelière sur Youtube. Lors du « Zukunftsdialog » (« dialogue sur l’avenir ») de Mme Merkel, le sujet de la légalisation du cannabis a été numéro 2 en termes de votes populaires. Par la suite, lors des entretiens privés avec Mme Merkel, nous avons été pris très au sérieux. Ce fut un grand succès très inattendu. Nous avons pu démontrer que nous ne sommes pas des cinglés et que nous nous basons sur des vrais arguments.
 
Pourtant, l’Allemagne est loin derrière les autres pays en ce qui concerne la libéralisation du cannabis…
 
Oui, définitivement. Récemment, l’Allemagne a même quitté le groupe Pompidou, un rassemblement créé en 1971 lors d’un sommet européen. Ses membres réfléchissent sur des approches de politique de drogues qui acceptent la consommation. L’Allemagne est sortie du groupe après avoir été membre pendant plus que 40 ans et sans en informer les citoyens. Le gouvernement actuel bloque toutes les approches de libéralisation et s’y oppose même activement au niveau européen. Il s’isole sur le plan international.
 
Quelles évolutions souhaitez-vous pour l’Allemagne et pour l’Europe ?
 
J’espère que l’Allemagne prendra la voie de la libéralisation après un éventuel changement de gouvernement auquel participera le SPD lors des élections législatives, l’année prochaine. Je souhaite que le modèle suédois ne s’exporte pas. En Suède, même les social-démocrates ont mené une politique extrêmement répressive pendant des décennies avec des thérapies forcées pour des consommateurs de cannabis ! L’Union Européenne a condamné cette politique. Sinon, je touche du bois pour la libéralisation se poursuive en République Tchèque et au Portugal, même avec un gouvernement conservateur. Je suis très optimiste.
 
En bref :
 
Est-ce que le cannabis rend vraiment bête ?
 
Non, c’est une faute de traduction. La dépêche originale dit simplement : le cannabis est sûr pour les adultes mais déconseillé aux mineurs. Ce n’est qu’un exemple de la guerre médiatique qui est menée contre les amateurs du cannabis.
 
Est-ce que vous prônez le cannabis thérapeutique ?
 
Ça dépend de la maladie. Surtout aux États-Unis et en Allemagne, les chercheurs connaissent de formidables succès. Je pense qu’il faut les laisser faire leur travail sans les en empêcher si ça sert la bonne cause.
 
Qu’est-ce que vous pensez du cannabis synthétique ?
 
Il y en a de plus en plus et je trouve ce développement préoccupant. Le nombre de substances est quasi illimité, car on peut les recombiner en laboratoire. En ce moment, on connaît une vingtaine de substances en Allemagne qui sont légalement accessibles. En fin de compte, j’espère que cette tendance va même accélérer la légalisation du cannabis, car les politiciens vont enfin comprendre que leur approche restrictive est mauvaise. Avec la légalisation, la problématique du cannabis synthétique partirait en fumée.
 
Source: Arte.tv / le blogueur
 
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Par mrpolo,
Aux Pays-Bas, L'interdiction de vendre des drogues douces aux étrangers ruine les coffeeshops et fait la fortune des dealers. Une municipalité hollandaise, Haarlem, propose une alternative: un contrôle de la qualité du cannabis avec indication de son taux de THC, assortie d'un contrôle accru des circuits de vente.
 

Depuis mai 2012, dans le Limbourg, le Brabant et la Zélande - les provinces les plus méridionales des Pays-Bas - le "wietpas" ("carte de membre") est nécessaire pour acheter des drogues douces dans les coffeeshops.
 
Sous la pression de ses voisins européens et des commerçants locaux, le gouvernement (démissionnaire ) a voulu ainsi durcir les conditions de vente et restreindre l'accès aux coffeeshops aux seuls résidents néerlandais ou aux expatriés munis d'une carte de séjour. Ces coffeeshops doivent se reconvertir en clubs privés et peuvent délivrer un maximum de 2.000 "cartes de membres".
 
 
Qualité douteuse et violences
Le but avoué de cette politique restrictive était de couper l'herbe sous le pied aux trafiquants belges, français, italiens qui inondaient les villes frontalières. Cette nouvelle législation devra être appliquée dans l'ensemble du pays à partir du 1er janvier 2013. Dès le 1er mai 2012 - et pendant quelques semaines - de grands panneaux lumineux installés à proximité de la frontière belge indiquaient "pas de drogue douce à vendre"...
 
Mais le moins qu'on puisse dire est que les résultats de cette politique de durcissement à l'égard des consommateurs sont mitigés.
 
Moins de six mois après l'introduction de ces "wietpassen", l'humeur n'est plus au beau fixe. Onno Hoes, le maire de Maastricht - qui était pourtant un fervent partisan de la mesure - tire à présent la sonnette d'alarme : depuis l'introduction de ces cartes de membres, la criminalité liée à la drogue ne cesse d'augmenter.
 
https://www.youtube.com/watch?v=rZC-YW3FesE&feature=player_embedded
 
Jamais on n'a vu autant de dealers écouler leurs substances de qualité souvent douteuse, y compris dans le centre, alors qu'auparavant, leurs activités se cantonnaient plutôt à la périphérie, dans les quartiers situés au bord de la Meuse.
 
Dix-sept plateformes de voisins - sorte de comités de quartiers - sur les dix-huit que compte la ville dénoncent une augmentation des nuisances liées aux ventes à la sauvette. Même des quartiers huppés comme Céramique ou Statenkwartier, jusque-là relativement préservés, se plaignent désormais de ces répercussions négatives du commerce parallèle. Tapage nocturne, insécurité, violences verbales et physiques, ne sont que quelques-unes des infractions engendrées par le trafic de drogues.
 
 
Le commerce local trinque
La police pratique une politique de répression accrue et a procédé à 836 arrestations de dealers ou de clients entre le 1er mai et le 10 juillet dans la seule province du Limbourg... Roermond, une petite ville à environ 50 km au nord de Maastricht en a arrêté 130 à elle seule. Tandis que le maire de Venloo, ville frontalière avec l'Allemagne, réclame une enquête sur les conséquences négatives de l'introduction du "wietpas" : il constate lui aussi des "ventes agressives de drogue dans la rue. [Les dealers] provoquent des ennuis dans différentes parties de la ville".
 
L'Association des Coffeeshops Officiels (VOCM) de Maastricht elle aussi a commandité une enquête. Celle-ci estime que la diminution du nombre de touristes aurait entraîné une perte de 30 millions d'euros pour le commerce local. A Eindhoven, chef-lieu du Brabant, les propriétaires de coffeeshops évaluent la baisse de leurs ventes à 60 % tandis qu'en Zélande, ils citent des chutes de 80 à 90 % ! Les restaurateurs de ces villes ne sont pas en reste : cafés, restaurants, snackbars estiment avoir perdu entre 10 et 15 % de leurs clients depuis le 1er mai...
 
Quant au premier ministre démissionnaire, Mark Rutte, il se contente de se dire prêt à examiner les avantages et les inconvénients de la nouvelle législation…
 
 
Protection du consommateur
Pendant ce temps, d'autres réfléchissent à des alternatives. La municipalité de Haarlem - comme celle de New York, fondée par des colons néerlandais - propose une alternative intéressante au club privé et à la carte de membre.
Elle suggère d'introduire un label, délivré par les autorités municipales. Ce "modèle de Haarlem" est le fruit de la collaboration de la ville avec les propriétaires de coffeeshops et l'organisation de consommateurs "We Smoke".
 
Il prévoit des règles claires :
 

Pas de drogues dures Aucun affichage public Pas de nuisances Interdiction absolue de vente aux mineurs (moins de 18 ans) Vente maximale de 5 grammes de produit par personne En outre, les coffeeshops devront filtrer les entrées et disposer d'un règlement intérieur. Ils devront distribuer une information complète sur leurs produits, notamment la teneur en THC et se soumettre à une analyse de risque pour l'environnement et les établissements scolaires proches. Ils sont en outre évalués par le Bibob, un organisme de contrôle financier qui s'est déjà illustré dans la guerre contre la fraude à la prostitution à Amsterdam notamment.
 
En contrepartie de cette "reconnaissance" les autorités introduisent aussi des sanctions plus lourdes à l'égard des contrevenants.
 
Pour Bernt Schneiders, le maire, ce label doit offrir une garantie de sécurité et une protection accrue des consommateurs des 16 coffeeshops de sa ville.
 
De plus cela permettrait de mettre fin à un vide juridique. Car contrairement à une idée reçue, la consommation de drogues douces aux Pays-Bas n'est pas légalisée, mais tolérée. Les coffeeshops sont donc dans une situation ambiguë: ils distribuent un produit illégal à condition de respecter un cadre juridique incertain.
 
 
De plus en plus hallucinogène
Si plusieurs maires d'autres villes ont déjà manifesté leur engouement pour ce modèle, il ne fait pourtant pas l'unanimité. Les détracteurs affirment que cela ne règlera sans doute pas tous les problèmes : le National Drug Monitor, dans son rapport 2011 signale une augmentation spectaculaire du nombre de personnes dépendantes du cannabis demandant une aide médico-psychologique.
 
Ils étaient 3.534 en 2001 et 10.971 en 2010 ! Le taux d'étudiants de 15-16 ans qui consomment régulièrement du cannabis est de 14 %, alors qu'une moyenne européenne établie sur 36 pays atteint 7 %, soit la moitié... 48 % des personnes soignées dans les services d'urgence en 2011 pour un accident lié à la drogue avaient consommé du cannabis.
 
Certains opposants à ce modèle ajoutent que la quantité de THC - la substance hallucinogène du cannabis - des produits vendus dans ces coffeeshops est très faible : de 5 à 10 %. Alors que ceux vendus dans la rue en contiennent souvent plus de 15 %. Le consommateur sera donc toujours tenté d'acheter moins cher un produit qui fait plus d'effet. Quitte à mettre sa santé en jeu.
 
 
Par Marco Bertolini (Amsterdam)
Source: Myeurop.info.
 
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Par mrpolo,
LOS ANGELES, États-Unis - Le conseil de ville de Los Angeles a renversé mardi l'interdiction des dispensaires de marijuana médicinale qu'il avait adoptée il y a seulement deux mois pour provoquer la fermeture de centaines de ces cliniques vendant du chanvre indien de façon légale.
 
Les membres du conseil ont ainsi voté à 11 voix contre deux pour annuler sa décision de juillet. Cette annulation est survenue après que des opposants à l'interdiction eurent amassé suffisamment de signatures pour forcer la tenue d'un référendum pour faire annuler la mesure.
 
Plusieurs villes ont éprouvé des problèmes avec les ordonnances de marijuana à des fins médicales, mais aucune n'en a eu autant que Los Angeles, où les «boutiques de pot» ont proliféré.
 
Si les propriétaires de dispensaires peuvent désormais garder leurs portes ouvertes sans craindre les autorités locales, ils peuvent toujours être condamnés à fermer par les autorités fédérales, qui ont commencé à cibler la métropole californienne la semaine dernière, affirmant que ces cliniques amassaient d'énormes sommes d'argent et attiraient le crime. La marijuana est encore illégale au niveau fédéral.
 
En vertu de l'interdiction municipale, les patients et les individus fournissant des soins de santé pouvaient faire pousser leurs propres plants. Au dire de responsables municipaux, plus de 750 organisations ont déposé une demande d'exploitation d'un dispensaire, et jusqu'à 200 pourraient être en activité.
 
En appuyant la levée de l'interdiction, certains membres du conseil municipal ont déclaré qu'ils avaient besoin de meilleures directives de la part des législateurs californiens et les ont pressés de s'attaquer aux passages inadéquats de la loi de l'État qui permet l'utilisation de la marijuana médicinale sans la recommandation d'un médecin.
 
Source:985fm via Cannactus
 
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Par mrpolo,
Concertées ou non, les interventions des présidents sud américains cette semaine à la tribune de l’Assemblée générale des nations Unis ont montré une grande cohérence dans l’approche que ces pays ont de la problématique du trafic de drogue. Les présidents Felipe Calderon, du Mexique, Juan Manuel Santos, de Colombie, Otto Perez, du Guatemala et Evo Morales, de Bolivie, ont formellement demandé, chacun à leur manière que l’ONU ouvre rapidement un débat sur la stratégie mondiale face aux drogues.
 
La Bolivie et la Colombie sont, avec le Pérou, les principaux producteurs de cocaïne, le Mexique et le Guatemala sont sur la route des drogues destinées aux Etats-Unis. S’ajoute au débat le projet de loi uruguayen de légaliser le cannabis. Ces chefs d’Etats ne sont ni des illuminés baba cool post soixante huitard, ni des gauchistes anti impérialistes cherchant la cause de tout leur maux dans l’attitude de Washington.
 
 



Felipe Calderon


Ce sont juste des pays qui ont payé un très lourd tribu à la lutte contre le trafic de drogue et qui constate que cette politique prohibitionniste n’a diminué en rien la production de drogue ni la consommation et que, par contre, les mafias se sont enrichis grâce à cette politique mondiale de prohibition jusqu’à être capable de défier un Etat comme le Mexique.
 
Felipe Calderon a déclenché la guerre contre les cartels de la drogue à son arrivée au pouvoir en 2006 ; Depuis on compte plus de 60 000 assassinats. La Colombie a certes réussi à diminuer la production de cocaïne sur son sol, mais au prix d’un programme couteux de plus de 6 milliards de dollars en 10 ans et la persistance d’une guérilla qui, sans le juteux commerce de la drogue, serait probablement tellement affaiblie qu’il ne serait plus la peine de négocier avec elle.
 




Juan Manuel Santos


A New York mercredi, le président colombien a donc mis en cause la politique de répression en réclamant une étude sur des « bases objectives scientifiques » permettant de faire le bilan de cette politique prohibitionniste. Le président du Guatemala a rappelé son projet de dépénaliser le trafic de drogue sur son sol estimant que le coup de la lutte contre la drogue était si élevé qu’il empêchait l’Etat guatémaltèque de remplir ses fonctions régaliennes les plus basiques comme assurer la sécurité de ses citoyens.
 
Le président mexicain Felipe Calderon a de son coté tentait de convaincre que le crime organisé financer par le trafic de drogue est « l’une des menaces les plus graves de notre temps ». Le Capo Guzman qui dirige le cartel de Sinaloa au Mexique est classé par le magazine Forbes 55e homme le plus puissant du monde grâce à sa richesse amassée grâce au trafic de drogue. «Aujourd’hui, je propose formellement que (les Nations Unies) … procéder à une évaluation en profondeur de l’état d’avancement et les limites de l’approche prohibitionniste actuelle à la drogue», a lancé Felipe Calderon.
 

Otto Perez


L’Amérique latine s’était déjà exprimée sur le sujet d’une seule voix au Sommet de Carthagène en avril dernier demandant une révision de la politique anti drogue mondiale. Quand les pays consommateur comme la France prendront-ils conscience de leur responsabilité dans la situation extrêmement difficile des pays latino américains ?
 
Des Etats comme le Honduras ont déjà quasi disparu face au déferlement d’argent que le passage de la drogue vers les Etats-Unis et l’Europe a provoqué. Si le Nord du Mali est entré en rébellion, c’est aussi parce qu’il est devenu un lieu de passage privilégié pour la cocaïne en provenance d’Amérique latine. Si les groupes comme Aqmi contestent l’autorité centrale du gouvernement malien, c’est peut-être surtout pour pouvoir se livrer au trafic de drogue sans contrôle de Bamako.
 
Le problème posé par les chefs d’Etat latino américain est mondiale. Il est urgent que la communauté internationale les écoute. (Photos EFE, Laprensalatina)
 
Par Patrick Bèle le 29 septembre 2012
 
Source: blog.lefigaro.fr
 
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Par mrpolo,
Les maires de huit communes du Limbourg possédant des coffeeshops ont demandé au ministre Ivo Opstelten (Ministre de l’intérieur) de retarder l’introduction nationale des critères de tolérance plus strictes pour les coffeeshops (wietpas).
 
Dans une lettre adressée au ministre, ils lui demandent que les nouvelles règles, qui sont maintenant appliquées seulement dans les trois provinces du sud, ne soient pas appliquées au reste des Pays-Bas dès le 1 Janvier, comme prévu.
 
Selon les maires, la criminalité liée aux drogues dans la rue depuis l’introduction de règles plus strictes pour les clients de coffeeshops a augmenté. Ils veulent que le ministre prenne plus de temps pour enquêter sur les conséquences de l’introduction de ces nouvelles règles avant de les étendre à l’ensemble du territoire.
 
Ils veulent aussi mettre un terme à l’obligation d’enregistrement pour les visiteurs de coffeeshops, étant jugé trop dissuasif. Les gens préfèrent ainsi acheter du cannabis dans la rue. Selon ces élus, la présentation d’une pièce d’identité serait suffisante.
 
Cette nouvelle survient alors que de plus en plus de municipalités Néerlandaises voient d’un mauvais œil l’introduction du wietpas sur leur territoire.
 
Désormais ce sont les conseils municipaux de 4 des plus grandes villes du pays qui refusent la mise en place du Wietpas à compter du 1er Janvier.
 
Les villes d’Amsterdam, Rotterdam, Den Haag (La Haye) et plus récemment Utrecht ont en effet fait savoir leur aversion pour cette mesure qui ne semble bonne qu’à “augmenter les plaintes des riverains, le taux de criminalité et le nombre de dealers dans la rue” selon Rachel Crowe du parti D66 (parti démocrate néerlandais).
 
Le premier à avoir implémenté le wietpas, le maire de Maastricht Onno Hoes, reconnait lui-même que l’application de ces règles devraient être du ressort des municipalités elles-mêmes.
 
La nomination prochaine d’un nouveau cabinet gouvernemental devrait aider à clarifier une situation complexe et controversée.
 
Source: Sensi Seeds Blogs
 
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Par mrpolo,
Le CIRC Réunion (Collectif d’Information et de Recherche Cannabique) est indigné par la parution d’affiches contre le cannabis (seul) qui démontrerait que le cannabis est nocif pour la population réunionnaise.
 
La gendarmerie juvénile accusant le CIRC de désinformation au profit des dealers et des consommateurs alors que notre charte et nos revendications citoyennes sont contre le marché noir. Jugez plutôt : Réforme de la politique française en matière de cannabis et ouverture d’un débat public sur la loi du 31 décembre 1970.
 
Régulation de la production, de la distribution et de la consommation de cannabis protégeant aussi bien le consommateur que l’ensemble de la société. Dépénalisation de la consommation, de la possession et de l’autoproduction pour usage personnel. Prescription de cannabis dans un cadre thérapeutique. Prévention pragmatique et ciblée en direction des mineurs et des usagers en difficulté. Information cohérente et objective sur les effets et les pratiques de consommation réduisant les risques.
 
Possibilité pour les usagers de se regrouper et d’organiser des filières courtes de production, de distribution, ainsi que l’usage social dans des lieux adéquats. La légalisation ne concerne pas que les fumeurs mais bel et bien les malades, les handicapés, les chômeurs et les plus défavorisés. Le cannabis qui ne veut dire ni l’herbe du diable, ni l’herbe de dieu, ni la destruction sociale de notre société mais vient tout simplement du latin Canna : canne, Bis : deux ( 2 sexes). C’est en fait la signification la plus simpliste que l’homme ait pu donner d’une plante. D’après le livre de Pierre Bouloc, "Le chanvre industriel", ce spécialiste retrace la présence de cordage en fibre de cannabis retrouvé en 1997 en Tchécoslova-quie depuis 26 900 avant J-C, donc bien avant la révolution néolithique datant de 3 à 4000 avant J-C. Cette plante a été la plus utilisée par l’homme jusqu’à l’esclavage et la deuxième matière première jusqu’en 1937 (loi fiscale contre le cannabis). Nous la retrouvons dans toutes les religions les plus importantes comme le bouddhisme, le christianisme, l’islam et le judaïsme.
 
 
Dans le livre de Nicolas Millet, "le petit encyclopédie du cannabis", nous retenons ceci : "Selon Ernst L.Abel (ni en 1943), collaborateur des revues Sciences et nature et auteur de "Marijuana, the first twelve thousands years", les Bashilange, tribu guerrière africaine du début du 19e siècle, découvrirent la paix grâce au cannabis. Les diverses tribus s’affrontaient. Le nombre important de cicatrices encore visibles au milieu des tatouages de certains anciens en est la preuve. Vers 1850, un rituel religieux fondé sur le chanvre mis en place et l’effet narcotique de l’ingestion de ces grandes quantitis de chanvre se fait sentir.
 
 
Les Ben Riamba (littéralement "fils de chanvre", le mot riamba signifiant en Bashilange "cannabis") firent de plus en plus d’émules : des liens sociaux plus amicaux s’établirent en même temps que l’animosité diminuait. A cela s’ajoute la création de lois, selon lesquelles le cannabis peut représenter une sanction (fumer jusqu’à perdre conscience en cas d’adultère)". D-après l’histoire, les armées de Bonaparte ont ramené le chanvre indien (cannabis) en France, Bonaparte l’interdit non pas parce qu’il se fait attaquer par un Egyptien ivre de cannabis, mais parce que ces armées en consommaient et qu’ils ne voulaient plus faire la guerre.
 
 
Ce même effet s’est produit pendant la guerre du Vietnam : la jeunesse a dit non à la guerre ! Le danger à la Réunion vient du fait que les jeunes mélangent alcool, médicament et cannabis ou de leur consommation trop précoce (avant 18 ans). Et pourtant, l’Organisation mondiale de la santé a encore dévoilé 0 mort en 2012, et en France nous entendons que le cannabis serait 6 fois plus dangereux que le tabac, alors où sont les morts ?
 
Tellement de gens malades ont besoin de cette plante pour soulager leur souffrance sans compter que le cannabis ou chanvre est une matihre première qui pourrait apporter de quoi s’habiller, s’éduquer, se nourrir, se chauffer, se loger, etc. tout en réduisant la pollution de masse, l’effet de serre, la déforestation en passant par l’esclavage moderne. Tellement de chômeurs pourraient trouver un travail sain et non chimique ou toxique comme nous le propose notre société. Libérez le kaya et vous libérerez les nations comme le disait notre ami à tous : Robert Nesta Marley... Le CIRC désire un débat public...

Le CIRC Réunion

Image @ blog de gars et filles974
 
Source: Clicanoo.re
 
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Par mrpolo,
Cannabis. Un mot, une plante qui fait peur et déchaîne régulièrement les passions. Souvenons-nous de juin dernier lorsque la ministre verte Cécile Duflot donna son avis sur la question…
 
Pour sortir des clichés habituels, c’est à l’initiative de quelques entreprises et associations que se tiendra le 1er Forum Social International du Cannabis ce week-end à Irun. Impossible à réaliser dans l’Etat français, les organisateurs souhaitaient le voir se tenir le plus proche possible de ce dernier. Chose réussie, le Ficoba se trouvant on ne peut plus près de la frontière entre les Etats français et espagnol.
 
Les organisateurs veulent, à travers les interventions et les débats entre de nombreux experts internationaux, mener une réflexion sérieuse sur la question. Car le cannabis est une réalité, qui rencontre d’ailleurs un incontestable succès dans l’Etat français, il s’agit pour les organisateurs de faire le “pari de la normalisation” en sortant de l’“hypocrisie” en vigueur dans la “patrie des droits de l’Homme”.
 
Ce seront aussi bien des médecins de diverses spécialités, des activistes tels que le célèbre Mr. Nice ou des représentants d’associations d’usagers tels que le français Jean Pierre Galland (Voir l’entretien ci-contre) qui se rencontreront et débattront au sujet de cette herbe tantôt adorée, tantôt détestée.
 
Les objectifs de cette rencontre seront de mieux connaître ce qu’est le cannabis, d’“approfondir les questions liées au cannabis d’un point de vue social, étant celle-ci une question de santé et droits des personnes utilitaires de cannabis”, d’analyser les différentes législations et expériences menées dans les autres pays du monde ou bien encore de créer un point de rencontre entre experts internationaux. Il est également important de préciser que ces différentes manifestations ne seront pas l’exclusivité d’une élite fermée mais seront ouvertes au public.
 
Réfléchir est une bonne chose, mais s’amuser aussi. D’autant que l’usage du cannabis, qui peut-être thérapeutique, est la plupart du temps récréatif. Il s’agit donc aussi de se poser la question du plaisir dans nos sociétés, et de celui-ci face à la loi. Seront donc proposées pour se détendre diverses activités, allant du street art (comme le graf, le skate avec un skate parc de 250 m2 et une compétition se tenant durant les trois jours) à la danse en passant par Herri Kirolak et bien évidemment la musique avec de nombreux concerts de qualité (voir programme ci-dessous).
 
Le Ficoba, imposante structure, pourra accueillir durant ces trois jours 7 000 personnes sur une surface d’environ 12 000 m2 sur laquelle seront également présents avec leurs stands de nombreuses associations diverses et variées qu’il sera donc possible de rencontrer.
 
Une publication écrite ainsi qu’un DVD devraient voir le jour à l’issue de ce Salon afin d’en appréhender les conclusions et propositions.
 
Plus largement, il nous a semblé intéressant de profiter de l’occasion pour nous pencher sur le sujet par l’intermédiaire des deux entretiens ci-contre.
 
 
 
 
Programme
Vendredi 14 septembre
 
11 h 00 : Ouverture du salon
 
De 11h à 13 h 30 : Cannabis, société et droit
 
JUAN MUÑOZ, TOM DECORTE
 
Modérateur : Xabier Arana
 
De 16h à 18 h 30 : Cannabis / Santé
 
MA´AYAN WEISBERG, JONATHAN GREENFIELD, CELINA PEREDA
 
Modérateur : Koldo Callado
 
De 16h à 18 heures : Table ronde des avocats : Hector Brottons, Aitor Brión, Pedro Caldentey. Chapiteau extérieur
 
12h à 20h : Signatures de Bandes dessinées, skate, street art, graf, Herri Kirolak, danses etc.
 
20h : Fermeture du salon
 
21h : Concert de Mademoiselle K
 
22 h 15 : Concert de Los Del Gas
 
21 h 45 : Concert de Marea
 
Samedi 15 septembre
 
11 h 00 : Ouverture du salon
 
De 11h à 13 h 30 : Expériences et modèles de régulation
 
FREDERIK POLAK, MARTIN BARRIUSO, STEVE DEANGELO
 
Modérateur : Joep Oomen
 
11h à 13h : Table ronde formée par activistes internationaux d’Amérique du sud, Hector Brottons, Aitor Brión, Pedro Caldentey. Chapiteau extérieur
 
De 16 h 30 à 18h : Table ronde Utilités thérapeutiques : J.-C. Bouso. Chapiteau extérieur
 
De 18 h 30 à 19 h 30 : Discours Mr. Nice. Chapiteau extérieur
 
De 16h à 18 h 30 : Conclusions et propositions
 
PEDRO CALDENTEY, JOEP OOMEN, KOLDO CALLADO
 
Modérateur : Xabier Arana
 
12h à 20h : Signatures de Bandes dessinées, skate, street art, graf, Herri Kirolak, danses etc.
 
14 h 30 et 18 h 30 : Concert sur la scène intérieure de Guadalupe Plata.
 
20h : Fermeture du salon
 
20 h 30 : Concert de Emzel Cafe
 
21 h 45 : Concert de Los Del Gas et remise du Prix ExpoGrow
 
23 h : Concert de Morodo
 
01 h : Concert de B-Real (Cypress Hill)
 
DImanche 16 septembre
 
11 h : Ouverture du salon
 
12h à 20h : Signatures de Bandes dessinées, skate, street art, graf, Herri Kirolak, danses etc.
 
14 h 30 et 18 h 30 : Concert sur la scène intérieure de Glazz.
 
20h : Fermeture et clôture du salon.
 
 
Prix :
 
- 20 euros prévente et 25 sur place. Avec les concerts ajouter : 25 euros en prévente et 30 euros sur place.
 
- ‘“Super Bonus” : Trois jours Salon plus deux nuits Concerts : 50 euros en prévente et 60 euros sur place.
 
 
Infos : www.expogrow.es
 
 
“Ce sujet, en France, est un tabou, alors que si on traverse la Bidassoa, non.”
Jean-Pierre Daulouède / Psychiatre, addictologue ; Directeur de Bizia (Centre de soins et d’accompagnement et de prévention en addictologie) et Arkaitz Aguerretxe-Colina / Neuropsychologue, addictologue
 
Jean-Pierre Daulouède, Psychiatre et addictologue, et Arkaitz Aguerretxe-Colina, neuropsychologue ont répondu au JPB sur la question de l’usage du cannabis dans l’Hexagone.
 
 
Pouvez-nous nous faire part de votre constat concernant la situation du cannabis dans l’état Français ? Qu’est-ce qui pourrait être fait pour améliorer les choses ?
 
Une enquête, nommée Escapad, a montré que la France est un des pays d’Europe où la consommation de cannabis est la plus élevée, et ce qui est plus ennuyeux, plus particulièrement chez les jeunes.C’est un des pays où les jeunes expérimentent le cannabis le plus tôt et qui en consomment le plus, et ce, bien qu’il y ait une des législations les plus répressives d’Europe. On observe d’une part, au niveau des soignants, que l’arsenal législatif actuel, non seulement, ne protège pas les jeunes et les très jeunes, que ça génère tout une économie souterraine et que cela expose les usagers à des peines de prisons qui sont totalement démesurées pour un délit qui a à voir avec un problème de santé publique. Le problème est l’usage que l’on fait du cannabis. Ce que l’on sait du cannabis, comme des autres drogues, c’est que plus tôt il est consommé plus il est toxique et plus le risque de devenir dépendant est important. On sait qu’à partir de 16-18 ans le risque d’en devenir dépendant est de 5 à 10 %. Par contre celui qui va l’expérimenter à 12 ans a un risque de devenir dépendant qui est de plus de 60 %. Ceux qui doivent être protégés sont donc avant tout les plus jeunes. D’autres risques existent également pour des consommations régulières avant 16 ans. Il s’agit donc de retarder le plus possible la première expérimentation. Avec Médecins du Monde nous constatons que la législation actuelle, basée sur la loi dite de 1970, qui pénalise l’usage, est un frein à l’entrée en soin et à la prévention puisqu’on voit que malgré cette loi hyper-répressive on ne protège pas les plus jeunes. Nous avons presque l’effet inverse, les très jeunes étant exposés au trafic.
 
L’une des réussites de la Hollande, qui a moins de problème de cannabis chez les jeunes, contrairement à ce que l’on pense, c’est que en confinant le commerce et l’accès au cannabis à des coffee-shops on est sûr qu’on a à faire qu’à des adultes. Nous pensons donc qu’il faut revoir le cadre juridique du cannabis pour protéger les jeunes. D’autre part nous retrouvons régulièrement des rajouts dans la résine afin d’alourdir la matière. Il y a des gens qui consultent pour des migraines ou des nausées et les analyses faites sur des échantillons montraient la présence de henné ou d’hydrocarbures ajoutés par les différents dealers dans les mains desquelles le produit était passé. Au motif que l’on ne veuille pas ouvrir les vannes on refuse de constater que cette loi de 1970 a beaucoup d’effets pervers et ne protège pas les plus fragiles.
 
 
Le fait par exemple, puisque nous parlons des jeunes, que ce soit parfois la police et non des médecins, qui viennent faire de la prévention dans les collèges, ne peut-il pas entraîner un effet pervers ?
 
Bien sûr que oui. Il y a là une confusion. L’usage du cannabis étant pénalisé c’est la police qui doit faire respecter la loi mais je ne pense pas que ce soit le rôle des policiers que de donner des informations scientifiques et médicales. Ce n’est pas leur domaine d’expertise.
 
 
Pensez-vous que la prohibition puisse relever d’un problème moral ?
 
Lorsqu’on interdit la prostitution ou le meurtre ce sont des arguments de morale qui prévalent. Quand on interdit la drogue ce sont des arguments de santé publique. Maintenant, un des effets pervers de la loi de 1970, alors qu’elle a exclusivement des objectifs de santé publique, est qu’il y a par extension une approche un peu morale. La France est un pays où on ne peut pas avoir un débat serein sur les dangers ou la relativité du danger du cannabis parce qu’on l’aborde sous un angle moral. C’est pour cela qu’il est intéressant de regarder ce qu’il se passe en dehors des frontières et de voir comment est traitée la question ici où là. Et de ce point de vue-là ce qu’il va se passer à Irun est intéressant puisqu’y interviendront non seulement des associations d’usagers mais aussi des professionnels de la médecine, de la neurobiologie ou de la neuropharmacologie.
 
 
En tant que professionnels, vous sentez-vous écouté et entendus ?
 
Ce sujet, en France, est un tabou, alors que si on traverse la Bidassoa, ça n’en est pas un. Nous le constatons à Bizia car nous travaillons depuis longtemps dans une démarche transfrontalière. Par exemple, va intervenir à ce forum le docteur Celina Pereda (Directrice Drogue-dépendance du Gouvernement Basque). Elle a été à l’initiative, avec Munduko Medikuak, à Bilbo, pour créer une salle de consommation supervisée. Un consensus existe sur cette question, de la Gauche abertzale au PP. Le contexte légal et moral n’est pas du tout le même outre Bidassoa ou outre Rhin, ce n’est pas un débat diabolisé comme en France. En abordant ces thématiques en France on est accusé d’avoir un discours complaisant, de vouloir droguer la jeunesse etc. Alors que c’est du contraire dont il s’agit.
 
 
 
 
“Nier la réalité est hypocrite et dangereux.”
Jean Pierre Galland / écrivain et Cofondateur du CIRC - Collectif d’Information et de Recherche Cannabique Jean-Pierre Galland, auteur de plusieurs livres sur le cannabis et sa culture, est la figure de proue des pro-légalisation de cette plante controversée. A L’occasion du 1er Forum Social International du Cannabis d’Irun il a accepté de revenir avec nous sur ce qu’est le CIRC et sur sa vision de ce que devrait être une politique responsable vis-à-vis du cannabis. Il sera présent lors du salon.
 
 
Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer ce qu’est le CIRC ?
 
Je suis cofondateur du CIRC qui est une association d’usagers du cannabis depuis 1991. Nous militons principalement en faveur de l’autoproduction. Nous effectuons aussi un travail d’information, qu’il soit juridique, sanitaire ou de quelque ordre que ce soit concernant le cannabis. J’ai connu divers procès, nous avons eu du mal au début. Nous voulons ouvrir un débat pour savoir comment sortir de la logique prohibitionniste. Cela passe pour nous par l’abrogation de la Loi de 1970 (loi plaçant le cannabis dans la liste des stupéfiants et interdisant en conséquence “toute présentation sous un jour favorable” ainsi que la production, la détention, la vente, l’achat et l’usage). Nous ne sommes pas angéliques et avons aussi pour souci la réduction des risques liés à la consommation de cannabis.
 
 
Quelle analyse faites-vous de la situation actuelle ?
 
Depuis la création de notre association nous connaissons, pire qu’une stagnation, une régression de la situation. Le sujet est toujours fortement tabou et on se demande bien pourquoi. La question est toujours traitée de manière caricaturale. Nous avons pu le constater lors de la dernière déclaration de Cécile Duflot* (ministre de l’égalité des territoires et du logement-EELV). Combien de fois le mot “irresponsable” a-t-il été prononcé ? C’est effarant. Il n’y a de la part des partisans de la prohibition aucun argument sérieux. Leur opposition est morale. D’une morale judéo-chrétienne qui veut réduire les libertés individuelles, les plaisirs qui ne sont pas ceux des moralistes. La politique répressive ne mène à rien, nous pouvons le constater tous les jours. Le cannabis rencontre un grand succès. Nous observons que le nombre de trafiquants arrêtés est en baisse alors que celui des usagers ne cesse d’augmenter. On stigmatise sans cesse le fumeur. Il est considéré comme un futur malade ou bien un délinquant. Je ne pense pas que ce soit le cas.
 
 
Que préconiseriez-vous donc ?
 
Nous nous sentons assez proches de la contribution de Daniel Vaillant**, qui veut briser le tabou, notamment sur son usage thérapeutique. Cependant nous pensons que la légalisation et donc la vente contrôlée peuvent limiter l’autoproduction, qui demeure notre cheval de bataille. Planter soi-même c’est limiter les risques, qu’ils soient sanitaires, répressifs, économiques. Il y aurait aussi une éducation à faire auprès des jeunes car ce n’est pas un produit anodin. Le fait que la prévention soit faite par la police fait bien rire les jeunes. Cela leur donne même envie d’essayer, alors que la consommation chez les adolescents est un problème. Nier la réalité sur la consommation du cannabis, forte en France, est hypocrite et dangereux.
 
 
* En juin dernier C. Duflot s’est déclarée favorable à ce que le cannabis profite du même régime que l’alcool et le tabac.
 
 
** Daniel Vaillant fut ministre socialiste de l’Intérieur. Pensant que le système actuel de prohibition est un échec, l’ancien ministre souhaite qu’un débat soit ouvert et se positionne en faveur d’une “légalisation contrôlée du cannabis”, sur les modèles de l’alcool et du tabac.
 
 
Par César MOUSSEMPÈS
 
Source : Le JPB
 
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Par mrpolo,
Depuis le début de l'année, les militaires de la compagnie de gendarmerie de Florac, placés sous l'autorité du commandant Chappert, traquent, entre autres choses, la prolifération de produits stupéfiants.
 
L'officier rappelle à ce sujet que "l'usage, la production et la cession de produits de stupéfiants sont toujours punis par le code pénal et les utilisateurs s'exposent à des sanctions pénales". Pour faire face à cette prolifération, les services de gendarmerie ont effectué depuis plusieurs mois des contrôles dans ce domaine, sur réquisitions judiciaires ou dans le cadre de la flagrance.
 
Aidées par l'hélicoptère de gendarmerie de Montpellier et les maîtres-chiens du Gard et de la Lozère, ces différentes opérations menées ont permis d'établir plusieurs procédures sur l'arrondissement de Florac et les mises en cause ont fait ou feront l'objet d'une convocation en justice.
 
Ainsi, courant mars, 180 grammes de feuilles de cannabis séchées ont été saisis chez une personne âgée de 30 ans. En juillet, une plantation de onze pieds de cannabis était mise à jour chez un individu né en 1970. Au cours du mois d'août, ce sont quatre procédures qui ont été établies pour usage illicite de stupéfiants et détention non autorisée. Il s'agit en fait de culture de cannabis. Le 1er août, six plans de cannabis, 100 g de graines et 50 g d'herbe de cannabis ont été saisis. Le 6 août, dix pieds de cannabis ont été arrachés et 129 g d'herbes et de graines de cannabis découverts chez une jeune fille de 29 ans.
 
Le 13 août, c'est une serre contenant quatre plants à l'extérieur d'une habitation, puis deux autres (neuf plants égalent quatre pieds en cours de séchage et du matériel de culture) qui ont été mis à jour au cours de la perquisition chez un jeune homme de 23 ans. Et enfin, le 29 août, dix plants de cannabis seront arrachés.
 
Tous les produits ont été détruits conformément aux directives du procureur de la République de Mende et des décisions de justice seront prises à l'égard des intéressés "qui, systématiquement, font savoir qu'il s'agit de leur consommation personnelle", déclare le commandant Chappert. "Ces contrôles se poursuivront et tous les moyens seront employés pour la recherche de ces plantations", conclut le militaire.
 
Source: Midi Libre
Photo: © D.R
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